Disney Pinocchio le film de 2022Feu rouge cinémaRécit toxique à ne regarder qu'avec prudence et esprit critique

Disney Pinocchio 2022
Traduction du titre : L’œil en (bois de) pin (= le regard d'une bûche en bois de pin)

Ne pas confondre avec le Pinocchio de Guillermo del Toro annoncé sur Netflix pour décembre 2022.
Ce film est une "adaptation" avec de "vrais" acteurs et des personnages en image de synthèse) du film de 1940.

Toxique : l’humiliation par la fée bleue du criquet peut inviter les plus jeunes à harceler de la même manière leurs camarades ou les adultes. Le personnage de Sabina aguiche Pinocchio qui même s’il n’est pas encore un vrai petit garçon est à l’évidence un prépubère quand bien même son nez grandirait à la demande.

Diffusé à l'international à partir du 8 septembre 2022 sur DISNEY MOINS INT/FR.

De Robert Zemeckis (également scénariste) sur un scénario de Chris Weitz d'après le dessin animé de 1940 de Ben Sharpsteen et Hamilton Luske, adapté du roman de 1883 Carlo Collodi ; avec Benjamin Evan Ainsworth, Tom Hanks, Joseph Gordon-Levitt, Keegan-Michael Key, Cynthia Erivo, Giuseppe Battiston, Luke Evans.

Pour adultes

(presse, fable fantastique, faux Disney, woke toxique) Eh bien, comment va ? Criquet c’est mon nom, Jiminy Criquet pour être précis. Et je suis ici pour vous dire une histoire incroyable. C’est une histoire qui commence il y a bien longtemps. En fait, une histoire qui commence une fois à une époque, il y a bien longtemps. C’est ça, beaucoup mieux, beaucoup plus précis. »

A l’aide de son parapluie, Jiminy Criquet se laisse descendre entre les toits des maisons dans la nuit pour arriver en vue du même Jiminy Criquet, cette fois vêtus de haillons, qui chemine en direction d’une maison brillamment illuminée, comme si les restrictions d’énergie n’avaient jamais existé au 19ème siècle. Il s’exclame : « Jamais compris cette expression : comment est ce que quelque chose peut arriver ‘une fois à une époque’ ?

Alors le premier Jiminy Criquet interpelle le second en voix off : « Hé, qui raconte cette histoire, moi ou toi ? » Le second Criquet réplique « Eh bien, qui êtes-vous — Je suis toi, seulement plus vieux et plus sage — Vraiment ? Et comment le sais-tu ? — Parce que je suis le narrateur, qui raconte cette histoire post facto (sic).

Le premier Jiminy Criquet continue à balblatérer, ce qui n’est pas le genre de conversation que l’on attend de la part d’un criquet, vous en conviendrez, mais licence woke oblige : « Je sais exactement ce qui va t’arriver dans cette aventure… »
Le second criquet rétorque : « Vraiment ? Alors laisse-moi te demander ceci : est-ce que j’aurai jamais chaud à nouveau un jour ? »

Le premier criquet narrateur répond au second criquet du flash-back (ils se ressemblent tous de toute manière) qu’il n’a qu’à continuer de marcher, il le découvrira.

Le second criquet rétorque : « Quel conteur tu fais… — Je continue alors ? — Vas-y, narre de tout ton cœur. — Merci : une fois à une époque, il y a bien longtemps, mes voyages m’avaient mené à un petit village pittoresque… » … et tout droit dans la boutique d’un certain Geppetto. Sculpteur sur bois, fabricant d'horloges, de jouets et de bibelots.

Disney Pinocchio le film de 2022

Disney Pinocchio le film de 2022

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Disney Pinocchio le film de 2022

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.

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Sonya La Rousse, la nouvelle de 1934Feu orange livre / BD

The Shadow Of The Vulture (1934)
Traduction du titre original : L’ombre du Vautour.
Titre français : Sonia La rousse.

Sorti aux USA en janvier 1934 dans The Magic Carpet Magazine.
Traduit en français par François Truchaud en juillet 1985 dans Sonya La Rousse, traduction du recueil The Sowers of the Thunder (les semeurs de tonnerre) — le titre de la nouvelle de 1932 joint au recueil avec The Lion of Tiberias de 1933 aux éditions NEO FR.
Réédité au Fleuve Noir en 1992.
Retraduit par Patrice Louinet, compilé dans Le Seigneur de Samarcande, en juillet 2009 chez BRAGELONNE FR.

"Adapté" en film en 1985 sous le titre anglais Red Sonja, et le titre français Kalidor.

De Robert E. Howard.

Pour adultes et adolescents.

(presse, Fantasy historique, aventure) À Istanbul, le sultan ottoman Soliman le Magnifique renvoie chez eux les membres d'un envoyé diplomatique du Saint Empire qu'il a gardé emprisonné pendant neuf mois. Il reconnaît cependant l'un des membres, un chevalier du nom de Gottfried Von Kalmbach, qui l'avait grièvement blessé lors de la bataille de Mohács. Le grand vizir ottoman Pargalı Ibrahim Pasha confie au soldat très redouté, Mikhal Oglu, le soin de traquer Von Kalmbach et de récupérer sa tête.

