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- Écrit par David Sicé


Eternally Yours 2026 S01E01: Pilot (2026)
Traduction : Éternellement vôtre : chapitre premier.
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Ici la page de ce blog consacrée à la série Eternally Yours de 2026.
Diffusé le 8 octobre 2026 sur CBS US.
De Joe Port et Joe Wiseman ; avec Ed Weeks, Allegra Edwards, Helen J. Shen, Jaren Lewison, Parker Young, Rose Abdoo.
Pour adultes et adolescents.
(Comédie, vampire) Autriche, 1526. Un homme commente la scène en voix off : Vous savez, dans les films de vampires, il y a toujours cette scène... La super-romantique, où la femme supplie le vampire avec lequel elle sort de la transformer en vampire comme lui ? Ainsi qu’ils puissent être « ensemble », pour l’Eternité ?
Et la dame du 16ème siècle (Liz) de déclarer à son amant du 16ème siècle (Charles) dans le couloir éclairé à la bougie d’un château perché : « ... Ainsi que nous puissions être ensemble pour l’Eternité ! » Mais son amant barbichu ne semble pas conquis par l’idée et tergiverse : « L’Eternité n’est pas une petite affaire, Liz chérie ! N’est-il pas suffisant que nous vivions ensemble une heureuse vie ? »
Comme il se râcle la gorge, Agnès s’étonne : « C’était quoi, ça ? » Son amant lui répond : « Quoi donc ? » Agnès répond : « Le truc du râclement de gorge. » Son amant répond : « Oh, ça ? Je ne m’en étais pas rendu compte... » Et de sourire : « Peut-être que ma gorge était un petit peu sèche... Beaucoup de poussière dans ces demeures autrichiennes à cette époque de l’année... »
La jeune femme soupire : « Oh, cela n’a point d’importance ; vous voyez, Charles, même de vos excentricités, je ne peux me lasser ! Je veux me réveiller à ce râclement de gorge et me rendormir dans la chaleur de votre étreinte... jusqu’à la fin des Temps ! » Charles, conquis, soupire : « Oh, Liz ! » Et tandis que la dame offre sa gorge, souriante, Charles l’embrasse dans le cou. Et à l’écran, Liz chuchote à son oreille : « Fais-le ! »
Charles découvre ses crocs et mord Liz dans le cou. Liz étouffe un cri. Elle sourit. Plutôt douloureusement.. La pleine Lune luisait dans le ciel ténébreux. Et Charles de commenter à nouveau en voix off : « Mais ce qu’ils ne vous montrent jamais, c’est... ce qui arrive après ; et je ne suis pas en train de parler de juste après ; je parle de longtemps après. »
Seattle, cinq cents années plus tard. La nuit, dans la chambre à coucher d’une grande maison d’allure victorienne aux toits biscornus, Charles et Liz sont en train de lire assis dans leur lit calés dans leurs oreillers, chacun de leur côté. Liz lit l’écran de son téléphone, Charles lit un livre et se râcle la gorge. Liz tique et grimace, puis revient à sa lecture. Mais Charles se râcle la gorge à nouveau, alors Liz râle : « Mon Dieu, vas-tu arrêter de faire ça ? »
Charles la regarde innocemment, et Liz accuse : « Je sais que tu n’as pas besoin de te râcler la gorge, tu sais que tu n’en as pas besoin : la seule raison pour laquelle tu le fais, c’est parce que tu sais à quel point ça m’énerve. » Alors d’une voix toute douce et en regardant tendrement Liz, Charles répond : « Si désolé ! » Ils reviennent tous les deux à leur lecture. Et Charles se râcle la gorge. Elle ferme douloureusement les yeux, rejette la tête en arrière et se cogne légèrement contre la tête du lit.
