Pearson's Magazine, le numéro de juin 1887Feu vert livre / BD

War Of The Worlds (1897)

Noter que ce roman est dans le domaine public.

Adapté en dramatique radio en 1938 par Orson Welles.
Ici l'article de ce blog sur l'adaptation en film La guerre des mondes (1953, War Of The Worlds)
Adapté en album musical de rock progressif en 1978 par Jeff Wayne.
Ici l'article de ce blog sur l'adaptation en film La guerre des mondes (2005, War Of The Worlds)

Sorti en Angleterre de avril à décembre 1897 dans PEARSON'S MAGAZINE UK (illustré par Warwick Gobble).
Sorti en France en 1906 chez VANDAMME FR (grand format édition de luxe, illustré par Henrique Alvim Corrêa)
Sorti en France en 1950 chez MERCURE DE FRANCE FR (Traduction de Henry D. Davray)

De H. G. Wells.

Résumé à venir.

 

La Guerre des Mondes, le roman de 1897   Amazing Stories, le numéro d'août 1927

La Guerre des Mondes, le roman de 1897  La Guerre des Mondes, le roman de 1897

La Guerre des Mondes, le roman de 1897 La Guerre des Mondes, le roman de 1897

La Guerre des Mondes, le roman de 1897  La Guerre des Mondes, le roman de 1897

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(traduction au plus proche)

LIVRE UN

L'ARRIVEE DES MARTIENS

CHAPITRE UN

LA VEILLE DE LA GUERRE

Nul n'aurait cru en ces dernières années du dix-neuvième siècle que ce monde se trouvait être surveillé attentivement et de près par des intelligences supérieures à l'homme et pourtant d'une mortalité semblable à la sienne ; que, alors que les humains vaquaient à leurs diverses affaires, ils étaient scrutés et étudiés, peut-être d'aussi près qu'un homme au microscope aurait pu scruter les créatures éphémères qui grouillent et se multiplient dans une goutte d'eau...

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(le texte original du roman version 1898)

BOOK ONE

THE COMING OF THE MARTIANS

CHAPTER ONE

THE EVE OF WAR

No one would have believed in the last years of the nineteenth century that this world was being watched keenly and closely by intelligences greater than man's and yet as mortal as his own; that as men busied themselves about their various concerns they were scrutinised and studied, perhaps almost as narrowly as a man with a microscope might scrutinise the transient creatures that swarm and multiply in a drop of water.

With infinite complacency men went to and from over this globe about their little affairs, serene in their assurance of their empire over matter. It is possible that the infusoria under the microscope do the same. No one gave a thought to the older worlds of space as sources of human danger, or thought of them only to dismiss the idea of life upon them as impossible or improbable. It is curious to recall some of the mental habits of those departed days. At most terrestrial men fancied there might be other men upon Mars, perhaps inferior to themselves and ready to welcome a missionary enterprise. Yet across the gulf of space, minds that are to our minds as ours are to those of the beasts that perish, intellects vast and cool and unsympathetic, regarded this earth with envious eyes, and slowly and surely drew their plans against us.

And early in the twentieth century came the great disillusionment. The planet Mars, I scarcely need remind the reader, revolves about the sun at a mean distance of 140,000,000 miles, and the light and heat it receives from the sun is barely half of that received by this world. It must be, if the nebular hypothesis has any truth, older than our world; and long before this earth ceased to be molten, life upon its surface must have begun its course. The fact that it is scarcely one seventh of the volume of the earth must have accelerated its cooling to the temperature at which life could begin. It has air and water and all that is necessary for the support of animated existence.

Yet so vain is man, and so blinded by his vanity, that no writer, up to the very end of the nineteenth century, expressed any idea that intelligent life might have developed there far, or indeed at all, beyond its earthly level. Nor was it generally understood that since Mars is older than our earth, with scarcely a quarter of the superficial area and remoter from the sun, it necessarily follows that it is not only more distant from time's beginning but nearer its end.

