Minuit à Paris, le film de 2011 Feu vert cinéma

Midnight In Paris (2011)

Sorti en France le 11 mai 2011.
Sorti aux USA le 20 mai 2011.
Sorti en Angleterre le 7 octobre 2011.
Sorti en blu-ray français le 12 octobre 2011 chez TF1 vidéo (français et anglais DTS HD MA 2.0, sous-titres français forcés, bandes annonces forcées).
Sorti en blu-ray américain le 20 décembre 2011 (anglais et français DTS HD MA 3.0 - probablement identique au français, sous-titres français, anglais et espagnol probablement non forcés, bonus différents de l'édition française).

De Woody Allen (également scénariste) ; avec Owen Wilson, Marion Cotillard, Rachel McAdams, Kathy Bates, Alison Pill, Tom Hiddleston, Corey Stoll, Daniel Lundh, Adrien Brody, Kurt Fuller, Marcial Di Fonzo Bo, Mimi Kennedy, Michael Sheen, Nina Arianda, Yves Heck, Sonia Rolland, Léa Seydoux, Gad Elmaleh, Tom Cordier.

Pour tout public.

Gilbert Pender est un scénariste à succès américain, qui voudrait écrire un roman, et profite pour se documenter de son voyage touristiques à Paris avec sa fiancée Inez, une blonde américaine jusqu’au bout des doigts, et pour rencontrer ses futurs beaux-parents. Pender s’émerveille de son expérience de la Ville-Lumière et voudrait convaincre Inez de s’y installer après leur mariage, mais cette idée rebute particulièrement Inez, notamment à cause de la pluie. Au contraire, Pender fait une fixation sur le Paris des années 1920 dégoulinant de pluie, avec tous les artistes et les écrivains qui y séjournaient alors…

Pender regrette ouvertement de n’être pas resté à Paris à écrire des romans plutôt que d’être retourné aux USA et s’être fait « piégé » par la machine à broyer de l’écriture de scénarios pour le cinéma : il lâcherait sa villa à Beverly Hills et sa piscine et tout le reste dans la seconde. Pour preuve de l’avantage de Paris, il fait admirer à sa fiancée une vue digne d’un tableau de Monet, à seulement une demi-heure de la capitale.

Inez répond à Pender qu’il est amoureux d’un fantasme. Pender réplique qu’il est amoureux d’elle. Puis Inez presse son fiancé de repartir pour retrouver ses parents à l’hôtel, des parents qui s’avèrent, prévisiblement, au moins aussi imperméable aux charmes de Paris que leur fille. Ce qui n’empêche pas Pender de reprendre son babillage sur comment il se voit passer toutes ses journées à arpenter les grands boulevards et à griffonner des notes sur son roman au Café de Flore – et de citer Ernest Hemingway : Paris est une fête ! Sa future belle-mêre lui rétorque alors sans se retourner qu’avec de tels embouteillages, la fête ne risque pas d’aller loin.

Au restaurant, Pender et sa future belle-famille portent un toast à la nouvelle entreprise que lance le futur beau-père en France. Ce dernier déclare alors que franchement, il n’est pas francophile. Et la futur belle-mère de renchérir que John hait la politique étrangère française, pas assez amicale vis-à-vis des américains ; Pender répond que l’on ne peut blâmer les Français de ne pas avoir suivi les USA dans le terrier de lapin irakien (référence à Alice au Pays des Merveilles).
La fiancée de Pender arrête immédiatement la conversation qu’elle prétend avoir déjà entendue, et Pender plaide alors que c’est la première fois qu’ils abordent le sujet et que c’est une bonne chose démocratiquement parlant que son futur beau-père et lui-même ne soient pas d’accord sur le sujet, son futur beau-père étant de la branche extrême du Parti Républicain et Pender pensant qu’il faudrait être un lunatique dément pour… Inez lui coupe à nouveau la parole, et comme piteusement, Pender essaie de faire valoir que les parents d’Inez respectent son point de vue – les parents d’Inez se taisent.

Inez veut désormais que la conversation se tienne sur les préparatifs du mariage, et Pender plie. Sauf qu’arrive un couple d’amis de Inez, Paul et Carol Bates, et les préparatifs du mariage sont immédiatement mis de côtés. La visite n’était pas prévue : Paul Bates a été invité à Paris pour faire une conférence à la Sorbonne. Inez est enthousiaste et complimente Paul, qui propose de passer leur séjour en France ensemble. Pender est gêné car ils avaient, selon lui, pas mal d’obligations, mais Inez n’est pas de cet avis.

Carol propose d’aller à Versailles ensemble dès le lendemain – et Inez déclare immédiatement mourir d’envie de voir Versailles. Pender objecte qu’ils étaient censés aller déjeuner chez Lipp. Inez prétend n’être pas au courant, et Pender repart sur son thème favori : il a eu un professeur qui a vraiment vu James Joyce à la brasserie Lipp, et Joyce y mangeait de la choucroute et des saucisses de Frankfort. Un ange passe. Puis Inez demande si c’est la fin de l’anecdote, et conclut que elle et Pender adoreront visiter Versailles avec les Bates.

