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- Écrit par David Sicé


Mars Attacks! (1996)
Traduction : Mars attaque !
Le titre des cartes à collectionner et de ce film ont été plagiés sur le serial de Flash Gordon, Mars Attacks the World de 1938
Sorti aux USA le 13 décembre 1996.
Sorti en France et en Espagne le 26 février 1997.
Sorti en Angleterre le 28 février 1997.
Annoncé en coffret 4K américain le 11 août 2026 version française incluse, multi-régions comme tous les disques 4K.
De Tim Burton, sur un scénario de Jonathan Gems d'après les cartes à collectionner de 1962 de Len Brown ; avec Jack Nicholson, Glenn Close, Annette Bening, Pierce Brosnan, Danny DeVito, Lukas Haas, Sarah Jessica Parker, Martin Short, Michael J. Fox, Rod Steiger, Lisa Marie, Sylvia Sidney, Tom Jones, Jim Brown.
Pour adultes.
(horreur satirique, guerre, invasion ET) ... à quatre miles de Lockjaw (NDT mâchoire verrouillée) dans le Kentucky, mardi 9 mai à 6 heures 57 de l'après-midi. Une grande route de terre bordée de poteaux télégraphiques, un petit bois d'arbres passablement dénudés, une grande maison en bois aux murs peint en verre et aux fenêtres illuminées.
A l'intersection de la route et du chemin, trois poubelles métalliques qu'un bonhomme sorti de la maison vient remplir de son sac en plastic noir. A l'instant même un petit tracteur rouge arrive à petit trot conduit par un voisin et s'arrête devant le poteau et les poubelles et hèle le bonhomme : "Hé là, salut Monsieur Lee ! C'est quoi aujourd'hui, la nouvelle année des philippins ?"
L'homme qui sortait ses ordures, un petit asiatique, répond étonné : "Non, pourquoi vous dites ça ?" Et le voisin sur son tracteur réplique : "Parce que vous cuisinez un festin ! Je peux le sentir tout le long de la route inter-états"
L'asiatique regarde autour de lui et renifle. Le voisin demande encore : "C'est quoi, un barbecue ?" L'asiatique répond : "Oh, oui, mais ça ne vient pas d'ici..." Puis le voisin demande : "C'est quoi ce bruit ?"
Au bout de la large route, une lueur rougeâtre apparaît et grandit, accompagnée d'un grondement. La porte de la maison d'à côté s'ouvre et deux enfants et leur mère en sorte en criant : "Papa !!!"
La lueur et le grondement se révèle être un troupeau de bovins qui charge, leurs dos embrasés. Et au lieu de s'écarter de crainte d'être piétinés et incendiés, les enfants et leur mère courent vers la route, pour rejoindre leur père et le voisin qui ne bougent pas alors que le troupeau pourrait aussi bien les charger. Par ailleurs les américains savent ce qu'est le napalm et à quel point il serait dangereux d'en recevoir des éclaboussures dès lors que ce serait ce qui aurait incendié le troupeau qui les charge.
Mais c'est à peine s'ils ont un très léger mouvement de recul, et la température des flammes, la poussière ou la bourrasque embrasée ne trouble personne ni ne fait transpirer ou roussir ou même trembloter l'air violemment réchauffé. Les lois de la physique auraient-elle été altérées par les Martiens ?
Plus probablement ignorées par la production sous prétexte de comédie.
Toujours est-il que juste après le passage du troupeau, une soucoupe volante ventrue argentée décolle dans un bruitage caractéristique d'un film d'invasion extraterrestre des années 1950.

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Stuart Fails to Save the Universe S01E03: Spoiler: Bert is Magic (2026)
Traduction : Stuart rate le sauvetage de l'Univers : Divulgachis : Bert est magique.
Episode précédent <> Episode suivant.
Diffusée à partir du 6 août 2026 sur HBO MAX US.