Mikhal Oglu et ses guerriers font un raid dans la campagne entre l'Empire ottoman et Vienne pour préparer l'attaque de Soliman sur la ville. Ils attaquent un petit village danubien, dans lequel Von Kalmbach s'est endormi après avoir bu la nuit précédente. Il se bat pour se libérer et se rend à Vienne, où les habitants se préparent à l'arrivée de Soliman.

L'armée ottomane au complet arrive, et le siège commence. Von Kalmbach combat les soldats turcs qui envahissent les murs. Il rencontre une femme belliqueuse aux cheveux roux qui se bat aux côtés des hommes - la "Rouge" Sonya de Rogatino, qui se révèle être la sœur de la fille du harem préférée de Soliman, Hurrem Sultan. Lorsqu'un combat contre un certain nombre de Turcs s'avère insurmontable, elle vient en aide à Von Kalmbach.

*

Sonya La Rousse, la nouvelle de 1934

Le texte original de Robert E. Howard dans The Magic Carpet Magazine de Janvier 1934, illustré par M. Brundage.

1

“Are the dogs dressed and gorged?” — "Aye, Protector of the Faithful!” — "Then let them crawl into the Presence.”

So they brought the envoys, pallid from months of imprisonment, before the canopied throne of Suleyman the Magnificent, Sultan of Turkey, and the mightiest monarch in an age of mighty monarchs. Under the great purple dome of the royal chamber gleamed the throne before which the world trembled—gold- panelled, pearl-inlaid. An emperor’s wealth in gems was sewn into the silken canopy from which depended a shimmer¬ ing string of pearls ending a frieze of emeralds which hung like a halo of glory above Suleyman’s head. Yet the splendor of the throne was paled by the glitter of the figure upon it, bedecked in jewels, the aigret feather rising above the diamonded white turban. About the throne stood his nine viziers, in attitudes of humility, and warriors of the imperial bodyguard ranged the dais—Solaks in armor, blade and white and scarlet plumes nod¬ ding above the gilded helmets.

The envoys from Austria were properly impressed—the more so as they had had nine weary months for reflection in the grim Castle of the Seven Towers that overlooks the Sea of Marmora. The head of the embassy choked down his choler and cloaked his resentment in a semblance of submission—a strange cloak on the shoulders of Habordansky, general of Ferdinand, Archduke of Austria. His rugged head bristled incongruously from the flaming silk robes presented him by the contemptuous Sultan, as he was brought before the throne, his arms gripped fast by stalwart Janizaries. Thus were foreign envoys presented to the sul¬ tans, ever since that red day by Kossova when Milosh Kabilovitch, knight of slaughtered Serbia, had slain the conquer or Murad with a hidden dagger. (…)

4

(…)Bullets glanced from the crenelles and whined off venom¬ ously into space. One flattened against Gottfried’s hauberk, bringing an outraged grunt from him. Turning toward the abandoned gun, he saw a colorful incongruous figure bending over the massive breech.

It was a woman, dressed as von Kalm- bach had not seen even the dandies of France dressed. She was tall, splendidly shaped, but lithe. From under a steel cap escaped rebellious tresses that rippled red gold in the sun over her compact shoulders. High boots of Cordovan leather came to her mid-thighs, which were cased in baggy breeches. She wore a shirt of fine Turkish mesh-mail tucked into her breeches. Her supple waist was confined by a flowing sash of green silk, into which were thrust a brace of pistols and a dagger, and from which depended a long Hungarian saber. Over all was carelessly thrown a scarlet cloak.

This surprizing figure was bending over the cannon, sighting it in a manner betokening more than a passing famil¬ iarity, at a group of Turks who were wheeling a carriage-gun just within range.

''Eh, Red Sonya!” shouted a man-at- arms, waving his pike. "Give ’em hell, my lass!”
"Trust me, dog-brother,” she retorted as she applied the glowing match to the vent. “But I wish my mark was Roxelana’s-”

A terrific detonation drowned her words and a swirl of smoke blinded every one on the turret, as the terrific recoil of the overcharged cannon knocked the firer flat on her back.

*

Traduction au plus proche

1

« Les chiens sont-ils habillés et gavés ?" — "Oui, Protecteur des Fidèles !" — "Alors laissez-les ramper jusqu'à la Présence. »

Ils amenèrent donc les envoyés, blêmes après des mois d'emprisonnement, devant le trône à baldaquin de Soliman le Magnifique, Sultan de Turquie, et le plus puissant monarque d'une époque de puissants monarques. Sous le grand dôme pourpre de la chambre royale brillait le trône devant lequel le monde tremblait — lambrissé d'or, incrusté de perles. La richesse en pierres précieuses d'un empereur était cousue dans le dais de soie d'où pendait un chatoyant collier de perles terminant une frise d'émeraudes qui pendait comme un halo de gloire au-dessus de la tête de Suleyman. Cependant, la splendeur du trône était atténuée par le scintillement du personnage qui y était assis, paré de bijoux, la plume d'aigrette s'élevant au-dessus du turban blanc diamanté. Autour du trône se tenaient ses neuf vizirs, dans des attitudes d'humilité, et les guerriers de la garde du corps impériale étaient alignés sur l'estrade - des Solaks en armure, lames et plumes blanches et écarlates nichant au-dessus des casques dorés.

