
- Détails
- Écrit par David Sicé


Ici la page amazon.fr du coffret allemand intégrale S1-7 VF incluse.
Ici la page amazon.fr du coffret blu-ray saison 1 VF incluse.
Star Trek: The Next Generation S01E25: Conspiration (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Conspiration.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Conspiration.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Attention, la numérotation des épisodes en anglais diverge de la numérotation en français.
Les anglais comptent l'épisode pilote comme deux épisodes, les français comme un seul.
Il faut compter l'épisode pilote comme deux épisodes vu que les saisons s'enchaîneront plus tard avec un épisode final première partie de l'épisode initial de la saison suivante.
Diffusé aux USA à partir du 9 mai 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France à partir de décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry, d'après sa série télévisée Star Trek ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton,Colm Meaney.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Carnet de Bord du Commandant en second, Date Stellaire 41775.5: Nous sommes en route pour la planète-océan Pacifica. Bien que notre mission soit de nature scientifique, nous avons hâte de profiter des eaux chaudes et bleu, et des superbes plages qui font de Pacifica l'un des joyaux de la Galaxie.
Sur la Passerelle, alors que Riker fait son entrée, l'air lugubre, Geordi La Forge papote avec Data, qui tourne carrément le dos à sa console de navigation tandis que La Forge ne prête aucune attention particulière à son poste de pilotage. D'un autre côté, il est aveugle : "Alors le type se relève chancelant et retourne à la fille, tu vois ? Eh bien, elle sourit, hé-hé, le regarde droit dans les yeux et dit : 'Essaie seulement ça dans l'hyperspace.'
Dis Maman, pourquoi le type ne tient plus sur ses jambes et qu'est-ce que l'hyperespace, spécifiquement quand un type fait des trucs avec une fille ?
Et Geordi La Forge met à ricaner nerveusement tout seul, tandis que Data ne répond rien, perplexe, se posant probablement la même question que ci-dessus. Puis il semble réaliser et souffle : "Je vois." Bien au contraire de La Forge donc. Vous ai-je rappelé que La Forge n'a pas de copine parce qu'il est trop doué pour les draguer ? Mais heureusement pour lui, il y a l'holodeck et toutes ces scientifiques sexy dont il programme l'apparence et la personnalité réelle juste légèrement modifiée pour qu'elles tombent virtuellement amoureuses de lui, grâce au coup de la panne.
Data déclare alors : "Donc la difficulté pour atteindre une position si complexe dans un environnement agravitique couplé avec les effets adverses que cela aurait sur le bien-être psychologique d'un mâle humain ordinaire, est ce qui rend cette anecdote si amusante ?"
Sauf que c'est faux, la NASA a testé le sexe agravitique dans l'Espace : la femme a fait une grave dépression après l'expérience, et l'homme s'est vanté toute sa vie du succès de sa mission devant les caméras, exploit bien entendu filmé et accompli au nom de la Science.
Et Data de hocher la tête : "Oui, très humoristique effectivement."
Je rappelle que les blagues salaces de Geordi La Forge et leurs commentaires se font à haute voix et rire bruyant devant tout le personnel et officiers de service sur la Passerelle et font logiquement partie de ce que l'ordinateur de bord enregistre en permanence et retransmet à chaque sonde et chaque base pour retransmission au haut commandement de la Flotte Stellaire de la Fédération. J'imagine qu'il doit même y avoir des thèses possiblement vulcaine et klingonne sur la question.
Data ajoute même : "Hystérique, en fait." Et soudain il fait une pause et semble avoir une attaque cérébrale, puis il émet un rire aussi naturel que Geordi La Forge avant lui.
Puis il s'interrompt brutalement et se remet face à sa console de navigation. Depuis le fauteuil de commandement de son propre capitaine, ou il a pris place à côté du décolleté de Deanna Troi, Riker se met à sourire et ricaner tout aussi naturellement que les deux autres. Puis il interroge soudain : "Quel est notre Temps Estimé d'Arrivée à Pacifica, Monsieur La Forge."
