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- Écrit par David Sicé


Ici la page amazon.fr du coffret allemand intégrale S1-7 VF incluse.
Ici la page amazon.fr du coffret blu-ray saison 1 VF incluse.
Star Trek: The Next Generation S01E14: Angel One (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Ange 1 = première planète du système solaire Ange.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Angel One.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Attention, la numérotation des épisodes en anglais diverge de la numérotation en français.
Les anglais comptent l'épisode pilote comme deux épisodes, les français comme un seul.
Il faut compter l'épisode pilote comme deux épisodes vu que les saisons s'enchaîneront plus tard avec un épisode final première partie de l'épisode initial de la saison suivante.
Diffusé aux USA à partir du 25 janvier 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France à partir de décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry, d'après sa série télévisée Star Trek ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton,Colm Meaney.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Carnet de bord du capitaine, date stellaire 41636.9 : comme craint, notre examen du cargo de la Fédération Odin déjà en retard de sept années, naufragé après sa collision avec un astéroïde, n'a révélé aucun signe de vie ; cependant trois capsules de survie manquaient, suggérant la possibilité de survivants.
De sa console de pilotage sur la passerelle de l'Enterprise D, Geordi La Forge annonce : "Prêt à entrer en orbite d'Ange 1, Capitaine." Et Picard de répondre : "Faites, Monsieur La Forge."
Puis Picard ajoute : "Quel genre d'endroit c'est, Data ?" Et aussitôt Data passe en mode wikipédia : "Ange Un est une planète de classe M (NDT : habitable par les êtres humains), Monsieur, hébergeant une flore et une faune carbonée..."
Argh, c'est la définition même d'une planète de classe M : Data se répète, il doit plutôt être en mode Chat GPT alors.
"Peuplé avec parcimonie par des formes de vie intelligentes."
Est-ce que Data a un moyen d'être encore plus vague ? Une forme de vie intelligente comme les chats, les poules, les singes, les dauphins par exemple, mais certainement pas les scénaristes de cette première saison, apparemment.
"Elle est similaire en terme de développement technologique au milieu du 20ème siècle terrien."
Donc, ils n'ont pas les moyens de voyager à travers les étoiles, donc la première directive s'applique, donc l'Enterprise D doit passer son chemin au lieu de contaminer et menacer à tout va.
Geordi La Forge commente avec autant de lucidité visuelle qu'un aveugle de naissance peut le faire : "Un peu comme être naufragés à la maison."
Les survivants du cargo Odin sont du 24ème siècle et d'une civilisation interstellaire : comment pourraient se sentir chez eux sur une planète semblable au 20ème siècle rampant dans ses retombées d'holocaustes atomiques ? Et quand bien même, quel habitant du 20ème siècle se sentirait chez lui sur la planète Terre aussi bien en pleine épidémie d'Ebola par 40 degrés ou par moins 70 en plein blizzard près des pôles, ou encore au milieu de l'océan cerné par des requins blancs avides de mieux connaître vos goûts. Se sentir chez soi n'est possible que dans une maison ou une communauté aux mêmes lois, et il n'y avait pas de réplicateurs ou de pont holographique dans le mi vingtième siècle terrien, que je sache....
Riker répond à La Forge : "... en supposant qu'un quelconque des survivants soit arrivé vivant jusque là-bas."
Et cela a l'air d'amuser Tasha Yar au-dessus de lui à son poste de sécurité, à moins que, vu la manière dont elle se balance d'un pied à l'autre tout en serrant ses bras contre elle, elle ait surtout envie de pisser.
Riker concède néanmoins : "Il est admis qu'il s'agit bien de la planète la plus proche du Odin." Il développe, pour continuer de rallonger le dialogue d'exposition s'adressant purement aux spectateurs, vu que Geordi La Forge et les autres sur la passerelle ne peuvent en aucun cas ignorer ce genre d'informations : "Parcourir la distance que nous avons couverte en deux jours à vitesse de distorsion Une, aurait pris à une capsule de survie du Odin cinq mois."
Donc, si les capsules de survie n'avaient pas cinq mois d'air, d'eau, de nourriture et un certain nombre de jeux de plateaux et de films et de séries piratées (plus personne ne sait lire un livre au 24ème siècle, vu ce qui est déjà un fait vérifié au 21ème siècle aux USA et largement en France), personne n'a survécu. Mission suivante, s'il vous plait.
Data précise, parce qu'il n'est précis que lorsque cela ne sert absolument à rien en pratique pour leur mission : "Cinq mois, six jours, onze heures, trente minutes..."
Vont-ils le laisser monopoliser la conversation en comptant les centièmes de secondes ? Encore à jouer la montre et à faire de Data un clown : si mon navigateur androïde me faisait ça en pleine mission, je l'aurais déjà échangé pour un qui fonctionne pour de vrai, et si possible sans jumeau maléfique capable de le remplacer sans que personne ne puisse faire la différence à bord, et un qui ne soit pas piratable ou déréglable par le premier extraterrestre ou escroc ou amiral fou venu.
Riker intervient : "Merci Data !"
Et Data de désobéir à un ordre direct d'un officier supérieur pour achever : "Et 57 secondes."
Sur ces entrefaits, Tasha Yar intervient depuis sa console de sécurité, celle qui est au-dessus et oblige ses supérieurs à se tordre le coup pour lui répondre en la regardant en face : "Capitaine, nous recevons un signal audio d'Ange Un."
Malin, Picard s'était tenu à côté de Tasha Yar comme s'il savait d'avance qu'ils allaient recevoir ce message, tandis que Riker et Troi se tordent effectivement leurs cous respectifs. Picard intervient : "La Flotte Stellaire exige que nous maintenions des relations diplomatiques excellentes avec cette planète."