De Chuck Lorre, Zak Penn et Bill Prady, d'après The BIg Bang Theory 2007 de Chuck Lorre et Bill Prady ; avec Kevin Sussman, Lauren Lapkus, Brian Posehn, John Ross Bowie.
(comédie multivers postapocalyptique dystopique) Solidement attaché à un poteau sur un bûcher entouré d'une foule haineuse, Bert se lamente : "... ça ne peut pas arriver, qu'il pleuve s'il vous plait !!!"
Et soudain, il se met à pleuvoir à verse, seulement au-dessus de lui et du bûcher. Bert s'exclame : "Oui ! Oui !" et éclate de rire. Tandis que les flammes sont noyées, la foule s'est tue, puis le meneur crie : "Il a invoqué la pluie !!!" Et la femme à ses côtés éberluée renchérit : "Il contrôle les cieux !!!" Le jeune barbu à côté pointe Bert du doigt et constate, ahuri : "Il a le Pouvoir !!!"
Et la foule entière tombe alors à genoux devant Bert, tandis qu'il continue de pleuvoir à verse.
Retour à la boutique de bande-dessinée de Stuart, Denise sourit et récapitule : "Juste pour être clair : tu t'es dit à toi-même d'utiliser cette machine pour retourner dans ton univers ?" Stuart corrige : "Non, pas dans mon univers : dans son univers, qui était supposé être mon univers..." Denise demande : "Et il était toi-même ?" Stuart admet : "Presque : il était moi que j'étais supposé avoir été."
Défiante, Denise répond : "Mais si tu étais supposé avoir été lui, alors comment aurait-il pu avoir existé pour de dire cela ?" Stuart répond : "C'est une bonne question ; mais ce qui est plus important, c'est que toi et moi, nous soyons de nouveau ensemble."
Denise grimace : "Que veux-tu dire par 'de nouveau ensemble' ? Nous n'avons jamais été ensemble." Stuart répond, d'une voix plus tendue : "D'accord, ouaip, je vois quel est ton problème... Tu confonds le toi et moi dont tu te souviens avec le toi et moi dont je me souviens ! Facile de se tromper."
Denise sourit alors nerveusement et constate : "C'est de la folie." Stuart l'admet : "Oui, ça l'est... mais ce sera une très jolie histoire à raconter à nos petits-enfants !"
Alors Denise se détourne pour sortir de la boutique : "J'ai besoin d'un verre !" Stuart veut répondre mais elle est déjà partie : "Aaaaah, c'est exact, cette version de toi-même est une alcoolique..." Cependant, de la porte de la boutique, Denise l'a parfaitement entendu et répond : "Je ne suis pas une alcoolique : je m'arrête quand je veux !"
Elle sort, Stuart lui répond : "D'accord, je suppose que je resterai donc ici, à vendre, euh..." Un livre relié en cuir avec un visage déformé tentant de sortir de la couverture. "... peu importe ce que ce truc est supposé être !"
Stuart ouvre le livre d'où s'échappe une vapeur spectrale, un hurlement guttural et un visage grimaçant qui tente de s'échapper. Stuart hurle à son tour, referme le livre et le laisse tomber...







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Ici la page amazon.fr du coffret allemand intégrale S1-7 VF incluse.
Ici la page amazon.fr du coffret blu-ray saison 2 VF incluse.
Star Trek: The Next Generation S02E03: Elementary, Dear Data (1988)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Élémentaire, mon cher Data.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Élémentaire mon cher Data.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Diffusé aux USA à partir du 5 décembre 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton, Diana Muldaur, Colm Meaney, Whoopi Goldberg.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Carnet de bord du capitaine, date stellaire 42286.3 : nous sommes arrivé à l'arrêt aux coordonnées 3629 par 594, trois jours en avance pour notre rendez-vous avec l'USS Victory ; il n'y a rien d'autre à faire à présent que de tenir cette position et attendre.
