
The Owl Service S01E06 : Chapitre Six (1970)
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Ici la page Amazon.fr du blu-ray NETWORK DVD (pas de version française, apparemment épuisé)
The Owl Service S01E06 : The Missing Key (1970)
Traduction : le service de la chouette, la clé qui manque.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacré à la série The Owl Service 1969.
Noter que les épisodes originaux n'ont pas de titres, mais la page IMDB en donne.
Diffusé en Angleterre le 25 janvier 1970 sur ITV UK en noir et blanc.
Rediffusé sur ITV en 1978, sur CHANNEL 4 en 1987.
Sorti en DVD anglais NETWORK DVD UK le 28 avril 2008.
Sorti en blu-ray anglais NETWORK DVD UK le (image avec dommages légers de temps à autre, son correct, détails HD fins absents même avec mise à échelle 4K, commentaires audios d’un intérêt très limité, mais deux interviews d’Alan Garner).
De Alan Garner, d’après son roman de 1967, réalisé par Peter Plummer, (également producteur); avec Gillian Hills, Michael Holden, Francis Wallis, Edwin Richfield, Dorothy Edwards, Raymond Llewellyn.
Pour adultes et adolescents.
(fantasy, possession, mystère, horreur) Furieux, Gwyn monte quatre à quatre les escaliers menant aux chambres des domestiques. Il trouve sa mère en train de faire sa valise. Apercevant le reflet de son fils silencieux dans le miroir, elle se retourne et lui demande où il était.
« Dehors… » répond laconiquement Gwyn. « Où ? » insiste sa mère. « Dehors ! » rétorque Gwyn.
Sa mère se plaint : « Du joli temps que j’ai perdu à me débrouiller sans aide ! » Ce à quoi Gwyn répond, lui tournant le dos : « Crève, misérable vache. »
Sa mère ironise : « C’est donc cela qu’on t’enseigne à l’école ? — Si seulement… » réplique Gwyn, les joues empourprées, toujours sans se retourner : « Une médaille en Grossierté… ça, ça vaudrait la peine d’être décroché ! »
Bougeonnant, sa mère l’écarte sans ménagement du chemin pour continuer de vider ses tiroirs.
Alors seulement Gwyn réalise : « Qu’est-ce que c’est que ce cirque ? » Sa mère se retourne pour le confronter : « Bien questionné, mais j’ai d’abord un compte à régler avec toi. — Qu’est-ce que tu fais ? — Je vide les lieux ! »
Gwyn palit : « Non ! » et sa mère de sourire : « Je le lui ai dit ! » La voix de Gwyn est montée dans les aigus : « On s’en va ?!? — 48 heures à partir de demain, je lui ai dit, et je ne veux pas de lettres de recommandations, oh ça non ! Je m’en vais, je lui ai dit ! »
Elle pose une photo richement encadrée sur la pile de linge dans sa voiture : celle d’un gentleman fumant avec classe sa cigarette… » Gwyn n’en revient toujours pas : « Seulement deux jours encore ? »
La main de sa mère cache brièvement le visage de l’homme aux yeux de son fils, puis comme elle réalise que ce dernier n’a rien remarqué, sa main se retire. Gwyn supplie : « Man, pas de suite ! » Elle l’écarte à nouveau de son chemin… « S’il te plait !!! » … puis elle se ravise et le confronte à nouveau : « Comment l’a-t-il découvert ? Qu’est-ce que tu es allé dire dans mon dos ? — Mais rien, Man !!! — Personne ne sait ce que j’ai fait de cette clé ! Personne !!! »
Puis sa mère accuse : « C’est toi, hein ?!? à me savonner de tes douces paroles puis courir après tout leur rapporter !!! »
Gwyn proteste : « Non !!! Quelle clé ? — Après tout ce que j’ai fait pour toi, aller tout leur rapporter !!! Oh, tu crois que tu fais parti de leur clan à présent, c’est ça ? Mais tu sais qui tu es, n’est-ce pas ? Ah ça oui, mon gars, oui… »
Sa mère le saisit par le col et sourit, le faisant reculer : « Tu sais bien où tu vas te retrouver le mois prochain… Derrière ce comptoir à la Coopérative ! » Puis elle passe devant lui en lançant : « C’est là où tu finiras, gamin ! »
Gwyn est à nouveau tout rouge, semble lutter puis bégaye : « Je… je reviendrais, quand tu seras plus aimable… »
Et il se précipite hors de la chambre, refermant la porte, pour descendre rapidement une première volée de marche. A la seconde volée de marche, il ralentit pour descendre pas à pas, puis s’arrêter au milieu de la quatrième volée après le palier de l’horloge, et s’asseoir tête basse et cacher son visage pour pleurer.