Plus tard, un jeune homme propret (Max) attend avec son petit chien blanc et noir dans la salle d’attente d’un cabinet vétérinaire. En voix off, il annonce : « Ceci est l’histoire de comment j’ai rencontré Liz et Charles ; mais avant de les rencontrer, j’ai rencontré la femme de mes rêves ! »
A ces mots, une jeune femme asiatique en blouse bleue déclare sûr d’elle en examinant le petit chien : « Non, je ne sens absolument rien dans son rectum. » Elle enlève ses gants, il récupère son chien sur la table d’examen et proteste, énamouré : « Heu, mais je crois vraiment qu’il a avalé quelque chose ! »
La jeune vétérinaire asiatique se détourne : « C’est possible. » Il fronce des sourcils et a l’air terriblement déçu. La jeune asiatique se retourne et déclare : « C’est aussi possible que vous vouliez seulement sortir avec moi. » Il répond, en souriant l’air très surpris : « Excusez-moi ? »
La jeune vétérinaire reprend : « Vous savez que j’ai un diplôme et que je suis allé à l’école pour ça, mais il suffit qu’on raconte qu’il y a une nouvelle vétérinaire mignonne en ville, et tout d’un coup la salle d’attente est remplie d’affreux qui ont empruntés leur chat. » Le propriétaire du petit chien ne trouve qu’à répondre : « A-ah... Hum ? »
Alors le petit chien se râcler la gorge et vomit un jouet. » Plus exactement un camion de pompier en métal miniature. Son maître a l’air très surpris. Puis il déclare en souriant à la vétérinaire : « Eh bien peut-être que je ne suis que le chic type qui s’inquiète pour son chien... »
La vétérinaire soupire : « Ouais... » Le maître achève en massant le cou du petit chien : « ... que j’ai sauvé. » La vétérinaire achève : « ... vous êtes quelqu’un de bien, n’est-ce pas ? » Puis : « Attendez, pourquoi vous aviez un camion de pompier jouet ? » Tout en se concentrant sur son chien le jeune homme répond : « ... ça vient probablement de l’hôpital pour enfant : je l’ai entraîné pour être un chien thérapeute. »
La jeune vétérinaire soupire et le regardant, répond : « Très bien, dîner, jeudi. » Le propriétaire du petit chien sourit largement, la vétérinaire rit légèrement en rougissant.
Le commentaire du propriétaire du petit chien en voix off : « Emma et moi nous sommes très vite tombés complètement amoureux ; je n’avais jamais été aussi heureux ; mon collègue (de bureau à l’Administration de la Sécurité Sociale), Benji, demeurait cependant sceptique, et le garçon lui répétait « Mec, elle est pas mariée ! Arrête de répéter ça ! »
Et Benji de répéter : « Eh bien, il y a quelque chose de vraiment bizarre : cela fait deux mois que vous êtes ensemble, et elle ne t’a jamais laissé venir chez elle ? » Ce à quoi l’autre répond : « Elle est juste désordonnée et ne veut pas que je vois ça chez elle. » Ce à quoi Benji répond : « Ouais, il y a sûrement beaucoup de désordre et un mari qui traîne là-bas ! »
Benji se tourne vers l’écran de son ordinateur et s’étonne : « Tiens, c’est bizarre : quelqu’un a touché sa sécurité sociale depuis que ce programme existe : ça lui ferait... cent-cinquante ans d’âge ? » Benji, qui n’a pas levé le derrière de sa chaise tournée vers l’autre : « Ah, je me demande s’il mange beaucoup de myrtilles ? J’ai entendu dire que c’était très bon pour la santé... »
L’autre répond : « Non, c’est à l’évidence une erreur ou un genre de fraude ; je pense qu’il faudrait que j’enquête... » Et Benji de répondre : « J’espère que c’est vrai : parce que si ce truc sur les myrtilles est vrai, je suis verni. » Et d’engouffrer un muffin aux myrtilles.





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Below S01E01 (2026)
Traduction : En dessous / Plus bas.
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Ici la page de ce blog consacrée à la série télévisée Below de 2026.
Notez que les épisodes n'ont pas de titres à ma connaissance.
Une saison de 6 épisodes de possiblement 45 minutes chaque ?
Diffusé à partir du 8 octobre 2026 sur PRIME INT/US (tous les 6 épisodes de la saison 1).
