Population Zéro, le film de 1972 Feu vert cinéma

ZPG - Zero Population Growth (1972)
Traduction du titre original : PCZ - Population Croissance Zéro.
Autres titres : P-Population.

Sorti aux USA le 25 mai 1972.
Sorti en blu-ray américain le 28 mars 2017 (probablement Région A, Kino Lorber).

De Michael Campus ; sur un scénario de Frank De Felitta et de Max Ehrlich ; avec Oliver Reed, Geraldine Chaplin, Don Gordon.

Une cité de béton noyé du brouillard de la pollution, survolée par un œuf aéroportée de la police. Les haut-parleurs réclament toute leur attention aux citoyens rassemblés en contrebas, tous munis d’un appareil respiratoire et de lampes frontales : ils doivent attendre une annonce importante du Président de la Société – l’annonce leur donnera le résultat de la délibération du Conseil Mondial.

Confortablement installé à son bureau au sommet de sa tour, le Président de la Société demande combien de temps il a encore avant le début de la retransmission. On lui répond : six secondes. L’homme en complet veston, cheveux poivre-sel et lunettes d’écailles répète alors plusieurs fois sa première phrase pour entendre comment elle sonne… « Mes camarades citoyens… » Puis la retransmission commence : c’est avec un cœur lourd que le Président annonce les résultats du Conseil ; après avoir délibéré en session continue depuis quatre mois, cherchant sans cesse une solution au problème dévastateur de la surpopulation, qui menace de détruire ce qui reste de leur planète – le Conseil Fédéral Mondial a considéré et rejeté toutes les demi-mesures proposées par les congrès scientifiques variés régionaux.

Le Conseil a également rejeté les propositions concernant l’euthanasie sélective et la stérilisation de masse de la population. Connaissant les sacrifices qu’implique sa décision, le Conseil Mondial est néanmoins parvenu à une décision unanime. Le Président cite : parce qu’il a été approuvé par les nations du monde que la Terre ne peut pas supporter plus longtemps l’augmentation continue de la population, dès ce jour, le premier janvier, l’Amérique se joint à toutes les nations du monde pour publier l’édit suivant : les grossesses sont désormais interdites. Dehors, dans le brouillard, les gens crient leur désapprobation. Pendant ce temps, le Président poursuit : la conception d’un enfant doit devenir le plus grave des crimes, punissable par la mort. Les femmes qui sont actuellement enceintes devront se rendre à l’hôpital pour y être enregistrée. Et le Président d’honnêtement requérir la coopération de la population dans cet ultime effort de survie de l’espèce humaine.

Dans un hôpital, un médecin se penche sur un nourrisson pour vérifier que l’implant électronique est bon – John Graham 77-34-575 annonce l’infirmière à sa collègue, qui entre alors le numéro dans un ordinateur. Puis l’infirmière apporte un autre bébé, cette fois de sexe féminin. Le médecin commente : il faut traiter la petite fille en douceur – ils n’en verront plus comme elle avant les trente prochaines années… Et d’imprimer dans l’os frontal du bébé son numéro d’immatriculation.
Bienvenue au Pays des Bébés , dit la voix de femme douce dans les haut-parleurs de la nurserie : c’est le premier jour de leur vie, et seulement le début du bonheur certain les attends. Les portes sont toujours ouvertes, et ils entreront comme hommes et comme femmes, pour repartir comme une famille.

Une longue file d’attente encombre les escaliers, et le couple de tête reçoit une grande poupée bouclée aux yeux bleus d’un homme barbu réjouis qui leur explique qu’après tout ils ont huit années pour améliorer le premier modèle du temps de l’Édit – à cette époque, ces modèles n’étaient qu’à peine plus que des jouets. Mais ils ont faits d’énormes progrès : ils peuvent être joyeux ou grincheux – ils pleurent de vraies larmes, et ils ont une température corporelle de 37 degrés Celsius – sauf quand ils tombent malades : ils sont conçus pour faire toutes les maladies infantiles. Rien de grave, juste assez pour tenir la maman constamment occupée. La jeune femme répond que la poupée est adorable, mais n’ont-ils pas un modèle plus jeune ? Le vendeur barbu présente ses excuses : ils sont à court de poupons, on ne les fabrique pas assez vite. Et le marché de l’occasion est trop faible : certaines mamans ne supportent pas de voir leur petit grandir…

Derrière le jeune couple, on s’impatiente : un homme lance à la jeune femme de se décider – ils ont attendu toute la journée. La jeune femme se décide : ils prennent la poupée. Le vendeur barbu demande alors s’ils ont un nom pour la « petite fille », parce qu’ils ont besoin d’un nom pour la programmer. La jeune femme répond qu’ils l’appelleront Bonnie, comme sa mère à elle. Aussitôt le vendeur appuie sur quelques touches de sa consoles puis récupère un boitier qu’il enfonce à l’arrière du crâne de la poupée, sous les cheveux blonds bouclés. Pendant ce temps, la voix de femme dans les haut-parleurs annonce que les nouveaux parents ne devront pas oublier de se rendre au Conseil du logement pour mettre leur nom sur la liste d’attente pour un logement plus spacieux, seulement l’un des nombreux avantages qu’apporte chaque enfant du Pays des Bébés…

Le vendeur barbu place ensuite la « petite fille » derrière un petit chariot contenant un chien en peluche et demande à la « jeune maman » de l’appeler. La jeune femme hésite, puis appelle deux fois la poupée par son prénom. Avec un bourdonnement, la poupée se met à pousser le chariot dans la direction de ses « parents ». Un nouveau bourdonnement, et la poupée appelle la jeune femme « Maman ». Puis déclare qu’elle sa maman, et que l’homme est son papa, et quelle est leur Bonnie et qu’elle aime sa maman. Et la jeune femme prend la poupée dans ses bras en répondant qu’elle aime aussi sa Bonnie. Alors une autre jeune femme - Carol - qui était la suivante avec son mari - Russ - dans la file d’attente, supplie alors son mari de la sortir de là – deux fois. Puis le haut-parleur appelle le couple suivant. Russ ne bouge pas, mais Carol fait volte-face et s’enfuit. Russ finit par la suivre, laissant derrière eux la pancarte : « un bébé, c’est à jamais ».

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