Dans les couloirs, l'androïde Data, marche décidé en direction de la salle des machines où tout le monde fait semblant de travailler. Entrant, il va à la rencontre d'une brunette debout à une table de travail qui lui demande : "Oui, Commandant ?" Inquiet, Data lui répond : "Y-a-t-il un problème ? Le chef ingénieur La Forge m'a fait appelé en urgence."
Parce qu'à bord vous pouvez sonner sans motif n'importe quel officier supérieur et il accourra immédiatement en laissant tomber son poste sans regret.
La jeune femme répond : "Oh, bien sûr, il est là-bas à côté du Victory." Data regarde dans la direction qu'elle pointe, puis la regarde à nouveau, décontenancé, et finalement y va. La technicienne se fiche alors ouvertement de sa figure : "La direction à suivre est en avant..."
Arrivé auprès de La Forge, qui lui avait demandé de venir mais n'avait pas pris la peine de le retrouver à l'entrée de la salle des machines, Data s'étonne : "Geordi, je viens d'avoir une étrange conversation avec votre assistante : bien qu'il reste trois jours avant que nous nous retrouvions avec le vaisseau Victory, elle..."
La Forge l'interrompt dans son monologue d'exposition pour transformer la conversation en dialogue d'exposition : "Elle croit que Victory est déjà arrivé ?"
Toujours ce problème de spécificité. Et toujours cette idée que l'on puisse confier des missions vitales à un androïde qui confond un vaisseau spatial et une maquette portant le même nom, et ne se pose même pas la question de pourquoi on l'envoie courir à travers un vaisseau militaire pour se faire moquer par la première jolie fille venue dont la spécialité à l'Académie de la Flotte Stellaire ne risque pas de devenir un sujet de discussion.
Et puis d'abord pourquoi Data ne porte pas la mini-jupe standard de l'uniforme unisexe à bord de l'Enterprise D ?
La Forge jubile de sa très mauvaise plaisanterie : "Pas le vaisseau stellaire, mon ami ; l'original." La Forge se retourne pour pointer... une maquette d'un voilier vraiment pas chère, vue que les fenêtres sont seulement des autocollants collés à l'arrière de la coque.
Et si c'était l'original comme il prétend, le HMS Victory lancé en 1765, il ferait 70 mètres de long et 63 mètres de haut, et ne tiendrait pas sur un présentoir dans la salle des machines.
Les deux officiers se penchent sur la maquette, et La Forge prétend que c'est son cadeau au capitaine du Victory, un certain Zimbata, je suppose parce La Forge et Zimabata ont l'air tous les deux d'origine africaine, sauf que quatre siècles après le 20ème siècle et brassés / éparpillés à travers l'Espace après des guerres atomiques, transgéniques et chimiques, je ne suis même pas certain qu'il soit plausible qu'il existe encore un seul être humain de la Fédération qui aurait pu arborer les caractéristiques d'une ethnie terrienne en particulier de la fin du 20ème siècle, sinon par eugénisme.
Data est émerveillé comme s'il voyait la maquette d'un voilier pour la première fois : "Des plus extraordinaires." Pas vraiment mais il est vrai que la construction de monde et la prospective laisse le plus souvent pitoyablement à désirer dans les séries Star Trek. LaForge précise : "Je l'ai servi en tant qu'enseigne."
Traduisez sous-m.rde, c'est-à-dire le grade d'officier le plus bas dans la marine sauf quand il existe un grade de subalterne de l'enseigne. Et la tradition veut apparemment que les enseignes offrent des cadeaux à leurs supérieurs en plus d'un service adapté au moindre de leurs désirs ?
LaForge ajoute : "Sûr qu'il préférerait commander ce Victory-là..." Parce qu'on y pratiquait les châtiments corporels, et qu'on y mourrait du scorbut ?
