Fight Club, le film de 1999 Feu vert cinéma

Fight Club (1999)
Traduction du titre original : Cercle de combat.

Sorti aux USA le 15 octobre 1999.
Sorti en France le 10 novembre 1999.
Sorti en Angleterre le 12 novembre 1999.
Sorti en blu-ray américain le 17 novembre 2009.
Sorti en blu-ray français le 1er septembre 2010 (multi-régions, identique à l'édition US).

De David Fincher, sur un scénario de Jim Uhls, d'après le roman de Chuck Palahniuk. Avec Brad Pitt, Edward Norton, Helena Bonham Carter, Jared Leto.

Pour adultes.

Plus que trois minutes. Un homme, Tyler Durden, a mis un pistolet dans la bouche de son prisonnier, attaché à une chaise, lui demande s’il veut dire quelques mots pour l’occasion. Le prisonnier ne peut que baragouiner, alors Tyler retire le pistolet, et son prisonnier répond qu’il n’arrive à penser à rien. En fait il a oublié pendant quelques secondes la démolition contrôlée que Tyler a organisée, et se demande à quel point le canon du pistolet était propre. Tyler va à la fenêtre. Ils ont des places au premier rang pour ce théâtre de destruction massive : une douzaine de gratte-ciels ont leurs fondations garnies de gélatine explosive. Encore deux minutes et plusieurs blocs du quartier seront réduits en décombres fumants. Et le prisonnier de Tyler se souvient que tout cela a quelque chose à voir avec une femme nommée Marla Singer.

Quelque temps auparavant, le prisonnier avait sa tête pressé contre les gros seins de Bob, du groupe de support des hommes ayant eu un cancer des testicules. Bob est alors en train de sangloter en répétant qu’ils sont encore des hommes, et le prisonnier approuvait sans conviction. Bob recevait un traitement hormonal à base de testostérone, mais la dose trop élevée avait poussé son corps à produire trop d’œstrogène, ce qui lui avait fait pousser les seins. Bob soupire et demande au prisonnier de pleurer à son tour, et celui-ci se demande visiblement à propos de quoi.

Encore plus de temps auparavant, le prisonnier souffrait d’insomnie : pendant six mois, il n’avait pas pu dormir. Avec l’insomnie, plus rien ne lui paraissait réel – tout était très loin, tout était une copie d’une copie. Il fait un travail de bureau, et ne voit plus que les grandes marques autour de lui : IBM, Microsoft, Starbuck. Ce n’est plus son patron qui lui parle, mais la cravate de son patron, et tous les deux débitent du jargon bureaucratique à n’en plus finir. Son seul but dans la vie est d’ajouter à son appartement un nouveau produit du catalogue IKEA, au point qu’il a l’impression de vivre littéralement dans un catalogue IKEA.

Il finit par consulter un médecin aux urgences quant à son insomnie, de peur d’en mourir ou de tomber et de se réveiller dans des lieux étranges sans avoir aucune idée de comment il y est arrivé. Il croit pouvoir se doper aux antidépresseurs et aux somnifères aux allures de bonbons, mais le médecin refuse : selon ce dernier, le prisonnier n’a besoin que d’un sommeil sain et naturel, et il prescrit de mâcher de la racine de Valériane et de faire du sport. Comme le prisonnier se plaint alors d’être en souffrance, le médecin lui répond que s’il veut voir de la souffrance, il n’a qu’à aller à l’église des Premiers Méthodistes les mardis soirs pour voir les types avec un cancer des testicules, car pour le médecin, c’est cela de la souffrance. Le prisonnier suit son conseil et se présente au groupe de support sous le faux nom de Cornelius. Après qu’un des membres du groupe se soit épancher, ils passent un pour un, et Bod, un ex-bodybuilder qui a détruit ses testicules à coups de stéroïdes pour son émission télévisée et a tout perdu – son émission de télévision, sa fortune, sa famille. Et quand Bob lui demande de pleurer à son tour, le prisonnier se laisse enfin aller… Et la nuit venue, il peut enfin dormir comme un bébé.

Du coup, il se met à faire tous les groupes de support pour toutes les maladies.

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