Quelles relations diplomatiques ? Ils n'ont pas le vol interstellaire, ils sont "parcimonieusement peuplés". Serait-ce encore l'une de ces planètes bordels supposer aider au repos du guerrier quand nos militaires de l'Espace veulent se délasser après un voyage trop fastidieux à répéter ce que leur dit de dire l'ordinateur ? S'ils ont une réserve d'unobtanium, de beryllium, de coco ou de terres rares, peut-être aurait-il fallu le préciser dès l'instant wikipédia / Chat GPT précédent.
Picard ajoute : "Monsieur Data, y-a-t-il n'importe quelle autre information pertinente avant que nous répondions ?"
Ahem, ce n'est donc pas Troi la responsable diplomatique et spécialiste des cultures extraterrestres à bord ?
Data oblige avec une réplique d'exposition de plus : "Angel Une a évolué en une oligarchie constitutionnelle : elle est gouvernée par un corps parlementaire consistant en six dominatrix élues et dirigé par une femelle à laquelle ils se réfèrent comme Celle qui a été élue..."
Donc contrairement aux six autres dominatrix du corps parlementaire, sachant que par définition un parlement n'implique pas des élections parlementaires, il s'agit seulement d'une chambre de discussions, d'où la construction de ce mot : parle-ment, le suffixe ment indiquant l'action en progrès, sans exclure le mensonge effectivement. Cette double pertinence expliquant pourquoi le mot parlement est toujours en usage, malgré la corruption et la vacuité éternelle de ce genre d'institution à travers toute l'histoire de l'Humanité.
Troi se décide enfin à l'ouvrir, mais c'est pour du beurre : "Cela sonne comme sur ma propre planète."
Aka une vaginocratie, et vue le manque de bonne manière de la mère de Troi et le fait qu'ils arrangent les mariages, donc vendent et font violer leurs enfants par tradition, sans doute une vaginocratie ayant des règles difficiles permanentes, ce qui vaut bien les difficultés d'érections et autres épanchements plus ou moins contagieux d'une bitocratie.
Ce à quoi Worf, à qui personne n'a rien demandé à bord, répond : "Les Klingons apprécient les femmes fortes."
Parce qu'elles ne meurent pas tout de suite quand on les torture à vie ? Ou parce que les klingons sont sado-masochistes, ce qui semble être une évidence à la vue de leurs rituels régulièrement exhibés dans cette série, entre autres points délicats de leur civilisation et de l'usage de leur flotte stellaire.
Mais comme la ligne de dialogue de Worf s'arrête là, le klingon se détourne précipitamment et fuit.
Viendrait-il de passer une annonce publique pour sa petite fête à bord de la nuit prochaine, ou s'empresse-t-il de répondre en privé au message audio pour le cas où les femmes d'Angel One seraient intéressé par l'esclave d'un soir et ses traits pas relativement bestiaux ?
Goguenard, Picard demande un supplément de vagues précisions : "A quel point cette information est actualisée, Monsieur Data ?"
Et Wikipedia Chat GPT répond, toujours en s'adressant davantage au spectateur qu'au capitaine qui devrait déjà connaître ce dossier sur le bout du doigt, vu qu'il a déjà mis sept années à répondre au S.O.S. du cargo Odin : "Un vaisseau de la Fédération chargée de féministes woke a visité pour la dernière fois cette planète il y a soixante-deux ans : c'est leur équipage qui, en massacrant tous les hommes virils et en soumettant chimiquement les autres a imposé ce système politique et façonné cette culture ; de cette manière, ils se sont assurés de pouvoir revenir coucher avec des femmes qui pensaient comme elles et trafiquer des petits garçons persuadés par les mêmes qu'il valait mieux pour eux devenir des femmes, afin de conforter leurs théories de leur genre."
Et incidemment, en 62 ans, Ange Une (de poitrine) n'a toujours pas atteint le niveau technologique du vol spatial, est resté parcimonieusement peuplée donc très possiblement consanguine, aurait-dû être interdite d'accès des vaisseaux de la Fédération mais pas des Klingons et des Ferengis qui auraient voulu enlever un max de femmes fortes pour leurs harems ?
Picard, très concentré, intervient, vraisemblablement pour rallonger encore le dialogue d'exposition et jouer la montre avant la prochaine pause publicitaire : "Conseiller, comme il s'agit d'une société dominée par les femmes..."
Et apparemment ouverte à toutes les ingérences... La Fédération ne devrait-elle pas intervenir militairement, destituer les dominatrix, imposer des séances de rééducation pour "engager" les citoyens de cette planète à respecter les deux sexes et refuser la discrimination anatomique en lieu et place d'une répartition du pouvoir basé sur la compétence, l'honnêteté et le respect des libertés fondamentales de l'ensemble des individus au lieu d'une quelconque élite co-optée par le groupe d'individus et de familles qui aura le plus abusé, trafiqué les êtres et les choses, et asservi tout au long de leur histoire ?
Ce à quoi bien entendu Deanna Troi aurait objecté : "Mais, Capitaine, nous n'allons tout de même pas changer chez les autres ce que nous n'avons jamais arrêté de faire sur la Terre et toutes les planètes de la Fédération, sans quoi nos scénaristes ne sauraient plus quoi écrire pour faire de l'audience."
Ce à quoi Geordi LaForge aurait alors objecté : "Mais, nos scénaristes ne savent déjà pas quoi écrire pour faire l'audience maintenant."
Picard achève : "Vous pourriez souhaiter initier le contact."
Ce à quoi Deanna Troi aurait dû répondre immédiatement : "Capitaine ; d'abord je ne suis pas lesbienne, et ensuite depuis quand vous et votre second qui débarquez sur n'importe quelle planète douteuse pour faire n'importe quoi et en ramener les miasmes renonceraient à faire de même sur Ange Une (de Poitrine) ? Auriez-vous peur des femmes fortes ?"
Riker aurait alors répondu avec conviction : "Non, j'aime les grosses."
