V pour Vendetta, le film de 2006 Feu vert cinéma

V For Vendetta (2006)

Sorti aux USA et en Angleterre le 17 mars 2006.
Sorti en France le 19 avril 2006.

De James McTeigue ; d'après la bande dessinée de Alan Moore et  David Lloyd ; avec Hugo Weaving, Natalie Portman, Rupert Graves, Stephen Rea, Stephen Fry, John Hurt, Tim Pigott-Smith, Roger Allam, Ben Miles, Sinéad Cusack, Natasha Wightman, John Standing, Eddie Marsan, Clive Ashborn.

Pour adultes.

Souviens-toi, souviens-toi du cinq novembre
De la trahison par la poudre à canon et du complot


Elle ne voit aucune raison pour que la trahison par la poudre à canon soit un jour oubliée. Mais qu’adviendra-t-il de l’homme ? Elle sait que son nom était Guy Fawkes, et je sais qu’en 1605 il tenta de faire sauter le Parlement anglais. Mais qui était-il vraiment ? à quoi ressemblait-il ?

1605. Un homme pousse un chariot rempli d’explosif dans un souterrain. À un bout, la porte s’ouvre brutalement et des gardes avec torches et des chiens se ruent dans le corridor. L’homme tente de s’enfuir… en vain, il est cerné. Il dégaine son épée. Capturé, il est conduit au gibet sous les huées de la foule.

On leur a dit de se souvenir de l’idée et non de l’homme, parce qu’un homme peut échouer. Il peut être capturé, il peut être tué et puis oublié. Mais quatre cents ans plus tard, une idée peut encore changer le monde. Elle a été le témoin direct de la puissance des idées. Elle a vu les gens tuer en leur nom et mourir en leur nom. Mais on n’embrasse pas une idée sur la bouche.

Devant le gibet, seule au milieu de la foule haineuse, une jeune femme pleure, tandis que l’on passe la corde au cou de Guy

Fawkes. Puis la trappe s’ouvre sous les pieds du comploteur.
On ne peut pas la toucher, ou la serrer dans ses bras. Les idées ne saignent pas, elles ne ressentent pas la souffrance. Elles ne peuvent pas tomber amoureuses. Et ce n’est pas une idée qui lui manquera. C’est un homme, un homme qui lui a fait se souvenir du cinq novembre. Un homme qu’elle n’oubliera jamais.

Le sermon télévisé d’un présentateur vedette. Celui-ci a lu que les ex-Etats-Unis étaient tellement en manque de fournitures médicales, qu’ils auraient envoyé plusieurs containers rempli de blé et de tabac, en signe de bonne volonté.

Un homme assis devant le miroir d’une une loge de théâtre où la télévision pérore, pose un masque sur son visage – le masque de Guy Fawkes. La télévision poursuit : pour le présentateur, il est grand temps que les anglais fassent savoir aux colonies ce qu’ils pensent réellement d’elles. Le moment est venu pour celles-ci de payer la fête du Thé qu’ils ont osé faire aux anglais il y a quelques centaines d’années.

Ailleurs dans une chambre, une jeune fille assise devant son miroir se met un rouge à lèvre provocateur, tandis que la télévision continue : il est tant pour le présentateur que la foule des anglais descende sur les docks et jettent la m… américaine là où tout ce qui sort du sphincter de l’Amerdique doit aller. L’Amerdique était un pays qui avait tout, absolument tout, et désormais, vingt ans après, qu’en reste-t-il ? La plus grande colonie de lépreux du monde entier. Pourquoi ? L’athéisme. Et le présentateur le répète tandis que la caméra serre encore davantage sur le visage bouffi de l’homme : l’athéisme. Cela n’a pas été la guerre qu’ils ont commencé, ni la peste qu’ils ont créé – cela a été le Jugement Divin qui les a frappé. Personne n’échappe à son passé, personne n’échappe au Jugement Divin.

