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L'épée noire, le recueil de nouvelles de 1962 édité en 1977

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Écrit par David Sicé
Catégorie : Blog
Publication : 31 août 1977
Affichages : 2750

L'épée noire, le recueil de nouvelles de 1977 Feu vert livre / BD

Bane Of The Black Sword (1962)

Sorti en Angleterre en août 1977 chez COLLINS UK (poche).
Sorti en France en 1983 chez TEMPS FUTURS (broché, couverture de ?)
Sorti en France le 14 juin 1984 chez POCKET (poche, couverture de W. SIUDMAK).
Sorti aux USA le 15 août 1987 chez ACE BOOKS US (poche).

De Michael Moorcock.

Pour adultes.

Comprend les quatre nouvelles suivantes :

Le Voleur d'âmes (janvier 1962, The Stealer of Souls)

Les Rois oubliés (août 1962, Kings in Darkness)

Les Porteurs de flammes (octobre 1962, The Flamebringers)

Sauver Tanelorn (1963, To Rescue Tanelorn)

L'épée noire, le recueil de nouvelles de 1962 édité en 1977 L'épée noire, le recueil de nouvelles de 1962 édité en 1977

L'épée noire, le recueil de nouvelles de 1962 édité en 1977 L'épée noire, le recueil de nouvelles de 1962 édité en 1977

***

(Traduction au plus proche)

LIVRE UN
Le voleur d'âmes.

UN

Dans une cité appelée Bakshaan, laquelle était assez riche pour faire passer toutes les autres cité du Nord Est pour pauvres, dans une taverne à haute tour, une nuit, Elric, Seigneur des ruines fumantes de Melnibone, souriait comme un requin et plaisantait à froid avec quatre puissants princes marchands, lesquels, dans un jour environ, il entendait appauvrir.

Lunetriste l'Etranger, le compagnon de Elric, regardait l'albinos élancé avec admiration et préoccupation. Pour Elric, rire et amuser était rare - mais qu'il partage sa bonne humeur avec la gente du cachet marchand, c'était sans précédent. Lunetriste se félicita d'être l'ami de Elric, et se demanda comment tournerait la rencontre. Elric avait, comme d'habitude, peu détaillé son plan auprès de Lunetriste.

"Nous requérons vos qualités particulières d'homme d'épée et de sorcier, Sire Elric, et, bien sûr, vous serez bien payé en retour." Pilarmo, trop habillé, intense et maigrichon, était de fait le porte-parole pour les quatre.

"Et comment comptez-vous payer, gentilshommes?" interrogea Elric poliment, encore souriant.

***

(Texte original)

BOOK ONE
The Stealer of Souls

ONE

In a city called Bakshaan, which was rich enough to make all other cities of the North East seem poor, in a tall-towered tavern one night, Elric, Lord of the smoking ruins of Melnibone, smiled like a shark and dryly jested with four powerful merchant princes whom, in a day or so, he intended to pauperize.

Moonglum the Outlander, Elric's companion, viewed the tall albino with admiration and concern. For Elric to laugh and joke was rare—but that he should share his good humour with men of the merchant stamp, that was unprecedented. Moonglum congratulated himself that he was Elric's friend and wondered upon the outcome of the meeting. Elric had, as usual, elaborated little of his plan to Moonglum.

"We need your particular qualities as swordsman and sorcerer, Lord Elric, and will, of course, pay well for them." Pilarmo, overdressed, intense and scrawny, was main spokesman for the four.

"And how shall you pay, gentlemen?" inquired Elric politely, still smiling.

***

(traduction de Frantz Straschitz)

Livre 1: Le Voleur d'Âmes.

I

Dans une ville nommée Backshaan, qui éclipsait par sa richesse toutes les autres cités du Nord-Est, une nuit, dans la haute tour d'une taverne, Elric, seigneur des ruines fumantes de Melniboné, souriait comme un requin en plaisantant froidement avec quatre puissants princes-marchands qu'il comptait bien réduire à la pauvreté.

