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Antiviral, le film de 2012.Feu vert cinéma

Antiviral (2013)

Notez que ce film existe en deux versions : director's cut longue projeté à Cannes en 2012, cinéma sortie en 2013.

Sans être toxique ni gore, ce film est à déconseiller aux personnes sensibles.

Présenté au Festival de Cannes 2012 sélection Un certain regard dans une version plus longue de six minutes.
Sorti en Angleterre le 1er février 2013.
Sorti en France le 13 février 2013.
Sorti en blu-ray français TF1 VIDEO le 19 juin 2013.
Sorti en blu-ray américain IFC FILMS le 6 août 2013 région A, sous-titres espagnol.
Sorti en blu-ray allemand BUSCH MEDIA DE le 19 octobre 2018 (version anglais original et allemand, pas de bonus, pas de sous-titres)
Sorti en coffret américain 4K+2blu-ray SEVERIN US, sorti le 25 mars 2025, inclus sur le second blu-ray le director's cut projeté à Cannes, nombreux bonus, courts métrages et commentaire audio plus livret.

De Brandon Cronenberg (également scénariste) ; avec Caleb Landry Jones, Sarah Gadon, Douglas Smith, Joe Pingue, Nicholas Campbell, Sheila McCarthy, Wendy Crewson, Malcolm McDowell.

(Prospective cyberpunk horrifique, eugénisme, violent) Un jeune homme pâle le visage couvert de tâches de rousseur attend mains dans les poches de son manteau noir, un thermomètre électronique dans la bouche. Il doit couver quelque chose...

Le jeune homme est en fait adossé contre une immense affiche murale de la Clinique Lucas, "pour le vrai connaisseur", illustré sur fond blanc du portrait d'une blonde pâle aux yeux bleus et aux lèvres vermeil.

De son point de vue, il fixe la circulation automobile en contrebas des tours et immeubles de la ville. Une alarme électronique le tire de sa contemplation, et il retire le thermomètre de sa bouche. Il soupire ; grimace ; semble frisonner.

Plus tard, un autre jeune homme pâle aux cheveux bruns tout bouclés se présente à l'accueil du secrétariat de la fameuse clinique Lucas.

La secrétaire, très chic, à son clavier d'ordinateur blanc comme le reste des lieux, en veste cintrée noire, lui fait signe d'attendre en levant l'index, tout en répondant au téléphone grâce à son micro-casque : "Oui... oui." Puis, clignant des yeux : "Merveilleux : je vous transfère aux réservations."

Puis la secrétaire se tourne vers le jeune homme : "Est-ce que je peux vous aider ?" Le jeune homme semble intimidé, et articule en réponse avec difficulté : "Edward Porris... Je... J'ai rendez-vous."

La secrétaire répète : "Porris..." et se penche pour récupérer derrière son pupitre une tablette reliée qu'elle tend à l'intéressé. Celui-ci reste immobile.

La secrétaire ajoute : "Juste, asseyez-vous." Et le jeune homme se décide enfin à prendre la tablette.

La salle d'attente est haute de plafond, entièrement blanche comme le reste, mais les murs sont occupés par de grandes photos serrées sur le visage de top-modèles masculins, et devant chaque colonne, à gauche et à droite, deux écrans plats l'un au-dessus de l'autre.

A gauche, les écrans affiche le visage d'une top-modèle aux cheveux couleur de miel, et à droite les écrans affiche le visage de la même blonde que la grande affiche devant laquelle se tenait le premier jeune homme qui prenait sa propre température.

Les six fauteuils design blancs aux pieds chromés sont occupés par deux hommes -- un asiatique en costume cravate et un caucasien en jeans et pull noir sur chemise bleu sombre -- et quatre femmes, toutes pâles, deux brunes et deux blondes.

Tout le monde semble être occupé à lire des magazines sur les célébrités, ou de la documentation ou le même genre de tablette relié de blanc que la secrétaire a remis à Porris.