Et Picard aurait répondu après un coup d'oeil à l'écran privé de son fauteuil diffusant à la demande des archives vidéos non censurés : "Oui. Mieux vaut vous que moi. Mais demandez à Riker, après tout, vous étiez déjà son truc, alors ces dominatrix le seront sûrement aussi."
Et Worf d'intervenir alors après avoir vu le chapelet de réponses en vidéo de l'internet d'Ange Une : "Capitaine !" Et Picard d'ajouter : "Et à Worf, bien sûr."
Et Deanna de s'indigner : "Worf !?! Mais j'ai encore la trace de ses dents sur mes deux fesses de notre conférence-débat sur la sexualité klingonne au 24ème siècle : qui a besoin de préservatifs à poche de réserve lorsque le brossage de dents laisse à ce point à désirer ?"
Mais en réalité dans cet épisode, Deanna se contente de répondre avec un petit sourire en coin qui pourrait être très mal interprété : "Merci, Monsieur."
Ce à quoi, sans qu'on lui ait rien demandé, à part dans son script ou peut-être depuis derrière la caméra du plateau de tournage, Tasha Yar déclare : "Ouverture des fréquences d'appel."
Et voilàt-y-pas Deanna Troi toujours assise dans son fauteuil qui se met à parler comme s'il y avait quelqu'un qui l'écoutait sur Ange Une (de poitrine), ce dont elle n'a aucune confirmation, et surtout sans aucune standardiste pour lui annoncer sur la planète, qui en est soit-disant restée à la mi-vingtième siècle technologique, une époque à la quelle il fallait décrocher le téléphone, attendre la réponse de la standardiste, annoncer distinctement le numéro souhaité et l'adresse de son correspondant et attendre non seulement que la standardiste attende d'avoir annoncé qu'elle vous avait connecté avec votre correspondant et d'après quoi qu'elle s'arrête de débattre avec sa collègue des performances respectives supposées de Rudolf Valentino et Erol Flynn dans leurs soirées branchées respectives des cercles privés Hollywoodiens.
Deanna Troi ouvre donc la bouche : "Ici la Conseillère Deanna Troi de l'USS Enterprise. Mon honnêteté proverbiale conditionnée par le fait que j'ai été élevée une mère télépathe qui n'hésitait jamais à me torturer et m'humilier télépathiquement, me force à vous déclarer en guise de prolégomènes, que ce vaisseau est essentiellement gouverné et géré par des hommes, en incluant un jouet sexuel androïde se présentant également comme mâle..."
Et Tasha Yar de renchérir : "Et il est complètement fonctionnel, au lit soit qui mâle y pense !"
Une voix de femme constipée répond aussitôt dans l'interphone : "Je suis Beata (NDT : ça veut littéralement dire, "la bouche ouverte" en latin), celle qui a été élue (exceptionnellement, et seulement par des femmes, et seulement après avoir payé suffisamment de voix, comme dans toute démocratie qui se respecte, - et oui, nos partis ont décidé de s'arranger entre eux pour contourner le vote des électeurs et violer notre constitution et nos traités comme dans toute dictature planétaire ou en voie de l'être qui se respecte.
Bouche Ouverte ajoute, très professionnelle : "Comment pouvons-nous vous assister, Conseillère ? Nous vendons nos hommes très bon marché, comme vous le savez, mais cela ne veut pas dire qu'ils ne seront pas aussi performants que vous le laissez dire pour vos androïdes ; vendez-vous vos androïdes ?"
Deanna Troi hésite, sans doute parce qu'elle sent qu'elle va encore débiter du dialogue d'exposition : "La Fédération a négligé de visiter votre planète depuis bien trop longtemps, parce que la Fédération est une grosse m.rde dirigée par des hommes qui ne font quelque chose que quand ils y ont intérêt, et ce n'est qu'un tas d'hypocrites stupides et corrompus ; vous ne devriez jamais nous faire confiance, de fait, vous devriez ouvrir le feu dès maintenant ou téléporter à bord tous ces Xénomorphes encore dans leurs œufs que le cargo Odin venait de déposer chez vous en douce avant que vous ne l'abattiez à coup d'astéroïdes."
Le capitaine relève une sourcil : "Xénomorphes ?"
Et aussitôt Datawikipedia débite : "La Fédération des planètes comme avant elle tant de Fédérations et empires terriens ont coutume de provoquer des catastrophes sur les territoires qu'ils veulent conquérir, asservir, exploiter, épuiser et polluer à mort : ainsi le dépôt de Xénomorphes permet de semer la terreur et de déclencher des appels à l'aide auxquels nos militaires s'empresseront de répondre par des frappes chirurgicales ciblées massacrant les civils et détruisant les infrastructures, sans pour autant arrêter les pestes interstellaires à gain de fonction bricolés par nos laboratoires financés avec les crédits d'un public qui les croyaient alloués à la paix, la postérité, la lutte contre le cancer et autre salut du genre, euh, inhumain et humain."
Picard répond : "Merci Data : mais vous oubliez que je suis français, je sais parfaitement de quoi vous parlez."
Data répond : "En effet, agent provocateur est resté longtemps la seule expression en français dans le texte qui désignait des individus embauchés voire entraînés pour se faire passer pour d'autres et commettre des attentats, des sabotages et autres crimes odieux, afin d'en faire accuser d'autres factions ou nationalités, et d'en retirer les entiers bénéfices stratégiques et diplomatiques, ou simplement pour faire diversion des nombreux scandales du moment, financiers et affaires de mœurs qui pouvaient frapper les autorités ou les plus riches d'alors."
Riker intervient : "Merci Data."
Data poursuit : "Ce genre de tactique n'a fait que perdurer et s'amplifier au début du 21ème siècle où la totalité des médias n'étaient conçus par leurs propriétaires et concepteurs que comme caisses de résonnances de la désinformation officielle et opération de manipulation psychologiques des masses, auquel s'ajoutait le fichage, le vol et le recel des données personnelles des citoyens afin de faire passer pour plausible des résultats électoraux ou des révolutions de rues totalement improbables..."
