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Star Trek: The Next Generation S01E18: Home Soil (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : l'humus natal.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Terre natale.
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Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Attention, la numérotation des épisodes en anglais diverge de la numérotation en français.
Les anglais comptent l'épisode pilote comme deux épisodes, les français comme un seul.
Il faut compter l'épisode pilote comme deux épisodes vu que les saisons s'enchaîneront plus tard avec un épisode final première partie de l'épisode initial de la saison suivante.
Diffusé aux USA à partir du 22 février 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France à partir de décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry, d'après sa série télévisée Star Trek ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton,Colm Meaney.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Carnet de bord du Capitaine, date stellaire 41463.9: tandis que nous cartographions l'Amas des Pleïades, la Fédération nous a demandé de rendre visite à une expédition terraformant Velara 3 (NDT la troisième planète de l'étoile Vélara) ; les communications ont été erratiques et il y a quelque inquiétude au sujet de leur bien-être.
Sur la Passerelle de l'Enterprise, et tandis que les officiers présents prennent une pose photogénique, D, Georgi La Forge annonce : "Entrons en orbite standard, maintenant."
Et voilà le Capitaine qui leur passe tous devant, l'index levé vers l'écran holographique : "Cela nécessite des gens très spéciaux pour vivre dans une telle désolation."
Par exemple, des nains ?
Consciente du risqué de l'expression, la Conseillère Deanna Troi s'empresse de préciser, en fixant elle aussi l'écran holographique, vraisemblablement la personne à laquelle s'adresse cette leçon : "Des visionnaires qui ne voit pas la planète telle qu'elle est, mais telle qu'elle le sera."
Des nains visionnaires au point de sortir faire la fête à poils dans une atmosphère empoisonnée en s'imaginant qu'ils sont sur un paradis accueillis par un cortège de masseuses françaises mineures ?
Riker répond avec conviction : "J'ai toujours voulu voir une terraformation en action." Son avis ne semble pas partagé par Tasha Yar qui, curieusement positionnée sur son perchoir exactement entre les deux têtes de ses petits camarades, croise les bras peu convaincue.
Quant à Data, à son pupitre, il semble être absorbé par son écran personnel diffusant la scène où Alexander Skarsgård joue un androïde qui s'auto-répare à poils, sauf qu'il n'a aucun appareil génital mâle là où devrait se retrouver une réplique convaincante, contrairement à Data lui-même. Mais au moins, l'androïde fictionnel en question a une couleur de peau décente, et pas celle conçue pour réfléchir la lumière des phares la nuit sur l'autoroute, ce qui peut prêter à confusion quand Data doit se déculotter pour démontrer qu'il est complètement fonctionnel.
Heureusement, le capitaine Picard se fiche complètement des commentaires de ses officiers et se retourne pour montrer à l'écran holographique son cul en uniforme : "Lieutenant Yar, fréquences d'appel."
Tasha Yar tressaille de surprise d'avoir quelque chose à faire, touche sa console qui bipe et annonce : "Fréquences d'appel ouvertes." Cela doit être une touche de numérotation automatique. Yar a dû mémoriser à l'avance la totalité des fréquences d'appel de l'univers.
Une seconde, pourquoi Picard demande encore ça à Yar plutôt qu'à l'ordinateur de bord : c'est un boulot de standadiste d'il y a cinq siècles ou quoi ?
Et c'est au tour de Picard de jouer les standardistes : "Vélara 3 base, ici le Capitaine Picard du vaisseau stellaire Enterprise..."
Car ce qui me paraîtrait plus logique serait à Picard d'ordonner à Yar : "Contactez la base de Vélara, demandez le chef, puis s'il est disponible, annoncez moi et passez-moi ; sinon, rappelez en vous faisant passer pour une caisse sociale et essayez de pirater leurs coordonnées bancaires : c'est pour une noble cause de toutes les victimes des amiraux fous de la Flotte Stellaire."
