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- Écrit par David Sicé

Ici la page Amazon.fr du coffret 8 dvd français S1 (version française et anglaise, N&B)
The Outer Limits S01E22: Specimen: Unknown (1964)
Traduction du titre : Spécimen : inconnu.
Titre français : la plante inconnue.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacré à la série télévisée Au delà du réel (1963)
Diffusé aux USA le 24 février 1964.
Saison 1 sortie en blu-ray américain le 23 mars 2018.
Saison 1 et 2 sortie en blu-ray américain le 23 août 2022.
De Gerd Oswald sur un scénario de Stephen Lord ; avec Stephen McNally, Richard Jaeckel, Gail Kobe, Russell Johnson, Arthur Batanides, Peter Baldwin, John Kellogg, Dabney Coleman, Walt Davis, Bob Johnson.
Pour adultes et adolescents
Pendant des siècles, l'être humain a scruté les cieux et cherché à découvrir le mystère de l'Univers ; le télescope a précisé les cratères de la Lune et les canaux sur Mars. Mais il avait ses limites, et l'insistant appétit de l'être humain pour le savoir et l'expérience n'aurait pas été satisfait avant qu'il ne brise les chaînes massives de la Gravité et pose lui-même le pied sur une planète autre que la sienne.
Le projet Mercury fut sa première aventure à travers l'Espace, un témoignage de son ingéniosité technique et de son courage, un feu vert pour une centaine d'autres projets, qui l'emmèneraient toujours plus loin. Et voici le projet Adonis : un laboratoire orbital placé à des milliers de miles au-dessus de la Terre, un minuscule monde lancé très loin et connecté (à la Terre) seulement par la radio et le souvenir, et habité par une poignée d'hommes dédiés à éliminer l'inconnu pour les futurs voyageurs de l'Espace.
... à six heures dix minutes, un huit janvier, le Lieutenant Rupert Howard découvrit par accident quelque chose qui s'accrochait à la paroi du sas spatial et qui s'était révélé vivant. Il les appela des bernaches de l'Espace, pour les identifier temporairement. Ils n'en étaient pas.
Le jeune astronaute retire une espèce de champignon d'un placard, le dépose avec les deux autres dans un baquet, puis prend l'un des champignons pour le placer dans une gamelle, et la gamelle dans un incubateur, à ne pas ouvrir si la lumière rouge est allumée. Il allume l'incubateur, mais son téléphone se met à biper avec insistance et il quitte l'incubateur ; il décroche le combiné téléphonique et déclare : "Allo, ici le Lieutenant Howard..."
Et s'accoudant tout contre le plateau sur lequel sont posés les deux champignons restants, il répond : "Eh bien, je ne peux pas en être certain encore, Major Doweling, mais ça ressemble de plus en plus à une sorte de spore dormant... Ouais, probablement qu'il flottait dans l'Espace environnant depuis plus ou moins un million d'années ; il a finalement trouvé un foyer."
Pendant ce temps, dans le dos du lieutenant Howard, dans la gamelle exposée à l'intérieur de l'incubateur, le champignon grandit rapidement. Et Howard de conclure : "Eh bien, je devrais en savoir davantage plus tard : j'en ai un dans l'incubateur et je suis sur le point de découper les autres en lamelle pour étude."
Sans gant, sans masque, sans combinaison environnementale étanche. Sinon où serait le plaisir de la découverte ?
Howard répond encore, en souriant : "Non, je ne lui ai pas encore donné de nom." il pouffe : "Un truc grec ; ou peut-être que je l'appellerai simplement Mademoiselle Adonis." Puis il répète deux fois : "D'accord". Et il raccroche le combiné de son téléphone.
Et dans l'incubateur, le champignon est devenu un bulbe, et du bulbe pousse une tige. Et Howard ne s'est toujours pas retourné. Au contraire, il prend un second champignon et le dépose dans un godet fixé à une potence avec un autre godet en vis à vis, et il place le second champignon dans l'autre godet. Loin d'avoir découpé en lamelle les deux champignons, il les saupoudre d'on ne sait quelle poudre. Puis appuyant sur un bouton dans le socle de la potence, voilà que celle-ci se met à pivoter rapidement sur son axe, faisant s'incliner à l'horizontale les godets, et la potence se révèle une centrifugeuse.
