Midnight, Texas S02E01: Head Games (2018)
Traduction du titre original : Minuit, dans l'état du Texas, prises de tête / jeux de pouvoir / manipulations.
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Ici l'article de ce blog consacré à la série Midnight, Texas 2017.
Diffusé aux USA à partir du 26 octobre 2018 sur NBC US.
Sortie le 29 janvier 2020 en coffret 3 br français ELEPHANT FR (image et son bon, pas de réel bonus).
De Monica Owusu-Breen et Mark Hentemann ; d'après les romans de Charlaine Harris ; avec François Arnaud, Dylan Bruce, Joanne Camp, Parisa Fitz-Henley, Arielle Kebbel, Jason Lewis, Shannon Lorance, Lora Martinez-Cunningham, Peter Mensah, Nestor Carbonell, Jaime Ray Newman.
Pour adultes et adolescents
(fantasy urbaine) La nuit. L’unique feu rouge de Midnight vient de passer au vert au-dessus de la grand-rue déserte. Et voilà le médium Manfred Bernardo qui marche au milieu de la route en slip et bottines traînant derrière lui une grande pelle de métal, raclant le bitume.
Au bout de l’avenue, il passe devant la chapelle et son panneau « Mariages et enterrement des animaux de compagnie sur rendez-vous seulement. » éclairé par le lampadaire. Il passe devant l’enseigne rouge de la vitrine de prêteur sur gage. Il passe devant la façade en rénovation de l’hôtel autrefois fermé, rebaptisé Le Cristal du Désert — hôtel et spa. Manfred calme et concentré, à la limite, souriant continue de marcher. Nous le retrouvons dans le désert à creuser avec sa pelle.
Dans leur lit, Creek Lovell, la serveuse du restaurant « comme à la maison » dort à poing fermés, sans réaliser qu’à présent, Manfred la fixe sinistrement, debout devant leur lit. Soudain, Manfred se réveille en sursaut dans son lit. Il fait grand jour, il est seul. Il regarde autour de lui, rassuré. Creek entre, deux tasses à la main, et le salue, souriante et pimpante en robe courte : « Bonjour, Rayon-de-Soleil ! »
Creek porte à Manfred sa tasse de café : « Et voilà ! » Il la remercie en souriant, mais semble à bout de souffle, et Creek, s’asseyant à son côté, le remarque immédiatement et l’interroge : « Tu as eu un autre mauvais rêve. » Il confirme. Et elle reprend : « Ne crois-tu pas qu’il serait temps d’investir dans un nouvel oreiller ou peut-être commencer à prendre de la mélatonine ? » Manfred renchérit : « Ou d’arrêter à manger des burritos avant d’aller se coucher ? » Creek veut bien rire de sa plaisanterie, puis répond : « Ou peut-être c’est le moment de changer. » Et d’expliquer : « J’ai beaucoup réfléchi ces derniers temps… »
Manfred répond un peu nerveusement : « Eh bien, esquiver une apocalypse tend à avoir cet effet-là. » Creek détourne les yeux : « Oui, et vu que j’ai eu le temps de respirer, de penser, à propos de Connor, et de mon père, je ne suis pas sûre que rester à Minuit soit la meilleure chose pour moi. »
Manfred fait « Oh… » et se redresse. Creek insiste : « Tu sais combien je t’aime ? » Manfred boit le reste de son café et repose la tasse sur sa table de nuit : « Bien sûr ! » Et de se retourner vers Creek : « Je t’aime aussi ! » Creek poursuit : « Et je tiens vraiment à cette ville, et à tous ses habitants… Mais… Je ne veux pas servir des hamburgers fondants à jamais… »
C’est au tour de Manfred de baisser les yeux. Creek reprend : « Alors j’ai candidaté au cursus d’écriture créative de l’université de Bison. Il y a tellement peu de chance que… Je ne serai sans doute jamais prise, mais si je le suis, je veux que tu viennes avec moi. » Elle sourit, pleine d’espoir. Et Manfred, de répondre après une longue hésitation : « … Euh… »
Creek se détourne, lève les yeux au ciel et hoche la tête : « Donc c’est non… » Elle semble au bord des larmes, alors Mandred soupire, et la regardant dans les yeux, répond enfin : « Ma maison, c’est là où tu es. » Creek sourit. Manfred va pour l’embrasser sur la bouche, mais elle le repousse gentiment : « … ton nez saigne. »
Manfred se lève précipitamment, va dans la salle de bain, et constate, à la fois sur le doigt qu’il a utilisé pour essuyer son nez, et dans le miroir, et sur la serviette… que le sang qui coule est noir. Puis il réalise qu’il a de la terre sous les ongles. Il se retourne vers ses bottines abandonnées au bas de la cuvette des toilettes : recouvertes de boue séchée presque jusqu’à la cheville.
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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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