C’est alors que Roger et Alison descendent à leur tour l’escalier, marquent un temps d’arrêt — et font mine de ne rien remarquer pour passer sur le côté. Gwyn réalise que quelqu’un est passé, et regardant en direction du palier suivant, aperçoit à travers les barreaux de la rampe Alison qui regardait encore de son côté en s’en allant.
Roger et Alison se sont en fait réfugié dans la pièce qui sert de laboratoire de Roger — lequel s’indigne : « Absolument embarrassant — dégoûtant !!! »
Alison proteste : « Et toi, t’as jamais pleuré de ta vie ? Jamais ? — Ne fais pas l’idiote ! rétorque Roger. Alison ajoute : « Tu n’as pas répondu à ma question ! »
Roger prend un air dégagé mais reste dos tourné à demi-sœur : « Eh bien, peut-être il y a des années de ça, mais pas récemment ; et certainement pas en public ! »
Cela semble piquer au vif Alison, qui rétorque, venimeuse : « Et quand ta mère t’a abandonné ? Hein ? » Roger devient tout rouge, et toujours sans se retourner répond : « La ferme ! »
Alison referme la porte derrière elle et s’indigne : « Ne sois pas vulgaire ! » Mais déjà Roger menace : « Tu n’as encore rien entendu… » Alison proteste : « Je t’ai seulement posé la question ! »
Et Roger se retourne, grimaçant et haussant le ton : « Et moi je te dis seulement de la fermer !!! »
Mais Alison ne la ferme pas : « Je ne sais pas pourquoi t’es si sensible au sujet de tes parents : tu t’es plutôt bien débrouiller sans — ou en tout cas ton père … — Laisse mon père en de… — Clive est gentil mais il est plutôt genre diamant brut, non ? L’entourage de ma mère a été très surpris de la voir l’épouser. »
Roger rétorque : « Oui, elle a été du genre plutôt rapide à lui sauter dessus pour une veuve !!! Est-ce qu’elle retrouve toujours le chemin du plus gros chéquier ? »
Alison a l’air choquée et ne répond qu’en soufflant : « Roger ! »
Tous les deux baissent leurs yeux et se taisent. Puis Alison bredouille : « Je… je crois que je ferais mieux de partir et d’aller voir ce qu’il y a avec Gwyn… »
Apparemment calmé, Roger répond : « Eh bien, quoi qu’il t’en coûte, qu’il en soit ainsi. » Il ajoute cependant : « Mais si j’étais toi, je serai bien de le laisser seul : d’ici deux jours, tu n’auras plus de problème. »
Alison rétorque : « Tu es haineux ! » Roger garde contenance et faussement aimable il se rapproche d’un pas et explique : « Eh bien, Allie… écoute, cet endroit sera bien plus agréable sans ces deux bizarros — admets-le ! »
Puis il accuse : « Je ne serai pas surpris si toute l’affaire était un coup monté par ces deux-là et ce débile de jardinier, pour nous faire peur et nous obliger à vider les lieux ! » Roger sourit : « … Pour pouvoir tranquillement déterrer le trésor ! » Puis malicieusement il ajoute : « Ou bien la maison serait-elle le centre nerveux même de la contrebande de Whisky gallois, tu crois pas ? »
Alison déclare, faussement souriante : « Tu n’es même pas drôle, et de loin… » Puis elle prend Roger à témoin : « Ecoute : tu sais que ce que Gwyn m’a dit était logique, et si c’était n’importe qui d’autre, tu serais d’accord avec moi… »
Roger s’indigne : « Cette foutaise à propos de fils et de piles électriques ? » Il se détourne et Alison insiste : « Oui, et tu le sens qu’il a raison, je sais que tu le sens ! Parce que tu ne supportes pas de penser qu’il pourrait être plus intelligent que toi, c’est ça ton problème ! Jamais de ta vie tu n’aurais pu te dépasser de la manière dont Gwyn l’a fait… »
