Galaxy Science Fiction, le numéro d'août 1952Feu vert livre / BD

Ici la page Amazon.fr du recueil Semailles humaines

The Seedling Stars (1952-1957)
Traduction du titre original : Les étoiles fécondes

Sortie de Hydrot ("Surface Tension", surface de tension) dans Galaxy en 1952.
Sortie de Tellura ("The Thing in the Attic", la chose dans le grenier) dans If en 1954.
Sortie de Ligne de partage ("Watershed", partage des eaux) dans If en 1955.
Sortie de Le programme ("Seeding Program", programme d'ensemencement) dans F&SF en 1956.

De James Blish.

Pour mieux coloniser de nouvelles planètes, un programme spatial se met en place basé sur l'adaptation de l'être humain à l'environnement qu'il souhaite coloniser, mission par mission - ou en cas de catastrophe.

Semailles humaines, le recueil de nouvelles de 1957    Semailles humaines, le recueil de nouvelles de 1957

 Semailles humaines, le recueil de nouvelles de 1957    Semailles humaines, le recueil de nouvelles de 1957

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(Texte original)

BOOK ONE: SEEDING PROGRAM

The spaceship resumed humming around Sweeney without his noticing the change...

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(Traduction de Michel Deutsch)

Livre premier: Le programme

1

L'astronef reprit son bourdonnement sans que Sweeny remarquât le changement. Quand la voix du capitaine Meiklejon tomba à nouveau du haut-parleur. Il était toujours attaché sur sa couchette dans un curieux état d'apathie qu'il n'avait encore jamais expérimenté et qu'il aurait été bien incapable de définir, même pour son propre bénéfice. Si son pouls n'avait pas battu, il aurait conclu qu'il était mort. Il lui fallut plusieurs minutes pour réagir

Planète à gogos, le roman de 1952Feu vert livre / BD

The Space Merchants (1952)
Traduction du titre original : Les marchands de l'Espace.
Autres titres : Gravy Planet, Fall Campaign.

Ce roman existe au moins en trois versions : feuilleton Galaxy, grand format 1952 (sans la conclusion Galaxy), révision de 2011 de F. Pohl (Enron mix).

Noter qu'il existe une suite, signée Frederik Pohl : Les Gogos contre-attaquent (The Merchants' War).

Diffusé aux USA en feuilleton de juin à août 1952 dans Galaxy Science-fiction.
Sorti en grand format chez Ballantine en 1953.
Réédité en France chez Denoël en octobre 1993.

De Frederik Pohl et Cyril M. Kornbluth.

Pour adultes et adolescents

Mitchell Courtenay est un publiciste de l'Agence Fowler Schoken Associates. Comme tous ses collègues de travail, c'est un lèche-cul de première et toujours prêt à justifier la manipulation et l'empoisonnement des citoyens pour mieux satisfaire aux objectifs de la société. Mais entre les conditionnements des enfants via l'emballage des nourritures les plus dégoûtantes aux couleurs d'une compagnie rivale et la drogue ajoutée au café, Courtenay doit vendre de la conquête spatiale de la planète Vénus au bas-peuple. Alors que Courtenay s'attèle à la tâche avec le cynisme qui caractérise les cadres de son rang, on tente de l'assassiner, ce qui l'étonne beaucoup. Mais ce n'est pas la moindre des surprises qui l'attendent...

ImagePlanètes à gogos, le roman de 1952Planètes à gogos, le roman de 1952Planète à gogos, le roman de 1952

 ImagePlanète à gogos, le roman de 1952

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(traduction de Jean Rosenthal )

1

Tout en m'habillant ce matin-là, je repassais dans ma tête la longue liste de statistiques, d’échappatoires et d'exagérations qu'on s'attendrait à trouver dans mon rapport. Dans mon service, la Production, nous avions eu une série de maladies et de démissions, et il est quand même difficile que le travail soit fait quand le personnel manque pour cela. Mais le conseil d'administration n'accepterait probablement pas cette excuse.

Je me frottai le visage au savon épilatoire et me rinçai à l'eau douce. C'était du gaspillage, bien sûr, mais après tout, je paie des impôts, et puis l'eau salée me laisse toujours une sensation de démangeaison. Je n'avais pas tout à fait fini de me rincer la figure que le filet d'eau s'arrêtait de couler ; je jurai sous cape et dus terminer à l'eau salée. Cela arrivait souvent depuis quelques temps ; certains accusaient les saboteurs, les "écolos". On avait beau organiser des commandos loyalistes dans le Service municipal des eaux de New-York, cela n'avait guère donné de résultats jusqu'à maintenant.

