

Hallowarrior (2005)
Traduction : L'Halloguerrière.
Annoncé aux USA le 16 octobre 2026 sur SHUDDER US / VOD.
De Ben Sottak (également scénariste et producteur) ; avec Milly Shapiro, Shannyn Sossamon, Ajani Russell, AJ Bowen, Vic Plajas,Taylor Valentine Lupin, Logan Beveridge, Bobby McFarlane.
Pour adultes ?
(Halloween post-apocalyptique, épidémie, nanar woke ?) Une vidéo VHS format 4 :3. Quelqu’un a oublier de régler l’heure et le calendrier de sa caméra, alors il est censé être dix heures 31 et le plan est commencé depuis 9 secondes comme l’indique l’horodatage à l’écran.
Le sujet de la vidéo est l’expression courroucée et dentue d’une citrouille floue sur-saturée et bruitée en plus de la définition standard, parce que même en SD, les plans rapprochés sont mieux définis d’ordinaires.
Nous sommes à filmer une table de jardin avec sa nappe à carreaux et ses oiseaux qui chantent. Une femme déclare en voix off : « Okay, mes petits des bonbons ou un (mauvais) tour (= coup), que faisons-nous aujourd’hui. »
Ce que nous supposons être un enfant, portant un masque de citrouille, éviscère consciencieusement sa citrouille au couteau, et ce qui est supposé être sa maman lui suggère : « Oh, ma citrouille, calmement, calmement ! »
L’enfant à face de citrouille lève la tête, tout en continuant de trancher sans regarder ce qu’il fait, et sa mère de répéter : « Attention avec le couteau. » Déjà que le masque ne doit pas aider à la visibilité au fil de ce genre d’ouvrage.
Alors ce qui sonne comme une petite fille brandit son couteau : « Je te protégerai, Maman ! »
Si je ne tue pas accidentellement avant ? Ou si je ne meurs pas dans la minute d’une hémorragie artérielle avant.
La mère répond toujours en voix off : « D’accord... Merci de me protéger, ma petite guerrière. »
Et la petite fille de corriger, sans cesser de brandir son couteau : « Je ne suis pas une guerrière, je suis une halloguerrière ! »
Qui se prononce en anglais presque comme une guerrière creuse, c’est-à-dire dépourvue de cervelle et / ou de bon sens et de responsabilité compétente.
Et la fillette masquée de brandir sa petite citrouille, tandis que ce qui devrait-être son grand fère déguisé en squelette achève de découper sa propre citrouille et que leur mère déguisée en vampire vient les rejoindre pour le portrait de famille.
Puis son père portant également un masque de monstre dentu vient les rejoindre et ils font signe à la caméra, sauf la fillette qui porte le couteau à hauteur de sa propre gorge et quand elle agite l’autre main, ne peut s’empêcher d’agiter aussi le couteau.
Cinquante seconde de grattées, plus qu’une heure dix-huit à tirer.
Nous n’avons aucune idée de qui parle, ni ou, ni quand, tout le monde est masqué, en quoi pourrions-nous être attendris ou simplement intéressé ?
Une poupée de Halloween pendue à une poutre se balançant au vent. Un épouvantail portant un masque de protection pour le nez et la bouche type COVID qui ne protège absolument pas du COVID...
... le virus aérien du COVID est bien trop petit pour être arrêté par ce type de masque, mais ce même masque attire et fixe en revanche toutes les saloperies dans l’air par électricité statique, histoire de maximiser la contagion et la gravité des maladies attrapées, plus son odeur indique qu’il est allergène et contaminé chimiquement.
Et en même temps, le même masque empêche de respirer correctement, ce qui maximise la baisse de la quantité d’oxygène dans le sans si vous êtes porteur du virus, le premier symptôme en étant l’hypoxie, et le test gratuit rendant inutile tous les autres, sauf en cas de fuite de monoxyde de carbone, c’est la mesure du taux d’oxygène dans le temps avec un bête oxymètre de doigt à pile que n’importe qui peut acheter ou emprunter en pharmacie.
Bref, un petit squelette en plastique suspendu à un arbre et une jeune flle à vélo qui passe sur la route, tirant derrière elle une petite remorque. Le soleil se couchant, elle s’arrête devant la grange, le phare de son vélo brillamment allumé.
Descendu du vélo sans avoir éteint son phare, elle décroche un masque à gaz imposant pour l’enfiler. Puis elle va chercher, dans la grange où il y a un nœud coulant accroché en l’air, un ballon de basket-ball. Et pour quelqu’un qui porte un masque à gaz, elle semble bien peu préoccupée de l’hygiène de ses mains nues, dans un lieu qui doit regorger de bêtes et de clous bien rouillés.
Comme elle semble sortir des choses d’un sac et en mettre d’autre dans une petite citerne, elle sursaute à un bruit suspect et lève là-tête, caresse puis tire sur une corde tendue. Puis elle tire plus fort, et pèse de tout son poids, et ce qui tendait la corde tombe : un cadavre momifié. Sûr qu’avec le masque à gaz, ce n’est pas à l’odeur que tu risquais de le détecter. Encore que.
La jeune fille se relève, respirant plus fort, l’air impressionnée. Elle a pourtant dû en voir beaucoup d’autres, sauf erreur de ma part. Le cadavre porte une pancarte où il est écrit : « La Peste est sur nous, que Dieu ait pitié de nos âmes. »
Pas dégoûtée et ne craignant visiblement aucune contagion ou parasite ou champignon, la jeune fille vient s’agenouiller auprès du cadavre. Elle récupère la corde, qui à l’évidence, pourra toujours lui servir plus tard : c’est tellement important le droit à la fin de vie, surtout pour les dépeceurs de cadavres et qui veut s’approprier les retraites et autres droits chèrement acquis et duement payés par la population.
Puis la jeune fille déclare : « Joyeux Halloween, Monsieur Tregor. »
Et de sortir de la grange : d’un coup ce n’est plus le coucher du soleil, mais son lever, ce que le temps passe vite ! Et à quel point une production peut s’en foutre de raconter clairement une histoire...
La fille ajoute son sac et son ballon de basket au contenu de sa petite remorque, qui était vide à son arrivée, si ma mémoire est bonne. Et elle sort de la propriété dont l’entrée est indiquée par un grand panneau : « Fermes de Tregor, carré de citrouilles »
Assorti d’un second panneau « Fermé aujourd’hui. »
Il manque les haut-parleurs diffusant une chanson de Mylène Farmer, n’importe laquelle mais celle-là aurait particulièrement fait l’affaire :
C'est une belle journée
Je vais me coucher
Une si belle journée
Qui s'achève...
...Allongé le corps est mort
Pour des milliers
C'est un homme qui dort...
Sacré Mylène ! Toujours le mot pour rire...
La jeune fille a ôté son masque, elle a les cheveux d’un rouge parfaitement artificiel. Puis on entend supposément sa voix à la radio : « Allo ? Est-ce que quelqu’un me reçoit ? »
Et comme elle repart sur la route sans que rien n’empêche le ballon de sauter hors de sa remorque si jamais elle devait rouler sur l’un des crânes abandonné deci, delà... « Aujourd’hui c’est le 31 octobre. »
Nous supposons alors que suite à l’épidémie, la jeune fille est à cours de sacrifices humains ou même animaliers. Ah si seulement quelqu’un pouvait répondre à son appel et tomber dans ses pièges, afin qu’elle puisse pour suivre dignement la tradition familiale ! La culture, ça compte, surtout quand elle n’est pas française, comme aime le répéter notre présidentissime.







***
Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.
***