De Jesse McKeown ; avec Josh Hartnett, Mackenzie Davis, Charlie Heaton, Natasha Henstridge, Joshua Close, Rohan Campbell, Willow Kean, Ruby Stokes, Kaleb Horn, Mary Walsh.
Pour adultes
(Horreur lovecraftienne gore, monstre marin) Newfoundland 1986. Un canot à moteur remorque une petite maison en bois sur un fond plat. à son bord, des passagers : une femme et sa fille, un garçon et un homme en costume cravate, sans oublier le pilote barbu. L’homme en costume cravate demande au garçon : « Aimeriez-vous avoir un badge ? » Il montre alors son propre badge épinglé au revers de sa veste. Et de tendre un exemplaire du badge en question. Le garçon le prend sans rien dire et lit en anglais dans le texte dessus : la réinstallation maintenant tant que la réinstallation paye.
Le programme de réinstallation de Newfoundland déménagea des familles depuis les villages de pêcheurs éloignés jusque dans des villes plus importantes. Ils disaient que les petites communautés coûtaient trop cher à approvisionner. Ils disaient que c’était pour le mieux.
Le convoi traverse alors un banc de brouillard... verdâtre. Le garçon visiblement s’en inquiète et le pilote barbu est intrigué, mais personne ne songe à sortir du brouillard. Puis voilà que la maison sur son fond plat semble s’accrocher à quelque chose dessous et la corde qui sert à la remorquer se tend. Le pilote regarde simplement en arrière sans rien faire ni dire alors que son canot est retenu par la maison apparemment échouée.
La mère demande : « Quel est le problème ? » Le pilote répond benoitement : « Elle est coincée... » La mère demande encore, regardant autour d’elle : « Coincée sur quoi ? » Le pilote ordonne alors : « Calvin, ... arrête le moteur. »
Et descend pousser ? Le garçon dénommé Calvin obéit et arrête le moteur. Puis le pilote, qui semble être son père, attrape la corde pour en ramener des longueurs et rapprocher leur canot de la maison sur fond plat. Comme le canot arrive à la porte de la maison, le pilote enjambe le marchepied et va pour ouvrir la porte. La mère appelle le pilote : « Léo ! »
Le pilote, Léo, se retourne et dit : « Je reviens tout de suite. » Il entre et... referme la porte derrière lui, sans doute de crainte que sa petite famille ne s’aperçoivent que la maison n’est qu’une coquille vide, sans rien entre les murs et sous son toit. Et nous avec.
Léo n’est pas allé loin : il s’est arrêté immédiatement dans le salon où les quelques meubles sont encordés pour ne pas se balader avec le roulis. On distingue parfaitement les flots à travers les fentes du parquet, alors que j’aurais cru qu’ils avaient au moins posé la maison sur un fond plat étanche avant d’aller la tracter sur l’eau. Il y a d’ailleurs des éclaboussures sur le parquet.
Pendant que le père se contente de contempler son parquet mouillet, le fils, Calvin, se penche et observe l’eau, très sombre. Et en retour, un œil énorme l’observe. C’est probablement le début d’une belle et surtout très grande amitié.
Alors la mère de Calvin, car c’était elle, agrippe son fils et le tance, manquant de le faire passer par-dessus le bord de surprise : « Calvin ! Ne te penche pas autant ! »
Pendant ce temps, le père qui n’a rien d’autre à faire, s’agenouille sur son parquet : va-t-il retirer des lattes pour mieux voir dessous ? Il plisse des yeux, pose ses mains à plat dans les éclaboussures, puis approche son visage le plus près des fentes.
Alors quelque chose monte et frappe le parquet, faisant jaillir une petite gerbe d’eau à travers les fentes. Il se relève vivement, et crie, pour être certain de signaler au mieux sa position exacte au monstre marin dessus. Sans doute est-il curieux de découvrir ce qu’il a pêché aujourd’hui, avec un appât en forme et de la taille d’une maison meublé ? Voyons voir, qu’est-ce qui mange des maisons d’ordinaire...