Parce que le monsieur compte observer des spores en les faisant tournoyer avec de la poudre sans jamais avoir pensé un instant à fermer hermétiquement les godets qui les contiennent. Curieux qu'il n'ait pas commencé par un examen gustatif ou tester leurs effets en les prenant en suppositoire : on est chercheur en Science ou on ne l'est pas, n'est-ce pas ?
Puis son interphone appelle deux fois : "Major Benedict !" et "Présentez-vous à la chambre des communications." Puis comme Howard arrête sa centrifugeuse à main nue bien entendue, voilà qui'il prend une pince... Et l'interphone annonce : "Docteur WIllis, vous êtes demandé dans la chambre du pharmacien." ... Et extirpe le champignon du premier godet pour le remettre sur son plateau initial, et il fait de même pour l'autre champignon extirpé de l'autre godet.
Et dans l'incubateur, le bulbe a fait une feuille ou un pétale unique au bout de sa tige, qui pivote lentement. Howard reste concentré sur ses godets, vidant la poudre au fond dans un flacon, toujours sous son nez, ses yeux et possiblement sur ses doigts nus. Puis il secoue le flacon en se levant, et verse un liquide transparent d'un autre flacon dessus, pratiquement au plus près de son visage, sans doute dans l'espoir d'une réaction explosive ?
Et d'ajouter un autre liquide avec une pipette qui lui sert aussi à touiller. Et comme machinalement le lieutenant se retourne, il réalise que dans l'incubateur, une fleur à cinq pétale a éclos, avec une longue tige et un orifice très visible en son centre, qui habituellement chez une fleur, concentre ses organes reproducteurs allergènes. Et en plus la fleur pivote dans la direction du lieutenant.
Celui-ci fait bien sûr ce que tout le monde aurait fait à sa place : il abandonne la poudre en libre accès et à l'air libre sur la paillasse, va à l'incubateur sans doute pour coller son visage sur la vitre et imiter le poisson clown. Comme la lumière rouge est allumée, et qu'il ne faut pas ouvrir l'incubateur dans ce cas, il éteint la lumière rouge. Suffisait d'y penser.
... Et il ouvre l'incubateur, prend la fleur par son bulbe à main nue --- même avec une fleur terrienne, ce n'est pas recommandé. Fleur à qui il a poussé des tentacules en guise de racines. Howard repose la fleur tout bêtement sur la table à côté de ses produits chimiques, juste au bord, et va s'asseoir bien en face du pistil à côté des deux autres champignons centrifugés mais même pas écrasés posés sur son plateau. Puis il se concentre sur les notes qu'il prend sur son calepin, parce qu'écrire à la main doit lui demander un effort intellectuel remarquable vu la taille présumée de son cerveau et son formidable niveau d'instruction.
Puis comme Howard repose son calepin et décroche le combiné de son téléphone, la fleur lui crache dessus une volée de bonbons à la réglisse. Surpris mais visiblement pas inquiet, il ramasse quelques bonbons à la main pour les déposer dans un autre godet, mais sans avoir achevé son ménage, il est pris d'une quinte de toux, qu'il étouffe bien sûr avec les doigts qu'il utilisaient pour ramasser les bonbons.
Alors Howard, visiblement nauséeux se lève, et le godet à la main, va à la plante, tête baissé pour mieux voir au plus près l'ouverture dans le bulbe et ce que les pétales de la fleur retombés sur le pistil tourné vers lui pourraient bien avoir à cracher une seconde fois.
Et cette fois, c'est un jet puissant pulvérulent. Howards tombe à la renverse, s'assied en clignant des yeux, bouche ouverte, sans avoir lâché son godet de bonbons à la réglisse. Puis il se relève et se précipite de nouveau pour attraper à mains nues la plante et presque presser son visage contre, et, titubant, va jeter la plante dans le toboggan à ordure donnant sur l'Espace extérieur : Avertissement, bien fermer le sas extérieur avant d'ouvrir la porte à l'intérieur.
