Les fils de l'homme, le film de 2006Feu vert cinéma

Children Of Men (2006)

Traduction du titre original : Les enfants de l'Humanité.

Sorti en Angleterre le 22 septembre 2006.
Sorti en France le 18 octobre 2006.
Sorti aux USA le 25 décembre 2006.
Sorti en blu-ray américain le 26 mai 2009 (multi-régions, français inclus).
Sorti en blu-ray français le 6 octobre 2009 (multi-régions, identique au blu-ray US)

De Alfonso Cuarón (également scénariste), Timothy J. Sexton, David Arata, Mark Fergus, Hawk Ostby ; d'après le roman de P.D. James ; avec Clive Owen, Michael Caine, Julianne Moore, Chiwetel Ejiofor, Charlie Hunnam, Danny Huston, Maria McErlane, Clare-Hope Ashitey, Pam Ferris, Ed Westwick, Jacek Koman, Peter Mullan, Oana Pellea.

Pour adultes et adolescents.

Londres, le 16 novembre 2027. Millième jour du siège de Seattle : la communauté musulman exige la fin de l’occupation des mosquées par l’Armée. La loi sur la Sécurité de la Patrie est ratifiée : après huit années, les frontières de la Grande Bretagne demeureront fermées. La déportation des immigrants illégaux continuera. Le titre du jour : le Monde est ce jour-là sous le choc de la mort de Diego Ricardo, le plus jeune citoyen de la planète. « Bébé » Diégo a été poignardé à l’extérieur d’un bar de Buenos Aires après avoir refusé de signer un autographe. D’après les témoins, Diego aurait craché au visage d’un fan qui lui demandait un autographe et a été tué au cours de la bagarre qui a suivi. Le fan a ensuite été tabassé à mort par la foule en colère.

Dans un café, une petite foule s’est rassemblée devant le téléviseur, attristée. Tous ont plus de trente ans. Un homme de haute taille –Theo Faron – se fraye un passage jusqu’au comptoir pour demander un café et paye.

… Né en 2009, fils de Marcello et Sylvia Ricardo, un couple d’ouvriers de Mendoza, il avait difficilement vécu la célébrité qui lui était tombée dessus en tant que plus jeune être humain du monde. Diego Ricardo, le plus jeune être humain de la planète avait 18 ans, quatre mois, 20 jours, 16 heures et 8 minutes.

Sa coupe à la main, Faron se fraye à nouveau un passage dans la petite foule pour sortir du café, tandis qu’une cliente se met à pleurer. Faron sort dans la rue animée, puis ayant marché une dizaine de mètres, pose sa coupe sur une boite à journaux et en ôte le couvercle, pour y ajouter le contenu d’un flacon qu’il sort de la poche de son manteau. Il range le flacon, prend la coupe pour la boire – quand soudain la devanture de la boutique d’où il venait de sortir explose. Plus tard, ayant repris son poste au Ministère de l’Energie, Faron constate que tous les employées, en larmes, regardent en boucle la nécrologie de Diégo Ricardo : tout au long de sa vie, Ricardo aura été un rappel tragique des 18 ans d’infertilité que l’Humanité endure et des conséquences de cette infertilité sur le monde contemporain. Alors Faron se lève de son poste et vient trouver son patron, M. Griffiths, et prétextant avoir été plus affecté qu’il ne le pensait par la mort de « Bébé » Ricardo, il demande de prendre son après-midi pour terminer son travail à la maison.

Sur les écrans de télévision du train, un spot de propagande défile : Paris, Moscou, Washington… toutes les capitales du monde sont tombées, il n’y a que la Grande-Bretagne qui tient bon. Tandis que Faron somnole sur son fauteuil dans le wagon au trois quart vide, le spot suivant rappelle qu’embaucher, nourrir ou fournir un abri à un immigrant illégal est un crime. Faron est tiré de sa somnolence par le bruit d’une pierre heurtant les fenêtres grillagées du wagon : une bande caillasse le train à son passage à l’air libre. Sur un des anciens panneaux publicitaires, quelqu’un a taggé un message à l’attention du dernier qui mourra : ne pas oublier d’éteindre la lumière.

Faron descend du train entièrement taggé, passe devant les policiers anti-émeutes armés de fusils mitrailleurs et les grilles qui retiennent la foule d’immigrés qui l’interpelle dans une langue étrangère, se dirigeant vers la sortie, au-dessus de laquelle défile le message lumineux selon lequel les passagers entrent en zone 2 et doivent tenir à disposition leurs papiers d’identité et leur ticket à tout moment. A l’extérieur de la gare, sur le parking, il retrouve un vieil homme aux cheveux longs, son ami Jasper. Comme celui-ci le conduit à sa maison de campagne, Jasper affirme que c’est le gouvernement qui a posé la bombe du café, car à chaque fois qu’un de leurs hommes politiques est en difficulté, une bombe explose. Ils passent alors devant un champ où l’on brûle des cadavres d’animaux. Faron avoue alors que c’est la seconde fois en un mois qu’il échappe à une telle explosion, et Jasper plaisante : il est heureux que Faron n’ait pas réclamé de la crème ou du sucre dans son café.

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