Les envoyés d'Autriche furent impressionnés comme il se doit, d'autant plus qu'ils avaient eu neuf mois de réflexion épuisante dans le sinistre château des Sept Tours qui domine la mer de Marmora. Le chef de l'ambassade étouffa sa colère et dissimula son ressentiment sous un semblant de soumission — un étrange manteau sur les épaules de Habordansky, général de Ferdinand, archiduc d'Autriche. Sa tête robuste se hérissait de façon incongrue des robes de soie flamboyantes que lui présentait le sultan méprisant, alors qu'il était amené devant le trône, ses bras étant fermement saisis par de robustes janissaires. C'est ainsi que les envoyés étrangers étaient présentés aux sultans, depuis ce jour rouge de Kossova où Milosh Kabilovitch, chevalier de la Serbie massacrée, avait tué le conquérant Murad avec un poignard caché. (...)

4

(...) Les balles jaillissaient des créneaux et s'échappaient dans l'espace avec un gémissement venimeux. L'une d'elles s'écrasa contre le haubert de Gottfried, lui arrachant un grognement outré. Se tournant vers le canon abandonné, il vit une silhouette incongrue et colorée se pencher sur la culasse massive.

C'était une femme, habillée comme von Kalmbach n'avait jamais vu les dandys de France s'habiller. Elle était grande, de forme splendide, mais souple. De sous une casquette d'acier s'échappaient des tresses rebelles qui ondulaient au soleil sur ses épaules compactes. De hautes bottes en cuir de Cordoue lui arrivaient à mi-cuisses, qui étaient enveloppées dans une culotte ample. Elle portait une chemise en fine maille turque rentrée dans sa culotte. Sa taille souple était délimitée par une ceinture fluide de soie verte, dans laquelle étaient glissés une paire de pistolets et un poignard, et d'où partait un long sabre hongrois. Par-dessus le tout était jeté négligemment un manteau écarlate.

Cette surprenante figure se penchait sur le canon, le regardant d'une manière qui dénotait plus qu'une familiarité passagère, sur un groupe de Turcs qui faisaient rouler un canon de charrette juste à portée.

"Eh, Sonya la Rousse !" cria un homme d'armes en agitant sa pique. "Envoie-les en enfer, ma fille !"
"Fais-moi confiance, frère de chien", rétorqua-t-elle en frottant l'allumette rougeoyante sur la bouche d'aération. "Mais j'aimerais que ma marque soit celle de Roxelana..."

Une terrible détonation étouffa ses paroles et un tourbillon de fumée aveugla tout le monde sur la tourelle, alors que le terrible recul du canon surchargé a fait tomber la tireuse sur le dos.

*

Sonya La Rousse, la nouvelle de 1934Sonya La Rousse, la nouvelle de 1934

La traduction française de François Truchaud de 1985 pour NEO (Nouvelles éditions Oswald)

« Hé, Sonya la Rouge ! cria un homme d'armes. Envoie-les en enfer, ma fille !
— Fais-moi confiance, camarade ! rétorqua-t-elle en approchant la mèche enflam­mée de l'orifice de la culasse.

Une détonation terrifiante recouvrit ses paroles. Un tourbillon de fumée aveugla tous ceux qui se trouvaient sur la tourelle. La femme qui s'appelait Sonya la Rouge poussa un hurlement de joie sincère. Le boulet de canon avait frappé de plein fouet les artilleurs turcs. Ils gisaient sur le sol, le crâne réduit en bouillie et le corps déchiqueté.

Gottfried von Kalmbach s'approcha, lorgnant avec une admiration non dissimulée le splendide renflement des seins de la jeune femme sous la cotte de mailles souple, la courbe de ses hanches pleines et ses membres ronds. Elle se tenait à la façon d'un homme, fièrement campée, jambes écartées et pouces glissés dans sa ceinture. Pourtant, tout proclamait la femme en elle. »

*

Sonya La Rousse, la nouvelle de 1934

La traduction française de Patrice Louinet, de juillet 2009 pour BRAGELONNE FR.

... à venir.

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cette nouvelle.

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Marionnettes humaines, maîtres du monde, le roman de 1951Feu vert livre / BD

The Puppet Masters (1951)
Traduction du titre anglais : Les marionnettistes.
Titres français : Marionnettes humaines (1954), les maîtres du monde (1995).

Paru pour la 1ère fois dans les numéros de septembre à novembre 1951 de Galaxy Science-fiction ;
Paru en grand format le 10 octobre 1951 chez DOUBLEDAY US.
Traduit en français en avril 1954 par Alain Glatigny chez Hachette Le Rayon Fantastique,
Réédité chez Denoël Présence du Futur en novembre 1972, novembre 1979, juin 1984, mai 1995
Puis chez Gallimard Folio SF en septembre 2005 réédité en mars 2011.