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(Traduction de Henry D. Davray de 1950)

LIVRE PREMIER

L'Arrivée des Martiens

1

A LA VEILLE DE LA GUERRE

Personne n’aurait cru, dans les dernières années du XIXe siècle, que les choses humaines fussent observées, de la façon la plus pénétrante et la plus attentive, par des intelligences supérieures aux intelligences humaines et cependant mortelles comme elles ; que, tandis que les hommes s’absorbaient dans leurs occupations, ils étaient examinés et étudiés d’aussi qu’un savant peut étudier avec un microscope les créatures transitoires qui pullulent et se multiplient dans une goutte d’eau...

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Elle, le roman de R. Rider Haggard

She, A History Of Adventure (1886)
Traduction du titre original : Elle, un récit d'aventure.
Autres titres : La cité sous la montagne, la déesse de feu, la source de feu.

Sorti en Angleterre à partir du 2 octobre 1886 dans THE GRAPHIC UK.
Sorti en Angleterre en 1887 chez LONGMANS UK.
Sorti en France en 1898.
Sorti en France en 1920 chez L’ÉDITION FRANÇAISE ILLUSTRÉE FR (traduction de G. Labouchère, illustration de Quint).
Sorti en France en 1952 chez HACHETTE JEUNESSE FR (traduction de Jacques Hillermacher).
Sorti en France en 1969 chez MARABOUT FR (traduction de Michel Bernard)
Sorti en France en 2006 chez TERRE DE BRUMES (traduction deJacques Hillermacher et Cécile Desthuilliers)

De Henry Rider Haggard.

Résumé à venir.

Elle, le roman de 1886 

 

 

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(texte original)

Chapter I: My Visitor

There are some events of which each circumstance and surrounding detail seems to be graven on the memory in such fashion that we cannot forget it, and so it is with the scene that I am about to describe. It rises as clearly before my mind at this moment as thought it had happened but yesterday.

It was in this very month something over twenty years ago that I, Ludwig Horace Holly, was sitting one night in my rooms at Cambridge, grinding away at some mathematical work, I forget what. I was to go up for my fellowship within a week, and was expected by my tutor and my college generally to distinguish myself. At last, wearied out, I flung my book down, and, going to the mantelpiece, took down a pipe and filled it. There was a candle burning on the mantelpiece, and a long, narrow glass at the back of it; and as I was in the act of lighting the pipe I caught sight of my own countenance in the glass, and paused to reflect. The lighted match burnt away till it scorched my fingers, forcing me to drop it; but still I stood and stared at myself in the glass, and reflected.

"Well," I said aloud, at last, "it is to be hoped that I shall be able to do something with the inside of my head, for I shall certainly never do anything by the help of the outside."

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(traduction de Michel Bernard)

CHAPITRE I

Un visiteur

IL est des événements dont chaque circonstance, chaque détail semblent si bien gravés dans la mémoire qu'on ne saurait les oublier...

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L'homme à l'oreille cassé, de Benjamin About (1862)Feu vert livre

L'homme à l'oreille cassé, le roman de 1862.

De Edmond About.

Sorti en France en 1977 à l'école des loisirs, collection Renard POche (texte abrégé).

Juin 1859. Léon Renault, le fils du professeur de Physique Chimie à la retraite Jean Renault est de retour à la maison. Il ramène des cadeaux pour tout le monde, parmi lesquels un objet qu'il croyait faire partie de la collection Humbolt et qui s'est avéré être une momie d'un colonel de l'armée de Napoléon, victime d'une expérimentation du professeur Jean Meiser de Dantzig. Ce professeur croyait pouvoir retirer l'eau du corps humain sans tuer la personne. Clémentine, la fiancée de Léon, persuade celui-ci de tenter de ranimer la momie, et contre toute attente, le Colonel Fougas se réveille, en pleine forme... mais ignorant tout de sa nouvelle époque.

Ici le texte intégral dans le domaine public.


 

Edmont About, édition abrégée au Renard Poche.