Et personne ne répond au capitaine Picard, qui reste planté devant son écran holographique comme un candidat français à l'Eurovision s'attendant à des acclamations bien réelle du public alors que tout est généré en direct par intelligence artificielle, comme sa chanson, l'accompagnement et la totalité des votes en particulier les votes du public qui paye pour voter et voir la direction décider à sa place au dernier moment si la direction n'est pas politiquement satisfaite des résultats.
Une bonne minute de silence absolu et Picard se tourne vers ses officiers, circonspect, pour annoncer : "Ils sont tous déjà morts ; rendez-vous suivant."
Non, en fait, Picard va marcher jusque sous le nez de Tasha Yar qui annonce, arc-boutée sur son pupitre : "Aucun dysfonctionnement de l'équipement des deux côtés, Monsieur : ils nous reçoivent."
Picard déclare donc : "Je suis rassuré : Ils sont tous déjà morts ; rendez-vous suivant."
Toujours pas. Car la définition de la folie est bien de répéter le même comportement en s'attendant à chaque fois à un résultat différent, par exemple lancer des dés pipés, et le capitaine Picard n'est pas si loin de sa promotion au rang d'amiral. En fait, il suffirait qu'il ajoute un plot à son col et ce serait tout bon.
Picard reformule donc : "Vélara 3 Base, ici l'Enteprise, répondez s'il vous plait ; à vous."
Et toujours rien ; jamais deux vents sans trois, remarquez. Toujours pertinent et spécifique, La Forge répond à la place de Vélara 3 base : "Peut être que personne n'est à la maison."
Et Picard de déclarer : "C'est donc bien ce que je disais : Ils sont tous déjà morts ; rendez-vous suivant."
Un ange passe : flop, flop, flop, flop.
Puis Data déclare : "Nous détectons des formes de vie, Monsieur."
Il aurait peut-être fallu commencer par ça. Par ça et par essayer des traces d'énergie, avant d'entrer en collision avec une autre planète ou un satellite artificiel camouflé ou une armada klingon ou romulien ou un gros Q ou ce que vous voulez. Pourquoi n'y a-t-il aucun officier chargé de la prospective à bord : ce n'est pas comme si les problèmes rencontrés depuis des siècles par la Fédération ne se répétaient jamais, quand même...
Si vous échouez, sans cesse retournez à votre ouvrage, car il faut battre Wesley tant qu'il est chaud, le moto de cette Nouvelle Génération semble-t-il.
Aussi Picard déclare en se frottant le cou : "Vélara II base, me recevez-vous." Et au-dessus de lui, Tasha Yar semble prête à exploser : par la Grande Goule de l'Espace, je viens de lui dire que les équipements fonctionnaient des deux côtés, donc ils le reçoivent, s'pèce de bouffeur de cuisses de grenouilles chauve !
Un bipe et un homme répond enfin dans l'interphone :" Vélara Base à l'Enterprise." Et un très vieux type bouffie apparaît en gros plan sur l'écran holographique, judicieusement un peu flou histoire que les poils de nez et les boutons ne se voient pas trop. A moins qu'il ne s'agisse de l'idée que se font les gens du 24ème siècle d'un masque de beauté sur Instaplanètes Unies.
"Oui, Capitaine, je suis le Directeur Mandl et je suis désolé à propos du délai."
Alors Tasha Yar bondit par-dessus sa console, dégainant son phaseur, prête à faire feu sur l'écran, pour commander froidement : "Prouvez-le !"
Même pas. L'Enterprise ne vérifie jamais la provenance de ses communications, n'importe qui entre comme dans un moulin, c'est pour cela qu'ils se font constamment pirater et ont constamment des épidémies à bord.
En attendant, le prétendu Directeur sort l'excuse du siècle, tout à fait crédible quand on s'installe sur une autre planète : "... mais nous n'attendions pas de visiteurs."
Très concentré pour ne pas rater son fauteuil, le Capitaine Picard s'assied, puis répond : "Le Commandement de la Terraformation nous a demander d'aller voir comment vous vous débrouilliez..."