Adapté plutôt fidèlement en film The Puppet Masters 1994.

De Robert Heinlein.

Pour adultes et adolescents.

(presse, invasion extraterrestre) Dans un futur proche où Manhattan n’est plus qu’un cratère, Sam Cavanaugh et sa sœur Mary débarquent avec leur oncle Charlie à Des Moines, Iowa, où ils s’apprennent à jouer les touristes irresponsables et surtout curieux. Ce sont en réalité des agents de la protection du territoire chargé d’enquêter sur la rumeur d’une soucoupe volante qui aurait atterri là-bas…

*

Marionnettes humaines, maîtres du monde, le roman de 1951

Le texte original de Robert Heinlein pour le magazine Galaxy Science-Fiction de septembre 1951 et DOUBLEDAY US

The Puppet Masters

For me it started too early on July 12, 2007, with my phone shrilling. The sort of phone my section uses is not standard; the audio relay was buried surgically under the skin back of my left ear—bone conduction, and skull lifting.

“All right,” I growled. “I hear you. Shut off that damned noise.”
“Emergency,” a voice said in my ear. “Report in person to the Old Man. At once.”

“Moving,” I acknowledged and sat up with a jerk that hurt my eyeballs. I went into the bath, injected a grain of “Gyro” into my arm, then let the vibro exercise machine shake me apart while the drug put me together, or at least a good mockup of one, and got my jacket.

There is one thing no head of a country can know and that is: how good is his intelligence system? He finds out only by having it fail him. Hence our section. Security suspenders and belt, you might say. United Nations had never heard of us, nor had Central Intelligence—I think. All I really knew about us was the training I had received and the jobs the Old Man sent me on. Interesting jobs if you don’y care where you sleep, what you eat, nor how long you live. If I had had any sense, I’d have quit and taken a regular job.


The only trouble with that would be that I wouldn’t have been working for the Old Man any longer. That made the difference.

Not that he was a soft boss. He was capable of saying, « Boys, we need to fertilize this tree. Jump in that hole at its base and I’ll cover you up.”


We’d have done it. Any of us would. And the Old Man would bury us alive, too, if he thought there was a 53% probability that it was the Tree of Liberty he was nourishing.

He got up and limped toward me as I came into our section offices through a washroom booth in MacArthur Station. His face split in a wicked smile. His big hairless skull and his strong Roman nose made hum look like a cross between Satan and Punch’s Judy. “Welcome, Sam,” he said. “Sorry to get you out of bed.”


The deuce he was sorry ! « I was on leave, » I answered shortly.
“Ah, but you still are. We’re going on a vacation.”
“So my name is ‘Sam’,” I answered deliberately ignoring his “vacation” crack. “What’s my last name?”
“Cavanaugh. And I’m your Uncle Charlie—Charles M. Cavanaugh, retired. Meet your sister Mary.”

I had been aware that there was another person in the room, but when the Old Man is present, he gets full attention as long as he wants it. Now I looked over my “sister” and then looked her over again. It was worth it.

I could see why he had set us up as brother and sister if we were to do a job together; it would give him a trouble-free pattern. An indoctrinated agent can’t break his assumed character any more than a professional actor can intentionally muff his lines. So this one I must treat as my sister—a dirty trick if I ever met one…

*

La traduction au plus proche

Les marionnettistes

Pour moi, cela a commencé trop tôt, le 12 juillet 2007, avec la stridulation de mon téléphone. Le type de téléphone utilisé par ma section n'est pas standard ; le relais audio a été enfoui chirurgicalement sous la peau à l'arrière de mon oreille gauche — conduction osseuse, et soulèvement du crâne.

« Très bien, je grognai. Je vous entends. Arrêtez ce foutu bruit. »
« Urgence", dit une voix dans mon oreille. Présentez-vous en personne au Vieux. Tout de suite. »
« En mouvement, je confirmai, et je me redressai d'un coup sec qui me fit mal aux globes oculaires. J’allai dans la salle de bain, j’injectai un grain de Gyro dans mon bras, puis je laissai l'appareil d'exercice vibrant me secouer pendant que le médicament me reconstituait, ou du moins un bon semblant, et je pris ma veste.

Il y a une chose qu'aucun dirigeant d’un pays ne peut savoir, c'est la qualité de son système de renseignement. Il ne le découvre qu'en le voyant échouer. D'où notre section. Les bretelles et la ceinture de sécurité, pourrait-on dire. Les Nations Unies n'avaient jamais entendu parler de nous, ni la CIA, je crois. Tout ce que je savais vraiment de nous, c'était la formation que j'avais reçue et les missions que le Vieux m'avait confiées. Des missions intéressantes si vous ne vous souciez pas de l'endroit où vous dormez, de ce que vous mangez, ni de la durée de votre vie. Si j'avais eu un peu de bon sens, j'aurais démissionné et pris un travail normal.