Sans que l'on sache exactement si et quand il a ouvert ou refermé le sas extérieur, il referme la porte à l'intérieur, grimace, cligne des yeux, fixe des yeux les deux champignon restant sur le plateau avec plein de poudre autour. Il titube jusqu'au plateau, met quasiment son visage dans les champignons, mais s'effondre avant au bas de la table.
Et plus tard, sans autopsie ni aucune intention de le ramener refroidi ou scellé à sa famille et sans non plus l'incinérer, son corps et possiblement son âme emballés dans une toile sont recommandé à Dieu Tout-Puissant par le reste de l'équipage, qui prétend espérer sa résurrection une fois que l'Apocalypse se sera abattue sur la Terre.
L'Espoir fait vivre, façon de parler.



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Star Trek: The Next Generation S01E26: The Neutral Zone (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : La Zone Neutre.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : La Zone Neutre.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Attention, la numérotation des épisodes en anglais diverge de la numérotation en français.
Les anglais comptent l'épisode pilote comme deux épisodes, les français comme un seul.
Il faut compter l'épisode pilote comme deux épisodes vu que les saisons s'enchaîneront plus tard avec un épisode final première partie de l'épisode initial de la saison suivante.
Diffusé aux USA à partir du 2 mai 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France à partir de décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry, d'après sa série télévisée Star Trek ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Carnet de Bord du Commandant en second, Date Stellaire 41986.0 : Nous attendons le retour du Capitaine Picard, convoqué à la Base Stellaire 718 pour une réunion d'urgence. Pendant ce temps, nos senseurs ont observé une ancienne capsule flottant dans nos parages, qui s'est avérée provenir de la Terre.
Geordi La Forge, toujours le mot pour le remplissage : "Je me demande comment c'est arrivé ici..." Et Wolf de lui répondre tout à fait pertinemment : "Vu sa vitesse et sa direction actuelle, elle entrera éventuellement dans le système binaire des Kazis et sera certainement détruite."
A ces mots, Riker se retourne supposément vers Worf et regarde intensément dans le latin. Worf remarque, toujours serviable : "Je pourrais lui coller un rayon tracteur et corriger sa direction."
Riker répond : "Je ne le pense pas, Monsieur Worf : c'est seulement un genre de débris spatial."
Illogique mon commandant en second : des débris spatiaux flotteraient épars, et de toute manière présenteraient un intérêt archéologique ou d'enquête criminelle.
Riker enchaîne très vite : "Si nous n'avions pas eu à attendre le Capitaine, nous ne l'aurions pas remarqué : laissons-le, laissons la Nature suivre son cours."
La nature ? Parce qu'une capsule spatiale, c'est naturel ? Et depuis quand ? ça pousse tout seul dans ce secteur spatial ?
Riker est débile et illettré ou bien il fait semblant parce qu'il a quelque chose à cacher : c'est seulement les cadavres de ses treize dernières épouses qu'il a envoyé se faire incinérer dans le système des Kazis et il est bien embêté maintenant que les preuves de ses assassinats en série ont été détectées par l'Enterprise D ?
Puis, histoire de faire diversion, Riker demande : "Combien de temps avant le retour du Capitaine Picard."
Et Worf de répondre : "Selon son dernier message, il pensait nous rejoindre à bord d'une capsule usagée à la dérive afin de profiter de son retour pour se livre à sa passion favorite, l'archéologie de terrain."
Et d'ajouter : "Sa dernière communication indiquait que cela lui prendrait plusieurs heures."
Alors Data intervient, ce qui demande un certain courage pour qui est clown de service à bord : "Commandant, je requiers la permission d'enquêter sur ce véhicule."
Riker est visiblement mal à l'aise et minimise : "Pourquoi Data ? C'est seulement une épave."
Tout comme l'épave à bord de laquelle il avait caché caché l'exemplaire original congelé de Tasha Yar après que l'une de ses clones dont il abusait sexuellement ne se fasse tuer sur Viagra II : l'Espace a beau être infini, il est tout petit pour ceux qui s'aiment... Il aurait été en effet très gênant que l'original de Tasha revienne à elle et débarque en plein milieu de cette si touchante cérémonie d'enterrement holographique, servant essentiellement à cacher que le corps de la disparue a été recyclé pour servir de matière première aux réplicateurs de bord. Miam.