Parce que le Commandement de la Terraformation a la flemme d'inspecter ses expéditions, ils préfèrent les laisser pourrir, faire tout exploser ou exploser eux-mêmes tandis que des hordes de Xénomorphes jaillissent de leur poitrine. C'est sans doute parce qu'ils ont déjà vu les films et n'ont aucune envie que ça leur arrive à eux, alors ils préfèrent envoyer les militaires directs, si possible pas les plus malins.
Le commandant de Vélara Base répond : "Nous étions un petit peu en retard, mais nous sommes à nouveau dans les temps."
Riker intervient, très soucieux : "Les sacrifices rituels d'enfants ont bien eu lieu ? Vous savez à quel point le Commandement de la Terraformation y tient : c'est indispensable pour s'assurer que la planète sera bien maudite et les colons attaqués par les Grands Anciens affamés quand ils réaliseront qu'ils n'ont rien eu à bouffer depuis plusieurs millénaires."
Et toujours aussi spécifiques que les autres interlocuteurs à bord, le Commandant achève : "Et j'aimerais espérer que nous serons autorisés à respecter ce calendrier."
Deanna Troi tourne alors le dos à l'écran pour contourner Riker, qui tient quand même de la place et semble vissé à la moquette. En effet, Deanna Troi veut et va s'asseoir sur son fauteuil à la gauche de celui du Capitaine Picard, et pas gêné, Riker lui bloquait l'accès. Puis, comme si Deanna Troi ignorait que si le Commandant de Vélara peut parfaitement entendre la voix du Capitaine Picard, il entendra forcément la voix de la Conseillère qui lui parle à approximativement cinq longueur de nez ou si vous préférez, une paire de gifles de distance de la bouche du capitaine.
Deanna Troi est alors, comme d'habitude, très spécifique : "Nous l'alarmons pour une raison quelconque." Puis tous les deux fixent l'écran géant holographique tandis que Riker reste planté entre eux et l'écran, exactement au milieu. Picard demande : "Votre équipage va bien, tous autant qu'ils sont, je présume, Directeur ?"
Et le directeur de répondre : "Mais bien sûr : j'ai d'ailleurs toutes leurs têtes posées en tas dans mon bureau : voulez-vous parler à l'intelligence artificielle que j'utilise pour générer leurs messages à leur famille ? C'est très touchant, surtout quand on sait que nous accueillerons sous peu ces familles, et que nous pourrons alors les faire tous se retrouver en vidéo et voix générés par la même intelligence artificielle."
Ou plus exactement, le directeur répond : "De manière bien compréhensible, fatigués : nous travaillons très dur capitaine."
Picard relève alors les yeux de sa partie de Candy Crush sur l'écran de l'accoudoir de son fauteuil : "Comme nous tous, Directeur : prompter sans fin l'ordinateur et notre androïde est si fatiguant que nous avons été obligé de prompter l'ordinateur et Data pour se prompter eux-mêmes afin que nous puissions enfin nous reposer un peu..."
Et Picard et le directeur d'achever à l'unisson : "Sur le pont holographique !!!" Et d'éclater de rire ensemble.
Cependant, le rire du directeur est coupé net par l'arrivée d'un chat blanc angora ayant sauté sur ses genoux. Alors le directeur se raidit et se décompose (pas littéralement, seulement son expression joyeuse) : "Double Zéro Sept ! Comment avez-vous pu me retrouver."
Et Double Zéro Sept de le désintégrer à l'écran devant les officiers de l'Enterprise médusés, avant d'avouer : "J'ai demandé à Chat GPT." Puis s'adressant aux télespectateurs, incluant les officiers présents sur la Passerelle : "Moi aussi."
Très raide Picard rétorque sèchement : "Impossible : nous sommes en 1987."
Et Data d'ajouter en sortant une pipe de je ne préfère même pas me poser la question : "Je dirais même plus : c'est illogique mon capitaine."
Et Lore d'ajouter à son tour : "Je dirais mêm' plus: c''t'illogiqu' mon cap'taine." Et de partir d'un rire de dément.







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