Pour les occupants du canot à moteur, la maison se met tanguer, et la mère, soucieuse de mieux signaler sa présence à elle et celle de ses enfants, vocifère : « Léo ! » Et le garçon : « Papa ! » L’homme au costume s’écrie : « Jésus ! »
Et personne ne songe à couper la corde maintenant que la maison à laquelle ils sont amarrés bascule et coule. A l’intérieur, le sol s’est incliné et l’eau monte. Le père croit pouvoir se retenir à un mur, mais glisse. S’il avait laissé la porte ouverte, il se serait raccroché au vantail et aurait pu sortir immédiatement pour sauter dans son canot, couper la corde et fuir relativement rapidement.
Rivalisant d’efficacité, la petite famille de pêcheur se contente de crier et regarder couler la maison, et la maison tirer sur la corde. Tandis que l’homme au costume a priori citadin réagit immédiatement et crie au garçon de couper la corde, sinon le naufrage entraînera leur canot sous les eaux. Le garçon ne fait d’abord rien du tout, puis quand l’avant du canot plonge soulevant l’arrière du canot, il se décide. Ce qui me rappelle que personne ne porte le gilet de sauvetage obligatoire à ma connaissance dans ce type d’embarcation.
Dans la maison, l’eau monte, et le père attrape la poignet de la porte d’entrée ; et pendant ce temps, sa petite famille restée sur le canot à moteur joue à Titanic : l’arrière sort complètement de l’eau, et la mère se contente de crier en pleurnichant. Le garçon continue de scier la corde sous l’eau avec son petit couteau.
Et la maison coule complètement d’un coup. La corde se rompt enfin, et l’arrière du canot retombe à sa place à la surface de l’eau. Et les passagers de regarder le toit de la maison disparaître dans un bouillonnement. Achement solide la maison : ils pourront peut-être même la repêcher plus tard, l’étendre sur une corde à linge et la faire sécher, puis tout recommencer.
Et le garçon de crier à nouveau : « Pa ! », ne pouvant distinguer l’ombre massive qui s’éloigne sous la surface. Je ne vois vraiment pas pourquoi le père n’aurait pas eu le temps de sortir par la porte, parce que de toute façon la pression de l’eau était égale de tous les côtés, et de nager jusqu’au canot qui n’était vraiment pas loin, plus avec tout le monde qui gueulait à bord, il ne risquait pas de se tromper de direction. Quand à l’aspiration, il aurait encore fallu qu’il y ait une poche d’air pour la provoquer, et avec un gruyère comme parquet, et le fait que le toit est resté en position haute, je ne vois pas comment.
Plus rien n’a apparemment fracassé le parquet ou les murs pour croquer le papa ou s’en emparer. Une attaque de crocodiles auraient été beaucoup plus démonstrative, et de même pour un cétacé qui aurait plutôt sauté pour se laisser retomber sur le toit de la maison tandis que sa compagne se prenait en selfie avec lui pour frimer sur Insta.
Chose curieuse aucun débri ne sera remonté à la surface, pas même la valise aperçue dans le salon, ou un bout de rideaux, ceux qui ne bougeaient pas quand la maison secouée basculait.
Quarante ans plus tard. Et je suppose que le jeune Calvin qui a un peu grandit et prit du poils de la barbe, attend toujours son père, assis sur le ponton face à ce qui pourrait être les lieux du naufrage. Il sort enfin de sa rêverie et son bateau du port.







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Black Box (2026)
Traduction : Boîte noire.
Titre anglais : Black Box: Flight 298.
Sorti en Arabie Saoudite et Israël le 25 juin 2026.
Sorti en Russie et en Egypte le 2 juillet 2026.
Sorti le 7 juillet 2026 en VOD INT/US.
Sorti en blu-ray SIGNATURE UK le 13 juillet 2026.
Sorti en blu-ray DUTCH FILMWORKS NE le 27 août 2026.
Annoncé en blu-ray CONSTANTIN FILMS DE le 9 novembre 2026.
