
Randall and Hopkirk (Deceased) S01E04: A Sentimental Journey (1969)
Traduction du titre original: Feu mon cher ami et associé : Un périple sentimental.
Titre français : Mon ami le fantôme, S01E19: Un voyage sentimental.
Diffusé en Angleterre le 23 janvier 1970 sur ITV UK.
Diffusé en France en 1995 sur SERIE CLUB FR.
De Dennis Spooner ; avec Mike Pratt, Kenneth Cope, Annette Andre.
Pour adultes et adolescents.
(Mystère, fantôme, pouvoir psioniques) Un miroir grossissant pour la toilette qui reflète.. le col roulé de Randall, puis le visage grimaçant de Randall quand il parvient à extirper sa tête du dit col roulé. Nous sommes dans l'appartement de Randall, dans son désordre habituel, à quelques verres d'alcool entamés près. Randall fait basculer le miroir posé sur son téléviseur à tube cathodique, pour s'inspecter dans la face non grossissante : presque présentable, si l'on excepte les poches sous les yeux et l'ombre de sa barbe dont, a priori, il ne se débarrassera jamais. Le col est impeccable. Ne reste plus qu'à se repeigner, et c'est ce que le détective privé s'applique maintenant à faire.
Repeigné, Randall va ensuite à la table ronde presque contre le téléviseur et contre le comptoir du coin cuisine, pour se verser du café du pot dans la tasse de son service en céramique verte. Il repose ensuite le pot sur le dernier espace libre du comptoir, réservé à cet effet, puis boit une gorgé de café, et prend un toast qu'il a déjà entamé sur les deux posés sur la soucoupe blanche au milieu de la table. Les deux verres à vin à ballon posés devant sont vides et propres (et reflètent les nombreux projecteurs et possiblement l'équipe de tournage placée pour filmer cette scène).
Le toast achevé, Randall ramasse sa veste en cuir beige, achevant de mastiquer, puis, comme il s'apprête à sortir, il se ravise. Se retourne. Baisse les yeux : ses pieds sont nus.
Randall marche alors jusqu'à la commode, à côté du lit, dont il ouvre le premier tiroir en partant du haut. Il en sort une première chaussette dépareillée, puis une seconde chaussette dépareillée, qu'il dépose toutes les deux sur le dessus de la commode à côté de la lampe blanche à abat-jour rouge. La lampe se met à clignoter.
Randall se fige, puis fait mine de ne rien avoir remarquer et ajoute une troisième chaussette dépareillée au petit tas. Et comme le clignotement de la lampe reprend, il s'arrête et appelle : "Marty !" Randall fixe alors le lit, qui, une fois n'est pas coutume, se trouve complètement fait. Aucune réponse, alors il appelle plus fort : "Marty ? Est-ce que c'est toi ?" Et regarde cette fois l'abat-jour.
La voix de Marty s'élève alors, et déclare sentencieusement : "Tu es supposé te demander s'il y a quoi que ce soit qui ne va pas avec la lampe !"
Randall s'est tourné vers la porte d'entrée de son studio, mais c'est bien allongé sur le lit de Randall qu'apparait Marty Hopkirk, son associé décédé dans le costume crème à chemise et cravate blanche des fantômes, et d'accuser : "Tu commences à me croire à ta disposition, Jeff !"
Hopkirk soupire fantômatiquement et Randall souffle fort humainement et s'indigne : "Pour un fantôme tu joues à des jeux tout à fait gamins !" Et du tac ou tac, Hopkirk répond : "Alors, c'est ça la gratitude pour toi..."
Toujours en quête d'une paire de chaussettes non dépareillée, Randall maugrée : "De la gratitude pourquoi ?" Et Hopkirk, resté allongé sur le lit, de répondre : "Je suis venu pour t'avertir, et naturellement, je ne voulais pas débarquer sans savoir qui serait là, alors j'ai fait le coup de la lampe qui clignote !" Hopkirk se lève enfin pour clamer haut et fort : "Je n'aime pas ça : ça souligne à quel point mon répertoire est limité !"
Randall répond encore à fouiller dans le tiroir : "D'accord, d'accord, j'suis désolé." Puis il vient à Randall avec deux chaussettes presque identiques : "Est-ce que c'est une paire ?" Hopkirk lui jette un regard indigné. Randall se détourne puis se fige et s'écrie : "M'avertir !?! Mais à propos de quoi !?!"
Hopkirk répond enfin : "Tu as des visiteurs." Et à ces mots la porte du studio s'ouvre. Hopkirk ajoute : "Trop tard, ils sont arrivés."
Et effectivement, dans des costumes impeccables, gantés de noir, deux grandes brutes soignés de leur personne viennent d'entrer dans le studio. Et sans un regard pour Randall, et forcément Hopkirk, vu que seul Randall peut voir et entendre le fantôme de son associé, ils se mettent à fouiller les lieux. Hopkirk disparait. Randall s'exclame : "Typique !" Hopkirk répond, invisible : "Je t'ai entendu !"
L'une des brutes inspecte la cuisine, l'autre la salle de bain puis la fenêtre. Randall confronte ce dernier : "A quoi ça rime tout ça ?" Et comme la brute ne répond rien et le dépasse, Randall la retient en posant sa main gauche sur l'épaule droite. Aussitôt, l'homme empoigne sa main droite au-dessus de son visage, et avec l'élan de la prise, balance un coup de coude arrière dans l'estomac de Randall, qui plie les genoux de douleur en étouffant un cri, et doit poser un genou à terre, le souffle coupé.
Et trois hommes de plus font leur entrée : le chef à l'évidence fumant un cigare et semblant porter une moumoute, son porte-parole et une brute de plus. Le chef déclare, tout à fait urbain, comme si de rien n'était : "Bonjour, Monsieur Randall !" Et le porte-parole de faire les présentations : "Voici Sam Seymour ; mon nom est Hamilton."
Sans avoir pu encore se relever, Randall bredouille : "Et la garde avancée ?" Seymour répond : "Des amis de la famille." Et Randall de répondre : "Charmants..."
Randall arrive à se relever, s'incline poliment et demande, encore manquant de souffle : "Que puis-je faire pour vous ?" Seymour demande : "Vous êtes un privé ?" Randall confirme : "Exact."
Alors Seymour annonce : "J'ai du travail pour vous."







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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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