Précisons que le HMS Victory massacra et affama les français dans la tentative de l'Angleterre pour s'emparer de la France après que la Révolution française est décapité le roi qui pratiquait les lettres de cachet et laissait mourir de faim sa population tout en dilapidant à tout va les richesses et en massacrant la population sous prétexte de contrôle démographique.
LaForge ajoute encore : "Avec du vent et des voiles, voilà comment on devrait toujours naviguer."
Et faute de vents, avec des rames et en descendant pour pousser et tirer. D'ailleurs nous attendons toujours que tu le fasses avec l'Enterprise D, mon cher Geordi. Quelle vitesse de distorsion on atteint avec du vent et des voiles, déjà ?
Data ne manque pas de relever l'ineptie de ce que lui raconte son "ami" LaForge : "Mais Geordi, votre spécialité est l'énergie de l'anti-matière, les régulateurs de dilithium..."
La Forge persiste : "C'est exactement pourquoi ceci me fascine, Data."
Un navire qu'on ne peut pas faire avancer en promptant l'équivalent de Chat GPT ?
"Vous voyez, c'est la nature humaine d'aimer ce que nous n'avons pas."
Comme le choléra ? la peste noire ? le réseau de Jeffrey Epstein ? Une broyeuse à bois pour y mettre des influenceurs indiscrets dedans ?
Geordi LaForge aggrave encore son tissu de contradictions : "Une vie plus simple."
Peut-être essaie-t-il de court-circuiter les circuits logiques de son "ami". Je m'avais en effet pas imaginé à quel point LaForge devait être jaloux de Data après que l'androïde ait plus démontré ses fonctionnalités les plus complètes dans la chambre à coucher de Tasha Yar à la première saison.
Geordi poursuit : "De toute façon, tendre des fils sur cet appareillage m'a fait rêver de manœuvrer des voiles..."
Data s'étonne en pointant la maquette : "Ce n'est pas une simulation de l'ordinateur ?"
Donc l'androïde à qui le vaisseau et la vie de l'équipage est régulièrement confiée ne sait pas distinguer la réalité d'une simulation par un ordinateur, malgré ses capteurs et sa supposée expérience d'officier de l'Académie Stellaire ?
Donc imaginez un instant que Wesley Crusher après avoir essayé un acide de l'infirmerie de sa maman se soit mis à jouer à Space Invaders sur l'écran géant holographique de la Passerelle au moment où l'USS Victory se pointait, et Data aurait fait feu sur le Victory et déclenché l'auto-destruction pour faire bonne mesure ?
Geordi LaForge, chef des machines qui a apparemment tout le temps libre du monde pour gaspiller des ressources juste pour se faire remarquer, rétorque : "Data, tout l'intérêt de fabriquer une chose pareille est de le faire à la main."
Je ne suis cependant pas certain que LaForge ait utilisé une seule main, et zéro outil, pour fabriquer absolument toutes les pièces de la maquette et les assembler : rien que tresser les fils pour fabriquer les cordages a dû lui prendre un temps considérable. Mais d'un autre côté, je comprends maintenant pourquoi il n'a pas de copine et que son seul "ami", c'est Data.
Ils se redressent tous les deux. Data accuse : "Geordi : votre message disait que c'était urgent."
Et ce n'est que cinq bonnes minutes à papoter que cet androïde chargé de sauver si nécessaire l'Enterprise D en cas d'urgence s'en souvient.
LaForge claque des doigts : "Ah, en effet : tandis que nous attendons de retrouver le Victory, nous avons du temps pour que je sois Watson, ou plus exactement, votre Watson..."
Data s'étonne tandis que LaForge lui remet un objet dans un petit sac de velours bleu : "Mon Watson ?"
Le sac contient une réplique d'une pipe du 19ème siècle. "J'ai partagé l'un de mes rêves avec vous, c'est donc à nous d'y aller pour que nous partagions l'un des vôtres."