Le 18 mai 1859, M. Renault, ancien professeur de physique et de chimie, actuellement propriétaire à Fontainebleau et membre du conseil municipal de cette aimable petite ville, porta lui-même à la poste la lettre suivante :
"A monsieur Léon Renault, ingénieur civil, bureau restant, Berlin, Prusse.
"Mon cher enfant,
"Les bonnes nouvelles que tu as datées de Saint-Petersbourg nous ont causé la plus douce joie..."

Donnez votre avis sur ce roman en nous rejoignant sur le forum Philippe-Ebly.fr, salon Science-fiction.

Le Monde Illustré du 7 juillet 1860Feu vert livre / BD

L'homme à la cervelle d'or (1860)
Autre titre : La légende de l'homme à la cervelle d'or.

Noter que cette nouvelle est dans le domaine public.

Sorti en France le 7 juillet 1860 dans Le Monde Illustré.

De Alphonse Daudet.

Noter que cette nouvelle existe en deux versions : original de 1860 publiée dans le journal le Monde illustré, révisée de 1869 incluse dans le recueil Les Lettres de mon moulin.

Pour adultes et adolescents.

Les parents d'un jeune garçon s'aperçoivent à la faveur d'une blessure que la cervelle de l'enfant est faite d'or...

Lettres de mon moulin, le recueil de nouvelles de 1869   Lettres de mon moulin, le recueil de nouvelles de 1869

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Le numéro complet du Monde Illustré du 7 juin 1860 est consultable sur le site de la BNF.

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(texte original de 1860)

I

Je suis né dans une petite ville de l’ancienne Souabe, chez le greffier au tribunal, un jour de soleil et de Pentecôte. Ma venue au monde fut accompagnée de quelques signes étranges qu’il est bon de raconter. Toute la famille étant réunie autour du lit de l’accouchée, mon oncle, l’inspecteur aux douanes, me prit délicatement entre ses doigts et m’apporta près de la fenêtre pour me contempler à son aise ; mais la pesanteur de mon petit être le surprit à ce point que le bonhomme effrayé me lâcha et que je m’en allai tomber lourdement sur le carreau, la tête la première. On me crut mort sur le coup, et vous pensez les cris qu’on en poussa ; le crâne d’un nouveau-né est quelque chose de si débile, le tissu en est si frêle, la pelure si délicate ; une aile de papillon glissant là-dessus peut causer les plus grands ravages ! O surprise ! Lé ténuité de mon crâne se ressentit à peine de cette terrible secousse, et ma tête, en touchant le sol, rendit un son métallique et connu de tous qui fit dresser vingt oreilles à la fois. On m’entoure, on me relève, on me palpe, et grande fut la stupeur, quand le docteur déclara que j’avais le sommet de la tête et la cervelle en or, à preuve un fragment qui s’était détaché dans ma chute, et qu’on reconnut être un morceau d’or très-pur et très-fin.

- Singulier enfant ! dit Monsieur le docteur en hochant la tête.

- Destiné à de grandes choses ! ajouta mon père hors de lui.

- Et qui doit valoir beaucoup d’argent, fit judicieusement observer mon oncle.

Avant de se séparer, on se promit le plus grand secret sur l’aventure : ce fut là la première pensée de ma mère, qui craignait que ma valeur une fois connue ne vint à tenter la cupidité de méchantes gens. J’étais, du reste, un enfant comme tous les autres, mangeant ou plutôt buvant bien, avec cela très-précoce et porteur d’allures drôlettes à dérider le front le plus sévère. Crainte d’accident, ma mère voulut me nourrir elle-même ! Je grandis donc dans notre vieille maison de la rue des Tanneurs, ne mettant presque jamais le nez dehors, toujours caressé, choyé, surveillé, talonné, n’osant faire un pas à moi seul de peur d’abîmer ma précieuse personne, et regardant tristement à travers les vitres mes petits voisins jouer aux osselets dans la rue et cabrioler à leur aise dans les ruisseaux. Comme vous pensez, on se garda bien de m’envoyer à l’école ; mon père fit venir à grands frais des maîtres à la maison, et j’acquis en peu de temps une instruction présentable. J’avouerai même que j’étais doué d’une intelligence qui surprenait les gens, et dont mes parents et moi nous avions seuls le secret. Qui n’eût été intelligent avec une cervelle riche comme la mienne ? Un jour ne se passait pas sans que chez nous on ne bénît le Ciel d’avoir fait un miracle en ma faveur et d’avoir honoré un enfant prodige l’humble demeure du greffier.