Et à ces mots, l’homme masqué se lève et se charge de couteaux. Le présentateur à la télévision demande encore : est-ce ses spectateurs pensent que Dieu veille pas sur l’Angleterre ? Comment pourrait-on expliquer autrement ce qui est arrivé ? L’Angleterre a été mise à l’épreuve divine et elle s’en est sortie. L’Angleterre a fait ce qu’elle devait faire : Islington. Enfield. Le présentateur y était. Il a tout vu – les immigrants, les musulmans, les homosexuels, les terroristes, tous ces dégénérés porteurs de maladies – ils devaient tous partir.

Le présentateur hausse le ton : la force vient de l’unité ; l’unité vient de la foi. Il jure qu’il est un anglais redoutant la colère de Dieu et il en est fier. Dans sa chambre, la jeune femme répond que cela suffira et qu’elle le remercie beaucoup. Et elle éteint le téléviseur. Puis elle souffle un juron : sur un ticket, elle a rendez-vous avec un certain Gordon à une certaine adresse, et il est onze heures du soir.

Quand elle sort dans la rue obscure, une voix de femme répète dans les haut-parleurs qu’un couvre-feu jaune est désormais en vigueur, et que toute personne non autorisé pourra être arrêtée et c’est pour la protection des passants. En apercevant un homme sortir d’une maison, la jeune femme se dépêche de prendre une ruelle sombre. Elle butte alors dans un autre homme moustachu, beaucoup plus grand qu’elle, qui la retient. Elle s’excuse, prétend que son oncle est malade. L’autre homme qu’elle avait aperçu, un blond d’allure vicieuse – Willy, arrive dans le dos de la jeune femme, tandis que le moustachu lui demande de ce qu’il pense de l’oncle malade. Willy pense que c’est de la m… en barres.

Alors la jeune femme déclare qu’elle a fait une erreur : elle n’aurait pas dû enfreindre le couvre-feu, elle le sait. Alors le moustachu propose que la jeune femme les « soignent » avant d’aller s’occuper de son oncle, et comme Willy propose que la jeune femme le touche là où il est malade, c’est-à-dire, de l’entrejambe, la jeune femme sort un aérosol et crie de ne pas la toucher.

Le moustachu se met à rire : le chaton a des griffes ! Willy s’indigne : la jeune femme vient de les menacer, et le moustachu l’admet. Alors il sort sa plaque, marquée d’une croix de Lorraine sanglante sur un rectangle noir bordé d’or : si la jeune femme les a menacés, alors ils ont le droit faire appliquer la Justice de la manière qu’il leur plaira… Horrifiée, la jeune femme baisse son aérosol, réalisant qu’ils sont les Hommes du Doigt, et elle se répand en excuses. Le moustachu lui répond qu’elle n’est pas si désolée que cela, mais qu’elle le sera pour de vrai sous peu. Et il ajoute que si elle n’aura pas les fesses les plus douloureuses de Londres à la fin de la nuit, elle aura certainement les fesses les plus douloureuses du monde.

La jeune fille veut fuir. Elle est immédiatement saisie par un troisième homme armé d’une matraque. C’est alors qu’une voix s’élève dans la ruelle : c’est l’homme portant le masque de Guy Fawkes, qui déclare que les laideurs de la nature se multipliant, tendent à tourner autour de quelqu’un dont il ne précise pas le nom. Les violeurs du gouvernement lui crient de dégager, mais il sort un couteau, continuant de citer ce qui ressemble au début d’un roman de capes et d’épées : l’homme mystérieux dédaignait la fortune avec son acier brandi qui fumait du sang de ceux qu’il venait d’exécuter…

Le moustachu brandit sa plaque, répétant qu’ils sont les Hommes du Doigt. D’un coup de dague, l’homme au masque de Guy Fawkes coupe la plaque en deux, puis, comme doté d’une force surnaturelle repousse au loin le moustachu qui va s’écraser contre un mur.

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