La Forge répond : "Vingt-deux heures et quatorze minutes, Monsieur." Riker répond : "Augmentez à Distorsion Six." La Forge répond : "Bien reçu, Monsieur, pleine impulsion."
Puis RIker, qui doit se croire à la maison, tourne la tête vers Deanna Troi : "Pensez-vous que quiconque objecterait à ce que nous arrivions en avance ?"
Il n'a apparemment rien demandé aux ingénieurs qui courent dans les roues de la salle des machines pour faire avancer l'Enterprise D, ni à l'univers que leur système de propulsion distord pour dépasser la vitesse de la lumière quand elle voyage réellement à 300.000 kilomètres par seconde, au lieu d'être bêtement stoppée et absorbée par la première surface non réfléchissante sur sa route, ou déviée par le premier puits gravitique à proximité.
Deanna Troi n'hésite pas à répondre : "Je sais que moi je n'objecterais pas."
Et elle sait que de tous les avis possibles à bord, seul compte le sien et celui de Riker, au fond.
Et que pense leur capitaine de ce gaspillage de carburant alors le détroit d'Ormuz est toujours bloqué au 24ème siècle suite au refus de la planète entière de le céder à une intelligence artificielle qui tourne en boucle à Washington et que personne n'ose débrancher parce que sinon elle pourrait encore déclencher un holocauste nucléaire sur la planète Terre ?
Ici la salle des machines au Commandant au Second : en raison de notre vitesse excessive, nous serons en panne sèche avant d'avoir atteint Pacifica, notre unique point de ravitaillement dans le secteur.
Et Deanna Troi d'ajouter, preuve qu'elle a vraiment le sens des priorités : "J'ai vraiment très hâte d'aller faire une agréable baignade."
J'ai vérifié, c'est une des rares sinon la seule à avoir une large baignoire dans ses appartements d'officier, ce qui est bien pratique quand on se métamorphose en batracien géant humanoïde.
Data croit alors bon de l'ouvrir, tournant une nouvelle fois le dos à sa console de navigation : "Vous vous rendez compte, Conseillère, que le pont holographique peut être programmé pour recréer un environnement océanique."
Avec les requins blancs itou itou ? Blague à part, tout le monde sur la passerelle doit passer sa vie chez le kiné holographique ou à l'infirmerie vu comment ils se tordent tous le cou et la colonne vertébrale à chaque fois qu'ils doivent s'adresser la parole en se regardant les uns les autres... Ce n'est pas parce que c'est photogénique que c'est certifié hygiène et sécurité, n'est-ce pas la responsable en chef du bien-être de l'équipage, Conseillère Deanna Troi ?
Deanna Troi sermonne alors l'androïde, qui incidemment devrait le savoir mieux qu'elle, étant donné qu'il n'a pas une vision ni les autres sens d'un être humain : "Data, ce n'est simplement pas la même chose !"
Et de faire une proposition salace de plus à Data, qui semble les collectionner depuis le début de la saison : "Avez-vous jamais été à une baignade au clair de Lune bien réelle ?"
Avec les requins blancs ? Comme dans les Dents de la Mer ? A priori non, mais on ne peut jamais en être sûr, vu qu'un membre androïde s'arrache et se remplace en un tour de main.
Data s'étonne : "On peut nager au clair de Lune ?" (NDT : l'anglais est tellement équivoque que Data ni l'ordinateur de bord ne saurait faire la différence entre nager dans la lumière du clair de Lune, et nager au clair de la lune, ou encore nager sur le clair de Lune etc. etc. Rien d'étonnant à ce que le français (et avant lui, le latin) ait été la langue internationale et scientifique avant que les anglais et leurs banquiers imposent l'anglais et une confusion générale favorisant la vente d'armes et l'orchestration des guerres et des génocides bien sûr pendant des cessez le feu ininterrompu pendant que l'initiateur du cessez le feu bombarde à tour de bras et massacrent les civils en priorité.