Roger est à nouveau piqué au vif et revient, haussant à nouveau le ton : « T’appelles ça se dépasser ? Ces fadaises, ces balivernes ? Oh il est malin, trop malin – il t’avait déjà mise dans la poche le jour d’après que tu aies trouvé ces assiettes, n’est-ce pas ? En seulement un jour ! Oh oui, il est malin, ça oui. »
Alison, qui avait baissé les yeux, relève la tête : « Il l’a su instinctivement !!! Il est chez lui ici ! » Roger revient à la charge : « Instinctivement ? Au moins admets-le : il veut y croire ! Lui et le jardinier se renvoient la balle : tu peux te persuader de n’importe quoi si tu t’obstines ! »
Alison répond, plus doucement : « Comme à présent ? »









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Blake 7, la série télévisée de 1978
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Blake 7 (1978)
Quatre saisons de 13 épisodes.
Diffusé en Angleterre à partir du 2 janvier 1978 sur la BBC 1 UK.
Sorti en DVD anglais coffret Saison 1 le 1er mars 2004 (5 DVD, anglais 2.0 sous-titré, pas de version française).
Première saison annoncé en blu-ray nouveau transfert, effets spéciaux refaits le 11 novembre 2024.
De Terry Nation ; avec Michael Keating, Paul Darrow, Peter Tuddenham, Jan Chappell, Jacqueline Pearce, Gareth Thomas, Sally Knyvette.
Pour adultes et adolescents.
Héros amnésique de la résistance contre l'Administration de la Cité, Roj Blake est condamné pour un crime qu'il n'a pas commis afin d'être discrédité et embarqué à bord d'un vaisseau en partance pour une colonie pénitentiaire de l'Espace - où il sera probablement exécuté à son arrivé. Après une tentative ratée de pirater le vaisseau, on l'envoie explorer un vaisseau extraterrestre avec ses deux complices, mais au lieu de devenir fou comme les précédents prisonniers envoyés à bord, Roj déjoue le piège et devient maître du vaisseau extraterrestre, avec lequel il espère abattre les dictateurs terriens.






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Saison 1 (1978 - 13 épisodes)
Blake 7 S01E01: Le chemin du retour (The Way Back)
Blake 7 S01E02: Chute dans l'Espace (Space Fall, dénouement spatial)
Blake 7 S01E03: Alpha du Cygne (Cygnus Alpha)
Blake 7 S01E04: L'escouade temporelle (Time Squad)
Blake 7 S01E05: La toile (The Web)
Blake 7 S01E06: Traque / Localisation / Destruction (Seek-Locate-Destroy)
Blake 7 S01E07: Mission pour Destinée (Mission to Destiny)
Blake 7 S01E08: Duel (Duel)
Blake 7 S01E09: Projet Avalon (Project Avalon)
Blake 7 S01E10: Avarie (Breakdown)
Blake 7 S01E11: Mise à prix (Bounty)
Blake 7 S01E12: Livraison (Deliverance)
Blake 7 S01E13: Orac (Orac)
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Saison 2 (1979 - 13 épisodes)
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Saison 3 (1980 - 13 épisodes)
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Saison 4 (1981 - 13 épisodes)
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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cette série télévisée.
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Monstres et merveilles S01E05: Le Soldat et la Mort (1988)
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Ici la page Amazon.fr du dvd français de la saison 1 première partie (seulement version française ?)
Ici la page Amazon.fr du dvd français de la saison 1 seconde partie (seulement version française ?)