Et entre les lecteurs, sur les quatre tables basses jointes bord à bord deux par deux, des vases contenant des bouquets de tulipes rouges ourlées de blanc.

Au fond deux autres écrans plats plus petits semblent suivre les faits et gestes de la blonde des écrans à droite pour les actualités.

Et voilà Porris qui, toujours un peu gauche, entre dans la salle d'attente par la gauche des écrans plats diffusant l'actualité. Il n'y a guère qu'une place libre sur la banquette occupée par une grosse blonde pas vraiment ravie.

Coïncidence ? Juste au-dessus de cette banquette, est pendu au mur le portrait serré sur le visage de la même blonde pâle aux yeux bleus au rouge à lèvre vermeil.

Porris s'assied sur son côté de banquette, et visiblement mal à l'aise, contemple la clientèle d'en face de lui. La femme brune lit un magazine qui a pour titre ACCLAME, avec en couverture une certaine Aria Noble, la top modèle aux cheveux couleur de miel.

L'homme caucasien en jeans lit un autre magazine intitulé CÉLÈBRE, avec une autre top-modèle qui prend la pause. Pas la blonde aux yeux bleus et lèvres vermeil dont la photo est à nouveau pendue en vis à vis.

Sur les écrans privés de son défilent des reportage : sur l'écran de gauche, la chaîne SPOT, un bandeau vert portant la légende : Rumeur de côtes : un virus ? a-t-elle arrêté de manger à nouveau ?

La voix du reportage est sous-titrée en anglais : ... représentant dit que sa perte récente de poids est due à un virus qu'elle a attrapé lors de son voyage en Ouganda.

Et en fond un gros plan sur le dos nu d'une femme très pâle en robe de soirée noire, l'une de ses côtes saillantes entourée d'un trait infographique blanc.

Sur l'écran de droite, la chaîne C-LIFE : bandeau rouge légendé : Nouvelles de C-Life en direct : les autoportraits d'Aria Noble ont fuité : Ses agents disent que ce n'est pas elle, ouais, bien sûr que non.

Et en fond une photo complètement floue d'un couple marchand devant la palissade d'une maison de brique et de pierre. Il est strictement impossible de reconnaître qui que ce soit sur la photo flou.

Puis d'un coup des photos pas du tout flou de Aria Noble faisant la moue on ne peut plus reconnaissable enchaînant les selfie topless et en string se photographiant dans le miroir de sa salle de bain.

Une caméra de surveillance braquée sur Porris qui a la tête tournée vers les "informations", cramponné à sa tablette.

Soudain la grosse blonde chuchote quelque chose, peut-être : "Hanna Geist ?" à Porris qui tourne la tête vers sa voisine et dit : "Pardon ?"

Alors la blonde précise : "Vous avez l'air d'un Hanna Geist, je vous prends pour un Hanna Geist."

Et les yeux de la grosse blonde vont de la tablette que tient Porris au visage du jeune homme, qui dit simplement : "Oh!" Puis avoue tout bas : "Oui."

La blonde soupire : "Hé bien, la plupart des gens le sont." Puis elle avoue à son tour, aussi nerveuse que l'autre : "Je suis ici pour Michael Felix."

La blonde et le jeune homme se regardent l'un l'autre, puis, sur le ton de la confidence, et avec une certaine gourmandise, la blonde déclare à Porris : "Savez-vous qu'il a l'habitude de tourmenter ses conquêtes (...) ?"

Porris reste alors les yeux obstinément baissés tandis que, sur l'écran de surveillance vidéo, la blonde rêveuse continue de chuchoter sans regarder Porris : "Je suis tellement chanceuses qu'ils aient réussi à l'avoir avant l'exécution, vraiment chanteuse..."

La personne devant l'écran de surveillance n'est autre que le jeune homme pâle au visage couvert de tâches de rousseurs. Il porte un costume cravate noir et une chemise blanche, et il est renversé dans un fauteuil, télécommande à la main. Il dit alors, apparemment dans un micro inséré dans la télécommande : "Je prends celui-là." Et de poser la télécommande.