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Fanfan la Tulipe, le film de 1952 Feu vert cinéma

Fanfan la Tulipe (1952)

Sorti en France le 20 mars 1952.
Sorti aux USA le 4 mai 1953.
Sorti en DVD français le 22 mars 2000 (4:3 version originale N&B et version colorisée, image correcte un peu floue avec nombreux artfacts en cas de mouvement, son mono correct vieilli ; colorisation sans nuance, ne respectant pas la pigmentation naturelle de la peau des acteurs et les changements de couleur de peau en fonction de leurs émotions).
Sortie blu-ray français annoncée en 2011 chez TF1 VIDEO repoussée sans date (problèmes de droits).

De Christian-Jaque (également scénariste) ; sur un scénario de René Wheeler, René Fallet et Henri Jeanson ; avec Gérard Philipe, Gina Lollobrigida, Marcel Herrand, Henri Rollan, Nerio Bernardi, Jean-Marc Tennberg, Geneviève Page, Sylvie Pelayo, Lolita De Silva.

Pour adultes et adolescents.

Il était une fois un pays charmant qui s’appelait la France. Regardez-là par le petit bout de la lorgnette : c’est elle, en plein 18ème siècle. Alors on vivait heureux, les femmes étaient faciles, et les hommes se livraient à leur plaisir favori : la Guerre, le seul divertissement des rois où les peuples aient leur part. Mais, quelle est cette glorieuse bataille ? peu importe : toutes les batailles ne se ressemblent-elles pas par un côté gai qu’elles ont en commun ? Un champ de bataille est un endroit où l’on travaille pour la postérité, en faisant des mots historiques pour les enfants des écoles… à moi l’Auvergne, voilà l’Ennemi, ralliez-vous à mon panache blanc ; Tu trembles, Carcasse ? … Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! La garde meurt mais ne se rend pas… Ce dernier-là est de Louis XV : vous l’avez reconnu à ces fortes paroles, qu’il aurait pu dire. Louis XV dit « le bien aimé », traînant comme il se doit tous les cœurs après soi ; il perd quelque fois son chapeau, mais il ne perd jamais son sang-froid. Fleur au fusil, sourire aux lèvres, amour au cœur, les régiments de Picardie, d’Aquitaine et de Bourgogne se battaient avec élégance. On s’entre-tuait avec grâce, on s’éventrait en beauté : tout était réglé comme un ballet – c’est ce que l’on appelait « La Guerre en dentelles »… Cette guerre, les soldats de Sa Majesté la trouvaient si plaisante, qu’ils la firent durer sept ans. Quand le nombre des morts excédait celui des vivants, on en déduisait que les effectifs avaient diminués : des agents recruteurs sillonnait alors les belles routes de France, et prospectaient les villages les plus reculés.

Ainsi des soldats arrivent en chariot marqué « Régiment d’Anjou » et un sergent recruteur monte sur une estrade sur haranguer les « jeunes gens amateurs de gloire et d ‘argent » : Voulez-vous vivre sans soucis et mourir sans regrets ? Voulez-vous ne penser à rien, et que le Roi s’en charge pour vous ? Alors, n’hésitez pas : engagez-vous, et vous serez considérés ! Approchez, approchez, engagez-vous dans le glorieux régiment de l’Aquitaine !
Mais la harangue est interrompue par un cri : un paysan en appelle un autre, un certain Guillot, dont la fille serait en train de se faire culbuter, et pour son voisin, pas besoin de demander avec qui. Guillot sachant en effet très bien avec qui, il gronde, menaçant de saigner le « misérable » comme un poulet, l’étriper comme un porc – et Dieu le pardonnera. Du coup, tout le monde suit Guillot et le recruteur se retrouve sans public, et s’indigne : les paysans ne sont qu’une bande de sauvages, puisque lorsqu’on leur parle de guerre, ils fichent le camp !

