

Traduction : Les dossiers non classés : Inverseur de genres.
Titre français : X-Files : Aux frontières du réel, Masculin Féminin.
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Ici l'article de ce blog consacré à la série X-Files, aux frontières du réel (1993)
Diffusé aux USA le 21 janvier 1994 sur FOX US.
Diffusé en France le 26 novembre 1994 sur M6 FR.
Sorti en VHS aux USA le 24 septembre 1996.
Sorti en DVD aux USA en 1998 ?
Diffusé en HD en Allemagne à partir du lundi 20 janvier 2014 sur ZMAXX HD.
De Chris Carter. Avec David Duchovny, Gillian Anderson, Mitch Pileggi.
Pour adultes.
Une discothèque à la musique industrielle hurlante, enfumée, plongée dans une pénombre bleue percée de quelques LED et halos pourpre, avec au moins une danseuse en cage et où les gens viennent habillés chic et en noir. Au bar, une blonde assise débat de la politique agraire en Mongolie Extérieure et le jeune homme brun qui la rejoint et s'accoude répond par un plan thèse-antithèse sur les visées comparées de l'Ouzbékistan et du Paraguay.
La blonde semble clairement intéressée puisqu'elle s'en va brusquement et le jeune homme reste là, salivant. Le tout reflété dans l’œil d'un spectateur qui fait tapisserie devant une grande affiche murale déchirée reproduisant un portrait de Blondie en mutante extraterrestre par Giger. L'observateur doit être épileptique car les flashs plutôt lents d'un stroboscope le font subitement changer de sexe.
Quelqu'un d'autre n'a rien d'autre à faire que de mettre une pièce dans une console de jeu intitulée Horoscope, dont l'écran pratiquement illisible reflète essentiellement les spots colorés de la piste. Nous lui souhaitons bon courage dans sa lecture. Le regard vague, il hoche approximativement la tête, supposément pour suivre le rythme de la musique. Impossible de dire si c'est l'observateur à l’œil du début ou le fan de politique agraire qui branchait la blonde, ou un troisième quidam qui paye l'entrée en discothèque et la consommation obligée pour s'assourdir et payer encore un écran attrape-gogo.
Le gogo d’agrégation agraire mongolienne est soudain accosté par une femme souriante aux longs cheveux bouclés. Il reste cependant braqué sur son horoscope, qui lui répète, en termes fleuris, que le SIDA ne passera pas par lui ce soir, et que ses soucis de cœur prendront très bientôt fin, sans risque de récidive. Elle prend alors la main du jeune homme qui curieusement s'agrippait à l'écran de la machine, pour lui masser le coin entre le pouce et l'index, visiblement une spécialité, ou alors une métaphore sexuelle. Sais-t-il seulement où ce pouce inconnu est déjà allé ?
Alors le gogo se fige, et médite : selon Aristote, Il y a trois sortes d'hommes : les Vivants, les Morts, et ceux qui vont sur la Mer, et il ne va pas sur la Mer alors que peut-il bien être ? Et comment que sont les femmes ?
La nouvelle venue montre sa main au gogo, qui lui sourit, et elle porte la paume du gogo contre sa joue à elle, en souriant et lui s'approche pour l'embrasser. Mais au lieu de cela, elle lui murmure : "J'ai l'Encyclopédia Britannica en 32 volumes... Et si on commençait par la lettre A ?" En réponse, le gogo lui sourit en montrant les dents. Elle sourit aussi, sans les montrer. Puis elle lui tire sur le pouce pour l'entraîner.
Chez elle ? chez lui ? Elle n'a cessé de lui masser entre le pouce et l'index et sans lubrification, le frottement doit forcément irriter et comme il soupire, d'un coup la femme, à présent en caraco de soie noire, roule pour retomber sur le côté droit du lit, et nous n'aurons absolument rien vu de leurs ébats. X-Files qu'ils disaient au générique et sur le programme télé : la Vérité est décidément ailleurs.
Bref, la femme l'embrasse et se lève, tirant sur le drap pour laisser son partenaire est torse nu et lui, comblée au moins intellectuellement, se lance dans une exégèse de Saint Thomas d'Aquin... Il la félicite néanmoins pour son truc avec le pouce et vocifère depuis le lit tandis qu'elle reste debout devant la porte vitrée de la douche, parce que le lit dans cet appartement ou cette chambre d'hôtel, donne sur la douche de la salle de bain : "C'était... C'était incroyable, je le pense !"
A ce compliment, la femme pivote et le toise, sa silhouette d'ombre se découpant sur la porte vitrée claire, tandis qu'un bandeau de lumière tombe exactement sur ses yeux, à condition qu'elle plie un peu plus les genoux.
Heureusement, elle n'a pas raté sa marque sur le sol pour cette prise-là. "Crois-moi !!!" s’époumone le jeune homme toujours dans le lit, apparemment incapable de se relever et de marcher. Puis il demande, essoufflé : "Tu peux m'entendre ?"
Alors le jeune homme porte la main à sa gorge, se rejette en arrière, et la femme se contente de regarder la bouche de son amant faire de la mousse rose. L'amant retombe inanimé et s'affaisse, et c'est bien sûr au moment où celui-ci ne risque plus de voir grand chose qu'elle nous fait un strip-tease.
Et nous aussi nous ne verrons absolument rien parce qu'elle n'a pas bougé de sa marque sur le sol et tout ce qui est en-dessous de ses épaules est caché par l'ombre et les réglages de contraste. Plus elle n'a ôté qu'une bretelle.
Et comme le cameraman fait une fixette sur les genoux cagneux puis les chevilles épaisses et les pieds nus épatés de la doublure corps de l'actrice, tout ce qu'il en verra jamais d'exposé, le caraco tombe et les jambes nues d'un homme se mettent à marcher hors du caraco pour aller ramasser la chemise bleue de l'amant et l'enfiler.
Pile à sa taille, ne se repasse pas, enfin, sauf pour l'enfiler. La chemise, pas l'amant.
L'homme en question, au profil d'homme poisson à contre-jour, semble très satisfait et n'a pas quitté des yeux sa victime, pensant vraisemblablement avec fierté : "C'est moi qui l'ai fait..." 







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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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