Star Trek la nouvelle génération, la série télévisée de 1987Feu orange télévision

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Star Trek: The Next Generation S02E09: The Measure of a Man (1989)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération, la mesure d'un être humain.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Être ou ne pas être.

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Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)

Diffusé aux USA à partir du 13 février 1989 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).

De Gene Roddenberry ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton, Diana Muldaur, Colm Meaney, Whoopi Goldberg.

Pour adultes et adolescents.

(space opera militariste) Carnet de bord du Capitaine, date stellaire 42523.7. Nous sommes en route pour la nouvellement établi Base Stellaire 173 pour une escale : une relève de l'équipage est prévue et nous déchargerons des modules d'expérimentations.

A bord de l'Enterprise D, dans une pièce où a été installé une table de poker hexagonale avec une lampe au-dessus laissant le reste de la pièce dans la pénombre, plusieurs officiers et un subalterne s'installent : le subalterne, O'Brien, arrête le geste de Data : "Stop, c'est ma chaise !"

Et d'expliciter : "Ma chance est toujours minable à moins que je ne commence à jouer à la droite du donneur..." En l’occurrence, Riker, le commandant en second.

Data s'assied donc à la chaise suivante, à côté de La Forge, et La Forge à côté de la doctoresse Pulaski, et reste un côté libre pour la caméra qui les filme pour l'épisode, parce qu'on ne dispute pas une parti de poker sans laisser cadrer à sa convenance l'équipe de tournage.

Data remarque avec un curieux sourire pour quelqu'un supposé dépourvu d'émotions humaines : "Cela ressemble à de la superstition..." O'Brien réplique : "L'amère expérience m'a prouvé que c'est une vérité fondamentale." Et sur ces mots, O'Brien coupe le paquet de cartes, ce qui était le but de la manoeuvre que nous baptiserons désormais la manoeuvre d'O'Brien (pour tricher au poker).

Riker prend le paquet et annonce : "D'accord, on joue au Stud (NDT l'étalon) à cinq cartes, sans joker, avec une mise initiale..." Riker dépose un jeton au centre de la table, aussitôt imité par les autres, a priori, la même mise de départ. Data remarque d'emblée : "Ce jeu est excessivement simple..."

Et compte tenu qu'un androïde ne pourra pas s'empêcher de compter les cartes, il devrait être exclu d'office de la partie. "Avec seulement 52 cartes..." sans compter celles dans les manches d'O'Brien et de Riker." ... 21 desquelles je verrais et quatre autres joueurs, il n'y a qu'un nombre limité de combinaisons gagnantes."

Geordi La Forge, qui n'a lui-même toujours pas compris le principe d'une partie de Poker, alerte Data : "Il y a plus dans ce jeu que seulement les cartes, Data." Ce à quoi Data répond aussitôt : "Bien sûr ; les mises indiqueront la force relative de chaque main."

Ce à quoi O'Brien répond en se tournant vers Riker : "Le moment est venu de plumer un pigeon, hein ?" Riker répond à O'Brien en souriant diaboliquement. Entre la chemise rouge et la barbiche noire, ce n'est clairement pas au père Noël qu'il s'efforçait de ressembler en adoptant son nouveau look.

Pulaski, qui semble elle avoir un minimum de compétence à ce jeu, se passe de commentaire et annonce cinq, avec un claquement de langue et en prenant une mine déconfite.

La Forge répond : "Je suis." Data ajoute : "Moi aussi." O'Brien, à court de reformulation élégante, ajoute : "Mm-mm."

Apparemment quelqu'un a dit "Carte" si j'en crois les sous-titres, mais rien au son : Riker distribue directement. "Un sept et un six, des dames." Data déclare : "Je mise dix." O'Brien répond : "Je veux voir." Riker aussi. Pulaski répond : "Je me couche." La Forge aussi.

Riker abat ses cartes : 10 de cœur, valet de cœur, 5 de cœur." Data répond "Je mise cinq." O'Brien répond : "Je veux voir." Riker "Je mise cinq et je relance de cinq." Data suit en posant le jeton nécessaire.

O'Brien annonce : "Trop cher pour moi." Et se retire. Riker ajoute une carte à celles abattues par Data et une carte aux siennes. Il commente : "Sans secours." Pulaski et La Forge murmurent. Data répond : "Je mise dix." Riker : "Vos dix et dix."

Data visiblement ne sait plus quoi penser : reine de trèfle, reine de carreau, as de cœur , quatre... Il soulève le coin de la carte cachée, une reine de cœur. Il scrute le regard de Riker, qui le fixe sans ciller d'un regard par en-dessous.

Data prend une mine intriguée et demande : "Est-ce que c'est cela que l'on appelle un visage de Poker ?" RIker répond, presque hostile : "Vous jouez ou pas ?" Data hésite, puis déclare : "Je me couche."

