Lightyear, Buzz l'éclair, le film animé de 2022Feu rouge cinémaRécit toxique à ne regarder qu'avec prudence et esprit critique

Lightyear (2022)

Traduction du titre original : Année-lumière.
Titre « français » : Buzz l’éclair.

Sorti en France le 8 juin 2022,
Sorti aux USA et en Angleterre le 10 juin 2022.
Sorti en blu-ray 4K allemand le 26 août 2022,
Sorti en blu-ray 4K anglais le 29 août 2022,
Sorti en blu-ray 4K français pour le 31 octobre 2022.

De Angus MacLane (également scénariste), sur un scénario de Jason Headley et Matthew Aldrich, avec Chris Evans, Keke Palmer, Peter Sohn, Taika Waititi, Dale Soules, James Brolin, Uzo Aduba.

Pour adultes.

(planet opera prospective woke toxique) En 1995, un garçon nommé Andy reçu un jouet Buzz L’éclair pour son anniversaire. Il venait de son film favori. Ceci est le film en question.

L’Espace non cartographié, à 4,2 million d’années-lumière de distance de la Terre. Une fusée fonce, de son point de vue à travers un tunnel zébré d’étoiles. Ceci est le vaisseau d’exploration SC-01 du Commandement Stellaire. 1200 membres d’équipage.

Sur la passerelle de pilotage déserte baignée de la lumière des étoiles filantes, un écran vidéo s’illumine d’un graphique jaune représentant une sphère avec un point d’interrogation superposé, immédiatement remplacé par le portrait d’un astronaute bien gras.

Dans une soute remplie de sarcophages illuminés de bleu avec de la buée flottant au ras du sol, une dalle de lumière s’illumine au-dessus de l’un des sarcophages sur lequel le nom de Lightyear (Année-lumière) est écrit. Derrière la vitre embuée et dégoulinante comme dans un sauna, on distingue à peine le visage gras de l’écran vidéo précédent. Divers diodes clignotent, puis le couvercle s’ouvre, et l’astronaute en sort, apparemment sans hésitation ni aucune faiblesse.

Sans même être passé pisser dans les toilettes, déjà revêtu d’un bleu de travail, il entre sur la passerelle de pilotage et va droit à l’écran vidéo allumé, appuie sur un gros bouton vert. La fusée s’arrête pile dans l’espace intersidéral : des senseurs ont détecté des formes de vie potentielle sur une planète non cartographiée, alors ils font un détour pour enquêter : les Rangeurs de l’Espace (il parle de lui au pluriel ?) feront un premier rapport puis décideront si cela vaut la peine de sortir une équipe scientifique de leur hypersommeil, et tandis que des automates prélèveront des échantillons de sols (le commandement Stellaire a l’intention de transformer le continent forestier en mine à ciel ouvert…), Lightyear se familiarisera (absolument tout seul, ce qui nous fait en Survie un Zéro Pointé) avec les étrangetés de cette planète..

Direct, la fusée descend dans l’atmosphère, sans que Lightyear ait prévenu personne ni même fait l’effort de cartographier la planète inconnu ou encore d’y envoyer des sondes, car il est bien connu que ce que vos senseurs détectent à distance est toujours conforme à la réalité tangible — quelqu’un n’a jamais regardé Star Trek, Cosmos 1999 et n’a jamais lu de Science-fiction ou même entendu parlé de la notion de camouflage militaire ou de simulacre. Et quelqu’un n’a jamais vu Alien 1978 tout en en ayant pompé la séquence d’ouverture.

Sans regarder où il met les pieds, Lightyear fait son rapport à son avant-bras, heureusement toujours vêtu de sa combinaison environnemental, puis du haut d’un promontoire, fait confiance à ses seuls yeux pour, euh, évaluer les troncs bulbeux aux reflets et feuillages pourpres (la couleur de la bisexualité selon Disney, cf. Loki). Lightyear n’a pas un champ de vision très large, il ne voit que vaguement devant lui, ni en haut, ni en bas, ni complètement à droite ou à gauche — mais cela semble lui suffir. Il saute du (petit) promontoire), puis reprend son rapport à son avant-bras : il trouve le terrain un peu instable, et pour souligner sa remarque, il saute deux fois lourdement sur place, sans doute pour vérifier si la terre ne s’ouvre pas sous lui pour l’engloutir ou s’il n’est pas en train d’arpenter des sables mouvements ou un bain d’acide dont la surface imiterait un sol ferme, ou encore un terrain qui exploserait en cas de choc car constitué de substances chimiques instables, ou dégageant un gaz hautement inflammable comme des vapeurs d’essence tandis que le sol serait garni de silex ou de débris produisant des étincelles lorsqu’ils sont précipités l’un contre l’autre. Ce qui nous fait en Géologie un Zéro pointé.