Tristelune l'étranger, compagnon d'Elric, regardait le grand albinos avec un mélange de souci et d'admiration. Il était déjà rare qu'Elric daignât plaisanter, mais sans précédent qu'il le fit en compagnie de vulgaires marchands. Tristelune se félicita d'être l'ami d'Elric et se demanda comment se terminerait cette soirée. Fidèle à ses habitudes, Elric ne lui avait pas fait part de ses intentions.

- Nous avons besoin de vos remarquables qualités de sorcier et d'escrimeur, seigneur Elric. Bien entendu, nous vous paierons bien. Pilarmo, plein d'une sombre exaltation, servait de porte-parole aux quatre marchands.

- Et comment paierez-vous, messieurs? demanda Elric avec un sourire poli.

***

Ici la page Philippe-Ebly.fr consacrée à ce recueil de nouvelles.

***

Ender's Game, la stratégie Ender, le roman de 1977

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Écrit par David Sicé
Catégorie : Blog
Publication : 1 août 1977
Affichages : 957

Ender's Game, la stratégie Ender, le roman de 1977Feu vert livre / BD

Ender’sGame (1977)

Ce roman a obtenu le prix Hugo en 1986.

Sorti d’abord sous la forme d’une nouvelle dans le magazine Analog d’août 1977.
Sorti aux USA chez TOR US en 1985,
Traduit en français par Daniel Lemoine le 17 juin 1986 chez OPTA, Club du Livre d’Anticipation (grand format) ; réédité en juin 1989 au LIVRE DE POCHE ; réédité en janvier 1993 ; réédité septembre 1994 chez J’AI LU, réédité en juillet 1995, juillet 1996, 1998, 2000 ; mars 2001, janvier 2002, février 2009 ;
Traduit en français par Sébastien Guillot de août 2012 pour J’AI LU MILLENAIRE (grand format), réédité en septembre 2013 chez J’AI LU (poche), en avril 2014, novembre 2014, juillet 2017.

De Orson Scott Card.

Pour adultes et adolescents.

(Space opera) Troisième enfant d’un couple dans un futur où cela est devenu illégal, Andrew Wiggins a été conçu sur ordre de l’armée, en quête du commandant idéal qui triompherait des Doryphores. A six ans, on lui retire le moniteur qui permettait de voir par ses yeux : à présent sans protection apparente, Wiggins est menacé par une bande de gamin de son âge. Il abat involontairement, mais définitivement son ennemi, le chef de la bande — ce qui est la première preuve aux yeux de l’armée que Wiggins est bien Ender, en français le Finisseur, celui qui mettra fin aux invasions extraterrestres…

***

Le texte original d'Orson Scott Card pour la nouvelle de 1977 pour Analog d’août 1977

No simulator can reproduce all the elements of battle.

“Whatever your gravity is when you get to the door, remember—the enemy’s gate is down. If you step through your own door like you’re out for a stroll, you’re a big target and you deserve to get hit. With more than a flasher.” Ender Wiggin paused and looked over the group. Most were just watching him nervously. A few understanding. A few sullen and resisting.
First day with this army, all fresh from the teacher squads, and Ender had forgotten how young new kids could be. He’d been in it for three years, the’d had six months—nobody over nine years old in the whole buch. But they were his. At eleven, he was half a year early to be a commander. He’d had a toon of his own and knew a few tricks but there were forty in his new army. Green. All marksmen with a flasher, all in top shape, or they wouldn’t be here—but they were all just as likely as not to get wiped out first time into battle.
“Remember,’ he went on, “they can’t see you till you get through that door. But the second you’re out, they’ll be on you. So hit that door the way you want to be when they shoot at you. Legs up under you, going straight down.” He pointed at a sullen kid who looked like he was only seven, the smallest of them all. “Which way is down, greenoh!”
“Toward the enemy door.” The answer was quick. It was also surly, saying, « yeah, yeah, now get on with the important stuff. »
“Name, kid?”
“Bean.”
“Get that for size or for brains?”

***

La traduction au plus proche de la nouvelle de 1977 pour Analog d’août 1977

Aucun simulateur ne peut reproduire tous les éléments de la bataille.