Hanna Geist n'est autre que la blonde pâle aux yeux bleus et aux lèvres vermeil. Un peu floue toujours sur le fond blanc, elle ôte ses lunettes de soleil et regarde quelqu'un sur le côté, apparemment séduite. Elle sourit finement.

L'image saute, le mouvement d'Hanna Geist recommence, encore et encore...

Le jeune homme aux tâches de rousseur commente : "... à couper le souffle. Je comprends votre fascination pour elle. Je comprends complètement : quelque part, elle est parfaite, n'est-ce pas ?"

La boucle vidéo est projetée sur l'écran plat de marque Toshiba posé à un bout de la petite table entre Porris et le jeune homme aux tâches de rousseur, qui ajoute : "Plus que parfaite. Plus qu'humaine."

Ce dernier semble tout aussi hypnotisé que Porris, mais il n'arrête cependant pas de parler, presque en transe : "Son regard semble passer... tout droit à travers votre peau..." Et il fixe alors Porris : "... et toucher vos organes..."

Porris n'a d'yeux lui que pour l'écran à la boucle vidéo, et le jeune homme aux tâches de rousseur persiste : "... il touche votre estomac, vos poumons..."

L'autre ne quitte pas des yeux Porris, l'expression vide, les yeux fixes braqués sur Porris, comme sur une proie : " ...Il donne des frissons."

Soudain, le jeune homme aux tâches de rousseur se penche sur la petite table où sont alignées quatre boites noires, numérotées et illustrées de photos de virus ou de bactérie, et de visages déformés : S-622, S-243, S-558; S-184. Les quatre boîtes sont marquées du logo de la clinique Lucas.

Le jeune homme reprend d'une voix douce, presque fêlée : "Comme vous pouvez le voir, nous avons plusieurs options disponibles ; chacune a été acquise directement à partir de Mademoiselle Geist."

Porris semble émerveillé mais n'a toujours rien dit, l'autre ajoute aussitôt : "Si je devais penser que votre intérêt n'est que passager, je peux offrir un très grand nombre de kits bas de gamme ; néanmoins, vous me faites l'impression d'être quelqu'un dont la motivation me parait un petit peu plus... profonde que cela : je vous vois... comme un homme de goût."

Le jeune homme aux tâches de rousseurs, les doigts de ses mains entrecroisés posés sur la table, fixe toujours Porris : "... Un connaisseur." Et de sourire.

D'autres entretiens se déroulent simultanément en tête à tête entre les hommes en costume cravate noir et l'un des clients ou l'une des clientes de la salle d'attente. Leurs conversations sont étouffées par les cloisons en verre qui séparent les espaces, situées de part et d'autre de l'allée immaculée.

L'homme aux tâches de rousseur dit : "alors si vous me le permettez, je ferais une recommandation : S-558."

Il retire l'étiquette portant la photo d'un visage déformé et de tâches noires circulaire en guise de clichés du virus : "Coûteux... Mais c'est un must pour les plus passionnés."

Il ouvre le boîtier noir, révélant un cartouche pour injection étiquetée d'un code barre, de la mention "La clinique Lucas" et du logo de la clinique sur fond blanc." Il s'agit d'une ampoule de verre incolore contenant un liquide également incolore."

Porris se redresse, fixant l'ampoule tandis que l'homme aux tâches de ressource continue de fixer, l'air nonchalant, Porris et mentionne : "Miss Geist en fut affectée durant son liaison très médiatisée avec Laura Law en 2003. Nous le lui avons acheté peu après..."

Porris répète "S - cinq cinq huit ?" Le jeune homme aux tâches de rousseur confirme : "Oui, une forme du virus Herpes Simplex." Et faisant rouler sa langue à l'intérieure de sa bouche, pressant et relâchant ses lèvres : "Après l'infection, le virus continue de vivre dans les cellules de son hôte..."

Antiviral, le film de 2012.

Antiviral, le film de 2012.

Antiviral, le film de 2012.

Antiviral, le film de 2012.

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.

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