Le visage de Data s'éclaire : "Celui avec le petit cheval qui court à côté de la rivière de cellophane et les serpents articulés en balsa qui m'attaquent et qui me décapitent alors que le jour je travaillais chez un éditeur de calendrier, et qu'une voisine m'avait fait tombé un piano dessus ?" Data hoche la tête en souriant : "Ah oui, ça me semble tout à fait équitable."
Puis LaForge s'en va en lançant clair et fort à son assistante : "Clancy, je déserte mon poste pour un bon moment : veillez à ce que personne ne touche à ceci."
La jolie assistante répond : "Bien reçu, Monsieur, et où puis-je vous joindre ?"
Et Data, prenant une voix nasillarde, répond à la place du chef ingénieur responsable des machines et de l'énergie à bord du vaisseau de classe Galaxy qui actuellement joue les canards assis dans une attraction de tir à plomb au milieu de l'Espace trois jours durant : "Il peut être joint au 221B Rue du boulanger."
L'assistante n'a rien compris, mais elle a beau appeler, personne ne lui répond : son chef de service et le premier officier scientifique viennent de se barrer ensemble afin de profiter seuls d'une amitié profonde bien que non spécifique, abandonnant la salle des machines, des senseurs et de l'énergie pour moduler les écrans et autres armements en cas d'attaque inopinée ou de phénomène spatial indésirable.
Une seconde : tout cet équipage n'a pas d'horaires fixes ni de temps dédié au repos ? Chacun va et vient comme et quand il veut et peut laisser tomber son service pour aller faire mumuse holographique, peu importe ce qu'il en coûtera ?









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Star Trek: The Next Generation S02E02: Where Silence Has Lease (1988)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : là où le silence règne.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : L'Emprise du silence.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Diffusé aux USA à partir du 28 novembre 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton, Diana Muldaur, Colm Meaney, Whoopi Goldberg.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Le capitaine Picard sort de son bureau pour, l'air désorienté, piétiner quelques secondes. Puis il vient s'asseoir dans le fauteuil de commandement, à la gauche de Deanna Troi, pour amorcer une manoeuvre de Picard : il croise les jambes, tire sur les plis de sa chemise pour en lisser la section du bas ventre au nombril, prend une forte inspiration grimaçante. Et de laisser retomber son poignet gauche sur l'accoudoir.
Deana Troi prend un air navré et accuse : "Vous êtes soucieux." On vous le dit et on vous le répète, les soucis doivent se laisser à la maison, au travail tout va bien.
Picard pousse un gros soupire et tripote son menton, répondant : "Pour de bonnes raisons." Deanna Troi demande alors : "Au sujet de Worf ou au sujet du Commander Riker ?"
Parce que dans la vie, il faut savoir choisir, n'est-ce pas ? Et seulement entre deux options, et de la manière la plus précipitée possible.
PIcard est à deux doigts de sucer son pouce. Il répond enfin : "Des deux." Puis il ajoute : "Je pense qu'il est peut-être mieux de continuer à ignorer certains aspects de la psychologie klingonne."
Il veut dire des détails de leur sexualité et fétichismes et du genre de blessures et de maladie que peuvent causer le coït klingon et surtout leurs préliminaires ? Je suppose que même au 24ème siècle il doit y avoir des programmes holographiques pour se renseigner par immersion sensorielle complète. Et en parlant d'immersion...
Voilà-t-y pas Riker et Worf le Klingon qui font semblant d'avancer discrètement sur une espèce de passerelle suspendue à travers une jungle enfumée. Parce que vu les couleurs vives de leurs uniformes, ils sont inratables et aucun des deux n'ose ramper, problèmes de dos respectifs oblige. Ils s'arrêtent derrière un rocher, l'air constipé, puis reprennent leur marche.