Deanna Troi regarde Riker au lieu de Data et ne répond pas à sa question : après tout, ce n'est qu'un androïde avec un grade d'officier qui contrôle la navigation du vaisseau : s'il ne sait pas ce qu'est la Lune, un océan, une planète ou nager ou la différence entre sur / dans / à la lumière de / etc. peu importe. Au lieu de cela, elle manque de se briser le cou pour demander au klingon de service au-dessus d'elle : "Et vous, Monsieur Worf ?"
Worf secoue la tête et répond : "Nager, ça ressemble trop à se laver." (NDT même mot bathing que pour se baigner.)
Raciste !
Pardon, Spéciste.
Comme quoi, il n'y a pas que Geordi La Forge à ne pas savoir être drôle sans être malsain.
Riker fait alors les gros yeux à Deanna qui retient son fou rire et son triomphe d'avoir fait publiquement avouer à Worf qu'il ne se lavait pas à moins d'un ordre direct de ses supérieurs.
C'est alors que Data interrompt cette conversation profonde et édifiante dont le seul but était de gratter une minute et quarante huit seconde avant le générique : "Commandant Riker, je reçois un code 47."
Riker lui répond : "Vérifiez." Et Data, qui ne l'aurait pas annoncé sans l'avoir déjà vérifié, lui répond : "C'est un code 47." (encore trois secondes de grattées).
Et Data se tord le cou pour préciser à Riker ce qu'est un code 47, ce que Riker ne peut pas ignorer : "Fréquence d'urgence de la Flotte Stellaire."
Deanna enfonce le clou en précisant là encore ce que personne n'est censé ignorer sur cette Passerelle : "Code 47, réservé aux yeux du Capitaine."
Et du coup, ils réveillent le pauvre capitaine Picard qui dormait dans son lit malgré les trois sources de lumières en plein dans sa tronche : principale de face, veilleuse sur sa droite, et étoiles filantes distorsion six via les grands hublots au-dessus de lui. J'espère que ces étoiles filantes ne déclenchent pas de crise d'épilepsie.
Dans l'interphone, Riker déclare : "Capitaine, je suis désolé de vous déranger..." Et pour être sûr d'avoir bien réveillé son capitaine, il appuie une nouvelle fois sur le bouton qui permet de taser son capitaine au lit depuis la Passerelle via l'accoudoir du fauteuil de commandement, manquant une fois de plus de confondre le taseur et le déclenchement de l'éjection du lit à travers l'Espace, frontière de l'Infini.
Picard répond en se redressant : "Oui, Numéro Un..." (il a encore oublié le nom de Riker) "Qu'est-ce qu'il y a ?"
Et sur l'écran qui réciproquement permet de regarder Picard dormir pendant toute sa nuit, Riker déclare : "Un message qui arrive, Code 47, Monsieur."
Picard répond à Riker, "Streamez-le par-ici." Et de se relever en s'assurant que Riker verra bien qu'il porte un caleçon sous le drap rouge. Bizarrement, Picard s'est assis sur son lit côté droit alors qu'il n'y a que le mur de ce côté-là.
... à l'écran, l'avenant Riker est emplacé par un logo Commandement de la Flotte Spatiale de la Fédération des Planètes Unies, et l'ordinateur annonce : "Ceci est un communiqué d'urgence."
Mais il n'affiche pas le petit cadenas en haut à gauche de l'adresse internet. Picard devrait pourtant être plus avisé que ça.
L'ordinateur continue de sa voix acidulée : "Il ne doit pas en être discuté avec les autres officiers sauf si cela s'avère absolument nécessaire, il n'y aura aucune trace de cette transmission dans l'historique de l'ordinateur de bord." Et d'ajouter : "Une langue au repos rend la vie heureuse ; les questions sont un poids pour les autres, les réponses sont une prison pour soi-même."
Picard se verse un verre d'alcool fort et répond : "Compris."







***
Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
***
- Détails
- Écrit par David Sicé


Ici la page amazon.fr du coffret allemand intégrale S1-7 VF incluse.