Data objecte : "C'est un morceau de l'Histoire : l'occasion d'examiner un véhicule si ancien ne se réalise pas si souvent, et comme vous l'avez vous-même souligné, nous en avons le temps."
Riker cède en apparence : "Très bien."
Puis il ordonne : "Atomisez cette capsule immédiatement, Monsieur Worf : phaseurs à pleine puissance et trois torpilles à photons pour faire bonne mesure."





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Star Trek: The Next Generation S01E25: Conspiration (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Conspiration.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Conspiration.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Attention, la numérotation des épisodes en anglais diverge de la numérotation en français.
Les anglais comptent l'épisode pilote comme deux épisodes, les français comme un seul.
Il faut compter l'épisode pilote comme deux épisodes vu que les saisons s'enchaîneront plus tard avec un épisode final première partie de l'épisode initial de la saison suivante.
Diffusé aux USA à partir du 9 mai 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France à partir de décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry, d'après sa série télévisée Star Trek ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton,Colm Meaney.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Carnet de Bord du Commandant en second, Date Stellaire 41775.5: Nous sommes en route pour la planète-océan Pacifica. Bien que notre mission soit de nature scientifique, nous avons hâte de profiter des eaux chaudes et bleu, et des superbes plages qui font de Pacifica l'un des joyaux de la Galaxie.
Sur la Passerelle, alors que Riker fait son entrée, l'air lugubre, Geordi La Forge papote avec Data, qui tourne carrément le dos à sa console de navigation tandis que La Forge ne prête aucune attention particulière à son poste de pilotage. D'un autre côté, il est aveugle : "Alors le type se relève chancelant et retourne à la fille, tu vois ? Eh bien, elle sourit, hé-hé, le regarde droit dans les yeux et dit : 'Essaie seulement ça dans l'hyperspace.'
Dis Maman, pourquoi le type ne tient plus sur ses jambes et qu'est-ce que l'hyperespace, spécifiquement quand un type fait des trucs avec une fille ?
Et Geordi La Forge met à ricaner nerveusement tout seul, tandis que Data ne répond rien, perplexe, se posant probablement la même question que ci-dessus. Puis il semble réaliser et souffle : "Je vois." Bien au contraire de La Forge donc. Vous ai-je rappelé que La Forge n'a pas de copine parce qu'il est trop doué pour les draguer ? Mais heureusement pour lui, il y a l'holodeck et toutes ces scientifiques sexy dont il programme l'apparence et la personnalité réelle juste légèrement modifiée pour qu'elles tombent virtuellement amoureuses de lui, grâce au coup de la panne.
Data déclare alors : "Donc la difficulté pour atteindre une position si complexe dans un environnement agravitique couplé avec les effets adverses que cela aurait sur le bien-être psychologique d'un mâle humain ordinaire, est ce qui rend cette anecdote si amusante ?"
Sauf que c'est faux, la NASA a testé le sexe agravitique dans l'Espace : la femme a fait une grave dépression après l'expérience, et l'homme s'est vanté toute sa vie du succès de sa mission devant les caméras, exploit bien entendu filmé et accompli au nom de la Science.
Et Data de hocher la tête : "Oui, très humoristique effectivement."
Je rappelle que les blagues salaces de Geordi La Forge et leurs commentaires se font à haute voix et rire bruyant devant tout le personnel et officiers de service sur la Passerelle et font logiquement partie de ce que l'ordinateur de bord enregistre en permanence et retransmet à chaque sonde et chaque base pour retransmission au haut commandement de la Flotte Stellaire de la Fédération. J'imagine qu'il doit même y avoir des thèses possiblement vulcaine et klingonne sur la question.
Data ajoute même : "Hystérique, en fait." Et soudain il fait une pause et semble avoir une attaque cérébrale, puis il émet un rire aussi naturel que Geordi La Forge avant lui.
Puis il s'interrompt brutalement et se remet face à sa console de navigation. Depuis le fauteuil de commandement de son propre capitaine, ou il a pris place à côté du décolleté de Deanna Troi, Riker se met à sourire et ricaner tout aussi naturellement que les deux autres. Puis il interroge soudain : "Quel est notre Temps Estimé d'Arrivée à Pacifica, Monsieur La Forge."