Ici la page Amazon.fr du dvd français de la saison 1 troisième partie (seulement version française ?)
Ici la page Amazon.fr du coffret 2dvd espagnol intégrale saison 1 au moins la version originale et espagnole.
Ici la page Amazon.fr du coffret 2dvd espagnol intégrale saison 2 au moins la version originale et espagnole.
The Storyteller S01E05: The Soldier and Death (1988)
Traduction : le conteur : le Soldat et la Mort.
Titre français : Monstres et merveilles, Le Soldat et la Mort.
Ici l'épisode complet en streaming HD gratuit avec publicité sur Youtube.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacrée à la série Monstres et Merveilles.
Diffusé aux USA le 15 mai 1988 sur HBO US.
Diffusé en Angleterre à partir du 12 juin 1988.
Diffusé en France d'abord sur Antenne 2 puis rediffusée sur France 3, Canal J et Ciné FX.
Annoncée aux USA au cinéma le 6 août 2024 (intégrale saison 1 remonté en film).
Sorti dvd anglais S1A le 22 mars 2004 et S1B 17 mai 2004.
Sorti dvd allemand S1 le 1er janvier 2006, pas de VF.
Première saison sortie en dvd espagnol le 29 août 2021 version française incluse,
Seconde saison en dvd espagnol le 25 septembre 2021 vf incluse.
De Jim Henson, sur un scénario de Anthony Minghella ; avec John Hurt, Brian Henson, Bob Peck, Stuart Richman, Walter Sparrow, David Fleeshman.
(Anthologie fantastique et fantasy) A un millier de miles de tout, après vingt ans de guerre, un soldat, une âme honnête, avec pas même une piècette en poche, et seulement trois biscuits secs pour poursuivre sa longue route à venir ; il appartenait au régiment des Hussards royaux.
Un jour, il croisa un vieux mendiant qui ne savait pas jouer du violon, que le soldat voulu accompagner en sifflant, lui qui ne savait pas siffler. Mais cela les rendit heureux tous les deux. A la fin de la chanson, le soldat ne pouvait rien lui donner que l’un de ses trois biscuits. Le mendiant accepta le biscuit : « Vous êtes une âme honnête, mais vous avez besoin d’un meilleur sifflet. »
Et comme le soldat reprenait sa route, il arriva de manière tout à fait curieuse, qu’il s’était mis à siffler juste et incroyablement habilement. Il continua de siffler tout le long de la route jusqu’à croiser un second petit vieux qui jouait du tambour. Lui siffla, l’autre joua, le soldat offrit son second biscuit, et d’un coup le soldat dansait et sautait extraordinairement.
Puis il croisa un joueur de cartes, qui après une partie très plaisante lui demanda une pièce. Le soldat aurait voulu lui donner plus, voulut offrir son dernier biscuit, et réalisa qu’il avait très faim. Alors il cassa le biscuit en deux, pour le partager, mais réalisa qu’il ne pouvait donner moins à ce mendiant-là qu’aux deux autres, alors il donna les deux moitiés au vieillard, qui déclara : « Vous êtes un homme bon, et vous méritez plus de chance que d’en être à son dernier biscuit. »











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The Owl Service S01E05: Chapitre cinq (1970)
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Ici la page Amazon.fr du blu-ray NETWORK DVD (pas de version française, apparemment épuisé)
The Owl Service S01E05 : Betrayal (1970)
Traduction : le service de la chouette, Trahison.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacré à la série The Owl Service 1969.
Noter que les épisodes originaux n'ont pas de titres, mais la page IMDB en donne.
Diffusé en Angleterre le 18 janvier 1970 sur ITV UK en noir et blanc.
Rediffusé sur ITV en 1978, sur CHANNEL 4 en 1987.
Sorti en DVD anglais NETWORK DVD UK le 28 avril 2008.
Sorti en blu-ray anglais NETWORK DVD UK le (image avec dommages légers de temps à autre, son correct, détails HD fins absents même avec mise à échelle 4K, commentaires audios d’un intérêt très limité, mais deux interviews d’Alan Garner).