Ici la page amazon.fr du coffret blu-ray saison 1 VF incluse.
Star Trek: The Next Generation S01E24: We'll Always Have Paris (1987)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Nous aurons toujours Paris.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Paris sera toujours Paris.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Attention, la numérotation des épisodes en anglais diverge de la numérotation en français.
Les anglais comptent l'épisode pilote comme deux épisodes, les français comme un seul.
Il faut compter l'épisode pilote comme deux épisodes vu que les saisons s'enchaîneront plus tard avec un épisode final première partie de l'épisode initial de la saison suivante.
Diffusé aux USA à partir du 2 mai 1988 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France à partir de décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry, d'après sa série télévisée Star Trek ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Denise Crosby, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton,Colm Meaney.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Carnet de Bord du Capitaine, Date Stellaire 41697.9 : Nous sommes en route pour Sarona VIII (NDT : la huitième planète du système stellaire de Sarona) pour une permission à terre tout à fait nécessaire ; tout l'équipage a hâte de cette distraction. A titre personnel, je me suis autorisé le luxe de prendre un peu d'avance.
Et par un peu d'avance, Picard veut dire du temps libre pour transpirer en tenue d'escrime pailletée sur un des ponts de l'Enterprise D aménagé pour une compétition traditionnelle olympique avec fleuret bipant quand on touche l'adversaire. Il manque cependant un jury avec des pancartes, l'arbitre et l'équipe médical en cas de lumbago et autres joyeusetés.
Picard perd l'échange, ce qui n'est pas surprenant vu la lenteur et la lourdeur des performances des deux compétiteurs. Ils ôtent leur masque et l'adversaire que nous n'avons jamais vu à bord dans aucun des épisodes précédents, prétend qu'il a "pris l'avantage" (NDT il se serait trop avancé pour frapper Picard, et non pas, il aurait exploité sexuellement Picard), probablement parce que le capitaine Picard, seul maître à bord, pourrait le faire éjecter dans l'espace profond sur le champ, ou pire, lui mettre une mauvaise note sur instaflotte.
Mais toujours aussi urbain, Picard prétend que non, l'avantage était à son adversaire (NDT celui-ci serait resté dans les limites admises de l'allonge ou du nombre de pas pour frapper son adversaire). Picard salue son adversaire, remet son masque et l'invite à le battre à nouveau à plate-couture. Et je réalise alors que ce qu'ils sont en train de faire est quand même très dangereux, puisqu'aucun ne porte de protection à l'entrejambe. Mais peut-être sont-ils tous les deux masochistes ?
Picard avance en ferraillant avec l'adversaire, puis saisit celui-ci par l'avant-bras... Depuis quand la lutte est-elle autorisée en compétition d'escrime ? Et ils échangent leur position, une chance que personne ne porte de fil électrique comme aux Jeux Olympiques, sinon il aurait fallu La Forge et Data pour démêler les nœuds entre chaque passe d'armes.
Et à l'issue de cette nouvelle manche, c'est l'adversaire qui laisse gagner Picard en ouvrant sa garde au maximum pour que le capitaine puisse le toucher à peu près au même endroit que la fois précédente il avait touché Picard. Et l'officier, que faute de présentation, nous appellerons désormais Café con Lèche de la Botte, de déclarer alors que tout le monde ôte à nouveau son masque, comme si personne ne pouvait parler avec : "Initiative intéressante, mais de quelle technique s'agissait-il ?"
Fait-il référence au fait d'attraper l'avant-bras armé en plein milieu d'un combat sans réaliser que le fleuret pourrait dévier et plier pour revenir lui fouetter l'entrejambe, Picard répond, toujours faux humble : "La technique d'un homme désespéré." Technique également connue sous le nom de technique de l'Eunuque désespéré.