Selon son bracelet, l’air serait respirable. Je soulignerais rien qu’au son que la vie grouille autour de Lightyear, ce qui impliquerait que l’environnement est hautement contaminé, la surface du sol d’une forêt étant habituellement constituée d’excréments d’animaux et de végétaux en décomposition, donc de pourriture, champignon etc. Ce qui nous fait en Biologie un Zéro pointé.

Selon Lightyear, il n’y aurait aucun signe de vie intelligente nulle part. Gag, l’une de ses collègues qui l’a rattrapé sans le prévenir qu’elle sortait de la fusée, lui demande à qui Lightyear parle : c’est bien entendu une femme noire qui essaie de faire croire qu’elle est plus intelligente que tout le monde, alors qu’elle aurait facilement pu être confondue avec un prédateur et se faire descendre avant d’avoir pu crier « coucou Ducon ». Imaginez seulement la même débarquant sur une planète déjà colonisée par les monstres du premier film Alien. Et bien entendu, Lightyear fait le petit enfant et prétend qu’il ne parle à personne.

Tenir un journal de bord et faire des rapports sont deux obligations des explorateurs de tous les temps, juste histoire que quelqu’un puisse être un peu plus avancé quand on retrouvera leurs combinaisons vides et dégorgeant d’entrailles et de sang. Toujours est-il que la jeune femme noire qui sait tout mieux les (hommes) blancs insiste : « tu sais bien que personne n’écoute ce genre de rapport ». Quoi, ils n’ont pas dans le futur une intelligence artificielle pour tout traduire à l’écrit et poster sur le réseau social de l’équipage. Et de toute manière, si c’est un journal intime, tout le monde s’en fiche que personne d’autre que son propriétaire ne l’écoute.

Naïvement, Lightyear explique que tenir un journal l’aide à se concentrer et rester précis (ce qui est vrai, et ça évite de gros soucis quand on se retrouve à perdre la mémoire suite à une mauvaise chute, une agression virale, un empoisonnement quand on fait la fête, une attaque psionique ou un lavage de cerveau si facile à pratiquer ou une panne de neurone qui arrive vite quand on se retrouve en léthargie pendant une longue période. Mais au lieu de l’écouter, la collègue fait mine de l’ignorer tout en multipliant les remarques blessantes, et oui, c’est du harcèlement et dans la réalité, elle serait la première à être éjectée dans l’espace intersidérale pendant son hyper-sommeil suite à une panne malencontreuse car même l’intelligence artificielle de bord ne supporterait pas pareil traitement, et nous savons depuis 2001 l’Odyssée de l’Espace à quel point ces équipements peuvent être susceptibles.

Bref, Lightyear semble incapable de grimper sans l’aide de la frêle astronaute noire un tout petit versant forestier, et ils continuent d’avancer sans jamais regarder où ils mettent les pieds ni ce qui peut se trouver sur le côté, ou en l’air, ou s’ils ne sont pas suivis. Je ne sais pas ce qu’ils appellent une vie intelligente, mais si elle essayait de leur faire signe, ils ne le verraient pas, pas plus qu’ils ne verraient arriver sur la Terre un ours ou un grand mamba noir.

Tout en continuant à parler de choses absolument sans aucun intérêt, ils allument leurs machettes laser et commence à tailler les lianes des arbres sans aucun état d’âme alors que sur Pandora, ils se seraient déjà fait massacrer pour un tel crime, les lianes et les arbres étant justement la forme d’intelligence supérieure planétaire.

Et en parlant du loup, de grosses lianes-tentacules griffues sortent du sol derrière eux pour attraper leur vaisseau spatial par ses trains d’atterrissage. Bien sûr, personne ne monte l’alarme, il n’y a pas d’alerte sismique ou même de tangage à bord, vous pouvez lâcher les graboïdes, aucun ranger de l’Espace ne survivra étant donné que leur intelligence et leur imagination sont largement inférieur à celles des habitants de Perfection.