« Quelle que soit la gravité, quand vous arrivez à la porte, rappelez-vous : le portail enemi est en bas. »
Si vous franchissez votre propre seuil comme si vous sortiez vous promener, vous n’êtes qu’une grosse cible et vous méritez d’être abattu. Par un truc plus dangereux qu’un flasheur. » Ender Wiggin fut une pause et considéra le groupe. Beaucoup étaient juste à le regarder avec nervosité. Un peu comprenaient. Un peu faisaient la tête et resistaient.
Premier jour avec cette armée, tous fraîchement sortis des escouades élémentaires ; et Ender avait oublié à quel point les nouveaux gamins pouvaient être jeunes. Il était dans le jus depuis trois ans, et eux n’auraient eu que six mois — aucun âgé de plus de neuf ans dans tout le lot. Mais ils étaient à lui. A onze ans, il était en avance d’une demi année pour être commandant. Il avait sa propre section et connaissait quelques tours, mais il étaient quarante dans sa nouvelle aréme. Des pelouse. Tous tireurs d’élite avec un flasheur, tous au top de leur forme, ou ils ne seraient pas là — mais ils n’avaient pas plus de chance de survivre à leur première bataille.
« Rappelez-vous, il continua, « Ils ne peuvent pas vous voir avant que vous ayez passé ce seuil. Mais à la seconde où vous êtes dehors, ils vous serreront. Alors sautez le pas pour arriver comme vous voulez être quand ils vous tireront dessus. Les jambes sous vous, pointant vers le bas. » il pointa du doigt un gamin qui faisait la tête qui avait l’air d’avoir seulement sept ans, le plus petit d’entre eux. « Où est le bas, Pelouse ? »
« Vers la porte de l’ennemi. » La réponse était vive. Elle était aussi agressive, pour signifier : « ouais, ouais, maintant passe aux trucs importants. »
« Ton nom, gamin ? »
« Fève. »
« Rapport à la taille de ton cerveau ? »

***

Ender's Game, la stratégie Ender, le roman de 1977

Le texte original de 1985 du roman d’Orson Scott Card pour Tor.

1
Third


"I've watched through his eyes, I've listened through his ears, and tell you he's the one. Or at least as close as we're going to get."
That's what you said about the brother."
"The brother tested out impossible. For other reasons. Nothing to do with his ability."
"Same with the sister. And there are doubts about him. He's too malleable. Too willing to submerge himself in someone else's will."
"Not if the other person is his enemy."
"So what do we do? Surround him with enemies all the time?"
"If we have to."
"I thought you said you liked this kid."
"If the buggers get him, they'll make me look like his favorite uncle."
"All right. We're saving the world, after all. Take him."

***

The monitor lady smiled very nicely and tousled his hair and said, "Andrew, I suppose by now you're just absolutely sick of having that horrid monitor. Well, I have good news for you. That monitor is going to come out today. We're going to just take it right out, and it won't hurt a bit."

Ender nodded. It was a lie, of course, that it wouldn't hurt a bit. But since adults always said it when it was going to hurt, he could count on that statement as an accurate prediction of the future. Sometimes lies were more dependable than the truth.

"So if you'll just come over here, Andrew, just sit right up here on the examining table. The doctor will be in to see you in a moment."

The monitor gone. Ender tried to imagine the little device missing from the back of his neck. I'll roll over on my back in bed and it won't be pressing there. I won't feel it tingling and taking up the heat when I shower.

And Peter won't hate me anymore. I'll come home and show him that the monitor's gone, and he'll see that I didn't make it, either. That I'll just be a normal kid now, like him. That won't be so bad then. He'll forgive me that I had my monitor a whole year longer than he had his. We'll be-- not friends, probably. No, Peter was too dangerous. Peter got so angry. Brothers, though. Not enemies, not friends, but brothers-- able to live in the same house. He won't hate me, he'll just leave me alone. And when he wants to play buggers and astronauts, maybe I won't have to play, maybe I can just go read a book.

