Au-delà du réel, la saison 2 de 1964 de la série télévisée de 1963 Feu rouge télévisionRécit toxique à ne regarder qu'avec prudence et esprit critique

Ici la page Amazon.fr du coffret 11 blu-rays anglais intégrale S1+S2 (anglais seulement, lisible sur lecteur français).

The Outer Limits S02E13: The Duplicate Man (1964)
Traduction du titre : L'homme dupliqué.
Titre français : Le double.

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Ici la page de ce blog consacré à la série télévisée Au delà du réel (1963)

Diffusé aux USA le 19 décembre 1964.
Saison 1 sortie en blu-ray américain le 23 mars 2018.
Saison 1 et 2 sortie en blu-ray américain le 23 août 2022.

De Gerd Oswald, sur un scénario de Clifford Simak et Robert C. Dennis, adapté de la nouvelle de Clifford Simak parue dans Galaxy Science Fiction magazine en mars 1951, Goodnight, Mr James rééditée en 1964 sous le titre The Night of the Puudly ; avec Ron Randell, Sean McClory, Mike Lane, Constance Towers, Konstantin Shayne, Steven Geray, Ivy Bethune.

Pour adultes et adolescents

Depuis le premier jour où l'être humain a fixé des yeux les étoiles et vu d'autres mondes, il n'y a jamais eu question plus obsédante que celle-ci : qu'est-ce que nous trouverons là-bas ? Y aura-t-il d'autres créatures et nous ressembleront-elles ? Ou bien, lorsque ce rêve ancien se réalisera, se transformera-t-il en cauchemar ? Trouverons-nous, sur quelque planète distante congelée, une forme de vie d'une horreur inimaginable ?

Sir une plaque de marbre vissée au mur, on peut lire : Jardins zoologiques de l'Espace, département de Cygnus IV, époque 2011 après Jésus Christ.

Le guide du musée d'Histoire Naturelle spatiale tente d'attirer l'attention de six jeunes étudiants qui papotent bruyamment, trois garçons et trois jeunes filles : "Si je peux avoir votre attention, s'il vous plait ?" Quatre étudiants tournent leur tête et le regarde, une étudiante ferme les yeux, l'étudiant afro-américain ne cille pas et fixe apparemment dans un état second droit devant lui, c'est-à-dire complètement à gauche du guide. Enfin, celui-là et celle-là semblent se réveiller et regarder vers le guide, qui reprend : "Nous en sommes arrivés à présent à cette partie de la visite qui est la plus intéressante pour nos groupes étudiants : le concours de Pokemon TM : attrapez-les tous."

"Vous êtes sur le point d'entrer dans le département de Cygnus IV qui ne contient aucun animal vivant : en lieu et place, vous y verrez des répliques recréés des différentes formes de vie habitant nos planètes extraterrestres."

Tout en poursuivant, le guide s'est mis à marché en direction de la salle en question : "Tous les animaux représentés ici ont été ramenés sur la Terre il y a trente années et quelques, par les premiers explorateurs de l'Espace des années 1980 à 1990. Ils ont trouvé notre planète en l'état un environnement hostile et n'ont pas survécus."

Alors un spectateur assistant à la visite par écran interposé s'interroge : "Mais s'ils n'ont pas survécu à cette planète il y a trente ans, comment ont-ils pu en ramener des spécimens sur la Terre il y a trente ans ?"

Réponse du traducteur : c'est parce que le pronom "ils", en anglais [They] aurait dû reprendre "tous les animaux" et non "les premiers explorateurs de l'Espace des années 1980" mais parce que l'anglais est une langue excessivement confuse (cela ne serait pas arrivé en latin) et que personne n'a relu le script, ou retourner la scène histoire d'économiser du budget, le monologue d'exposition inepte est resté au montage. La Science-fiction, personne n'y comprend rien de toute manière, surtout les illétrés, les incultes et ceux qui disent n'importe quoi en ignorant le sens de leurs mots et de leur phrase, ce qui est le principe même de l'intelligence artificielle au début du 21ème siècle, qui se base sur des probabilités pour dégueuler du texte, de l'image, du son et de la vidéo filtrés par les GAFA et autres dictatures.

Le guide, arrivé dos à la double porte, déclare aux six étudiants : "Et à présent, bienvenue sur le monde Cygnien."

Donc nous sommes bien sur la Terre et non sur Cygnus IV ? Ou bien le guide veut-il parler du monde de Cygnus au temps où sa faune pouvait encore y survivre et pas ses explorateurs terriens ? Peut-être la prochaine fois nous faire visiter d'autres salles avant celle-ci, et possiblement nous gratifier d'un plan d'ensemble présentant l'extérieur du Musée et la ville où il se trouve, et pas des plans d'archives d'observatoires spatiaux des années 1950 à 1960 ? Je sais, pas le budget, même pas pour filmer une jolie illustration pendue au mur ou dans un supposé beau livre en vente à la librairie du musée.