Consigne numéro un de Lightyear au Ranger grand débutant : qu’il respecte la combinaison de Lightyear. Pas lui, pas ses collègues, la combinaison environnementale. et de ne pas parler sans autorisation – c’est pour le gag suivant : pendant ce temps, la collègue noire harceleuse est en train de filmer Lightyear sans son autorisation.

Très bien, Lightyear n’a qu’à faire la même chose quand elle prend sa douche. Et comme Lightyear réalise laborieusement qu’elle se moque encore une fois d’elle (qu’il fasse la même chose pour voir), gag ! le ranger débutant se fait attraper par les tentacules, mais n’essaie absolument pas de se dégager lui-même : il veut d’abord prévenir Lightyear — pas la collègue noire qui l’a fait venir — et qui par-dessus le marché les filme et qui devrait déjà être au courant, mais elle qui n’avertit personne, ou doit être complètement bigleuse.

Bref, en voulant échapper aux tentacules, Lighyear crashe le vaisseau (et un vaisseau crashé de plus) et bien sûr personne d’autre que lui ne pouvait piloter, même pas la donneuse de leçon noire qui sait tout mieux que personne sauf prévenir les gens quand ils se font attaquer. Et bien sûr, c’est encore elle qui explique à Lightyear comment on répare un vaisseau spatial, parce qu’il sait construire de zéro un moteur hyperspatial, mais ne sait pas le réparer ; et toujours aucun système de détection des tentacules souterraines avant qu’elles attaquent. Et jamais entendu parlé d’un défoliant, pourtant une spécialité américaine achetée à Monsanto qui tue encore aujourd’hui adultes et petits enfants au Vietnam.

Et de me demander qui sont les gros c.nnards qui ont promis une aventure de Buzz L’éclair dans l’espace intersidéral en commençant par un crash qui l’immobilisera pour le restant du film sur une seule planète, avant de l’immobiliser à bord d’un vaisseau spatial expérimental où il n’interagira qu’avec un chat robot et une lesbienne noire donneuse de leçon, qui pour cumuler suffisamment de minorité devrait aussi avoir un handicap et être islamiste.

Et comme Buzz se retrouve seul à bord de son vaisseau expérimental, le voilà harcelé par le chat robot donneur de leçon chargé de l’aider à « transitionner émotionnellement » et qui ne fait que le distraire de sa mission en lui proposant des jeux, débattre de ses cauchemars et bien sûr discuter de sa mission de chat robot, qui est tellement plus importante que la mission de Lightyear etc.

Lightyear, Buzz l'éclair, le film animé de 2022

Lightyear, Buzz l'éclair, le film animé de 2022

Lightyear, Buzz l'éclair, le film animé de 2022

Lightyear, Buzz l'éclair, le film animé de 2022

Lightyear, Buzz l'éclair, le film animé de 2022

Lightyear, Buzz l'éclair, le film animé de 2022

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Les Daleks envahissent la Terre, le film de 1966Feu orange cinéma

Daleks' Invasion Earth 2150 A.D. (1966)
Traduction du titre original : L’invasion des Daleks de la Terre 2150 après J.C.

Sorti en Angleterre le 5 août 1966,
Sorti en France le 20 octobre 1967.
Sorti en blu-ray américain le 8 septembre 2020,
Sorti en blu-ray 4K anglais le 18 juillet 2022,
Sorti en blu-ray français le 20 juillet 2022, allemand le 21 juillet 2022.

De Gordon Flemyng, sur un scénario de Milton Subotsky (également producteur), d’après le serial Doctor Who: The Dalek Invasion of Earth 1964 de Terry Nation, avec Peter Cushing, Bernard Cribbins, Ray Brooks, Jill Curzon, Roberta Tovey, Andrew Keir.

Pour adultes.

La toccata et fugue en Ré mineur au piano. Un bonhomme attend la nuit dans sa voiture anglaise avec le volant à droite pour rouler à gauche. Ayant l’air de s’emm.rder autant que nous, il sort une cigarette qu’il coince entre ses lèvres. Il se retourne pour observer ce qui ressemble à un policier en train d’essayer la pognée d’une porte à chapiteau du trottoir d’en face, apparemment une agence immobilière. Puis comme le policier n’a pas réussi à y entrer, il passe à la boutique suivante, une agence de voyage, s’arrête pour lécher la vitrine, tandis que le bonhomme dans sa voiture se baisse précipitamment pour ne pas être vu. Le policier lui aussi s’ennuie ferme et s’arrête devant chaque photo d’horizon lointain avant de garder fixement la jolie vahiné qui sourit, et se sentant bien seul s’immobilise bien collé à la vitrine. Le bonhomme du début se relève, puis sort précipitamment de sa voiture : peut-être se sent-il bien seul lui aussi ?