But Ender knew, even as he thought it, that Peter wouldn't leave him alone. There was something in Peter's eyes, when he was in his mad mood, and whenever Ender saw that look, that glint, he knew that the one thing Peter would not do was leave him alone. I'm practicing piano, Ender. Come turn the pages for me. Oh, is the monitor boy too busy to help his brother? Is he too smart? Got to go kill some buggers, astronaut? No, no, I don't want your help. I can do it on my own, you little bastard, you little Third.

"This won't take long, Andrew," said the doctor.

***

La traduction au plus proche du texte du roman.

1
Troisième


« J’ai regardé par ses yeux, j’ai écouté par ses oreilles, et je vous dis que c’est lui. Ou pour le moins, le plus proche de ce que nous aurons jamais. »
« C’est ce que vous disiez déjà à propos du frère. »
« Le frère a été testé impossible. Pour d’autres raisons. Rien à voir avec ses capacités. »
“De même pour la soeur. Et il a des doutes à son sujet. Il est trop malléable. Trop prompt à se laisser submergé par la volonté d’un autre. »
« Pas si l’autre personne est son ennemi. »
« Alors qu’est-ce qu’on fait ? On le cerne d’ennemis tout le temps ? »
« S’il le faut. »
« Je pensais vous avoir entendu dire que vous aimiez ce gamin. »
« Si les punaises le tuent, on me fera jouer le rôle de son oncle favori. »
« D’accord. Nous savons le monde, après tout. Prenez-le. »

*

La dame du moniteur sourit très gentiment et ébouriffa ses cheveux et dit. « Andrew, je suppose désormais que vous en avez absolument assez d’avoir cet horrible moniteur. Eh bien, j’ai de bonnes nouvelles pour vous. Ce moniteur va devoir partir aujourd’hui. Nous allons l’extirper, et cela ne fera pas le moindre mal.”
Ender hocha la tête. C’était un mensonge, bien sûr, que cela ne ferait pas le moindre mal. Mais comme les adultes le disait toujours quand ça allait faire mal, il pouvait tenir cette affirmation comme une prédiction exacte du futur. Parfois, les mensonges sont plus fiables que la vérité.

***

Ender's Game, la stratégie Ender, le roman de 1977

La traduction de 1986 de Daniel Lemoine pour OPTA et J’AI LU.
1

TROISIEME


— J’ai vu à travers ses yeux, j’ai entendu à travers ses oreilles, et je vous assure que c’est le bon. De toute façon nous ne trouverons pas mieux ?
— C’est-ce que vous avez dit à propos de son frère.
— Le frère s’est révélé impossible. Pour d’autres raisons. Rien à voir avec ses aptitudes.
— La même chose avec la sœur. Et il y a des doutes en ce qui le concerne. Il est trop influençable. Il est trop enclin à s’abandonner à une volonté extérieure.
— Pas si cette volonté est celle d’un ennemi.
— Alors que devons-nous faire ? L’entourer continuellement d’ennemis ?
— S’il le faut.
— J’ai cru entendre dire que vous aimiez bien cet enfant.
— Si les doryphores finissent par l’avoir, on me fera passer pour son oncle préféré.
— Très bien. Nous sauvons le monde après tout. Prenez-le.
La femme responsable du moniteur sourit avec beaucoup de gentillesse, lui ébouriffa les cheveux et dit :
— Andrew, je présume que tu en as plus qu’assez de cet horrible moniteur. Eh bien, je vais t’annoncer une bonne nouvelle. Le moniteur va disparaître aujourd’hui même. Nous allons le retirer, tout simplement, et tu ne sentiras rien du tout.
Ender hocha la tête. Elle avait menti, bien entendu, en disant qu’il ne sentirait rien. Mais comme les adultes disaient toujours cela lorsqu’ils allaient lui faire mal, il pouvait estimer que cette affirmation était une prédiction exacte de l’avenir. Parfois, il était plus facile de se fier aux mensonges qu’à la vérité.