De Steven Quale (également monteur), sur un scénario de Stephen Susco (également producteur) d'après The Vessel, le court-métrage de 2012 de Clark Baker écrit par Matt Duffer et Ross Duffer ; avec Tom Brittney, Holly White, Boadicea Ricketts, Betsy-Blue English, Georgi S. Georgiev, Georgina Leonidas, Vaughn Johseph, Weronika Rosati, Cel Spellman.
Pour adultes et adolescents.
(Horreur lovecraftienne) La FAA (NDT: Federal Aviation Administration, l'autorité fédérale de l'aviation états-uniennes) refuse de reconnaître publiquement le pourcentage de vols intérieurs qui auraient perdu le contact avec leur tour de contrôle pendant une longue durée. Les témoignages individuels de pilotes permettent de l'estimer entre 75 et 80%.
Le message vidéo d'un jeune homme roux sur son téléphone portable : "Mon nom est Jeremy Durham ; j'étais un passager du vol 298 de la compagnie aérienne Vero ; si vous regardez ceci, alors... Je ne sais pas vraiment quoi dire, je n'ai jamais fait ce genre de vidéo avant, alors..."
"Si vous regardez ceci, sachez que nous nous sommes battus jusqu'au bout ; ce que je suis sur le point de vous montrer, c'est, c'est en train d'arriver maintenant ; il faut que vous me croyez ! C'est réel ! ... Quelque ... Si cet avion atterrit ... Si ce qui est à bord de cet avion arrive au sol..."
Quelques heures auparavant, Jeremy Durham attendait son embarquement dans un vol à destination de New-Orleans, assis dans le hall dédié de l'aéroport de Seattle.



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Randall and Hopkirk (Deceased) S01E05: Who Killed Cock Robin ? (1969)
Traduction du titre original: Feu mon cher ami et associé : qui a tué Robert le Coq ? (= le Rouge Gorge ? / Qui a tué le vieux prétentieux ?
Titre français : Mon ami le fantôme, S01E14: Qui a tué Robin LeCoq ?
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacrée à Mon ami le fantôme, la série télévisée de 1969.
Diffusé en Angleterre le 21 décembre 1969 sur ITV UK.
Diffusé en France en 1995 sur SERIE CLUB FR.
De Dennis Spooner ; avec Mike Pratt, Kenneth Cope, Annette Andre.
Pour adultes et adolescents.
(Mystère, fantôme, pouvoir psioniques) La nuit. Le perron d'une grande maison de campagne anglaise, avec un terre-plein herbeux autour duquel les voitures peuvent tourner pour ressortir de la propriété une fois débarqué leurs passagers, ou pour se rendre au garage.
De l'autre côté de la grande pelouse et de la grille qui défend l'accès à la route, une voiture se gare plutôt discrètement, avec un homme d'âge mûr, habiller comme pour aller à la chasse ou observer les oiseaux : pull, veste, chapeau. Alors qu'il coupe le contact, il se retourne vivement pour vérifier si quelqu'un arrive dans son dos, puis il sort de la voiture.
Mais le claquement de la portière qu'il referme attire l'attention d'un moustachu également habillé et équipé pour la chasse, puisqu'il porte un fusil chargé. Il se fige, regarde en arrière, mais se détourne et sourit pour s'en aller. Pendant ce temps le nouveau venu franchit peu élégamment la clôture basse de métal derrière les buissons auprès desquels il s'était garé. Puis il récupère sa mallette et ce qui ressemble aussi à un fusil.
Le moustachu au fusil marche vers une serre qui contient des cages à perroquet et des perroquets bien vivants dans les cages. Il commence par se placer sur le côté de l'entrée de la serre pour en scruter l'intérieur à travers les vitres, et enclenche l'interrupteur à droite de l'entrée de la serre.
L'intérieur de la serre s'illumine. Le moustachu entre dans la serre avec son fusil, pour franchir l'espèce de sas, entre la porte qui donne sur l'extérieur et un vantail grillagé qui permet d'approcher les cages, et doit empêcher un oiseau échappé de s'enfuir de la serre à l'entrée ou la sortie du premier venu.
Ailleurs dans le jardin de la propriété, l'intrus marche tranquillement dans les herbes hautes, portant toujours sa mallette de la main droite, et son arme en bandoulière.