Le bonhomme commence par matraquer le policier. Puis la bijouterie à deux pas explose et les sonnettes d’alarme retentissent. Deux cambrioleurs sortent et grimpent dans la voiture du bonhomme du début. Le policier, qui aurait pu repérer le guetteur dès son arrivée, se relève et sort son smartphone son sifflet, et siffle. Puis court après la voiture qui a démarré en trombe ; il ne tient pas longtemps, mais, quelle chance ! il aperçoit une cabine téléphonique de la police adossée à une façade dans la rue voisine.

Et comme notre bon docteur ne ferme jamais sa porte à clé, le policier se retrouve à l’intérieur du TARDIS, tancé du regard par un vieux en tweed, et faisant se retourner les deux jeunes filles mineures que le vieux a enlevé pour les impressionner tandis qu’apeurées par le danger elles ne sauront pas lui refuser la partie de Tric-Trac de l’enfer qu’il compte leur réserver.

Le policier tourne de l’œil et s’écroule à l’intérieur du TARDIS: il n’avait vraiment pas vu de jeunes filles depuis très longtemps. Le bon Docteur — mais qui, déjà ? — déclare que le policier a dû ouvrir la porte au moment même où il la démagnétisait. La plus âgée des jeunes filles palpe le policier et découvre une terrible bosse, qui selon le Docteur, guérira facilement une fois les ardeurs du policier refroidies par un peu d’air frais. Puis le docteur décide de voir ce qui se passe dehors, mais au lieu de sortir, il tourne une molette sous un écran de télévision en carton et buvard, et apparemment, il a placé une caméra pile en face de la bijouterie qui a explosé. Il éteint le prétendu tube cathodique en tournant la molette de l’autre côté, et déclare que le policier devra finalement partir avec eux soigner sa bosse.

Dehors, un bon samaritain veut avertir la police en entrant à son tour dans la cabine téléphonique du Docteur, mais il distrait par un passant qui lui demandait ce qui se passait : un autre vol par effraction. Quand le bon samaritain se retourne, la cabine téléphonique a disparu.

Le policier revient à lui dans l’espèce de laboratoire où les deux jeunes filles le regardent toujours comme une bête curieuse. Réalisant qu’il devait faire arrêter des cambrioleurs, il demande à téléphoner, mais le docteur lui demande de dire son nom. Le policier se présente comme Tom Campbell, Constable spécial de la Division K. Et le docteur de lui demander la date du jour. D’abord étonné, Campbell croit que le docteur veut s’avoir s’il a toute sa tête et répond le 31 mars. Et s’il pouvait utiliser leur téléphone à présent… La plus jeune fille, qui appelle le Docteur « grand-père », prévient qu’ils sont arrivés. Le docteur déclare alors que Campbell ne peut pas utiliser leur téléphone, car il n’en a pas (NDT : menteur). Et même s’ils en avaient un, téléphoner ne lui ferait rien de bon (NDT : menteur deux fois). Pas en 2150 après Jésus Christ.

Puis le Docteur fait les présentation : il est docteur Qui, la grande brune c’est sa nièce Louise, et la plus jeune blonde, c’est sa petite-fille Susan. Et le laboratoire, c’est sa machine à (explorer le) Temps et (l’) Espace, TARDIS. Elle est capable de les transporter à n’importe quelle époque de n’importe quelle planète dans n’importe quel univers.

Ragaillardi, Campbell essaie de raisonner le docteur : ils semblent ne pas se rendre compte de la gravité criminelle de la situation, et il devrait les dénoncer pour cela. Et répétant « En l’an 2150… » il sort de la cabine pour se retrouver parmi les décombres de la rue du Londres du futur, suivi du Docteur qui met une écharpe bleu (sans doute un dispositif anti-radiation et pollution biochimique), tandis que les deux jeunes filles sortent comme si de rien n’était, mais avec leur veste quand même. Susan a cependant gardé sa mini-jupe, tellement plus pratique pour escalader les décombres encore fumants. Susan se demande pourquoi la ville est déserte – pas de machines, pas de voix, tandis que le bon Docteur emmène Louise « faire des recherches » dans un endroit plus discret : car se séparer et laisser les petites filles en arrière est l’une des premières règles d’exploration spatio-temporel du Docteur Qui, la seconde règle étant d’inspirer à pleins poumons pour vérifier si l’air dehors est hautement toxique ou seulement un peu.