Le seul problème, c'est que je n'aurais plus travaillé pour le Vieux. C'est ce qui fait la différence.

Ce n'est pas qu'il était un patron mou. Il était capable de dire : « Les gars, il faut fertiliser cet arbre. Sautez dans ce trou à sa base et je vous couvrirai. »


On l'aurait fait. N'importe lequel d'entre nous l'aurait fait. Et le vieil homme nous aurait enterrés vivants, aussi, s'il pensait qu'il y avait une probabilité de 53% que ce soit l'Arbre de la Liberté qu'il nourrissait.

Il se leva et boita vers moi alors que j'entrais dans les bureaux de notre section par une cabine de toilettes de la station MacArthur. Son visage se fendit d'un sourire malicieux. Son gros crâne glabre et son nez romain lui donnaient l'air d'un croisement entre Satan et Guignol. « Bienvenue, Sam, dit-il. Désolé de te sortir du lit. »

Bon sang, il était désolé ! « J'étais en congé, ai-je répondu brièvement.
— Ah, mais vous l'êtes toujours. Nous partons en vacances.
— Alors je m'appelle 'Sam', ai-je répondu en ignorant délibérément sa plaisanterie sur les ‘vacances’. Quel est mon nom de famille ?
— Cavanaugh. Et je suis ton oncle Charlie-Charles M. Cavanaugh, retraité. Je te présente ta soeur Mary. »

J'avais été conscient qu'il y avait une autre personne dans la pièce, mais quand le Vieux est présent, il obtient toute l'attention tant qu'il le veut. J'ai donc regardé ma ‘sœur’, puis je l'ai regardée à nouveau. Cela en valait la peine.

Je pouvais voir pourquoi il nous avait établis comme frère et sœur si nous devions faire un travail ensemble ; cela lui donnerait un tableau sans problème. Un agent endoctriné ne peut pas briser son personnage supposé, pas plus qu'un acteur professionnel ne peut intentionnellement bâcler son texte. Je dois donc traiter celui-ci comme ma sœur — un sale tour dans le genre, et je m’y connaissais...

*

Marionnettes humaines, maîtres du monde, le roman de 1951Marionnettes humaines, maîtres du monde, le roman de 1951Marionnettes humaines, maîtres du monde, le roman de 1951Marionnettes humaines, maîtres du monde, le roman de 1951Marionnettes humaines, maîtres du monde, le roman de 1951

La traduction française de Alain Glatiny de 1954, pour le Rayon Fantastique Hachette, Denoël Présence du Futur 1972, 1979, 1984, 1995, Gallimard Folio SF 2005 et 2011 :

CHAPITRE I

Etaient-ils vraiment doués d’intelligence ? d’une intelligence personnelle, tout au moins ? Je n’en sais rien. Je ne sais pas non plus si nous pourrons jamais arriver à le déterminer.

Ce que je puis dire c’est que, s’ils ne l’étaient pas, j’espère ne jamais voir le jour où nous devrons entrer en lutte contre des êtres similaires qui, eux, le seraient ! Je connais d’avance les perdants : moi, vous, bref, ceux que l’on appelle les humains.

En ce qui me concerne, l’aventure a commencé (trop tôt à mon gré !) le matin du 12 juillet 2007. Mon téléphone s’était mis à vibrer à m’en arracher la peau du crâne. Il faut dire que les téléphones dont on se sert à la Section ne sont pas d’un modèle standard : l’audiorelais est inséré chirurgicalement sous la peau derrière l’oreille gauche, les os jouant le rôle de conducteurs. Je me tâtai machinement avant de me rappeler que j’avais laissé ce que je cherchais dans mon veston, à l’autre bout de la pièce.

« Ça va, grommelai-je, j’ai entendu. Pas la peine de faire un tel boucan.
— Appel urgent, dit une voix dans mon oreille. Venez immédiatement au rapport ! »
Je lui dis sans ambages ce que je lui conseillais de faire de son appel urgent.
« Le Patron attend », insista la voix.

Cela changeait l’aspect de la question. « On y va », dis-je en me rasseyant avec une secousse qui me fit affreusement mal derrière les yeux. Je passai dans ma salle de bains, m’injectai un centigramme de « gyro », et confiai au vibro-masseur le soin de me disloquer les membres pendant que la drogue me les remettait en place. Quand je sortis de là, j’étais un homme nouveau, ou du moins quelque chose qui y ressemblait vaguement. J’enfilai mon veston, et sortis de chez moi.

Je pénétrai dans les bureaux de la Section par un lavabo de la gare Mac Arthur. Notre adresse ne figure pas dans l’annuaire du téléphone. A vrai dire nous n’avons pas d’adresse. Tout ce qui nous concerne est une espèce d’illusion d’optique. On peut aussi arriver chez nous par une petite boutique dont l’enseigne porte l’inscription « Timbres et monnaies anciennes ». N’essayez pas non plus de passer par là. Tout ce que vous y gagneriez serait de vous faire vendre un Bonne-Espérance triangulaire.