La Forge répond : "Vingt-deux heures et quatorze minutes, Monsieur." Riker répond : "Augmentez à Distorsion Six." La Forge répond : "Bien reçu, Monsieur, pleine impulsion."
Puis RIker, qui doit se croire à la maison, tourne la tête vers Deanna Troi : "Pensez-vous que quiconque objecterait à ce que nous arrivions en avance ?"
Il n'a apparemment rien demandé aux ingénieurs qui courent dans les roues de la salle des machines pour faire avancer l'Enterprise D, ni à l'univers que leur système de propulsion distord pour dépasser la vitesse de la lumière quand elle voyage réellement à 300.000 kilomètres par seconde, au lieu d'être bêtement stoppée et absorbée par la première surface non réfléchissante sur sa route, ou déviée par le premier puits gravitique à proximité.
Deanna Troi n'hésite pas à répondre : "Je sais que moi je n'objecterais pas."
Et elle sait que de tous les avis possibles à bord, seul compte le sien et celui de Riker, au fond.
Et que pense leur capitaine de ce gaspillage de carburant alors le détroit d'Ormuz est toujours bloqué au 24ème siècle suite au refus de la planète entière de le céder à une intelligence artificielle qui tourne en boucle à Washington et que personne n'ose débrancher parce que sinon elle pourrait encore déclencher un holocauste nucléaire sur la planète Terre ?
Ici la salle des machines au Commandant au Second : en raison de notre vitesse excessive, nous serons en panne sèche avant d'avoir atteint Pacifica, notre unique point de ravitaillement dans le secteur.
Et Deanna Troi d'ajouter, preuve qu'elle a vraiment le sens des priorités : "J'ai vraiment très hâte d'aller faire une agréable baignade."
J'ai vérifié, c'est une des rares sinon la seule à avoir une large baignoire dans ses appartements d'officier, ce qui est bien pratique quand on se métamorphose en batracien géant humanoïde.
Data croit alors bon de l'ouvrir, tournant une nouvelle fois le dos à sa console de navigation : "Vous vous rendez compte, Conseillère, que le pont holographique peut être programmé pour recréer un environnement océanique."
Avec les requins blancs itou itou ? Blague à part, tout le monde sur la passerelle doit passer sa vie chez le kiné holographique ou à l'infirmerie vu comment ils se tordent tous le cou et la colonne vertébrale à chaque fois qu'ils doivent s'adresser la parole en se regardant les uns les autres... Ce n'est pas parce que c'est photogénique que c'est certifié hygiène et sécurité, n'est-ce pas la responsable en chef du bien-être de l'équipage, Conseillère Deanna Troi ?
Deanna Troi sermonne alors l'androïde, qui incidemment devrait le savoir mieux qu'elle, étant donné qu'il n'a pas une vision ni les autres sens d'un être humain : "Data, ce n'est simplement pas la même chose !"
Et de faire une proposition salace de plus à Data, qui semble les collectionner depuis le début de la saison : "Avez-vous jamais été à une baignade au clair de Lune bien réelle ?"
Avec les requins blancs ? Comme dans les Dents de la Mer ? A priori non, mais on ne peut jamais en être sûr, vu qu'un membre androïde s'arrache et se remplace en un tour de main.
Data s'étonne : "On peut nager au clair de Lune ?" (NDT : l'anglais est tellement équivoque que Data ni l'ordinateur de bord ne saurait faire la différence entre nager dans la lumière du clair de Lune, et nager au clair de la lune, ou encore nager sur le clair de Lune etc. etc. Rien d'étonnant à ce que le français (et avant lui, le latin) ait été la langue internationale et scientifique avant que les anglais et leurs banquiers imposent l'anglais et une confusion générale favorisant la vente d'armes et l'orchestration des guerres et des génocides bien sûr pendant des cessez le feu ininterrompu pendant que l'initiateur du cessez le feu bombarde à tour de bras et massacrent les civils en priorité.