Picard et Riker en chœur : "Merci Data !!!"
Mais Data poursuit : "Beaucoup de spectacles passionnants d'alors, telles les séries télévisées..."
Un déclic, et Data se fige, enfin silencieux, la bouche ouverte. Picard et Riker soupirent de soulagement. Picard ajoute : "Merci, Will."
Et Will Crusher avec un grand sourire de répondre, debout dans le dos de Data : "De rien, Capitaine : pour une fois que ce n'est pas à moi qu'on répète de la fermer et que je ne la ferme pas !"







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Star Trek: The Next Generation S01E13: Datalore (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Datasource.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Data et Lore.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Attention, la numérotation des épisodes en anglais diverge de la numérotation en français.
Les anglais comptent l'épisode pilote comme deux épisodes, les français comme un seul.
Il faut compter l'épisode pilote comme deux épisodes vu que les saisons s'enchaîneront plus tard avec un épisode final première partie de l'épisode initial de la saison suivante.
Diffusé aux USA à partir du 18 janvier 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France à partir de décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry, d'après sa série télévisée Star Trek ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton,Colm Meaney.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Carnet de bord du capitaine, date stellaire 41242.4 : notre plus récente mission nous a emmenés dans le système stellaire reculé de Omicron Theta, planète d'origine de notre membre d'équipage androïde, le Lieutenant Commandeur Data. Bien que nous soyons attendus à notre destination suivante, j'ai décidé de visiter la planète d'origine de Data pendant quelques heures, dans l'espoir de révélé une partie du mystère de ses premiers pas.
Sur la Passerelle de l'Enterprise D, le pilote La Forge annonce depuis sa console : "Monsieur, nous sommes désormais à vingt minutes de Omicron Theta. Riker et Picard se lèvent, et Riker annonce : "En attente de propulsion subluminique, direction orbite standard autour de la planète de Data." Puis, plus bas, à Picard : "Je me demande pourquoi Data n'est pas venu plus tôt ici." Picard répond, sourire en coin : "Il a dit qu'il voulait être seul : peut-être c'est un moment plus important pour lui que nous l'aurions imaginé..."
Et effectivement, dans sa cabine, Data s'entraîne à... éternuer. Sans modèle humain particulier. Et comme il a demandé à être seul, bien sûr Wesley Crusher entre sans frapper ni sonner, une chance que Data n'était pas en train de réviser les positions du Kamasutra avec une poupée à l'effigie de Tasha Yar.
Data vocifère alors "Tchoum !" et sans être troublé ni inquiet pour sa sécurité, Wesley va au contact : "Qu'est-ce que vous faites ?" Et Data de répondre : "J'éternue."
Immédiatement Wesley Crusher lui répond : "Vous n'y êtes pas du tout : vous devez éjecter de la morve, en particules et en cordelettes gluantes, et cette morve doit contenir divers agents contaminants plutôt virulents, ainsi que des allergènes en grande quantité ; et puis souvent les gens pètent en même temps qu'ils éternuent, et ils crachent aussi, et parfois se font un peu pipi et caca dessus et tout le monde s'en rend très bien compte mais fait mine de rien."
Data répond : "Mais Wesley, comment font les êtres humains pour ne pas tâcher leurs sous-vêtements et possiblement leurs uniformes ?" Et Wesley répond en baissant son pantalon : "Ils portent des genres de couches culottes qui sont censés retenir le pipi et le caca, mais n'en font rien, en fait."
Data, toujours pratique : "Et pour les projections du nez et de la bouche ?" Wesley répond sans se troubler : "Oh, ils portent aussi le même genre de caleçon sur la tête."
Data fronce les sourcils : "Mais je n'ai jamais vu le capitaine ou son second porter leur caleçon sur leur tête sur leur passerelle." Et Wesley répond avec conviction : "C'est parce que leurs caleçons sont équipés d'un écran d'invisibilité, un peu comme les vaisseaux Romuliens, mais cela se voit un peu quand même quand ils deviennent tout rouge et que leur morve dégouline."
Puis Wesley demande à l'androïde : "Data, avez-vous un rhume." Et Data de répondre : "Mais bien sûr : je l'ai rangé dans ma table de nuit au cas où Tasha reviendrait sonner à la porte de ma cabine une nuit, ou même en journée." Et d'exhiber le rhume en question : "L'important, voyez-vous, c'est de stimuler correctement votre partenaire avant toute..."
Wesley lui coupe la parole : "Ce n'est pas un rhume." Data semble très étonnée : "Alors Geordi La Forge aurait fait erreur sur le nom de cet équipement ; mais est-ce qu'il est efficace au moins dans sa mission ?"
Puis Data réalise : "Qu'est-ce qu'un rhume ?"
Et Wesley de sourire car enfin il a trouvé quelqu'un plus ignorant que lui à bord : "C'est une maladie, que ma mère dit que les gens attrapaient autrefois."
Data baisse alors les yeux sur le rhume de Geordi La Forge qu'il tient encore à la main. Et d'objecter : "Mais pourtant, Wesley, il est bien écrit Rhume sur cet étui." Wesley secoue la tête, s'empare de la flasque en question et en avale une lampée. Puis Wesley s'étrangle, devient tout rouge et claque des doigts frénétiquement. Alors Data tend une allumette allumée, et Wesley recrache le liquide, qui prend feu. Toute l'équipe de commandement de l'Entreprise D qui était arrivé sur ces entrefaits applaudit avec enthousiasme, tandis que Data et Wesley les saluent bien bas.
Data se redresse, puis s'adressant à son reflet dans le miroir, remarque : "Mais les humains éternuent encore pour d'autres raisons."
Riker intervient : "Tout à fait, cela m'arrive à chaque fois que je pense à des trucs cochons, personne n'a jamais réussi à me donner une explication convaincante à ce sujet."