Enfin, Riker se planque agenouillé à un point où il n'aurait aucune chance d'échapper à un adversaire qui le confronterait, et Worf avance l'air furtif, mais brillant de tous les feux métalliques de son écharpe klingonne enfilée sur son uniforme moutarde. Il ne manque que les tintements de son smartphone pour lui signaler la dernière entrée du blog vidéo de Madonna depuis chez elle où elle annonce qu'elle apparaîtra dans le remake woke de X-files sans maquillage.
Worf se lance alors dans une tentative d'évoquer les protagonistes de la Guerre du Feu de Jean-Jacques le Seigneur des Annauds, mais c'est seulement pour ramasser un gant rappelant celui du film Rollerball. Puis, il se met à grincer des dents et grimacer, parce qu'il a dû se faire mal avec à cause des trucs pointus à l'intérieur. Les Klingons sont notoirement maso, on s'en doutait, mais c'était important de le montrer.
Fort discrètement, Riker, vocifère : "Au-dessus, attention." Etonnamment, parce que Riker ne l'a pas mentionné, Worf regarde à sa droite, et pas vraiment vers le haut. Une poutre tombe alors à sa gauche, faisant jaillir des étincelles pas sympa pour le cascadeur, mais de toute manière il avait largement sauté dans la bonne direction bien avant, comme s'il avait su que la poutre tomberait à gauche, loin à côté de lui.
Worf prend alors l'air ébahi: en effet, il découvre avec nous qu'il figure en fait dans un remake de Musclor et les Maîtres de l'Univers, avec pour star invitée une tortue ninja. Ou Maya l'abeille. Je m'y perds plus je ne connais rien aux séries télévisée asiatiques cradingue des années 1970 à 1980.
N'écoutant que son courage, Riker se jette pour glisser en tournoyant le long d'une barre de strip-tease déguisée en tuyauterie avec un coude très spécifique à sa cascadre et menant pile à la position du méchant humanoïde venu agressé par surprise Worf qui n'avait absolument pas choisi de se trouver exactement au bas de la barre ou du tuyau, pour faciliter au maximum cette manœuvre de Riker où il doit lever les deux jambes au-dessus de l'accoudoir en même temps.
Puis Riker, démontrant à nouveau sa maîtrise du combat au corps à corps et de l'utilisation du terrain, se jette sur l'extraterrestre au sol, exactement sur le pied en l'air de la tortue ninja afin que Riker profite du tremplin pour rouler par-dessus son adversaire et atterrir pile sur le matelas ou le tatamis que la machine à brouillard était supposée dissimuler, mais en HD, c'est comme dans les trilogies de films d'horreur à tueurs en série : les règles changent.
La tortue NInja se relève en grognant, Riker se relève aussi, et la tortue Ninja assène un coup de massue très au-dessus de la tête de Riker, ce qui est très improbable, une massue pesant lourd, et le moindre effort aura permis d'éclater n'importe quelle section sensible et fragile du second officier de l'Enterprise D.
Un second extraterrestre pas beau apparaît devant Worf comme par magie, armé d'une lame qu'il se contente de faire osciller loin devant le visage de Worf, au lieu d'égorger ou d'aveugler le klingon ou de lui enfoncer la lame direct dans un oeil, la bouche ou même le crâne.
Riker empoigne la tortue NInja pourtant armée d'une massue plus longue que son bras, mais curieusement la tortue s'abstient d'utiliser la massue. Riker veut balancer la tortue au sol ou dans le vide ou contre une poutrelle, mais l'adversaire est trop lourd et les deux opposants sont terriblement lents. Et à y regarder de plus près, il me semble que Riker est devenu subitement bien trop mince pour son rôle. Peut-être que le pont holographique, c'est comme un miroir à intelligence artificiel : flatteur ? Riker semble aussi changer de stature selon qu'il est de dos ou de face.
Puis, sans se presser, Riker revient voir comment se débrouille Worf, sans avoir porté le coup de grâce à la tortue ninja ni l'avoir désarmée. Les enfants, ne faites jamais ça dans la vraie vie, voyez plutôt les scènes finales des trois films Screams ou Zombieland, beaucoup plus réalistes sur le sujet du combat rapproché armé ou désarmé.