Deanna Troi regarde Riker au lieu de Data et ne répond pas à sa question : après tout, ce n'est qu'un androïde avec un grade d'officier qui contrôle la navigation du vaisseau : s'il ne sait pas ce qu'est la Lune, un océan, une planète ou nager ou la différence entre sur / dans / à la lumière de / etc. peu importe. Au lieu de cela, elle manque de se briser le cou pour demander au klingon de service au-dessus d'elle : "Et vous, Monsieur Worf ?"
Worf secoue la tête et répond : "Nager, ça ressemble trop à se laver." (NDT même mot bathing que pour se baigner.)
Raciste !
Pardon, Spéciste.
Comme quoi, il n'y a pas que Geordi La Forge à ne pas savoir être drôle sans être malsain.
Riker fait alors les gros yeux à Deanna qui retient son fou rire et son triomphe d'avoir fait publiquement avouer à Worf qu'il ne se lavait pas à moins d'un ordre direct de ses supérieurs.
C'est alors que Data interrompt cette conversation profonde et édifiante dont le seul but était de gratter une minute et quarante huit seconde avant le générique : "Commandant Riker, je reçois un code 47."
Riker lui répond : "Vérifiez." Et Data, qui ne l'aurait pas annoncé sans l'avoir déjà vérifié, lui répond : "C'est un code 47." (encore trois secondes de grattées).
Et Data se tord le cou pour préciser à Riker ce qu'est un code 47, ce que Riker ne peut pas ignorer : "Fréquence d'urgence de la Flotte Stellaire."
Deanna enfonce le clou en précisant là encore ce que personne n'est censé ignorer sur cette Passerelle : "Code 47, réservé aux yeux du Capitaine."
Et du coup, ils réveillent le pauvre capitaine Picard qui dormait dans son lit malgré les trois sources de lumières en plein dans sa tronche : principale de face, veilleuse sur sa droite, et étoiles filantes distorsion six via les grands hublots au-dessus de lui. J'espère que ces étoiles filantes ne déclenchent pas de crise d'épilepsie.
Dans l'interphone, Riker déclare : "Capitaine, je suis désolé de vous déranger..." Et pour être sûr d'avoir bien réveillé son capitaine, il appuie une nouvelle fois sur le bouton qui permet de taser son capitaine au lit depuis la Passerelle via l'accoudoir du fauteuil de commandement, manquant une fois de plus de confondre le taseur et le déclenchement de l'éjection du lit à travers l'Espace, frontière de l'Infini.
Picard répond en se redressant : "Oui, Numéro Un..." (il a encore oublié le nom de Riker) "Qu'est-ce qu'il y a ?"
Et sur l'écran qui réciproquement permet de regarder Picard dormir pendant toute sa nuit, Riker déclare : "Un message qui arrive, Code 47, Monsieur."
Picard répond à Riker, "Streamez-le par-ici." Et de se relever en s'assurant que Riker verra bien qu'il porte un caleçon sous le drap rouge. Bizarrement, Picard s'est assis sur son lit côté droit alors qu'il n'y a que le mur de ce côté-là.
... à l'écran, l'avenant Riker est remplacé par un logo Commandement de la Flotte Spatiale de la Fédération des Planètes Unies, et l'ordinateur annonce : "Ceci est un communiqué d'urgence."
Mais il n'affiche pas le petit cadenas en haut à gauche de l'adresse internet. Picard devrait pourtant être plus avisé que ça.
L'ordinateur continue de sa voix acidulée : "Il ne doit pas en être discuté avec les autres officiers sauf si cela s'avère absolument nécessaire, il n'y aura aucune trace de cette transmission dans l'historique de l'ordinateur de bord." Et d'ajouter : "Une langue au repos rend la vie heureuse ; les questions sont un poids pour les autres, les réponses sont une prison pour soi-même."
Picard se verse un verre d'alcool fort et répond : "Compris."







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Star Trek: The Next Generation S01E24: We'll Always Have Paris (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Nous aurons toujours Paris.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Paris sera toujours Paris.
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Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Attention, la numérotation des épisodes en anglais diverge de la numérotation en français.
Les anglais comptent l'épisode pilote comme deux épisodes, les français comme un seul.
Il faut compter l'épisode pilote comme deux épisodes vu que les saisons s'enchaîneront plus tard avec un épisode final première partie de l'épisode initial de la saison suivante.