L’espion a mené Guillot jusqu’à un champ : les amants sont dans une des meules de paille, mais il ignore laquelle – il y en a des dizaines. Guillot répond qu’ils n’ont qu’à se partager la besogne, et tous les villageois descendent dans le champ, armés de leurs fourches pour fouiller toutes les meules. Ils surprennent ainsi le brun Fanfan et la blonde Marion, fille du dénommé Guillot, qui la croyait à confesse. Fanfan répond alors que Marion ne pouvait se confesser avant d’avoir péché. Guillot rétorque que Fanfan ne s’en tirera pas avec ses plaisanteries de parisien, et Fanfan se rend alors compte qu’il est encerclé : qu’a-t-on à lui reprocher ? Marion est belle et désirable, et elle en doutait ; il a simplement prouvé à la jeune fille qu’elle plaisait… Mais selon les paysans, Fanfan n’est qu’un beau parleur, un insolent et surtout un étranger, et son oncle ne l’a recueilli que pour qu’il passe ses journées à jouer au lansquenet, ferrailler les sacs de paille et violer les filles.
Guillot veut alors bastonner Fanfan, mais celui-ci, jeune et mince l’esquive sans effort. Guillot s’indigne de ce que Fanfan ose menacer son futur beau-père si ce dernier s’obstine à vouloir le frapper, et Fanfan s’indigne : il n’a nulle intention d’épouser Marion, or, selon Guillot, qui cueille la fleur récolte le fruit. Comme Fanfan répète qu’il n’épousera pas Marion, une courte bvagarre s’en suit. Fanfan tente de sauter dans la rivière pour s’échapper, mais il est récupérer, et ramené sur la route.

C’est là qu’il croise le regard de la sculpturale Adeline, qui lui demande moqueuse ce qu’il a bien pu faire (l’Amour) et quel supplice l’attend (se marier, ses gardiens veulent que leur espèce se reproduise…). Et comme Fanfan fait mine de se résigner, pour ce que la vie lui réserve, Adeline le rejoint et veut lire l’avenir du jeune homme dans la paume de la main de dernier. Comme Guillot affirme qu’il a déjà décidé de l’avenir de Fanfan (il sera son gendre et il lui obéira), Adeline répond que Fanfan ne se mariera pas demain : des belles aventures l’attendent, et elle lit tous les signes de la Fortune et du Triomphe – un costume chamarré, le cheval le plus fougueux du monde, une audace folle : Fanfan sera soldat dans le plus beau régiment de France et s’y couvrira de gloire ! Guillot ironise : et Sa Majesté le nommera Maréchal de France ! Un coup de pied au derrière, oui ! Adeline reprend : voici l’Amour – elle étouffe un cri, puis s’incline bien bas, demandant à ce que Fanfan la pardonne de l’avoir tutoyé et oublie son impertinence. Guillot s’étonne : mais qu’est-ce qu’Adeline leur chante-là ? Adeline répond : la fille du Roi aime Fanfan. Fanfan est très étonné, mais Adeline est catégorique : la fille du roi aimera Fanfan et il épousera. Fanfan demande alors comment il pourrait connaître la fille du roi, et Adeline répond : intimement. Guillot répond qu’alors il est roi sans le savoir, car demain Fanfan sera marié avec Marion ! Fanfan, quant à lui, se déclare intéressé.

Le lendemain, la noce marche vers l’église, tandis que Fanfan, fermement tenu, est mené à travers la place du village. Entendant les slogans des militaires, Fanfan fausse compagnie à la noce, sème temporairement ses poursuivants dans les ruelles, revient sur la grande place, et exige quand lui tendent un engagement. Il signe le registre, touche sa prime, boit son verre. Arrive Guillot et la noce furieux, auquel le sergent oppose les sept années d’engagement de Fanfan. Et prétendant que Marion trouvera bien un mari car elle est suffisamment jolie, Fanfan demande un volontaire à la foule. Personne ne se porte volontaire. Alors Fanfan propose d’offrir sa prime, et tout le monde est volontaire – et il lance la petite bourse au hasard dans la foule. Considérant l’affaire réglée, Fanfan rejoint la troupe et tombe nez à nez avec Adeline, très étonnée, qui se moque de lui : ne comprend-il donc rien ? Et les autres engagés répondent qu’Adeline est la fille du sergent et les a tous manipulés pour qu’ils s’engagent – en les faisant boire et en leur racontant de fausses prédictions… Alors Fanfan réplique que ses prédictions à lui se réaliseront, parce qu’il en a décidé ainsi.