De Alan Garner, d’après son roman de 1967, réalisé par Peter Plummer, (également producteur); avec Gillian Hills, Michael Holden, Francis Wallis, Edwin Richfield, Dorothy Edwards, Raymond Llewellyn.
Pour adultes et adolescents.
(fantasy, possession, mystère, horreur) Alison et Gwyn rentrent ensemble sur un chemin forestier, se croyant à l'abri des regards indiscrets. Alison tient à lui préciser qu'elle ne se moquait pas de lui. Gwyn ne répond pas et déclare qu'à Aber, ils veulent qu'il continue ses études. Alison sourit et répond qu'elle peut voir que dans à peu près trente ans, il aura remplacé le professeur de l'école.
Gwyn veut bien en sourire, avant d'assurer : "Pas moi..." et d'expliquer : "Il faut que je dégage d'ici : il n'y a rien d'autre que des moutons..." Cela semble choquer Alison : "Mais je croyais que ça voulait dire beaucoup pour toi !" Gwyn répond : "C'est vrai, mais les sentiments ne nourrissent pas."
Alison demande : "Qu'est-ce que tu vas faire ?" Gwyn finit par répondre : "Pour l'heure, le plus probable est que je me retrouve assis derrière le comptoir de la Coopérative d'ici deux mois." Alison semble indignée : "Non !!!" et Gwyn confirme : "Oh que oui !" Alison interroge : "Mais pourquoi ?" Gwyn répond : "Ma mère pense que c'est une bonne idée."
Alison ne comprend pas : "Mais elle a dû travailler pour payer tes études ! Je veux dire, pourquoi tout gâcher ?" Gwyn fait mine d'être philosophe : "Oh, ma mère est ambitieuse... Mais son horizon ne dépasse pas dix centimètres de haut." Ils retournent le chemin le long du versant herbu : "Tant que je porterai un costume tous les jours, ça fera le bonheur de ma mère : tous les autres garçons dans la rue portent des salopettes."
Alison soupire : "Oh, quelle femme stupide !" et comme Gwyn monte la pente herbue, et qu'Alison semble être à la peine, il l'encourage : "Allez, escaladons cette montagne galloise métamorphique . La pente est abrupte, mais toute la vallée se révèle derrière eux, faites de prés bordés de rangées d'arbres, tandis qu'à leur hauteur, l'herbe devient rase.
En bas, dans la forêt, Roger semble errer, serrant contre lui son appareil photographique monté sur trépieds, son pull et sa sacoche. Il trébuche, heurte des branchages et semble soudain prisonnier d'une cage de branches mortes. A l'opposé, Alison et Gynn sont arrivés sur la crête, et semblent libres comme l'air. Gwyn dit à Alison de marcher jusqu'à un rocher qu'il pointe, droit devant eux. "C'est quel rocher ?" demande Alison. "La pierre du Corbeau, répond Gwyn : tu verras..."
Alison se hâte, Gwyn la suit, et arrivée la jeune fille s'émerveille : "Mince ! C'est superbe." Gwyn demande : "Jamais été ici avant ?" Alison assure : "Jamais !" Gwyn répond : "Pas mal, hein ?"
Alison demande : "Comment l'herbe arrive à pousser ?" et Gwyn répond, docte : "Ce sont les moutons, le problème... Lewis Jones le museur les sélectionne pour qu'ils aient la patte gauche plus courte, et Gareth Pugh, avec la patte droite plus courte..." Alison regarde Gwyn, se demandant où il veut en venir et Gwyn pointe son doigt : "Voici la clôture qui les sépare, tu vois... Juste là sur la montagne."
Puis Gwyn explique : "Les moutons du Museurs mangent de droite à gauche, et ceux de Gareth de gauche à droite tout le long de la pente ; quand ils atteignent la clôture, ils doivent marcher en arrière et recommencer."