Le guide pivote et ouvre les doubles porte pour laisser entrer à sa suite les étudiants. Dans la très grande vitrine en face, on peut voir le train arrière d'un gigantesque insecte nommé Puudly. Mais c'est devant une autre vitrine que le guide se présente : "Premièrement nous avons l'Immwarf" laissant supposer que ces créatures ont eté nommées en tirant au hasard des jetons de Scrabble.

Dans la vitrine une espèce de grande crotte conique à quatre tentatives avec des touffes blanches à chaque extrémité, deux yeux globulaire et possiblement une antenne latérale. Le guide précise : "La force de la gravité sur son monde est 66 fois supérieure à celle de la Terre..."

Une seconde, tous les monstres de la salle ne sont pas censés venir de la même planète Cygnus IV, c'est-à-dire la quatrième planète du système de l'étoile Cygnus ? Et incidemment, avec une gravité aussi intense, l'Immwarf ne devrait-il pas ressembler à un paillasson ou un disque vinyle ? Et en quoi cela l'empêcherait de survivre sur la Terre ? Il resterait scotché au plafond à force de faire des bonds ? Il coulerait à pic dans n'importe quelle piscine sur son chemin ?

Le guide précise d'une autorité sûre : "L'Immwarf a la structure parfaite pour une telle pression, sur la Terre il est simplement tombé en morceaux."

Donc tout ce qui est capable de résister à une gravité 66 fois supérieure tomberait en morceaux quand soumis à une pression d'une fois celle de la Terre ? Je ne vois pas comment ni pourquoi : sur la Terre, il y a beaucoup d'objets et d'outils censés encaisser des forces gravitiques supérieures : ils ne tombent pas en morceaux quand s'exercent sur eux des forces gravitiques très inférieures, étant bien entendu que nous ne parlons pas de la pression de l'air, et que l'être humain lui-même à cause des bulles dans son sang et son corps ne supporte pas les changements de pression de l'air autour de lui : c'est ce qui provoque par exemple l'ivresse des profondeurs ou mal des profondeurs, et les décompressions explosives quand on remonte à la surface ou quand on est exposé au vide.

Mais déjà, le guide passe à la vitrine suivante, celle de l'insecte géant : "Ici nous avons le puddly : il inhale du gas méthane à travers ses pores."

Et il n'a pas survécu parce que les premiers explorateurs se sont allumés une cigarette après l'avoir capturé ?

Le guide ajoute en croisant ses bras et en toisant ses étudiants pour avoir l'air supérieur à eux, alors qu'ils sont jeunes et qu'il est croulant et qu'ils n'arrêteront pas de copuler une fois la visite terminée : "Et son fluide de vie est en stase perpétuelle."

Est-ce qu'il est en train de dire que le puddly a coutume de faire congeler son sperme en vue de se reproduire après l'andropause, ou la ménopause s'il a les deux sexes, ou quand il sera de retour sur sa planète ? Et d'abord comment un "fluide de vie" pourrait-être en "stase perpétuelle", [stase perpétuelle] signifiant toujours immobiles, et [fluide] autant que [vie] supposant des changements de forme et de mouvement constants, par définition même de ces mots ?

C'est de la double-contrainte, 'Spèce de psychopathe ! Autres exemples de double-contrainte : "Noir c'est blanc", "La paix c'est la guerre", "l'amour c'est la haine." La double-contrainte détruit le cerveau et crée des lésions aux neurones visibles au scanner en faisant lutter les neurones entre eux, ce qui provoque la confusion et des sensations de douleurs physiques, et l'abêtissement / indécision / fuite des individus ciblés par qui pratique ou dresse à pratiquer la double-contrainte. En général des harceleurs, des gens au pouvoir dans les dictateurs, des violeurs et criminels multi-récidivistes et toute personne souhaitant terroriser la population en les laissant en liberté ou en leur confiant une quelconque autorité ou fortune ou des enfants ou des adultes sous contrainte de lui obéir.

Le guide poursuit : "Un puudly ne peut pas maintenir sa forme physique dans notre atmosphère." Mais ce n'est pas un problème s'il retient sa forme psychique, n'est-ce pas ? "Fatigue structurelle, comme nous l'appelons en métalogie." (NDT comprenez, métallurgie, et non le coffret de 4 CD et de 1 DVD du groupe de Heavy Metal britannique Judas Priest sorti le 11 mai 2004 sous le label Columbia Records.

Donc toute chose ne pouvant garder une forme rigide dans notre atmosphère souffrirait de fatigue structurelle ? Les nuages, les oiseaux, et pour de vrai, tous les avions construits au rabais pour ne pas payer les pièces résistantes, qui perdent des morceaux, se brisent en deux ou s'écrasent, et dont les pilotes sont systèmatiquement présentés comme seuls responsables de la casse, parce que la compagnie et les actionnaires directement responsables des économies mortelles font systématiquement payer à la population et à des individus qui n'en ont pas les moyens et qui ne sont pas responsables ce qu'ils auraient les moyens de payer et ce dont ils sont responsables.