Les deux hommes se saluent à nouveau et Lèche de la Botte déclare : "Initiative intéressante, mais de quelle technique s'agissait-il ?" et Picard répond; toujours faux humble : "La technique d'un homme désespéré." ... à ces mots, Lèche de la Botte reste bouche ouverte et yeux globuleux, un peu comme un poisson collé à la paroi de l'aquarium du bureau du Capitaine alors qu'il attend en vain que Picard reçoive Deanna Troi alors que la tension à bord de l'Enterprise aurait atteint un paroxysme suffisant pour agrandir le décolleté de la demi-Bétazoïde.
Puis après un temps, Lèche de la Botte demande : "Capitaine, c'était quoi, ça ?" Et Picard de répondre : "Oh vous savez comment sont ces budgets microscopiques : nous n'avons pas eu vraiment le temps de nous entraîner, par ailleurs, comme nous ne portons pas de coque de protection, et que je suis familier des accidents de théâtre shakespeariens, j'ai pris la précaution de bourrer mon slip avant de venir tourner la scène ; par ailleurs, il y avait du Chili Con Carne au buffet de la production d'à côté où nous allons tous nous rassasier, faute d'être nourris sur ce plateau de tournage."
Picard ne prend en réalité pas la peine de répondre à Lèche de la Botte et le plante là --- non pas avec son fleuré en plein front, "... et ça, c'est la botte de Nevers mon ami ! Et vous ne risquez plus de me poser la question à présent..." Le capitaine va plutôt à un panneau de communication mural placé de telle manière à ce que l'usager se prenne le coin d'un banc métallique en plein dans le genou si urgemment il tente d'appeler, je ne sais pas moi, l'infirmerie en cas d'accident de fleuret sur place. Puis déclare après un bip : "Picard à Passerelle."
Riker le commandant en second lui répond : "Capitaine." Picard interroge celui dont il oublie à chaque fois le nom : "Numéro Un, est-ce que quelque chose d'inhabituel se serait produit à l'instant sur la Passerelle."
Riker reformule : "Vous voulez dire, un dialogue qui ne soit pas d'exposition ni de remplissage ?" Et de répondre aussitôt : "Oui, Monsieur : nous avons fait l'expérience d'une sorte de boucle où tout s'est répété."
Illogique, mon capitaine : une boucle aurait supposé le retour à un point de départ où personne ne se serait souvenu des événements répétés, puisqu'ils ne s'étaient pas encore produit. Donc personne n'aurait alors remarqué une répétition, et personne n'aurait parlé de boucle. Il aurait été plus juste d'évoquer une rediffusion, un concept avec lequel les spectateurs de Star Trek sont éminemment familiers.
Picard ôte ses gants disco et répond : "Ici aussi." Puis "Je suis en chemin." Il ne précise pas, sans passer par la douche, mettez vos masques et enfilez vos combinaisons environnementales." Ou alors, "Passez l'ascenseur en mode décontamination." ou encore "Resservez-vous en Chili con Carne, en particulier Worf."
Sa serviette rouge autour de son cou, toujours vêtu de sa veste rembourrée, de sa couche-culotte et de son bas de survêtement, chaussé de baskets blanches, Picard ordonne en sortant de l'ascendeur : "Rapport, Monsieur Data."
De sa console de navigation, Data répond : "Les senseurs ne montrent rien." Cependant dans son dos, Deanna est penchée sur son minitel, et la tension à bord semble à son comble.
Data ajoute aussitôt tandis que Picard s'essuie avec sa serviette, spécifiquement : "Mais il semble qu'à un moment, le temps s'est répété exactement, pour tout le monde."
... à quel moment, pour une période de combien de temps, à quel point de leur route ? Et qu'est-ce qu'il appelle exactement un temps qui se répète et comment peut-il savoir que le temps s'est répété exactement pour tout le monde à toute échelle ? Il dispose du tracé de chaque particule subatomique sur tous les ponts au sortir de chaque orifice de chaque membre d'équipage ? Est-ce que cela ne pose un problème de vie privée ?
Car le vrai problème de ce genre de dialogue d'exposition qui répète ce que nous avons déjà vu et ce qu'ils ont déjà déclaré pour la troisième fois, c'est comment le savent-ils ?