La doctoresse Beverly Crusher et Deanna Troi interviennent alors doctement, parlant à l'unisson d'une seule voix : "C'est une question de température des cavités nasales, un peu comme le baillement : quand vous pensez à un truc cochon, William, la température de votre corps monte rapidement dans vos extrémités, dont votre tête fait partie : l'érection qui s'en suit au niveau de la glotte se propage alors jusqu'à l'ensemble de vos muscles intercostaux, et vous ventilez alors d'une manière explosive l'excès de chaleur."
Et toujours à l'unisson, Beverly et Deanna ajoutent : "Cela nous arrive aussi à nous, les femmes, quand nous sommes sur le point d'avoir un orgasme." Troublé, Riker s'exclame en regardant Deanna : "Mais..." Et Beverly / Deanna de préciser : "Un orgasme authentique, Will."
Data conclut : "Et je n'ai pas l'impression de le faire correctement." Alors il grimace et soupire de nouveau. Beverly / Deanna interviennent à nouveau à l'unisson : "Non, Data, vous n'y êtes pas du tout : Ordinateur, projetez holographiquement la scène où cette actrice de la fin du 20ème siècle simule en public un orgasme pour un ami à un restaurant..."
Toujours aussi indiscret, Wesley est encore à poser des questions qui ne sont pas de son âge à un androïde qui n'est même pas majeur vu son âge réel : "Comment pouvez-vous pratiquer quelque chose comme un éternuement ?"
Data, naturellement, répond à Wesley : "C'est parce que je dois être complètement fonctionnel : vous ne savez jamais quand une femme viendra vous le réclamer quand elle en ressent le besoin urgent."
Mais Wesley poursuit : "... Quand nous arrivons à votre planète d'origine pour la première fois ? Cela ne vous intéresse donc pas, ça ?" Data proteste : "Plus qu'intéressé, fasciné ; quelqu'un pourrait même dire mirobolé" (NDT : impatient à en écarquiller les yeux). Data précise : "Cependant je trouve également l'éternuement intéressant."
Et de s'écrier juste après : "Tchoum !!!"
Wesley secoue alors la tête, et comme Data ne semble toujours pas avoir compris, tout l'équipage rappelle d'une seule voix, à l'unisson : "La morve, Data !"
Puis Wesley l'interphone humain déclare à Data : "Le Capitaine Picard veut vous voir sur la Passerelle."
Aussitôt Data pianote sur un clavier mural, et sur la Passerelle, le visage opalescent de l'Androïde remplace le système d'Omicron Theta sur l'écran géant holographique, tandis que sa voix résonne : "Vous avez demandé à me voir, Capitaine ?"







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Fear The Walking Dead S02E05: Captive (2016)
Titre français : l'échange.
Traduction : Captive.
Épisode précédent <> Épisode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série Fear The Walking Dead (2015)
Notez que les titres français diffèrent selon qu'il s'agit de l'édition blu-ray, de la fiche wikipedia ou de la première diffusion en France.
Diffusé aux USA le 8 mai 2016 sur AMC US.
Diffusé en France le 9 mai 2016 sur CANAL+DE SERIE FR.
Diffusé en France le 10 mai 2016 en VOD sur ITUNES STORE INT/FR.
Pour adultes.
(Apocalypse zombie) Une radio joue une chanson romantique de country. Un homme hache du persil, sépare les gousses d'un ail et les hache, ajoute l’assaisonnement dans un bol: épices, huile... Touille à la fourchette. Puis fait cuire une pièce de viande rouge dans une petite poêle à frire sur une gazinière...
Le tout sous les yeux de Alicia Clarke, peu rassurée, assise sur banque à la table de ce qui ressemble au mess d'un gros bateau. Puis elle inspecte du regard les lieux, s'arrête sur la vidéo de glisse enneigée sur l'écran de la télévision couleur montée au mur.
Alors une jeune femme à l'évidence enceinte entre, un panier à salade à la main, toisant Alicia avec défiance. La jeune femme passe derrière le comptoir où s'affaire un homme à la barbe grisonnante, qui non seulement cuisine, mais fait le service. Il apporte l'assiette et le bol, qu'il pose devant Alicia, et plutôt jovial, annonce le menu : "Steak d'Omaha" mais ajoute aussitôt : "Les déserteurs ont tout pris ici, mais j'avais caché ça dans le congélateur."
Puis le barbu soupire : "... à travailler sur cette bête de somme, sous le soleil, le vent, le sel de l'air... l'équipage avait l'habitude de me dire que mes faux-filets à la New-Yorkaise étaient la seule chose qui leur permettait de tenir le coup." Puis il s'assied : "Je m'assure que tout le monde ait un repas chaud chaque soir, même maintenant, tout particulièrement maintenant."
Alicia ne bronche pas, ne remercie pas. Elle demande sèchement : "Où est Jack ?" Le barbu ne répond pas davantage : "Je dirais, que je voulais faire votre connaissance." Alicia demande à nouveau : "Et Travis ?" Le barbu la regarde. Alicia demande encore : "Je peux le voir ?" Le barbu répond, montrant le steak qui refroidit : "Mangez, s'il vous plait."
Mais Alicia ne mange pas et continue de demander : "Ma famille ? Elle a été débarquée ?" Le barbu soupire et répond : "Nous pensons que vous pourriez être heureuse ici ; nous ne pouvons simplement pas accueillir tout le monde : nous devons être sélectifs. Mais Jack, il... il avait cette intuition à votre sujet."
Un espèce de choc et la lumière s'éteint avec la radio. Le barbu commente : "Le générateur tombe toujours en panne au pire moment." Il ramasse son verre et sa bouteille d'alcool et se lève : "Ne bougez pas d'ici." Il sort. La femme enceinte derrière le couloir le regarde partir, puis regarde Alicia. Alicia la regarde, puis baisse les yeux sur son steak. Elle prend sa fourchette, mange une bouchée, et lève les yeux au ciel tellement c'est bon.