Les Daleks envahissent la Terre, le film de 1966Les Daleks envahissent la Terre, le film de 1966Les Daleks envahissent la Terre, le film de 1966Les Daleks envahissent la Terre, le film de 1966Les Daleks envahissent la Terre, le film de 1966

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Press Play, le film de 2022Feu orange cinéma

Press Play (2022)
Traduction du titre original : Presse-joue.

Sorti au cinéma en Allemagne le 16 juin 2022 ;
Sorti limitée au cinéma aux USA le 24 juin 2022 ;
Diffusé à partir du sur Amazon Prime INT / FR.

De Greg Björkman (également scénariste), sur un scénario de James Bachelor et Josh Boone ; avec Clara Rugaard, Lewis Pullman, Lyrica Okano, Christina Chang, Danny Glover.

Pour adultes et adolescents.

(Romance mélo temporelle, film COVID) Une jeune femme (Laura) se précipite dans une chambre pour récupérer un walkman rose. De l’autre côté de la porte de la chambre, une autre jeune femme asiatique, Chloé, demande ce qu’elle fait dans la chambre, et entend forcer la porte. Mais quand Lauren entre, il n’y a plus personne dans la chambre et c’était la seule issue. Flash-back. Sur une plage interdite d’accès, Laura peint médiocrement un paysage, mais Chloé l’interrompt : elle veut qu’elle vienne au drugstore où son frère travaille et Laura l’accuse d’essayer de la caser avec son frère.

Mais en passant par un disquaire, Laura aperçoit le vendeur, Harrison, et le branche. Il lui montre notamment les mix-tapes (cassettes audio) qu’il présente sur un mur de sa boutique. Laura insiste pour lui donner son numéro de téléphone s’il accepte de sortir avec elle. Mais elle écrit le numéro sur le disque d’un groupe japonais qu’elle n’a pas acheté (dégradation de bien privé) ce qui force le jeune homme à acheter l’album pour lequel il n’était pas vraiment chaud, de la pure goujaterie, puis imaginez si toutes les clientes s’amusent à faire pareil.

Plus tard, Laura veut écouter la mix-tape que Harrison a gardé de son père. Puis il veut qu’elle apprenne à surfer et elle lui fait une mix-tape. Puis il meurt dans un bête accident et Laura est très triste. Mais ce n’est pas grave, en réécoutant sa mix-tape, elle se retrouve dans son propre corps dans le passé au moment où elle avait pour la première fois entendu la chanson.

Press Play, le film de 2022

Press Play, le film de 2022

Press Play, le film de 2022

Press Play, le film de 2022

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Charlie, le roman de 1980Feu vert livre / BD

The Firestarter (1980)

Sorti aux USA en 1980 chez Viking Press.
Traduit en français sous le titre "Charlie" par F. M. Lennox en 1984 chez Albin Michel (Le Grand Livre du Mois),
Adapté en film Firestarter 1984, titre français Charlie. Remake Firestarter 2022.

De Stephen King.

Pour adultes et adolescents

(presse, épouvante fantastique, pouvoir psionique) Charlene "Charlie" McGee et son père Andy McGee fuient les agent d'une agence gouvernementale connue sous le nom de "La Boutique". Alors qu’il était étudiant, Andy a participé à une expérience de la Boutique portant sur le "Lot 6", une drogue aux effets hallucinogènes similaires au LSD. Cette drogue a donné à sa future femme, Victoria Tomlinson, des capacités télékinésiques mineures et à Andy une forme télépathique de contrôle de l'esprit qu'il appelle "la poussée". Ils ont tous deux développé des capacités télépathiques. Les pouvoirs d'Andy et de Vicky sont physiologiquement limités ; dans le cas de Vicky, une utilisation excessive de la Poussée lui donne des migraines invalidantes et de minuscules hémorragies cérébrales, mais leur fille Charlie a développé quant à elle des capacités pyrokinésiques d'une force effrayante.

 

*

Le texte original de Stephen King (1963, Gold Medal).

New York / Albany
1


“Daddy, I’m tired,” the little girl in the red pants and the green blouse said fretfully. ‘Can’t we stop?”
“Not yet, honey.”