Cela semble chagriner Alison : "Est-ce que ce n'est pas cruel envers les moutons ?" Gwyn demande : "Pourquoi ?" Alison hausse les épaules : "Et quand ils sont sur terrain plat ?" Gwyn assure : "Non, non, il y a des béquilles spéciales pour pattes courtes appelées pattes-de-mouton-agile, c'est de l'ancien artisanat gallois... Ils avaient l'habitude de les tailler durant les longues veillées d'hiver, mais aujourd'hui ils sont surtout en fibre de verre."
Alison est impressionnée : "Mince !" répète-t-elle. Gwyn assure : "Oh, il y a plus de choses à savoir sur l'élevage que certains pensent."
Pensive, Alison le concède, mais quand la jeune fille se retourne, Gwyn est agenouillé dans l'herbe, tête basse, à se tenir les côtes, les épaules agitées de soubresauts. Alison s'alarme : "Qu'est-ce qui se passe ?" Gwyn relève la tête et éclate de rire et bredouille, s'étouffant à moitié : "C'est une vieille coutume galloise !... ça s'appelle, savonner le Saxon !!!" Il se relève, détale pour s'arrêter juste un peu plus bas et pointer du doigt Alison, qui s'exclame : "Quoi ?"
Puis elle réalise : "Oooh !!! Et dire que je t'ai cru !!!"








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The Owl Service S01E04: Chapitre quatre (1970)
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Ici la page Amazon.fr du blu-ray NETWORK DVD (pas de version française, apparemment épuisé)
The Owl Service S01E04 : The Plates Are Hidden (1970)
Traduction : le service de la chouette, les assiettes sont cachées.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacré à la série télévisée The Owl Service (1969)
Noter que les épisodes originaux n'ont pas de titres, mais la page IMDB en donne.
Diffusé en Angleterre le 11 janvier 1970 sur ITV UK en noir et blanc.
Rediffusé sur ITV en 1978, sur CHANNEL 4 en 1987.
Sorti en DVD anglais NETWORK DVD UK le 28 avril 2008.
Sorti en blu-ray anglais NETWORK DVD UK le (image avec dommages légers de temps à autre, son correct, détails HD fins absents même avec mise à échelle 4K, commentaires audios d’un intérêt très limité, mais deux interviews d’Alan Garner).
De Alan Garner, d’après son roman de 1967, réalisé par Peter Plummer, (également producteur); avec Gillian Hills, Michael Holden, Francis Wallis, Edwin Richfield, Dorothy Edwards, Raymond Llewellyn.
Pour adultes et adolescents.
(fantasy, possession, mystère, horreur) Ce matin-là, Alison retrouve son beau-père (Clive) sur le parvis du manoir, alors qu'il lave sa voiture. Comme elle ne dit rien, il remarque : "Je te trouve un peu à cran ce matin, tu es sûre que tout va bien ?" La jeune fille ne répond rien, recoiffe ses mèches soulevées par le vent.
Comme Clive déplace son seau pour éponger l'arrière de sa voiture, elle fait mine de le rejoindre, puis se détourne en poussant un gros soupir et s'adosse à la portière arrière. Clive conseille : "Il ne faut pas forcer les choses, tu sais... Ce n'est pas bon pour une jeune demoiselle." Alison finit par répondre : "Je vais bien, merci... C'est juste que je ne suis pas tout à fait réveillée, c'est tout ! Je suis toujours comme ça si je me lève trop tard."
"Hé bien, propose Clive, dois-je prendre notre vieille Nancy à rebrousse-poil pour qu'elle te fasse ton œuf poché ? On a gardé ton petit-déjeuner aussi longtemps que l'on pouvait mais il a tourné." Alison répond : "Non, vraiment, Clive, ça ira pour moi." La jeune fille soupire à nouveau, puis : "Je pense que je vais aller prendre un bol d'air frais." Clive répond "Bien dit !" et se met à frotter le capot arrière de sa voiture.