***

Ender's Game, la stratégie Ender, le roman de 1977

La nouvelle traduction d’août 2012 de Sébastien Guillot pour J’AI LU

1

Troisième

____________________


« J’ai regardé par ses yeux, j’ai écouté par ses oreilles, et je vous dis que c’est le bon. Ou du moins le meilleur que nous pourrons trouver. »
« C’est-ce que vous disiez à propos de son frère. »
« Le frère s’est révélé inadéquat. Pour d’autres raisons. Rien à voir avec ses aptitudes. »
« Pareil avec la sœur. Et il y a des doutes à son propos. Il est trop influençable. Trop prompt à se laisser submerger par les désirs d’autrui. »
« Sauf s’il s’agit d’un ennemi. »
« Que faut-il faire dans ce cas ? L’entourer en permanence d’ennemis ? »
« S’il le faut ».
« J’avais cru vous entendre dire que vous aimiez bien cet enfant. »
« Si les doryphores l’attrapent, ils me feront passer pour son oncle préféré. »
« Très bien. Nous sauvons le monde, après tout. Allez-y. »

La responsable du moniteur lui adressa son plus beau sourire, lui ébouriffa les cheveux et dit : « Andrew, tu dois en avoir plus qu’assez de cet horrible moniteur. Eh bien, j’ai une bonne nouvelle pour toi. Il va disparaître aujourd’hui. Nous allons le retirer complètement, et tu ne vas rien sentir du tout. »
Ender hocha la tête. C’était un mensonge, bien sûr — qu’il n’allait rien sentir. Mais vu que les adultes disaient toujours ça quand ça allait faire mal, il pouvait considérer cette affirmation comme une juste prédiction de l’avenir. Parfois, les mensonges se révélaient plus fiables que la vérité.

***

Les Magiciens, le roman de 1976

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Écrit par David Sicé
Catégorie : Blog
Publication : 25 septembre 1976
Affichages : 2891

Les Magiciens, le roman de 1976 Feu vert livre / BD

The Magicians (1976)

Attention, ce roman n'a rien à voir avec la série télévisée Les Magiciens (2016)

Sorti aux USA en septembre 1976 chez Charles Scribner's Sons (grand format)
Sorti en France en septembre 1977 chez Presses de la Renaissance (grand format, 234 pages broché, traduction Jacqueline Huet)
Sorti en France le 4 mai 2016 chez Moutons électriques (poche, traduction de Julien Bétan).

De James Gunn.

Pour adultes et adolescents.

Un détective privé débutant découvre que la sorcellerie existe...

Les Magiciens, le roman de 1976  Les Magiciens, le roman de 1976

Les Magiciens, le roman de 1976  Les Magiciens, le roman de 1976

Les Magiciens, le roman de 1976  Les Magiciens, le roman de 1976

***

 

Le texte original de James Gunn de 1976

The white letters on the corrugated black board spelled out:

COVENTION
October 30 and 31
Crystal Room

I chuckled. It never fails: hotel's bulletins board are like movie marquees; there always is something on them that is mispelled.

The chuckle died away in the vastness of the hotel lobby like laughter in a church. I glanced around uneasily. My man hadn't come in. I had no reason to be uneasy - no valid reason anyway. I just didn't like the job. Not that it promised to be taugh. It was too simple, really, and the old lady was paying too much. And I had the feeling that there were eyes watching me. There was nobody. I could swear to that. And yet I knew I was being watched. That's a switch. It's enough to give any private detective a neurosis.

Hell! Why should anyone give a thousand bucks just to find out some guy's name?

***

La traduction au plus proche.

Les lettres blanches sur le panneau noir gondolé se lisaient:

COVENTION
30 et 31 octobre
Salle Cristal

Je ricanais. Cela ne ratait jamais: les panneaux d'annonce des hôtels sont comme les titres des films à l'entrée des cinémas; il y a toujours quelque chose dessus qui est mal écrit.

Le ricanement mourut étouffé dans le vaste hall de l'Hôtel comme un rire dans une église. Je jetai des coups d’œil tout autour mal à l'aise. Mon homme n'était pas arrivé. Je n'avais pas de raison d'être mal à l'aise. Pas de raison valable en tout cas. La mission ne me plaisait simplement pas. Non pas qu'elle promettait d'être rude. C'était trop simple, vraiment, et la vieille dame payait beaucoup trop. Et j'avais l'impression qu'il y avait des yeux qui me surveillaient. Il n'y avait personne. J'aurais pu le jurer. Et pourtant j'étais certain que j'étais surveillé. Ça change. C'est assez pour donner à n'importe quel détective privé une névrose.