Riker retourne alors sa carte cachée : un deux de pique, qui s'ajoute à un quatre et un cinq de cœur, au valet de cœur et au dix de cœur. Tout le monde rit de Data. L'androïde regarde à nouveau ses cartes et s'exclame : "Vous n'aviez rien du tout !"

La Forge, hilare, lui répond : "Il t'a bluffé, Data." Data tente alors de justifier son erreur : "Cela n'a quasiment aucun sens de miser quand vous ne pouvez pas gagner."

Riker corrige : "Sauf que j'ai gagné : je pariais sur le fait que vous ne demanderiez pas à voir." Data s'étonne : "Comment vous pouviez le savoir ?" Pulaski répond tranquillement : "L'instinct, Data."

Je crois qu'O'Brien s'était montré bien moins hypocrite en comparant Data à un pigeon qui allait se faire plumer. Et moi je me demande encore comment on peut confier des missions voire les vies de tout l'équipage et leur famille à un androïde naïf au point d'ignorer ce que bluffer veut dire, et qui abandonne toute logique au moment le plus critique.

Puis Pulaski annonce : "On joue au Stud à Sept Cartes Haut Bas avec une mise supplémentaire sur la dernière carte." Elle soupire : "Et juste pour le rendre plus intéressant, l'homme à la hache rafle tout."

Riker sourit, l'air charmé, et regarde Data, qui lui a l'air désemparé. Étrangement, Data sans ignorer le concept du visage impassible ou face de poker, n'arrête pas de faire des grimaces depuis le début, pour trahir des émotions qu'il n'est pas supposée avoir.

Pendant ce temps, l'Enterprise approche la base stellaire, et le capitaine Picard s'est déjà téléporté pour rejoindre le bar et mater la chair fraîche. Il repère immédiatement la rouquine bien roulée mais sportive qui fait semblant de n'être pas venu là exactement avec les mêmes objectifs que lui, et semble soudain fascinée par le mur vert et les fauteuils bleus.

La rouquine prend alors une pose inspirée en haut des escaliers, profil et fessiers soulignés pour l'assemblée des hommes en bas des marches, dont Picard, à qui personne n'a jamais appris à ne pas regarder fixement les femmes aux uniformes collants imposés par la Fédération des Planètes Unies, et oui, c'est aussi une métaphore.

"Mon Dieu...", soupire Picard. Et de décroiser ses jambes, parce que ça lui coince, et reposer sa tasse, parce que le thé brûlant ne reste pas toujours à sa place, et s'en recevoir à l'entrejambe tend à attirer l'attention générale et faire baisser l'estime du spectateur non sadique.

PIcard se lève et marche résolument vers l'escalier tandis que la rouquine semble continuer de scruter, cette fois le mur vert supposé être en face, mais pas sûr que cette série ait eu le budget pour construire un décor à 360 degrés.

Picard dépasse les deux figurants attablés dont les lèvres bougent mais dont les conversations restent parfaitement silencieuses, et je remarque une statue de femme nue avec au moins un sein qui pointe, car la tradition dans la Flotte Stellaire est de décorer ses espaces communs à la manière d'un b.rdel terrien de la Belle époque ou légèrement postérieure.

Picard vient donc se planter devant la rouquine et accuse, elle un sourire narquois, lui le sourire gourmand et au moins aussi rouge qu'elle : "Philippa Louvois, et de retour en uniforme."

Parce que la dernière fois qu'ils s'étaient quittés, elle était nue, et Picard n'aurait pas imaginé qu'elle se soit rhabillée pour le retrouver en public sur une station spatiale militaire.

Curieusement, la dame hoche la tête sans répondre. Alors Picard reprend, pour s'écouter parler plus longuement : "Cela fait dix ans, mais vous revoir comme ceci..." Il veut dire habillée ? "... les feraient passer pour cinquante."

Waouh, l'insulte !!! qui mériterait n'importe quelle combinaison de coups à Mortal Kombat occasionnant une fatalité, mais en vrai.

Et Picard, apparemment gérontophile, d'avouer : "Si nous n'étions pas parmi ces gens, voudriez-vous savoir ce que j'aimerais faire ?"

Non, absolument pas : je suis là pour regarder une bataille dans l'Espace avec des princesses extraterrestres à sauver, pas pour apprendre comment on leur fait pondre des oeufs, ni ce que signifie bluffer au poker, et encore moins assister à un procès enfermé dans une salle générique sans témoins, ni greffe, ni jurisprudence et encore moins sciences ou traités.

Star Trek : la nouvelle génération S02E09: Être ou ne pas être (1989)

Star Trek : la nouvelle génération S02E09: Être ou ne pas être (1989)

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Star Trek : la nouvelle génération S02E09: Être ou ne pas être (1989)

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.

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