Et comment l'ordinateur de bord ou n'importe quoi d'enregistré aurait-il pu indiquer une telle répétition "de Temps", sachant que par définition, le Temps est une représentation selon une ligne graduée, ou bien la météo à une heure donnée ou bien une saison incluant n'importe quoi de récurrent ou d'exceptionnel, comme tel roi ou empereur arrivant au pouvoir, ou la germination des pommes de terre dans les hautes terres d'Ecosse ou encore la perte de la virginité de Jamie Fraser avec son épouse légitime puis avec l'ancêtre du futur mari de celle-ci, ce qui, admettons-le peut expliquer la confusion de l'héroïne, de ses deux maris et des lignes de vie et d'amour de leurs paumes respectives quelque peu surréalistes.
Et Georgi La Forge, de ne pas en rater une depuis sa console de pilotage : "C'est comme un sentiment de déjà-vu." Et en temps qu'aveugle, Georgi La Forge sait de quoi il parle, évidemment.







***
Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
***
- Détails
- Écrit par David Sicé

Ici la page Amazon.fr du coffret blu-ray de Fear the Walking Dead - Saison 2 VF incluse.
Ici la page Amazon.fr du coffret blu-ray intégrale Fear the Walking Dead Saison 1-3 VF incluse.
Fear The Walking Dead S02E08: Los Muertos (2016)
Traduction : Les morts.
Titre français du coffret blu-ray : Los Muertos.
Épisode précédent <> Épisode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série Fear The Walking Dead (2015)
Notez que les titres français diffèrent selon qu'il s'agit de l'édition blu-ray, de la fiche wikipedia ou de la première diffusion en France.
Diffusé aux USA le 28 août 2016 sur AMC US.
Diffusé en France le 22 mai 2016 sur CANAL+DE SERIE FR.
Diffusé en France le 23 mai 2016 en VOD sur ITUNES STORE INT/FR.
Pour adultes.
(Apocalypse zombie) Nick se réveille dans une infirmerie. Il se retourne. Dans un lit voisin, une femme d'âge mûr mexicaine tousse encore et encore. Entre eux deux, un lit vide, avec une grosse tâche de sang frais. Nick se lève et sort du dispensaire d'une pharmacie.
C'est un petit quartier enclavé, avec de nombreuses boutiques. Un orage gronde, les oiseaux chantent, mais les rues sont vides. Alors Nick continue de marcher. Le quartier est au sommet d'une colline donnant sur la ville. Il descend la route de terre et arrive jusqu'à un belvédère, un abri couvert où une petite fille mexicaine pleure. Comme Nick lui demande ce qui ne va pas, elle lui répond en espagnol : son père. Alors Nick relève les yeux et voit ce que regardait la petite fille.
En contre-bas, une trentaine d'habitants du quartier sont debouts, face à un bus stationné dont l'avant dépasse d'un grillage. De l'autre côté du grillage, des zombies, possiblement trois fois plus que d'habitants. Debout devant le bus, un homme plus âgé en chemise bleu ciel et une femme jeune. Et marchant vers eux, vraisemblablement le père de la petite fille, un jeune mexicain. Il n'a pas l'air dans son assiette et marche jusqu'à l'homme en chemise bleu, aux cheveux poivre et sel ras (Don Alejandro), et jusqu'à la jeune femme, impassible (Luciana).
L'homme âgé lui demande alors en espagnol s'il est prêt, et le jeune soupire, hochant plusieurs fois la tête. Il sort alors un gros couteau replié de la poche de ses jeans et le tend à la jeune femme, qui le prend. Après un temps,la jeune femme le prend dans ses bras. Le vieux à chemise blanc fait alors un pas pour les séparer. Le jeune hoche à nouveau la tête, puis entre par l'avant du bus, et, un peu hésitante, la jeune femme referme la porte avant du bus sur le jeune homme.