Comme Alicia se coupe un autre morceau, la femme enceinte sort de derrière le comptoir, lui prend la fourchette, mange la bouchée, hoche la tête, prend l'assiette et sort comme si de rien n'était. Alicia reste bouche bée. La femme enceinte verrouille la porte derrière elle.
Alors Alicia se lève, essaie d'ouvrir la porte, parce qu'elle n'est vraiment pas maligne. Puis elle retourne dans la pièce, avise le couloir, en essaie les portes toutes verrouillées, dont la sortie de secours. Il y a un petit escalier au bout du couloir, Alicia le prend. L'escalier débouche sur une écoutille, à l'extérieur. L'écoutille donne sur la plate-forme avant du bateau, qui se trouve être en cale sèche, sur le port de plaisance d'une petite ville, apparemment déserte.
Alicia s'avance vers le bastingage, ouvrant de grand yeux, quand une voix d'un jeune homme (Jack ?) lui fait remarquer : "Tu ne devrais pas être ici." Et d'ajouter : "J'ai besoin que tu me promettes que tu ne recommenceras pas : Connor ne laisse pas les gens aller n'importe où, s'il t'avais vue..."





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Star Trek: The Next Generation S01E12: The Big Goodbye(1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Le grand au revoir.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : le long adieu.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Attention, la numérotation des épisodes en anglais diverge de la numérotation en français.
Les anglais comptent l'épisode pilote comme deux épisodes, les français comme un seul.
Il faut compter l'épisode pilote comme deux épisodes vu que les saisons s'enchaîneront plus tard avec un épisode final première partie de l'épisode initial de la saison suivante.
Diffusé aux USA à partir du 11 janvier 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France à partir de décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry, d'après sa série télévisée Star Trek ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton,Colm Meaney.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Carnet de bord du commandant en second, date stellaire 41997.7 : Nous sommes sur le point de prendre brièvement mais nécessairement contact avec les Jarada, une race insectoïde réclusive (= solitaire) réputée pour son attitude idiosyncratique (= particulière) à l'égard du protocole : les Jarada exigent des salutations précises, dans ce cas, de la part du capitaine Picard ; leur langue est des plus inhabituelles ; la moindre erreur de prononciation est considérée comme une insulte.
Dans le bureau du capitaine, Jean-Luc PIcard révise sous la supervision du Conseiller Troi : "... à moins que cela ne soit suivi par un..." Troi complète : "Les barres dubles indiquent un son S allongé." Picard ajoute : "Et le T inversé indique qu'il faut tenir le Z." Troi revient à la charge : "... à moins que ?"
Picard laisse échapper un gros soupir en guise de réponse. Puis reprend : "... à moins que cela ne soit suivi par trois lignes ondulées, et dans ce cas, le Z devient un B." Troi confirme : "Exactement." Et Picard de se plaindre, comme il sied à tout capitaine et ambassadeur de la Starfleet : "Oh, quel langue !"
Ce à quoi Troi répond perfidement méta : "Mais vous écrivez couteau avec un E (NDT en anglais, Knive with a K, qui ne se prononce pas). C'est perfide et méta, parce qu'elle sait très bien que la langue maternelle de Picard est le français, et que la langue de la Fédération des planètes Unies aurait peu de chance d'être l'anglais au 24ème siècle, mais c'est la langue originale de la série qu'ils tournent pour le réseau des chaînes de télévision locales américain.
A cela, Picard répond : "J'écris couteau avec un O (NDT, knife with an N)" et je crois bien que personne n'écrit plus en toutes lettres à bord de leur vaisseau, dans la Fédération ou sur la Terre, possiblement depuis trois siècles, vu qu'il est désormais prouvé que les jeunes américains de 2026 ne savent ni lire ni écrire l'anglais ou n'importe quelle autre langue.
Ce qu'admet d'ailleurs candidement Picard : "Mais de toute manière, je n'ai jamais su l'orthographe." (verbatim de l'épisode). Troi pouffe. Puis insulte toute personne sachant encore orthographier quelque mot que ce soit : "Eh bien il s'agit bien d'une façon de voir insectoïde, Monsieur." Ce à quoi Picard rétorque avec humeur : "Ma façon de voir à moi fonctionne à peine !"
Etrangement, Troi ne répond pas que ne pas fonctionner est typique d'un cerveau américain. Mais suggère : "Faites une pause." Picard refuse : "Non, non, je veux réviser encore une fois tout ça."
Alors Troi hausse le ton : "Vous pourriez vous sur-préparer." Et de s'asseoir, décolleté en avant sous le nez de Picard : "Vous attendiez avec hâte la mise à jour du pont holographique."
Est-elle en train de suggérer que son capitaine est accro aux jeux holographiques solitaires ou à plusieurs, équivalent d'une console de jeu vidéo et d'un abonnement Netflix, surtout vu le niveau de scénario et de culture de ce genre de spectacle tactile et odorant en plus du son et de l'image 3D, puisque l'holodeck tripote à la carte ?
Troi insiste : "Vous avez le temps." Parce qu'un capitaine n'a absolument rien à faire à bord d'un vaisseau de la Fédération, à moins de faire des déclarations à des insectoïdes de temps à autre de la tournée des systèmes solaires ? Picard ne répond rien, secoue la tête. Alors Troi utilise la Force : "Capitaine, vous avez besoin de cette distraction." Et Picard répète comme hypnotisé : "Ces droïdes ne sont pas ceux que nous cherchons."
Ou plutôt deux mots : "Daryl Dixon."
Ou plutôt : "Dixon Hill.", dont le second prénom est Dare, bien entendu.
Triomphante, Deanna Troi répond : "Le programme est installé et vous attend."
Qui aurait cru que Picard était fan de massacrer des zombies ? Cet épisode promet d'être spectaculaire !