Fanfan la Tulipe, le film de 1952

Fanfan la Tulipe, le film de 1952

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Galaxy Science Fiction, le numéro de janvier 1952

The Demolished Man (1952)

Sorti aux USA de janvier 1952 à mars 1952 dans le magazine Galaxy Science Fiction.
Sorti aux USA en 1953 chez DOUBLE DAY US (grand format).
Sorti en France en 1955 chez DENOEL FR (poche, traduction Jacques Papy).
Sorti en France le 7 octobre 2011 chez FOLIO SF (poche, traduction Patrick Marcel).

De Alfred Bester.

Résumé à venir.

L'homme démoli, le roman de 1952  L'homme démoli, le roman de 1952

L'homme démoli, le roman de 1952  L'homme démoli, le roman de 1952

L'homme démoli, le roman de 1952    L'homme démoli, le roman de 1952

L'homme démoli, le roman de 1952  L'homme démoli, le roman de 1952

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(traduction du texte original du magazine, 1952)

Sur Sol Double-3 (car l'oeil cosmique considère la Terre et sa Lune comme un système planétaire double) en janvier 2103, Edward Turnbul de l'Université Coates pour Enseignants décida d'explorer l'Enigme Hystérèse pour les besoins de sa thèse. Les Variations de Réaumur sur les équations posthumes de Einstein avait suggéré un paradoxe que personne ne s'était soucié d'explorer. La recherche atomique était passé outre; et qu'est-ce que sont les culs de sac de la Science sinon une source d'occupation sans conséquence pour les étudiants de dernière année? Turnbul étudia les travaux originaux, parcourut quelques rééditions et puis bricola le dispositif.

Voyez cela: un jeune homme grave, gras, maladif, un authentique barbant... Un Phi Beta Kappa anesthésiant ses frustrations dans un laboratoire...

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(texte original du magazine, 1952)

ON Sol Double-3 (for the cosmic eye sees Earth and her moon as a planetary binary) in January of 2103, Edward Turnbul of Coates Teachers College decided to explore the Hysterisis Enigma for his research thesis. The Reamur Variations on the Einstein post-mortem Equations had suggested a paradox which no one had bothered to explore. Atomic research had bypassed it; and what are the dead ends of science for if not to provide harmless occupation for graduate students? Turnbul studied the original research, ran a few duplications and then tinkered with the apparatus.

Get the picture: a serious young man, fat, sallow, a genuine bore... A Phi Beta Kappa anesthetising his frustrations in a laboratory...

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(texte original du roman)

1

Explosion! Concussion! The vault doors burst open. And deep inside, the money is racked ready for pillage, rapine, loot. Who's that? Who's inside the vault? Oh God! The Man With No Face! Looking. Looming. Silent. Horrible. Run... Run...

Run, or I'll miss the Paris Pneumatique and that exquisite girl with her flower face and figure of passion. There's time if I run. But that isn't the Guard before the gate. Oh Christ! The Man With No Face. Looking. Looming. Silent. Don't scream. Stop screaming...

But I'm not screaming. I'm singing on a stage of sparkling marble while the music soars and the lights burn. But there's no one out there in the amphitheater. A great shadowed pit... empty except for one spectator. Silent. Staring. Looming. The Man With No Face.

And this time his scream had sound.

Ben Reich awoke.

He lay quietly in the hydropatlhic bed while his heart shuddered and his eyes focused at random on in the room, simulating a calm he could not feel. The walls of green jade, the nightlight in the porcelain mandarin whose head nodded interminably if you touched him, the multi-clock that radiated the time of three planets and six satellites, the bed itself, a crystal pool flowing with carbonated glycerine at ninety-nine point nine Fahrenheit.

The door opened softly and Jonas appeared in the gloom, a shadow in puce sleeping suit, a shade with the face of a horse and the bearing of an undertaker.

"Again?" Reich asked.

"Yes, Mr. Reich."

"Loud?"

"Very loud, sir. And terrified."

"God damn your jackass cars," Reich growled. "I'm never afraid."

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(traduction de Jacques Papy, 1955)

1

Explosion ! Fracas ! Ebranlement ! La porte de la chambre forte de la banque s'ouvre sous l'effet de la déflagration. Et, tout au fond, l'argent est entassé...

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