Alors NIck entend la petite foule prier à haute voix, tandis que les larmes de la petite fille à ses côtés redoublent. Puis la petite foule s'approche pour mieux voir ce qui va arriver. La jeune femme est pratiquement contre le grillage. Le jeune homme marche dans le bus jusqu'à la porte arrière. Les habitants du quartier se remettent à prier ou scander quelque chose d'indistinct.
Et les zombies cessent d'aller et venir pour avancer en direction de l'arrière du bus : le jeune mexicain vient d'en descendre, tremblant et nauséeux. Nick réalise enfin, et détourne la petite fille du sinistre spectacle en contrebas ; il souffle : "Faut pas voir ça, regarde pas !" Il la soulève pour l'écarter du rebord.
Le jeune mexicain est allé droit au milieu des zombies, qui se jettent sur lui et qui l'égorgent avec leurs dents, l'entraînant au sol hurlant. Les habitants ont arrêté de prier et restent impassibles. Leur chef en chemise bleu prêt du grillage baisse les yeux et se détourne. La petite fille s'est enfuie du belvédère tandis que Nick reste cramponné au rebord. Puis, enfin, il a un mouvement de recul.
La plaine, les collines, les champs déserts. Un pick-up qui roule avec Madison et Alicia sur la plate-forme arrière. Strand arrête le véhicule, descend avec Ofelia et rejoint Madison et Alicia qui scrute la ville déserte. Alicia remarque d'une voix douce à sa mère : "Cela fait deux jours..." Strand insiste : "On a cherché au Sud et au Nord." Sans arrêter de scruter le paysage, Madison répond : "Ils pourraient être à l'Est." Mais Alicia lui répond : "Il faut qu'on retourne à l'Abigail : on ne les retrouvera pas..." Madison coupe la parole à sa fille : "Je sais qu'il est là !"
Alicia proteste : "Travis pourrait être reparti au bateau !" Strand insiste : "On a de l'eau sur le bateau : on peut pas continuer comme ça, on a peu d'essence." Madison continue de fixer le paysage : ses yeux s'arrête sur un bâtiment haut en bord de mère, dont l'enseigne clame fièrement en lettres rouges Hotel de la Plage Rosarito. Et de l'autre côté, sur la route qui descend vers la mer, un petit groupe de trois zombies se traînent. Madison souffle : "Okay..."









***
Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
***
- Détails
- Écrit par David Sicé

Ici la page Amazon.fr du coffret 8 dvd français S1 (version française et anglaise, N&B)
The Outer Limits S01E21: The Children of Spider County (1964)
Traduction du titre : Les enfants du Comté de l'Araignée.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacré à la série télévisée Au delà du réel (1963)
Diffusé aux USA le 17 février 1964.
Saison 1 sortie en blu-ray américain le 23 mars 2018.
Saison 1 et 2 sortie en blu-ray américain le 23 août 2022.
De Leonard Horn sur un scénario de Anthony Lawrence ; avec Lee Kinsolving, Kent Smith, John Milford, Crahan Denton, Bennye Gatteys.
Pour adultes et adolescents
Washington D.C. A la lumière des angoisses grandissantes d'aujourd'hui, il est devenu plus absolu que la richesse de la Nation consiste en le nombre d'humains supérieurs qu'elle abrite. Il est donc une question de grande préoccupation et d'encore plus profonde conséquence quand quatre des plus plus magnifiques et prometteurs jeunes cerveaux à travers le pays, disparaissent subitement de la surface de la Terre.
Dans le bureau d'une agence plongé dans la pénombre, on projette des portraits en diapositives : "Hansley, mathématicien, pour la corporation des fusées à combustion..." Un autre visage : "Wheatly, assistant chef-ingénieur du projet Advasine..." Autre visage : "Bassett, division psychiatrique, l'institut de santé néo-kinétique."
L'orateur, un membre de l'agence de la Sécurité Spatiale des Etats-Unis poursuit : "Roberson, agence spatiale, cosmobiologiste." Puis il se détourne de l'écran de projection des diapositives pour conclure : "Tous ont disparu le même jour, et sans laisser de trace."