Ah ! faveur maudite ! exécrable présent ! ne pouviez-vous donc tomber sur la maison d’en face ?

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(version révisée de 1869 sous le titre "La légende de l'homme à la cervelle d'or")

à la dame qui demande des histoires gaies.

En lisant votre lettre, madame, j’ai eu comme un remords. Je m’en suis voulu de la couleur un peu trop demi-deuil de mes historiettes, et je m’étais promis de vous offrir aujourd’hui quelque chose de joyeux, de follement joyeux.

Pourquoi serais-je triste, après tout ? Je vis à mille lieues des brouillards parisiens, sur une colline lumineuse, dans le pays des tambourins et du vin muscat. Autour de chez moi tout n’est que soleil et musique ; j’ai des orchestres de culs-blancs, des orphéons de mésanges ; le matin, les courlis qui font : « Coureli ! coureli ! » à midi, les cigales, puis les pâtres qui jouent du fifre, et les belles filles brunes qu’on entend rire dans les vignes… En vérité, l’endroit est mal choisi pour broyer du noir ; je devrais plutôt expédier aux dames des poèmes couleur de rose et des pleins paniers de contes galants.

Eh bien, non ! je suis encore trop près de Paris. Tous les jours, jusque dans mes pins, il m’envoie les éclaboussures de ses tristesses… À l’heure même où j’écris ces lignes, je viens d’apprendre la mort misérable du pauvre Charles Barbara ; et mon moulin en est tout en deuil. Adieu les courlis et les cigales ! Je n’ai plus le cœur à rien de gai… Voilà pourquoi, madame, au lieu du joli conte badin que je m’étais promis de vous faire, vous n’aurez encore aujourd’hui qu’une légende mélancolique.

Il était une fois un homme qui avait une cervelle d’or ; oui, madame, une cervelle toute en or. Lorsqu’il vint au monde, les médecins pensaient que cet enfant ne vivrait pas, tant sa tête était lourde et son crâne démesuré. Il vécut cependant et grandit au soleil comme un beau plant d’olivier ; seulement sa grosse tête l’entraînait toujours, et c’était pitié de le voir se cogner à tous les meubles en marchant… Il tombait souvent. Un jour, il roula du haut d’un perron et vint donner du front contre un degré de marbre, où son crâne sonna comme un lingot. On le crut mort ; mais, en le relevant, on ne lui trouva qu’une légère blessure, avec deux ou trois gouttelettes d’or caillées dans ses cheveux blonds. C’est ainsi que les parents apprirent que l’enfant avait une cervelle en or.

La chose fut tenue secrète ; le pauvre petit lui-même ne se douta de rien. De temps en temps, il demandait pourquoi on ne le laissait plus courir devant la porte avec les garçonnets de la rue.

— On vous volerait, mon beau trésor ! lui répondait sa mère…

Alors le petit avait grand’peur d’être volé ; il retournait jouer tout seul, sans rien dire, et se trimbalait lourdement d’une salle à l’autre…

À dix-huit ans seulement, ses parents lui révélèrent le don monstrueux qu’il tenait du destin ; et, comme ils l’avaient élevé et nourri jusque-là, ils lui demandèrent en retour un peu de son or. L’enfant n’hésita pas ; sur l’heure même, — comment ? par quels moyens ? la légende ne l’a pas dit, — il s’arracha du crâne un morceau d’or massif, un morceau gros comme une noix, qu’il jeta fièrement sur les genoux de sa mère… Puis tout ébloui des richesses qu’il portait dans la tête, fou de désirs, ivre de sa puissance, il quitta la maison paternelle et s’en alla par le monde en gaspillant son trésor...

***