He was a big, broad-shouldered man in a worn and scuffed corduroy jacket and plain brown twill slacks. He and the little girl were holding hands and walking up Third Avenue in New York City, walking fast, almost running. He looked back over his shoulder and the green car was still there, crawling along slowly in the curbside lane.
“Please, Daddy. Please.”

He looked at her, and saw how pale her face was. There were dark circles under her eyes. He picked her up and sat her in the crook of his arm, but he didn’t know how long he could go on like that. He was tired, too, and Charlie was no lightweight anymore.

It was five-thirty in the afternoon and Third Avenue was clogged. They were crossing streets in the upper Sixties now, and these cross streets were both darker and less populated.. But that was what he was afraid of.

They bumped into a lady pushing a walker full of groceries. “Look where you’re going, whyn’t ya?” she said, and was gone, swallowed in the hurrying crowds.

His arm was getting tired, and he switched Charlie to the other one. He snatched another look behind, and the green car was still there, still pacing them, about half a block behind. There were two men in the front seat and, he thought, a third in the back.

What do I do now?

*

La traduction au plus proche.

Charlie

New York / Albany

1


« Papa, j’suis fatiguée", dit la petite fille au pantalon rouge et au chemisier vert d'un air inquiet. On peut pas s'arrêter ?"
— Pas encore, ma chérie. »

C'était un homme grand aux épaules larges, vêtu d'une veste en velours côtelé usée et éraflée et d'un pantalon en sergé brun uni. Lui et la petite fille se tenaient la main et remontaient à pieds la Troisième Avenue à New York, en marchant vite, presque en courant. Il regarda par-dessus son épaule et la voiture verte était toujours là, se traînant lentement dans la voie côté trottoir.

« S'te plaît, papa. S'te plaît. »

Il la regarda, et vit à quel point son visage était pâle. Ses yeux étaient cernés de noir. Il la souleva et la cala dans le creux de son bras, mais il ne savait pas combien de temps il pourrait continuer comme ainsi. Il était fatigué, lui aussi, et Charlie n'était plus un poids plume désormais.

Il était cinq heures et demie de l'après-midi et la Troisième Avenue était encombrée. Ils passaient des rues approchant la 70ème maintenant, et ces rues transversales étaient à la fois plus sombres et moins fréquentées... Mais c'était ce dont il avait peur.

Ils se heurtèrent à une dame qui poussait un déambulateur rempli de courses. « Regardez où vous allez, vous pouvez pas ? » dit-elle, et elle disparut, engloutie dans la foule qui se pressait.

Son bras commençait à fatiguer, et il a changé Charlie de côté. Il jeta un autre coup d'œil derrière lui, et la voiture verte était toujours là, toujours en train de les suivre, à environ un demi-pâté de maisons. Il y avait deux hommes à l’avant et, il pensait, un troisième à l'arrière.

Qu'est-ce que je fais maintenant ?

*

Charlie, le roman de 1980

La traduction de F. M. Lennox (1984).

New York
Albany

1


« Papa, je suis fatiguée, se plaignit la fillette en culotte rouge et chemisier vert. On s’arrête ?
— Pas encore, mon chou. »

C’était un grand type large d’épaules qui portait une veste de velours élimée et un pantalon de toile marron. La fillette lui donnait la main et, ensemble, ils remontaient la Troisième Avenue en marchant vite, presque en courant. Il jeta un coup d’œil derrière lui. La voiture verte était toujours à, elle longeait lentement le trottoir.
« Papa, s’il te plaît. Papa. »

Il la regarda et vit la pâleur de son visage. Des cernes sombres s’élargissaient sous ses yeux. Il la souleva de terre pour l’asseoir au creux de son bras, sans se demander combien de temps il pourrait continuer ainsi. Il ressentait lui-même les effets de la fatigue, et Charlie n’était plus exactement un poids plume.

Cinq heures et demie de l’après-midi à New York City, bouchons sur la Troisième Avenue. Ils coupaient à présent les Soixantièmes rues, plus sombres, plus calmes…, exactement ce qu’il redoutait.

Ils bousculèrent une femme qui poussait un caddy bourré de provisions. « Hé ! faites un peu attention où vous allez », glapit-elle avant de disparaître, aspirée par la foule pressée.

Son bras s’engourdissait. Il fit passer Charlie sur l’autre. Nouveau regard par-dessus son épaule : la voiture verte suivait à une cinquantaine de mètres. Il y avait deux hommes à l’avant et peut-être un troisième à l’arrière.
Et maintenant ?

***

Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacré à ce roman.

***