Pandora, le film de 1951Feu orange cinéma

Pandora and the Flying Dutchman (1951)

Sorti en Angleterre en février 1951.
Sorti en France le 19 septembre 1951.
Sorti aux USA le 15 octobre 1951.

Annoncé en coffret 4K+blu-ray français FACTORIS FR le 6 mai 2026.

De Albert Lewin (également scénariste et producteur) ; d'après la légende du 18ème siècle du vaisseau fantôme Le Hollandais Volant, avec James Mason, Ava Gardner, Nigel Patrick, Sheila Sim, Harold Warrender, Mario Cabré.

Pour adultes et adolescents.

D’après la légende, le Hollandais Volant fut condamné à errer sur les mers éternellement à moins qu’il ne te trouve une femme qui l’aimât assez pour mourir avec lui.

Le port d’Esperanza (« Espérance) sur la côte méditerranéenne de l’Espagne, il y a peut-être vingt ans auparavant (1936). Soleil radieux, flots bleus, des pêcheurs tirent leurs filets et rient de leurs blagues. Deux des pêcheurs cessent soudain de rire, le troisième aussi. Tous ont leurs yeux fixés sur ce qu’ils viennent de remonter.

L’église sonne le glas, sur la plage les villageois accourent en direction de la barque. Dans les hauteurs qui dominent la baie, une jeune femme aux cheveux châtain roux — Janet — observe au télescope ce qui se passe, puis va prévenir Oncle Geoffrey, un homme barbu que ce qu’elle craignait est arrivé. Jeff lui demande de sortir la voiture. Ils arrivent sur la plage où la police est déjà là, et effectivement, dans les filets il y a un couple enlacé, ayant laissé échapper un livre relié et doré sur la tranche de poèmes traduits d’Omar Khayyam, le Rubáiyát, détrempé. Jeff ramasse le livre et l’ouvre :

(quatrain) LI (cinquante et un)
Le doigt qui bouge écrit, et ayant écrit
Il passe à la suite : ni ta piété, ni ta sagesse
Ne lui fera rayer la moitié d’une ligne
Pas plus que toutes tes larmes n’en effaceront un mot


Jeff referme le livre et est rejoint par Stephen ( ?) que Janet voulait pourtant empêcher d’approcher. Stephen regarde, puis se détourne et s’en va. Avec l’accord de Jeff, Janet lui court après. Alors Jeff regarde à nouveau les cadavres et cite une maxime : l’Amour se mesure à ce que quelqu’un est prêt à lui sacrifier. Puis il s’interroge : qui a dit cela ? Jeff retourne à sa voiture, et rentré chez lui, il pose le livre sur une table à dessin et se parle à lui-même : quand il a rencontré pour la première fois Hendrik van der Zee, il n’aurait jamais imaginé qu’il n’était pas comme les autres hommes. Même à cet instant, sa raison s’insurge quant à ce que Hendrick pourrait avoir été. S’il pouvait recoller les évènements incident par incident, peut-être pourrait-il en faire un nouveau mystère qu’il pourrait déchiffrer.

Tout commença une nuit au début du printemps, il était occupé à traduire un manuscrit en hollandais du 17ème siècle, censé être les confessions du Hollandais Volant. Il avait des difficultés avec la traduction. Ce n’était pas une nuit calme, avec la pleine lune au-dessus de la mer, et les chants, guitare, claps et claquettes flamenco qui sonnaient en contrebas dans le café. Jeff décide de rejoindre là-bas Pandora et Reggie Demarest qui se soulait à mort, et Steven Cameron qui ne vivait que pour deux choses : Pandora et ses voitures de courses. Et lui, Jeff n’était qu’un esclave de plus. Comme il s’agit de célébrer, selon Demarest, l’année qui vient de passer depuis qu’il a rencontré pour la première fois Pandora, celle-ci accepte d’aller au piano chanter une chanson d’amour malheureux, rien que pour lui parce qu’elle n’aime pas les micros.

Comment suis-je supposée savoir que c’est vraiment l’amour qui a trouvé son chemin jusqu’ici ?
Comment savoir s’il ne fera que s’attarder et puis m’abandonnera ?
Je n’ose nommer cette étrange bonheur,
Car comment pourrais-je savoir, s’il est là pour rester ?


Demarest est hypnotisé et à la fin de la chanson remarque qu’elle a chanté les paroles comme si elle les pensait. Et Pandora de confirmer qu’elle les pensait.

Demarest veut alors savoir à qui Pandora pensait en chantant, puisqu’elle ne pensait pas à lui, ni à Steven. Pandora répond qu’elle ne sait pas pour qui elle chantait, et Demarest estime qu’elle ne l’a pas encore rencontré. Puis il demande à Pandora de l’épouser. Elle refuse. Elle lui demande de ne pas boire davantage ce soir, il vide son verre et il ajoute en souriant : ni ce soir, ni tous les autres soirs. Puis il quitte le piano, se lançant dans une tirade à l’attention du reste de la compagnie, titubant : il sait que la Mort a 10.000 portes pour que les hommes puissent faire leur sortie et elles bougent grâce à d’étranges mécanismes, de telle sorte que vous puissiez les utiliser dans les deux sens… peu importe tant que j’échappe à tes soupirs.

Il s’effondre. Une des jeunes femmes constate désabusé que Demarest est encore tombé dans les pommes. Jeff constate alors que Demarest est mort, et une autre jeune femme blonde éclate d’un rire nerveux. Quant à Pandora, elle sort de café sans un mot, vite rejoint par Steven Cameron qui lui demande si Demarest savait à leur sujet, mais Pandora répond que la mort de Demarest n’a rien à voir avec eux.

Pandora, le film de 1951

Pandora, le film de 1951

Pandora, le film de 1951

Pandora, le film de 1951

Pandora, le film de 1951

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Pandora, le film de 1951

Pandora, le film de 1951

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.

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