Puis le guide passe à la vitrine suivante : "Notre prochain visiteur des autres planètes..." Visiteur, c'est quand on est volontaire, et qu'on est encore vivant quand on visite.

"... est le mégazoïde." Dans la vitrine ont peut voir un homme agenouillé déguisé en grand singe à fourrure épaisse avec un grand bec d'oiseau. Ce qui laisse songeur : combien de manteaux de fourrure ont été sacrifiés pour créer cette réplique de mégazoïde ? Et combien de cascadeurs ont été abattus par suite par les chasseurs du coin, ou se sont vu arracher leur tenue par des vieilles bagousée perlousée aux ongles acérés ? La question mériterait à elle seule un épisode entier de cette série, au-delà du réel à plus d'un point de vue.

Péremptoire, le guide affirme : "C'est la forme de vie la plus évoluée jamais découverte dans l'Espace."

Et les terriens l'ont empaillée, bien sûr. Étonnez-vous que leur ordinateur de bord deviennent fou et leur propose une partie d'échecs juste avant de les éjecter dans l'Espace, frontière de l'infini.

Le guide continue : "Il a été dit que le mégazoïde, en dépit de son aspect physique, est arrivé plus loin que l'être humain sur l'échelle de l'évolution."

L'échelle de l'évolution de quelle branche du règne animal ? Pourquoi l'aspect physique compterait dans le stade d'évolution : du point de vue des autres, tout le monde est plus moche ou plus beau que vous. Mais peut-être le problème est, non pas dans l'oeil du Spectateur, mais dans le stade d'évolution de qui commente l'évolution des autres : vous êtes au bon stade d'évolution dès lors que votre espèce n'est pas éteinte, il me semble. Eteinte, faute d'avoir pu s'adapter face à son environnement, l'état de ses ressources ou ses prédateurs ? Et de toute manière votre planète et votre soleil finiront toujours par exploser parce que leur gravité les fait accumuler toutes les particules de l'univers dont ils sont bombardés perpétuellement, et qui les font enfler, bouillonner et irradier en retour.

Chose curieuse, une sirène d'alarme ne cesse d'hurler pendant la visite, mais personne ne semble s'en émouvoir. Le guide poursuit : "... et il a prouvé de manière démontrative son intelligence supérieure." En se laissant empailler ? Ah, non, j'y suis, ce sont les mégazoïdes qui ont construit un musée des créatures extraterrestres pour piéger des êtres humains dedans et les regarder copuler, s'entretuer ou se faire dévorer par les monstres exposés à la fin de la visite. Voilà qui aurait fait un excellent épisode au-delà du réel, non ?

"Il communique et n'a aucune difficulté à communiquer dans des langages terriens."

Et à la vivisection, ses suppliques et ses hurlements sonnent incroyablement humain. D'un point de vue gastronomique, leur viande est excellente comme vous pourrez le constater durant la séance de dégustation organisée à la fin de cette visite, et leur peau une fois tannée font d'excellentes descentes de lit, ou tapis à étaler devant la cheminée pour vos soirées romantiques et chemsex.

"Toutefois, il s'agit d'une créature qui n'a qu'une pulsion la consumant toute entière : tuer."

Et c'est ce qu'ils appellent être placé en avant de l'échelle de l'évolution par rapport aux êtres humains ? Plus, la conversation en toutes langues terriennes doit être un peu limitée quand même ; je n'imagine même pas comment le traducteur ou linguiste aurait pu établir qu'un mégasoïde serait capable de maîtriser complètement n'importe quelle langue humaine.

"Pour cette raison, le dernier spécimen en vie a été détruit à la fin des années 1980."

Non, je ne le crois pas, il reste encore beaucoup de Mégasoïdes en 2026, ils se sont seulement déguisés en êtres humains et tout le monde les laisse faire tandis que toutes nos chaînes de télévision française les acclame à chaque atrocité perpétrée de plus.

"Et à à présent, déplaçons-nous pour passer à la période suivante de la section Yupaarteriane où vous pourrez tous vous faire aspirer et désintégrer par la réplique d'un trou noir la plus authentique jamais mise en scène dans un musée sans que la planète entière et son étoile n'aient été aspirés avec les visiteurs et le musée lui-même."

Et comme les étudiants suivent docilement sans question ni commentaires, parce que la visite les aura prodigieusement intéressé, voilà-t-y pas que le mégasoïde dans la vitrine tressaille et bat de ses paupières tout à fait humaine, tandis que LIne Renaud se met à gazouiller et que Roger Carel aboie :

Combien pour ce chien dans la vitrine ?
Ce joli p'tit chien jaune et blanc,
Combien pour ce chien dans la vitrine ?
Qui pench' la tête en frétillant.

Je n'ai pas besoin de souris blanches
Ni mêm' d'un perroquet savant
Quant aux poissons roug's même un dimanche
Il aurait l'air bête en les prom'nant.


Paroles de Louis Gasté et Bob Marrill de 1952.

 The Outer Limits S02E13: Le double (1964)

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 The Outer Limits S02E13: Le double (1964)

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.

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