Le militaire assis à la table de conférence répond : "Ils auraient pu avoir été enlevés, pour des raisons évidentes, et par des ennemis évidents." Le conférencier répond : "C'était bien sûr la première hypothèse des enquêteurs." Il dépose un rapport devant un autre militaire plus âgé assis à la même table : "Mais leur enquête a révélé de curieuses similitudes dans les dossiers de ces hommes tout à fait distincts ; voilà pourquoi mon département a été impliqué."
Le militaire le plus jeune affirme alors : "Il n'y a ni raison ni désir de laisser l'Agence Spatiale en dehors de cette affaire ; pas de notre part ; mais de la manière dont je vois ça personnellement, ces spéculations à propos d'enlèvement par des représentants d'une planète extraterrestre ne sont que ça : des spéculations !"
Le conférencier répond : "Nous ne spéculons pas hasardeusement." L'autre lui répond : "Eh bien, nous sommes ici pour faire quelque chose à propos de ces quatre jeunes gens ; nous ferons ce qu'il faut si nous le devons, mais, je vous prie, expliquez donc la curieuse similitude."
Sans lâcher sa baguette de conférencier, l'homme de l'Agence spatiale semble s'exciter peu à peu : "Tous les quatre considérés comme intellectuellement et physiquement supérieurs, en terme d'aptitude, de performance et de résultat, étaient tous nés au même endroit."
Son interlocuteur reformule : "Dans le même état ?" Le conférencier précise : "Dans le même comté, le Comté de l'Araignée ; et la même année, et dans l'intervalle du même mois !" Il ajoute : "Leur certificat de naissance sont là-bas, et mentionnent un phénomène curieux : chaque enfant était né au moins deux mois prématurément ; immédiatement après la naissance, leurs pères ont disparu, et personne n'en a plus jamais entendu parlé."
Le conférencier revient à ses auditeurs : "Et chaque enfant, bien que sans lien de parentés au moins du côté maternel, a reçu le même second prénom : Eros."
Le militaire le plus jeune remarque : "Le mot grec pour amour." Le conférencier confirme, mais ajoute : "Et c'est aussi le nom d'une planète méconnue de la Galaxie Krell." Puis il ramasse une liasse de papiers et reprend : "Maintenant, les dossiers de leurs années d'écoles sont tout aussi curieux : des incidents furent relevés dans la presse de cette époque : il apparaît qu'ils ont fait l'objet d'un nombre considérable de superstitions insensées, apparemment à cause de leur supériorité inhérente vis à vis des autres enfants de la région ; ils ont éventuellement quitté la communauté, sont partis chacun dans leur direction, et graduellement acquis un statut de premier plan dans différents domaines à un âge très jeune."
Le conférencier revient à la tête de la table de conférence : "Maintenant, leurs mères se refusent à admettre ou même discuter de la possibilité que ces cinq hommes..."
Le militaire le plus jeune interrompt le conférencier : "Cinq ? Je pensais que vous aviez dit qu'ils étaient quatre ?" Le conférencier confirme : "Non, ils sont cinq : nous venons tout juste d'apprendre que le cinquième homme..."
Nouvelle diapositive : "Ethan Wexler... n'a pas quitté le Comté de l'Araignée, pas plus qu'il n'a disparu la semaine dernière quand les quatre autres l'ont fait ; à présent, nous croyons qu'il est possiblement notre unique clé de ce mystère."
Le militaire le plus jeune, ayant jeté un coup d’œil au visage projeté, se retourne vers le conférencier : "Vous savez où il est ?" Le conférencier répond : "Oui." Le militaire déclare alors : "Je pense que nous ferions mieux de nous le faire amener pour l'interroger."
Mais le conférencier objecte : "Il ne peut être sorti du Comté de l'Araignée, en tout cas, pas par nous : il y est emprisonné sur une accusation de meurtre."



***
Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
***