Enfer! Pourquoi quiconque irait donner un millier de biftons juste pour trouver le nom d'un type?

 

***

La traduction de Jacqueline Huet de 1977

Les lettres blanches se détachent sur le tableau noir gondolé:

Réunion du CONVENT
30 et 31 octobre
SALLE DU CRISTAL

Je pouffe. Ça ne rate jamais. C'est comme les sous-titres au ciné, le tableau de service d'un hôtel est toujours criblé de fautes d'orthographe.

Mon rire s'éteint dans le vaste hall d'entrée de l'hôtel comme il l'aurait fait dans la nef d'une église. Je jette un regard circulaire. Je me sens tout chose. Mon bonhomme n'a pas l'air d'être là. Je n'ai aucune raison de me sentir tout chose. Aucune raison valable en tout cas. Ce boulot ne me plait pas, c'est tout. Pas à cause de la difficulté, au contraire, dirais-je même, tout ça parait trop beau, trop simple en tout cas, et la vieille dame s'est montrée beaucoup trop généreuse. Et maintenant, voilà que j'ai l'impression qu'on m'observe. Il n'y a personne dans les parages, ça je peux le jurer. N'empêche que j'ai l'impression qu'on m'observe. Pour un privé, c'est le pompon! De quoi vous coller une névrose à tous les coups!

Diable! Mille dollars simplement pour retrouver le nom d'un bonhomme! Qui irait faire une chose pareille!

***

Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce roman.

***

Cosmos 1999 S01E08: Le gardien du Piri (1975)

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Écrit par David Sicé
Catégorie : Blog
Publication : 13 novembre 1976
Affichages : 1234

Space 1999, la série télévisée de 1975 Feu vert télévision

Space 1999 S01E08: The Gardian of Piri (1975)

Épisode précédent <> Épisode suivant.

Ici l'article de ce blog sur la série Cosmos 1999 (1975)

Diffusé le 13 novembre 1975 sur ITV 1 UK.
Diffusé le 26 novembre 1977 sur TF1 FR.
Sorti en blu-ray anglais le 1er novembre 2010 chez Network (lisible en France, pas de version française ni de sous-titres français).

De Gerry Anderson et Sylvia Anderson ; réalisé par Charles Crichton sur un scénario de Christopher Penfold ; Avec Martin Landau, Barbara Bain, Barry Morse, Prentis Hancock, Zienia Merton, Anton Phillips, Nick Tate, Catherine Schell, Michael Culver, John Lee-Barber.

Pour adultes et adolescents.

Descendant dans le poste de commandement de la base ALpha, le commandant Koenig interpelle Kano : alors que la Lune s'apprête à entrer en orbite d'une nouvelle planète inconnu, l'ordinateur de la base devrait être submergé de données. Pourquoi n'offre-t-il donc aucune prédiction sur la capacité de l'astre à supporter la vie humaine ? Kano répond laborieusement que l'ordinateur a scanné constamment la planète depuis sa découverte, mais l'ordinateur continue d'indiquer que les données sont insuffisantes. Mais ce que Koenig ne comprend pas, c'est comment leur ordinateur pourrait-il à la fois guider un vol de reconnaissance à la surface de la planète et ignorer si la surface de celle-ci pourrait supporter la vie. Kano répond que dans aucun des deux cas, l'ordinateur ne se montra irrationnel au point de tenter de deviner les bonnes réponses.

Pendant ce temps, un aigle avec deux pilotes à son bord descend en orbite basse de la planète rose et grise et demande la confirmation d'autorisation de Paul depuis le poste de commandement d'Alpha. Paul confirme. Le pilote remarque qu'ils ont fait vite, mais Carter depuis la base remarque que leur ordinateur aura tout aussi bien pu faire une sacrée erreur : ils ont deux heures d'avance sur l'heure prévue. Paul demande à Kano de vérifier les chiffres de l'ordinateur. Kano soupire en souriant et en se demandant quand ils retiendront enfin leur leçon ?