A vrai dire, il vaut mieux ne pas essayer du tout. Je vous répète que nous n’existons pas.

Il y a une chose qu’aucun chef d’Etat ne peut savoir : c’est la valeur de son service de renseignements. Il ne l’apprend que par les échecs de ce dernier. C’est justement la raison d’être de notre Section. Nous tenons lieu de cadre et de soutien aux autres sections du Service secret. Les Nations Unies n’ont jamais entendu parler de nous ; le Service central de renseignements non plus — du moins, je le crois. Tout ce que je connais moi-même de nos activités, c’est l’entrainement que j’ai reçu et les missions que me confie le Patron. Ce sont des missions intéressantes d’ailleurs, à condition de ne pas se soucier de l’endroit où l’on mange et où l’on dort, ni de ce que l’on mange, ni de l’âge auquel on mourra. Si j’avais deux sous de bon sens, j’aurais depuis longtemps démissionné et cherché du travail ailleurs.

Seulement dans ce cas, je n’aurais plus travaillé sous les ordres du Patron, et ça, c’est quelque chose qui compte !

Oh ! n’allez pas vous imaginer que le Patron soit un chef coulant ! Il serait capable de vous dire à l’improviste ! « Mes enfants, voilà un chêne qui manque d’engrais. Vous voyez ce trou qui est au pied ? Sautez dedans et je le reboucherai ! »
Nous l’aurions fait. Chacun de nous l’aurait fait sans hésiter.

Le Patron aussi, du reste, s’il avait pensé qu’il y eût seulement cinquante-trois chances sur cent pour que l’opération sauvât le pays d’une catastrophe. Il se leva en me voyant entrer, et s’avança vers moi en boitillant. Un sourire malicieux lui retroussait les lèvres.

Avec son grand crâne chauve et son nez busqué, il avait l’air moitié démon, moitié polichinelle.
« Bonjour, Sam, me dit-il. Je regrette bien de t'avoir tiré du lit. »
Vous pensez comme je l’ai cru !

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce roman.

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Red Sonja: Kalidor, le film de 1985Feu rouge cinéma

Red Sonja (1985)
Traduction du titre anglais : Sonia la Rousse.
Titre français : Kalidor, la légende du Talisman.

Sorti aux USA le 3 juillet 1985,
Sorti en Angleterre le 28 novembre 1985,
Sorti en France le 18 décembre 1985.

Sorti le 11 mai 2010 en blu-ray français ;
Sorti le 20 mai 2010 en blu-ray allemand,
Sorti le 28 juin 2010 en blu-ray anglais ;
Sorti en blu-ray anglais (nouvelle restauration) le 18 juillet 2022,
Sori en coffret blu-ray 4K français le 20 juillet 2022, allemand le 20 juillet 2022.

De Richard Fleischer ; sur un scénario de Clive Exton et George MacDonald Fraser, d’après la nouvelle The Shadow of the Vulture de Robert E. Howard parue dans The Magic Carpet Magazine de janvier 1934 ; avec Brigitte Nielsen, Sandahl Bergman, Paul L. Smith, Ronald Lacey, Arnold Schwarzenegger.

Pour adultes et adolescents.

La montagne, un plateau venteux ensoleillé. Son nom était Sonia la Rouge (Note du Traducteur : Sonja la Rousse). Elle vivait dans un monde sauvage à une époque de violence (Note Du Traducteur: donc au début du 21ème ?)… une guerrière farouche avec des cheveux roux flamboyants. Dans le Royaume Hyborien (Note du Traducteur: Hyperboréen, aka en Scandinavie) sa quête de justice et de vengeance devint une légende. Voici comment la légende commença.

Une maison à grande tour brûlait comme à l’ordinaire en ce temps-là. Ivre morte, une jeune femme rousse sommeillait non loin de là. Cependant, le fantôme d’une femme l’appelait, et Sonia, les tétons libérés pointant hors de sa robe déchirée, releva la tête, l’air un peu encore sous extasy. L’apparition insiste et poursuit l’exposition commencée avec le texte imprimé sur la première image du film : « Tu souffres, Sonja, mais la vengeance sera à toi, la vengeance contre la Reine Gerden qui te voulait pour elle toute seule. Ton dégoût était clair.»

En tout cas, pas par les déclarations de la rouquine, qui se contente lors du flashback de pousser un cri inarticulé et de balafrer la reine avec un couteau obligeamment laissé à disposition de n’importe quel attaquant sur la selle royale, défiant les règles de la physique et de l’anatomie car Sonia parvient à frapper au visage la reine perchée sur son cheval, tout en étant au bas du cheval maintenue par un soldat, faut croire que la reine était penchée bien bas et que le soldat était trop coincé dans son armure pour maintenir quoi que ce soit à sa place.

« Et c’est pourquoi Gerden la vilaine ordonna que ta famille soit tuée, et ton corps violé par ses soldats (qui ne devaient vraiment pas être nombreux, et n’ayant pas ôté leur armure, n’ont rien lui faire de particulièrement pénétrant, sans quoi ils se seraient castrés eux-mêmes au premier coup de rein.