Diffusé aux USA à partir du 2 mai 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France à partir de décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry, d'après sa série télévisée Star Trek ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton,Colm Meaney.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Carnet de Bord du Capitaine, Date Stellaire 41697.9 : Nous sommes en route pour Sarona VIII (NDT : la huitième planète du système stellaire de Sarona) pour une permission à terre tout à fait nécessaire ; tout l'équipage a hâte de cette distraction. A titre personnel, je me suis autorisé le luxe de prendre un peu d'avance.
Et par un peu d'avance, Picard veut dire du temps libre pour transpirer en tenue d'escrime pailletée sur un des ponts de l'Enterprise D aménagé pour une compétition traditionnelle olympique avec fleuret bipant quand on touche l'adversaire. Il manque cependant un jury avec des pancartes, l'arbitre et l'équipe médical en cas de lumbago et autres joyeusetés.
Picard perd l'échange, ce qui n'est pas surprenant vu la lenteur et la lourdeur des performances des deux compétiteurs. Ils ôtent leur masque et l'adversaire que nous n'avons jamais vu à bord dans aucun des épisodes précédents, prétend qu'il a "pris l'avantage" (NDT il se serait trop avancé pour frapper Picard, et non pas, il aurait exploité sexuellement Picard), probablement parce que le capitaine Picard, seul maître à bord, pourrait le faire éjecter dans l'espace profond sur le champ, ou pire, lui mettre une mauvaise note sur instaflotte.
Mais toujours aussi urbain, Picard prétend que non, l'avantage était à son adversaire (NDT celui-ci serait resté dans les limites admises de l'allonge ou du nombre de pas pour frapper son adversaire). Picard salue son adversaire, remet son masque et l'invite à le battre à nouveau à plate-couture. Et je réalise alors que ce qu'ils sont en train de faire est quand même très dangereux, puisqu'aucun ne porte de protection à l'entrejambe. Mais peut-être sont-ils tous les deux masochistes ?
Picard avance en ferraillant avec l'adversaire, puis saisit celui-ci par l'avant-bras... Depuis quand la lutte est-elle autorisée en compétition d'escrime ? Et ils échangent leur position, une chance que personne ne porte de fil électrique comme aux Jeux Olympiques, sinon il aurait fallu La Forge et Data pour démêler les nœuds entre chaque passe d'armes.
Et à l'issue de cette nouvelle manche, c'est l'adversaire qui laisse gagner Picard en ouvrant sa garde au maximum pour que le capitaine puisse le toucher à peu près au même endroit que la fois précédente il avait touché Picard. Et l'officier, que faute de présentation, nous appellerons désormais Café con Lèche de la Botte, de déclarer alors que tout le monde ôte à nouveau son masque, comme si personne ne pouvait parler avec : "Initiative intéressante, mais de quelle technique s'agissait-il ?"
Fait-il référence au fait d'attraper l'avant-bras armé en plein milieu d'un combat sans réaliser que le fleuret pourrait dévier et plier pour revenir lui fouetter l'entrejambe, Picard répond, toujours faux humble : "La technique d'un homme désespéré." Technique également connue sous le nom de technique de l'Eunuque désespéré.
Les deux hommes se saluent à nouveau et Lèche de la Botte déclare : "Initiative intéressante, mais de quelle technique s'agissait-il ?" et Picard répond; toujours faux humble : "La technique d'un homme désespéré." ... à ces mots, Lèche de la Botte reste bouche ouverte et yeux globuleux, un peu comme un poisson collé à la paroi de l'aquarium du bureau du Capitaine alors qu'il attend en vain que Picard reçoive Deanna Troi alors que la tension à bord de l'Enterprise aurait atteint un paroxysme suffisant pour agrandir le décolleté de la demi-Bétazoïde.
Puis après un temps, Lèche de la Botte demande : "Capitaine, c'était quoi, ça ?" Et Picard de répondre : "Oh vous savez comment sont ces budgets microscopiques : nous n'avons pas eu vraiment le temps de nous entraîner, par ailleurs, comme nous ne portons pas de coque de protection, et que je suis familier des accidents de théâtre shakespeariens, j'ai pris la précaution de bourrer mon slip avant de venir tourner la scène ; par ailleurs, il y avait du Chili Con Carne au buffet de la production d'à côté où nous allons tous nous rassasier, faute d'être nourris sur ce plateau de tournage."