Comme il arrive en rue du perron de la grande maison, décoré d'une statue du Sphinx, il ralentit son pas et s'arrête, pour chausser une paire de jumelles qui pendaient à son cou. Et de scruter la serre ou plutôt la volière illuminée, dans laquelle circule le grand moustachu. Celui-ci semble s'assurer cage après cage que chaque oiseau va bien.
L'intrus et voyeur baisse ses jumelles et sourit. Puis il se penche sur sa mallette posée à plat dans l'herbe pour ouvrir la mallette, qui contient à l'évidence une arme démontée, qu'il remonte en enfonçant la crosse dans ce qui ressemble le plus à un pistolet automatique.
Et dans la serre, le moustachu vérifie la température affichée par le thermomètre au mercure cloué à l'un des montants du sas. Tout à fait satisfait, le moustachu se détourne. Et dans son dos, l'intrus, un genou à terre, lève le canon de son arme dans la direction du moustachu, puis il hausse la lunette qu'il a fixé au-dessus du canon de son arme, à la hauteur de son oeil.
Dans la lunette, un viseur, qui dépasse l'une des perruches en cage, puis d'autres cages, d'autres volatiles... Pour s'arrêter sur le cou du moustachu. Et quand le moustachu finit par offrir sa jugulaire au viseur, l'intrus presse sur la détente.
Le moustachu sursaute en entendant le verre se briser à l'impact du projectile, et l'oiseau dans la cage voisine tomber brutalement au fond, inerte. Le moustachu va à la cage, avise le cadavre de l'oiseau de taille moyenne... Et constate le trou dans la vitre.
De jour, en ville, c'est-à-dire à Londres, une rue aux immeubles typiques, de quelques étages. Un vieil homme ouvre la porte vitrée marqué "Privé" d'une pièce décorée notamment par un rapace empaillé. Randall entre, et souriant, salut le vieil homme : "Monsieur Laverick ?" Et le vieil homme de répondre : "Enchanté de vous rencontrer, Monsieur Randall !"
Randall hoche la tête puis, passant devant le rapace empaillé de sinistre augure, semble un peu choqué. Laverick reprend : "Vous nous avez été plutôt hautement recommandé, Monsieur Randall, plutôt hautement..." Randall hoche la tête et répond : "Oh... Par qui ?" Lavrick ne répond pas et ouvre un tiroir, pour demander : "Aimez-vous les oiseaux, Monsieur Randall ?"
Avec un demi sourire en coin, la question prêtant à confusion, il répond diplomatiquement : "Heu, quand je peux trouver le temps pour..." Et Laverick de répondre, l'air paternel : "Vous aurez tout le temps dont vous aurez besoin, adéquatement remboursé, bien sûr."
Randall cligne des yeux, et demande, prudemment : "Ces... oiseaux ? Vous les représentez ?" Laverick, continuant de fouiller dans ses tiroirs répond : "Eh bien, façon de parler, oui."
Et, sans sortir les mains de son tiroir, il lève la tête pour regarder au loin et déclarer : "Mis à part vos missions ordinaires d'enquêtes, j'aurai besoin que vous vous comportiez comme un... gardien ; oui, un gardien."
Sans se troubler, Randall demande, toujours à cause du sens équivoque des mots employés : "Quand vous parlez d'oiseaux, de quel genre d'oiseaux exactement vous parlez ?"
Laverick répond doctement : "En fait, il y en a de différentes sortes : l'oiseau de paradis à bec tacheté, pour commencer, trente-trois au total."
Randall a l'air consterné en réalisant que Laverick parle littéralement d'oiseaux. Il demande alors : "Et vous voulez que que je monte la garde ?" Et Laverick de répondre après avoir ramener une photo de son tiroir : "Précisément, Monsieur Randall... Voyez-vous, quelqu'un... essaie de les tuer."
Et de mettre sous le nez de Randall la photo noir et blanc du pauvre oiseau frappé à la place du moustachu qui était visé par l'intrus.









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