« Mais dans ta quête pour la justice et la vengeance, tu auras besoin d’une grande force, car ton épée bras ne doit pas avoir d’égal. Je te donne cette force. » Et la forme lumineuse fait mine de bénir d’une épée fantôme l’épaule de la jeune femme, debout bien d’aplomb, jambes pratiquement sans écarts et pieds bien parallèles – confirmant le soupçon que l’armée censée l’avoir violée a dû la confondre avec un terrier voisin. Ou alors elle ne porte pas le bon surnom.

Bref, Kalidor (Note du Traducteur: ConanTM) le barbare chevauchait dans la pleine sous les montagnes, ou la toundra etc. afin d’empêcher les spectateurs de quitter dès à présent la salle. Le générique est long, et Kalidor a l’air pressé. Il arrive à un pont suspendu détruit et… fait demi-tour.

Ailleurs, un cône de pierre portée par des statuts semblent abriter une cérémonie singeant avec des épées à sec les chorégraphies d’Esther William. Il semble s’agir d’un salut à la boule à pointes maléfique luisant d’une lueur verte.

En longue tunique blanche décorée d’or et heaumes plus ou moins ailés, des bombasses s’avancent avec une moue prétentieuse, avec en tête une prêtresse encore plus bling-bling, qui demande à une certaine Varna où se trouve le seigneur d’Hyrkania. Varna (une rousse Ligne Roset) lui répond que l’intéressé n’est pas venu (il avait piscine). La prêtresse semble être soucieuse et repasse en mode dialogue d’exposition : il aurait dû être là pour la destruction du Talisman, comme si Varna qui semble préparer la cérémonie, pouvait ne pas être au courant.
La prêtresse poursuit après un soupir : « Mais nous ne pouvons retarder, nous procéderons sans lui. » Alors Varna s’inquiète : mais qui fera l’homme ? »… en fait non, Varna semble être à court de réplique.

La grande prêtresse se plante alors devant la boule pointue verte qui brille, étant ses bras et lève les yeux vers le trou au sommet du cône qui est censé servir de toit, et implore : « Ô Dieu des Dieux Hauts, regarde le talisman avec lequel tu as créé le monde et tous les trucs. »

Pendant ce temps, une petite troupe de cavaliers arrive au cône. Ai-je précisé qu’en cet âge de violence et ces temps si tellement barbares, personne ne fait le guet et strictement aucune troupe ne garde quoi que ce soit ?

La prêtresse poursuit imperturbable, toujours en mode dialogue d’exposition, comme si le temple était insonorisé alors qu’en toute logique, l’arrivée bruyante des cavaliers aurait dû se répercuter à travers tout le temple : « Ô Dieu des Dieux, (ce talisman) est devenu trop puissant pour nous… » (il est vrai que vu la taille de la boule, ce « talisman » ne devait pas être facile à porter autour du cou. « Et nous devons le détruire avant qu’il ne détruise le monde. » Nous supposons alors que quand le Dieu des dieux a créé le monde et tous les trucs, le même talisman n’était pas du tout assez puissant pour ne serait-ce que casser l’aile d’une mouche ?

A la fin de la phrase, il devient claire que les figurantes qui tiennent leurs épées plus ou moins horizontales pointées en direction du centre du temple occupé par la grosse boule verte — commencent à sérieusement fatiguer des bras. Et toujours aussi discrets, quelques cavaliers escaladent la façade tandis que les autres cavalent bruyamment en cercle sous la colonnade qui donne directement dans le Temple. Mais un silence absolu règne toujours dans le Temple.

La prêtresse repose un peu ses bras en les baissant, et toutes les bonnes sœurs qui tenaient une épée font reposer la pointe sur le sol. La prêtresse relève les bras et déclare « Pardonne-nous à présent comme nous l’envoyons hors de la lumière par laquelle elle tire son pouvoir, jusque dans les Ténèbres éternelles.

Alors un gros lippu perché au niveau de la colonnade qui surplombe l’intérieur du temple fait signe à une complice elle aussi bling bling mais de noir vêtu, et lui montre une étoile ninja, qu’il lance – et vient se ficher selon une trajectoire parfaitement droite dans le pectoral doré de la prêtresse apparemment dix mètres plus bas. C’est l’étoile ninja qui a dû tué Kennedy.

Avec un soupir, la prêtresse tombe lentement là encore dans une direction qui n’a rien à voir avec celle du projectile qui est censé l’avoir tuée, et les portes du temple qui bien sûr n’étaient ni gardée, ni barrée, s’ouvrent en grand sans aucun délai pour laisser passer la charge de quelques cavaliers. Les gardes féminines casquées et cottes de mailles dorées qui attendaient en face à l’intérieur du temps ouvrent de grands yeux : ce n’est pas comme si elles attendaient le seigneur d’Hyrkana sans lequel il était impossible de procéder à la cérémonie à laquelle elles ont quand même procédé, et ce n’est pas non plus comme si un temple se gardait à vingt mètres de ses portes aveugles, à l’intérieur du Temple, alors qu’il y a une galerie juste au-dessus d’elles pour voir venir de très loin n’importe qui.