Picard ne prend en réalité pas la peine de répondre à Lèche de la Botte et le plante là --- non pas avec son fleuré en plein front, "... et ça, c'est la botte de Nevers mon ami ! Et vous ne risquez plus de me poser la question à présent..." Le capitaine va plutôt à un panneau de communication mural placé de telle manière à ce que l'usager se prenne le coin d'un banc métallique en plein dans le genou si urgemment il tente d'appeler, je ne sais pas moi, l'infirmerie en cas d'accident de fleuret sur place. Puis déclare après un bip : "Picard à Passerelle."
Riker le commandant en second lui répond : "Capitaine." Picard interroge celui dont il oublie à chaque fois le nom : "Numéro Un, est-ce que quelque chose d'inhabituel se serait produit à l'instant sur la Passerelle."
Riker reformule : "Vous voulez dire, un dialogue qui ne soit pas d'exposition ni de remplissage ?" Et de répondre aussitôt : "Oui, Monsieur : nous avons fait l'expérience d'une sorte de boucle où tout s'est répété."
Illogique, mon capitaine : une boucle aurait supposé le retour à un point de départ où personne ne se serait souvenu des événements répétés, puisqu'ils ne s'étaient pas encore produit. Donc personne n'aurait alors remarqué une répétition, et personne n'aurait parlé de boucle. Il aurait été plus juste d'évoquer une rediffusion, un concept avec lequel les spectateurs de Star Trek sont éminemment familiers.
Picard ôte ses gants disco et répond : "Ici aussi." Puis "Je suis en chemin." Il ne précise pas, sans passer par la douche, mettez vos masques et enfilez vos combinaisons environnementales." Ou alors, "Passez l'ascenseur en mode décontamination." ou encore "Resservez-vous en Chili con Carne, en particulier Worf."
Sa serviette rouge autour de son cou, toujours vêtu de sa veste rembourrée, de sa couche-culotte et de son bas de survêtement, chaussé de baskets blanches, Picard ordonne en sortant de l'ascendeur : "Rapport, Monsieur Data."
De sa console de navigation, Data répond : "Les senseurs ne montrent rien." Cependant dans son dos, Deanna est penchée sur son minitel, et la tension à bord semble à son comble.
Data ajoute aussitôt tandis que Picard s'essuie avec sa serviette, spécifiquement : "Mais il semble qu'à un moment, le temps s'est répété exactement, pour tout le monde."
... à quel moment, pour une période de combien de temps, à quel point de leur route ? Et qu'est-ce qu'il appelle exactement un temps qui se répète et comment peut-il savoir que le temps s'est répété exactement pour tout le monde à toute échelle ? Il dispose du tracé de chaque particule subatomique sur tous les ponts au sortir de chaque orifice de chaque membre d'équipage ? Est-ce que cela ne pose un problème de vie privée ?
Car le vrai problème de ce genre de dialogue d'exposition qui répète ce que nous avons déjà vu et ce qu'ils ont déjà déclaré pour la troisième fois, c'est comment le savent-ils ?
Et comment l'ordinateur de bord ou n'importe quoi d'enregistré aurait-il pu indiquer une telle répétition "de Temps", sachant que par définition, le Temps est une représentation selon une ligne graduée, ou bien la météo à une heure donnée ou bien une saison incluant n'importe quoi de récurrent ou d'exceptionnel, comme tel roi ou empereur arrivant au pouvoir, ou la germination des pommes de terre dans les hautes terres d'Ecosse ou encore la perte de la virginité de Jamie Fraser avec son épouse légitime puis avec l'ancêtre du futur mari de celle-ci, ce qui, admettons-le peut expliquer la confusion de l'héroïne, de ses deux maris et des lignes de vie et d'amour de leurs paumes respectives quelque peu surréalistes.
Et Georgi La Forge, de ne pas en rater une depuis sa console de pilotage : "C'est comme un sentiment de déjà-vu." Et en temps qu'aveugle, Georgi La Forge sait de quoi il parle, évidemment.







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