Le soir venu, Inez exige que son fiancé se montre moins anti-social le lendemain à Versailles. Pender nie avoir été anti-social. Inez affirme que les Bates pouvaient parfaitement voir que Pender ne voulait pas aller à Versailles. Pender répond qu’il peut ne pas avoir autant envie de voir Versailles. Inez insiste alors sur le fait que Paul Bates est brillant et qu’elle craquait pour lui à l’université. Et Carol Bates est très vive.

Mais pour Pender, Paul Bates n’est qu’un intello à la vue étriquée. Inez objecte que si c’était le cas, Paul Bates ne ferait pas une conférence à la Sorbonne. Inez suggère alors que Pender soumette le manuscrit de son roman à Paul Bates, qui pourra ainsi en critiquer le style et lui expliquer pourquoi Pender a tant de mal à écrire. Pender réplique qu’il a du mal à écrire parce qu’il n’est qu’un parachuté d’Hollywood qui n’a pas d’expérience dans la véritable littérature. Inez demande alors à son fiancé de lui promettre que s’il n’arrive à rien avec ce livre-là, il abandonnera son idée et reviendra à faire ce qu’il sait le mieux faire : les studios l’adorent, ils le réclament.

Le lendemain, Paul Bates leur fait une visite guidée de Versailles et de ses jardins, effectivement uniquement basée sur une liste de détails sans intérêt rappelant un quizz de jeu télévisé, et de banalités. Et quand Inez annonce qu’elle veut une villa à Malibu, Pender déclare qu’il rêve d’habiter sous un toit parisien. Paul Bates descend en flammes Pender en ajoutant qu’il ne manque que la tuberculose, et Inez approuve, et continue d’enfoncer son fiancé en déclarant à Paul que le problème est que Pender n’est pas vraiment certain qu’il est capable d’écrire un roman, et propose que Pender parle de son personnage principal à Paul. Paul refuse car il ne discute jamais de son travail d’auteur.

Puis Inez précise que Pender travaille dans un grenier rempli d’antiquités, Paul et Carol demandent qui voudraient vivre ainsi. Inez insiste : les gens qui vivent dans le passé, qui pensent qu’ils auraient été plus heureux à une époque plus ancienne. Et comme Paul demande à Pender à quelle époque il aurait aimé vivre, Inez ne laisse même pas son fiancé répondre : dans le Paris des années 1920, sous la pluie. À l’époque où la pluie n’était pas acide, rappelle. Paul admet que la nostalgie est un déni, le déni d’un présent douloureux. Inez insiste lourdement : son fiancé est un romantique, qui serait plus qu’heureux de vivre dans un déni perpétuel. Paul ajoute le détail qui tue : le nom médical pour ce mensonge est le syndrome de l’Age d’Or – l’idée fausse que l’époque passée dont on rêve est meilleure que l’époque dans laquelle on vit…

Le soir venu, Inez accepte d’aller danser avec Paul et Carol – mais Pender veut prendre l’air et se coucher, tandis que Carol offre de prêter son mari à Inez durant la soirée. Ils se séparent, et Paul promet de prendre soin de Inez, tandis qu’Inez s’inquiète que son fiancée décide de se promener à pieds au lieu de prendre un taxi, sinon il se perdra.

Pender part à pieds quand même… et se perd. Il finit par s’asseoir sur des marches dans une rue déserte quand sonnent les douze coups de minuit. Il est alors interpellé par de joyeux fêtards à bord d’un taxi à l’ancienne. L’un des fêtards parle anglais et descend pour l’inviter à monter dans le taxi, un cigare et un verre de champagne à la main. Pender croit d’abord que l’américain l’a confondu avec quelqu’un d’autre – puis s’émerveille quant au modèle du taxi – un modèle Peugeot de collection qui ferait le bonheur d’un de ses amis de Beverly Hills. Comme l’américain lui tend le verre de champagne et l’invite à nouveau, Pender cède et monte dans le taxi.
Les deux femmes et les deux hommes à bord sont habillés comme dans les années 1920 et se rendent à une fête où tout le monde est habillé comme dans les années 1920, les lieux sont décorés comme dans les années 1920 – tandis que la musique est assurée par un pianiste chanteur interprétant « Let’s Do It (Let’s fall in love) » de Cole Porter.

Et comme Pender ouvre des grands yeux, il est abordé par une petite blonde – américaine, si l’état d’Alabama est américain – qui lui demande ce qu’il fait comme métier. Comme Pender déclare travailler sur un roman, elle se présente comme étant Zelda, et appelle son mari, Scott et lui présente un écrivain de… Californie, explique Pender. Scott, un grand blond, se présente comme étant Scott Fitzgerald. Alors Pender bafouille, troublé : le couple porte les mêmes noms que… c’est une coïncidence, et il regardait le pianiste et se disait qu’il avait vu ce visage-là sur une vieille partition et… qu’il ne pouvait être l’auteur de cette musique. Scott et Zelda Fitzgerald regardent alors Pender, très surpris.

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