Et bien sûr, ces garderesses comptent se battre à l’épée longue avec des manches et des voiles encore plus long, et ne connaissent qu’un seul coup, foncer dans le temps en levant le plus haut possible la lame, voire en éborgnant une copine qui se trouveraient dans leur dos — ouvrant au maximum les parties les plus vulnérables de leur corps, par exemple poitrine et gorge. Et chose curieuse, bien que frappant très lentement, elles sont seuls à frapper, et même quand les cavaliers entrent à cheval, le cavalier ne frappe personne, son cheval slalome entre les garderesses pour bien prendre garde à ne pas les bousculer.

Et les garderesses qui n’ont pas de longues manches ont les cuisses complètement exposées, histoire que leurs artères fémorales puissent se trancher au premier coup, même pas levé particulièrement haut. Et bien sûr les attaquants qui sont bien plus baraqués qu’eux et avec des armures d’allure plus logique et solide sont ceux qui reculent ou tombent au premier coup d’épée. J’ai bien dit « allure plus logique » parce qu’apparemment la bedaine n’est pas protégée ni par l’armure et la défense des cavaliers consiste à avancer bras écartés bedaine en avant.

Les vaillantes garderesses repoussent un cavalier survivant en déroute et lui claque la porte au nez. Même pas elles l’achèvent. Mais seulement pour se faire prendre à revers par, euh, quatre cavaliers de plus descendus dans le Temple. L’étoile ninja n’avait pas saigné la grande prêtresse, qui git avec sa robe avec plusieurs traînées ensanglantées alors qu’elle ne se trouvait pas au contact des combats, et qu’elle semblait morte sur le coup, plus le sang ne vient clairement pas de son torse.

Le méchant lippu en profite pour replacer une espèce de sceptre dans le logement creusé à cet effet pour ouvrir et fermer une espèce de cloche censée enfermer le « talisman », et le talisman, qui n’était déjà pas couvert depuis le début, reçoit un peu plus d’air et de lumière, quoi que l’on puisse s’interroger sur comment exactement les rayons du soleil pourraient éclairer le centre d’une salle circulaire recouverte par un cône très haut, quand bien même sa périphérie serait ajourée. Déjà que les éclairages du temple peinent à faire sens.

Parce que le scénariste a dû changer l’avis, les invincibles garderesses d’un coup ne sont plus capables de tuer un seul cavalier, mais Varna, pourtant parfaitement reconnaissable a trouvé moyen de se planquer derrière une colonne et tous les cavaliers qui ont submergé le temple ont trouvé le moyen de s’immobiliser le plus loin possible d’elle. Arrive bien entendu la reine Gerden qui bien entendu se lance dans un dialogue d’exposition de plus : « Alors ceci peut faire des mondes, ou les briser par l’orage et le tremblement de terre. » et de manière tout à fait inattendue, Gerden ordonne que l’on soulève la boule verte lumineuse. Puis elle demande à l’un de ses cavaliers de toucher la boule — et non à quelqu’une des garderesses survivantes. Le benêt disparait. Gerden demande alors à une de ses gardesses à elle en noir de toucher sa boule, et elle ne disparaît pas alors Gerden rit, et balance encore une ligne d’exposition : « Ainsi c’est vrai, seule les femmes peuvent la toucher ».

Or il me semble que la grande prêtresse dans son invocation du début s’adressait à un dieu mâle censé avoir utilisé le talisman pour créer le monde et ses trucs. Et pendant que Gerden fait balancer les survivantes dans le trou de la boule, Varna la maligne trouve un passage secret dans la muraille, il suffit d’appuyer au hasard sur les blocs de pierres gigantesques et ils reculent pratiquement sans un bruit, et même la lumière du soleil se répandant par la brèche ne semble pas attirer l’attention des méchants qui pourtant avançaient derrière les colonnes où Varna s’était embusquée pour assister au discours de la méchante reine.

Alors Varna s’élance en ligne droite, histoire que les cavaliers à ses trousses armés d’arbalète n’aient qu’à la tirer comme une lapine, mais apparemment ils n’y pensent pas. Arrive enfin Kalidor (NDT : ConanTM), qui voit Varna sautiller dans la toundra poursuivie par quelques arbalétriers qui ont préféré courir tout ce temps plutôt que de poser leur genou à terre à peine sorti du temple conique. Varna se prend un seul carreau (il y avait pourtant quatre ou cinq arbalètes disponibles) alors qu’elle descend un câble du pont cassé suspendue à une poulie, qu’elle ne lâche pas jusqu’à atterrir dans les bras de Kalidor, tout habillé de rouge pour faire une meilleure cible. Etrangement, aucun arbalétrier ne le descend à distance, parce qu’ils préfèrent se battre au contact de sa grande épée.

Red Sonja: Kalidor, le film de 1985

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.

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