Alison fait mine de partir et de se raviser : "Oh ! Où est Roger ?" Clive réfléchit : "Il doit gâcher de la pellicule, sécher ses clichés, je pense... De toute manière, il a dit de ne pas le déranger." Alison répond : "Pas grave, je reviens vite." Alison repart côté maison, mais Clive la rattrape : "Tu te souviens de ce que Margaret a dit, n'est-ce pas ?" et Alison répond sagement : "Oui, Clive." Son beau-père insiste : "Les mères ne peuvent pas s'empêcher de s'inquiéter, tu sais ?" Alison répond : "Non, Clive." Et de repartir vers le perron du manoir juste à côté.
Clive insiste encore : "Et il lui tient à cœur de te protéger au mieux !" Dépassant le perron, Alison répond encore "Oui, Clive." Clive ajoute : "Nous voulons que tu t'amuses ! C'est pour ça que nous sommes tous ici, tu sais !"
La dernière phrase de Clive résonne dans le laboratoire de développement photo improvisé de Roger, qui aligne sur une table une série de clichés pris depuis la pierre de Gronw, ainsi que des agrandissements de ces clichés : le bosquet, et à côté du bosquet, une silhouette humaine... "Nous voulons que tu sois heureuse, c'est tout..." et Alison qui répond "Merci, Clive." tandis que Roger en pull vert clair fait la moue et continue d'aligner ses clichés.
Arrivée derrière la maison, derrière des arbres, Alison s'approche de quelqu'un, tout sourire : "Bonjour !" Et ce quelqu'un, Gwyn, lui répond : "Bonjour !" Alison dépasse le garçon de quelques pas ralentis, faisant mine de se recoiffer, puis comme elle regarde derrière elle, Gwyn interpelle la jeune fille : "Tu vois cette montagne là-bas ? Tous les étés, les gens de la vallée montaient au sommet pour découper de la tourbe. Quatre jours, ça leur prenaient."
Alison, considérant la montagne, demande : "Comment est-ce qu'ils la redescendaient ?" Gwyn répond : "Avec des chevaux." Alison est surprise : "Mais la pente est si raide !" Gwyn ajoute : "Et ils utilisaient des luges." Alison soupire, puis déclare : "Si seulement j'étais comme toi : tu es chez toi ici." C'est au tour de Gwyn de s'étonner : "Moi ? C'est la première fois que je vois cet endroit."
Alison réplique : "C'est exactement ça : tu es arrivé la semaine dernière et tu sais tout comme si tu avais toujours vécu ici !" Gwyn s'approche : "Tandis que moi j'ai passé mes vacances dans cette maison toute ma vie... et pourtant, je me sens étrangère."
Alison fait quelques pas et déclare à nouveau : "Tu sais, je suis aussi inutile que l'une de ces filles sur les photos de mode, juste collées comme ça, dans un champ ou une flaque ou une montagne et ailleurs encore, elles ont l'air superbes, mais elles ne savent pas où elles sont." Elle se retourne et voit son reflet et celui de Gwyn dans un miroir d'un meuble renversé à côté d'eux, et conclue : "Je suis comme ça : je me sens étrangère."
Gwyn remarque : "Mais c'est ta maison." Alison réplique : "Oui, mais ce n'est pas comme si ça comptait tant que ça en ce moment. Ici, c'est le seul endroit qui est vraiment à moi." Et elle pointe du menton la cabane que lui avait construit son père au fond du jardin. Gwyn ne répond rien, s'approche du miroir, puis demande : "Depuis combien de temps ta famille possède cet endroit ?" Alison répond : "oh, des siècles... Je peux même pas m'en souvenir ! Papa a hérité d'un cousin qui fut tué."
La curiosité de Gwyn semble piquée : "Quand est-ce qu'il a été tué ?" Alison répond : "Oh, avant ma naissance... J'ai vu des photos de lui, il avait très belle allure." Gwyn propose alors : "Allons jeter un coup d’œil dans ta maison." Mais Alison ne suit pas Gwyn et garde la tête baissée : "Je préfère pas !" Gwyn insiste : "Allez, ça prendra pas longtemps." Mais Alison répond : "Non, Gwyn, j'ai peur !"











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