Bref, Squeletor fait virvolter sa hache très au-dessus de Worf, et inexplicablement tente de planter la hache dans une poutrelle métallique loin à côté du Klingon. Puis les deux combattants se mettent à ronronner comme des chats qui essaieraient d'imiter des chiens qui grondent, sauf que quand deux chats se battent, l'audio ressemblerait plutôt à un combat de vélociraptors ou un championnat d'égorgement de bébés qui font leurs dents, autrement plus épouvantable quand ça vous réveille au milieu de la nuit.
Squeletor semble vouloir égorger Worf avec sa hache, mais sa hache a ses pointes exactement écartées pour que cela soit impossible de cette manière. Worf lui met alors une baffe avec son gant, sauf que je ne vois pas comment il a pu retenir la hache de l'égorger s'il avait sa main droite libre pour baffer son adversaire. Mieux encore, Worf fait tomber la hache d'un coup de poing, ce qui aurait pu ou aurait dû lui enfoncer la hache dans le côté, le pied... ou le bras ou le point. Puis Squeletor attend sagement d'être frappé de trois coups dans la position du choix de Worf, et Worf ramasse la hache et sourit sadiquement en regardant Riker, qui s'écrie : "'L'exercice est fini."
Peut-être le signaler à l'ordinateur de bord, qui aurait instantanément fait disparaître la hache avec le reste du décor et de ses accessoires. Mais comme Worf continue de casser des tuyaux et grogner, Riker vocifère "Repos, Lieutenant !"
Worf fait alors la tête de quelqu'un qui aurait eu un problème d'érection juste à la sortie des préliminaires, jette la hache, puis semble se demander comment il va ôter son gant sans l'aide de l'habilleuse, et Riker déclate : "Sortie du Pont Holographique." Apparaît alors dans le décor une double porte coulissante donnant sur un couloir de l'Enterprise D.
Riker pose son propre tronçon de tuyau et s'appuyant dessus demande à Worf : "Vous faites ça tous les jours ?" Worf répond : "Non, Commandant : habituellement mes exercices sont plus... intenses."
Et il n'utilise pas de mot de sécurité avec ses partenaires.
"Mais ces séances sont trop personnelles pour être partagées."
Et là je pense que n'importe qui à bord de l'Enterprise sait parfaitement le genre d'entraînement intense et trop personnel pour être partagé auquel Worf se livre sur le pont holographique.
Et Worf d'étreindre suggestivement le gant dentelé le faisant aller et venir le long de son avant-bras. Riker, une lueur de panique dans les yeux, souffle alors : "Je suis sûr qu'elles les sont (trop intense et personnelle pour être partagées)"
Et pourtant s'il y a une leçon à tirer de l'histoire du début du 21ème siècle, vous pouvez être certain que tout le monde disposant du niveau d'accréditation comme les petits génies du piratage tel que Wesley Crusher doivent pouvoir accéder à n'importe quel enregistrement holographique de ces entraînements klingons intenses et personnels, possiblement retransmis en direct au bar de l'Enterprise tandis que Guinan propose de parier et propose des souvenirs à répliquer instantanément.
Journal de bord du capitaine, date stellaire 42193.6. Nous avons un long voyage d'ici au quadrant de Morgana, une section de la Galaxie qui n'a pas encore été visitée par un vaisseau de la Fédération muni d'un équipage. Nous utilisons ce délai pour détailler davantage les cartes de cette région.
Commentaire de Data à Riker et PIcard qui le collent à son pupitre : "Et la revoilà, Monsieur : une zone de noirceur." Riker explique à Picard : "Elle apparait et elle disparaît, puis elle réapparaît."
Le mot que vous cherchez est-il intermittente, ou nomade ou les deux à la fois ? Toujours ce problème de spécificité.





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