Nous retrouvons le capitaine à la porte du pont holographique, dont le voyant occupé clignote un temps. Puis Tasha Yar nombril à l'air et émue, suivie de Data suspectement jovial en sortent, et, les portes coulissantes refermées, Picard peut enfin tripoter à son tour les paramètres de projections. La voix féminine de l'ordinateur lui demande "Lieu du programme."
Ahem, Picard ne pouvait pas simplement dire "Dixon Hill" ?
Picard répond : "La Terre, Etats-Unis, San Francisco, Californie." Sans se troubler, l'ordinateur demande alors : "Epoque ?" et après une brève hésitation, Picard répond : "1941, année de notre Seigneur" (NDT: AD, donc Anno Domini en anglais dans le texte)... L'ordinateur demande encore : "Dossier ou code d'accès ?" Picard répond : "Dossier Dixon Hill, détective privé."
Un côté de l'interface s'allume et bipe. Puis l'ordinateur déclare : "Entrez quand vous êtes prêt." Picard semble alors décontenancé, puis pivote vers le porche voisin à la double porte orange massive portant le numéro 2917, et la mention pont holographique.
"Carnet de bord personnel du capitaine : je fais mon entrée sur le pont holographique du vaisseau, où des images de la réalité peuvent être crées par notre ordinateur..."
Le comble du dialogue d'exposition : est-ce que tous les membres de l'équipage sont astreints à tenir le journal de leurs faits et gestes pour l'expliquer à leurs téléspectateurs ? D'un autre côté, il est bien vrai que vu le genre de mésaventures qu'ils connaissent régulièrement au cours de leur mission, il paraît bon d'anticiper une amnésie subite, une sénilité prématurée, un dédoublement suite à une téléportation magique, etc. etc. A moins bien sûr que l'ordinateur de bord qui a accès à tout ça exploite et revend les données personnelles de l'équipage pour en créer des doubles holographiques et des usurpateurs à disposition des plus avides pdg de multinationales interplanétaires ?
Les doubles portes s'ouvrent bruyamment sur un hall crasseux d'immeuble supposé années quarante alors qu'une femme de ménage en cheveux passe la serpillière sur le carrelage. La dame a semble-t-il oublié de porter la coiffe d'époque pour éviter d'avoir les cheveux pleins de poussières et de projection, et avec le plus grand mépris, le Capitaine Picard traverse le hall sans se soucier du calvaire de l'employée pour garder un sol propre et super-glissant sous ses bottines. Il semblerait toutefois que le degré de réalisme physique de la simulation holographique soit limité du point de vue de la viscosité.
Picard poursuit son entrée dans son journal personnel qu'apparemment tout le monde doit lire : "Très utile pour l'entraînement de l'équipage." Qu'il disait. "Très appréciable quand utilisé pour les jeux et le repos." Et gageons qu'alors le paramètre de viscosité n'est pas intimement négligé ?
Vu la posture de la femme de ménage pour passer la serpillière, elle doit se tuer magistralement le dos, à moins que cela ne soit littéralement la première fois qu'elle passe une serpillière avec un balai.
Notons le seau contre le mur... et défiant la gravité, car après tout nous sommes à bord d'un vaisseau spatial et dans une simulation holographique utilisée pour l'entraînement de l'équipage, le contenu du seau semble avoir été jeté au plafond pour être redescendu en traînées brunâtres le long du mur et de la boiserie. Le sol devait être très sale, ou alors on recycle l'eau des toilettes dans cet immeuble.
Sur le verre dépoli de la porte d'en face, il est écrit "312, Dixon Hill, Détective Privé." Quelque part une radio joue Anaconda de Nicki Minaj, et charmé, Picard dresse l'oreille.
Par contre la femme de ménage le snobe complètement, ignorant les bases de chez base du petit personnel de cette époque : elle ne doit pas tenir tant que cela à son boulot, ou ne craint pas qu'un visiteur ou un patron susceptible de l'immeuble ne saisisse l'occasion de lui apprendre les bonnes manières. Parce qu'en 1941 comme en 2026, elle n'aurait aucune chance de faire entendre sa plainte de toute manière.
D'un autre côté Picard ne la calcule pas non plus, sûrement le signe de l'éducation et de l'entraînement supérieur d'un officier de la flotte stellaire du 24ème siècle, et au final, la barbarie ignoble du personnel de la Fédération dans Star Trek Discovery et autre Star (Flotte) Academy ne paraît plus tellement une dévolution implausible maintenant qu'on y pense.
Un téléphone sonne alors que Picard prend son temps pour marcher jusqu'à la porte vitrée, histoire de bien imprimer l'empreinte sale de ses bottines dans la partie du sol encore humide fraîchement nettoyé par la femme de ménage. Mais peut-être aussi que l'acteur, qui lui s'est bien rendu compte que la production voulait faire figurer dans le bêtisier son gadin magistral, a volontairement ralenti l'allure. Ou alors le décor est trop petit pour que le plan dure le temps prévu.
Picard va alors à la porte et, à main nue, malgré la crasse qui à l'évidence recouvre tout, et le fait qu'il ne sait pas ce que font d'habitude les clients d'un détective privé avec leurs mains avant d'entrer et sans pour autant se les laver, Picard saisit la poignée et la fait tourner. Curieux qu'il ne se soit pas d'abord cogné la tête contre la porte, celle-ci refusant de s'ouvrir automatiquement.
La porte s'ouvre sur une blondasse trop maquillée qui fait semblant de travailler, fascinée par son sac à main et ses gants posés sur un coin de bureau - son bureau de secrétaire - en grand désordre. Parce qu'une secrétaire de 1941 part à l'arrivée de son patron en laissant tout en plan sur le bureau, en libre service pour le premier venu qui viendrait cambrioler, ou attendre là.
La blondasse déclare en voyant Picard : "Très drôle, Dix, qu'est-ce que vous avez fait, perdre un autre pari." Elle fait bien sûr allusion à la calvitie prononcée du capitaine Picard, Dixon Hill n'étant pas supposé être chauve.
Picard n'étant pas habitué à son époque aux genres de remarques blessantes qu'il fait d'ordinaire sur les insectoïdes, répond confus : "Je suis désolé, je ne comprends pas." Sa secrétaire précise, comme si ce n'était pas évident pour son patron : "La tenu de garçon d'étage." J'aurais plutôt dit, le pyjama rouge et noir ou la tenue de ski. Elle ajoute : "Est-ce que vous avez trouvé un second job au Fairmont (hôtel) ?"
Picard s'exclame alors : "L'uniforme ? Oh..." Puis il admet : "C'est totalement inapproprié, j'aurais dû me changer." Mais avant que Picard n'ôte son uniforme à l'instant, sa "secrétaire" change de sujet : "L'inspecteur Cloche (NDT en anglais Bell), le nouveau partenaire de votre ami flic McNary était ici à fourrer son nez partout." Et à ces mots elle est en train d'enfiler ses gants et d'en agiter les doigts de manière suggestive. Puis attrapant son manteau : "S'il vous avait vu dans ces draps, il vous aurez fait envoyé à la drôle de ferme."
Parce que la police envoie tous les gens en uniforme de coursier qu'il croise dans une grande ville à l'asile de fou ?
La secrétaire ajoute : "M. Sangsue (NDT en anglais Leech) a téléphoné deux fois, et il y a une dame nommée Bradley qui attend dans votre bureau. Joli jambes."
1°) Elle est même en train de feuilleter vos dossiers et jouer avec l'un de vos flingues, tout en posant pour des photos compromettantes.
2°) Dixon Hill doit être aveugle, il a besoin de sa secrétaire pour lui indiquer si les jambes de ses clientes sont jolies ou non. En revanche, rien sur leur intelligence = pare-choc avant et leur sensibilité = pare-choc arrière ?
Picard baisse les yeux sur ses propres jambes car les femmes n'ont pas de jambes au 24ème siècle ou à bord d'un vaisseau de la Fédération, et la secrétaire précise, on se demande pourquoi : "Pas vous, elle."
Puis de lancer : "J'ai un rendez-vous super-chaud avec mon mec, à la revoyure demain matin." si bien sûr elle peut encore marcher, et c'est sûrement ce que pense aussi Picard qui semble plutôt déconcerté à cette image mentale. Aurait-il déjà oublié quel genre d'aventures racontent exactement les romans de Dixon Hill, ou bien, comme au 21ème siècle, ce genre de roman est désormais réécrit par des censeurs et pour un public moderne qui se limiterait aux censeurs en question et à leurs grands amis chinois et autres génocidaires planétaires ?
La secrétaire sort en éclatant d'un rire stupide comme elle passe devant son patron. Bon, peut-être que l'uniforme, non content de souligner les seins qui pointent, soulignerait aussi en détail l'équipement standard de la Fédération chez les membres d'équipage se présentant comme mâles. Picard lui même fixant l'arrière train de sa secrétaire pourtant occulté par le manteau de "vraie" fourrure...
Dans un magazine, vous tombez sur une photo pleine page couleur d'une fille nue. Votre mari aime la photo. La fille est couchée sur le vendre sur un grand et magnifique tapis en peau d'ours. Votre mari accroche la photo au mur de son bureau... (Les androïdes rêvent-ils de moutons électrique s aka Blade Runner, le roman de Philip K. Dick)
Resté seul à l'entrée du bureau, Picard sourit fortement, hoche la tête... le cadre des portes vitrées en bois miteux lui fait toujours ce genre d'effet... Et il referme la porte. Puis il traverse la pièce du bureau de la secrétaire jusqu'à une autre porte vitrée avec dessus écrit "Privé", toujours en prenant son temps. Il entre et s'arrête pour fixer les jambes ostensiblement croisées de la cliente à talons hauts assise dans un fauteuil à fumer comme un sapeur. Elle aussi porte un animal mort sur elle, parce que cela fait plus distingué, et qu'elle l'a mis à mort et écorché elle-même, possiblement lors d'une chasse à courre, faute d'avoir participer aux chasses aux êtres humains si populaire dans la haute société humaine depuis toujours.
Comme la femme semble le regarder de haut en bas, Picard déclare : "J'ai perdu un pari." La femme décroise les jambes : "Oh, eh bien, moi aussi." Elle ouvre son manteau... Oui, Picard n'a jamais spécifié qu'il devait s'agir de la version jeunesse des les enquêtes de Dixon Hill.
Non, en fait, elle dit seulement : "Oh, eh bien... Au moins vous êtes prêt pour Halloween."
Depuis quand les uniformes de garçon d'étage sont des déguisements populaires pour Halloween. D'un autre côté, la bonne française et les masques de cochons le sont. Ah non, ça c'est réservé à l'Hôtel Overlook en 1921.
Picard répète, intrigué : "Halloween ?" Comme si au 24ème siècle l'élite de la Starfleet aurait oublié les fameux rituels païens du culte de Samhain et autres sacrifices figurés et littéraux encore une fois si populaire de tous temps sur la planète terre chez les gens de pouvoir.
A moins que cette dame ne fasse allusion qu'à l'éventrement des citrouilles interdit dans la Starfleet et à travers toute la Fédération après le premier contact avec les Jakolanternes, cette espèce d'humanoîdes dont la coutume est de s'habiller en épouvantail et de porter une cucurbitacée en guise de couvre-chef, si typique de leur civilisation que le casque de leur combinaison spatiale en reproduit contours et couleurs caractéristiques.
La dame va alors prendre la pose à la fenêtre pour déclarer : "J'ai besoin de votre aide, Monsieur Colline (NDT Hill en anglais signifie colline, Dickson signifie fils de bite). Puis elle ajoute après une pause dramatique : "Quelqu'un essaie de me tuer."
Et de regarder Picard avec le même sourire et le même regard profondément dérangeant que la fille du meme de la petite amie timbrée.







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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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