De son côté, l'aigle descend sous un ciel violet en direction d'un plateau rocheux surplombant un océan de brume seulement percé par des récifs. Le plateau rocheux semble surmonté de structures sphériques blanches. Le pilote de l'aigle fait remarquer à Ed son copilote que ce monde-là, c'est un bizarre. Certaines sphères blanches flottent au-dessus du plateau, la majorité semblent fixés à des sortes d'arbres. Les images sont retransmises en direct sur le grand écran du poste de commandement et à leur vue, Koenig se tourne vers le professeur Bergman : est-ce que c'était une chose à laquelle il s'attendait ? Bergman répond honnêtement que l'ordinateur n'a pas l'habitude d'être réticent et qu'il ne savait donc pas à quoi s'attendre. A l'écran, le sol du plateau est un damier rouge et orange croisé de blanc, clairement artificiel, et les sphères blanches semblent avoir poussé au bout d'arbres torsadés orangés, jonchant le sol de petites sphères blanches comme autant de fruits d'allure tout aussi artificiels que le reste du décor.

Tandis que l'aigle semble virer et tanguer, Carter s'inquiète : ils volent trop bas et la gravité là-bas semble augmenter. Kano corrige : selon l'ordinateur, les pilotes se débrouillent très bien. Carter répond que c'est l'ordinateur de la base Alpha qui se trompe. Koenig demande à Pete, le pilote de l'Aigle s'il a entendu ce qui vient d'être dit : Pete répond, très décontracté que tout va parfaitement bien, ils suivent leur trajectoire et s'y tiennent. L'aigle fait un virage au ras des sphères. Carter hausse le ton : ils volent trop près et trop vite. Sandra signal que les divergences entre les données ne cessent de s'accroître. Koenig rejoint Carter et ordonne au pilote de vérifier manuellement ses données. Carter annonce alors que la gravité est désormais sept fois plus élevée que les estimations de l'ordinateur : jamais ils n'arriveront à contrebalancer cela. Koenig ordonne de synchroniser l'ordinateur de la base et l'ordinateur de bord de l'aigle. Kano arrache un ticket que son pupitre vient d'imprimer et se retourne vers Koenig : les deux ordinateurs confirment que la gravité est telle qu'elle a été estimée.

Carter bondit de sa chaise : les ordinateurs ont tort. Et d'interpeller les pilotes : mais qu'est-ce qu'ils fichent là bas ? Dans la cabine de l'Aigle, les deux pilotes Pete et Ed dont hilare : Pete répond qu'ils font un petit vol en rase-motte, Carter serait-il jaloux ? Koenig appelle plusieurs fois Pete et n'entend en retour que des rires tonitruants. Soudain la transmission cesse, et leur aigle disparaît des radars de la base.

Cosmos 1999 S01E08: Le gardien du Piri (1975)

Cosmos 1999 S01E08: Le gardien du Piri (1975)

Cosmos 1999 S01E08: Le gardien du Piri (1975)

Cosmos 1999 S01E08: Le gardien du Piri (1975)

Cosmos 1999 S01E08: Le gardien du Piri (1975)

Cosmos 1999 S01E08: Le gardien du Piri (1975)

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L'animal découronné, le roman de 1976

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Écrit par David Sicé
Catégorie : Blog
Publication : 17 septembre 1976
Affichages : 2684

L'animal découronné, le roman de 1976Feu orange livre / BD

Beasts (1976)
Traduction du titre original : Bêtes féroces.

Sorti aux USA le 17 septembre 1976 chez DOUBLEDAY US.
Sorti aux USA en 1978 chez BANTAM US (poche)
Sorti en France en avril 1981 chez LAFFONT FR (broché, traduction de Patrick Berthon).
Sorti en France le 20 mai 1987 chez LE LIVRE DE POCHE FR (poche).

De John Crowley.

Léo est une chimère, c'est-à-dire un être issu de la manipulation génétique, croisement d'un être humain et d'un lion. Considéré comme un échec, il doit être pourchassé et éliminé.

L'animal découronné, le roman de 1976 L'animal découronné, le roman de 1976

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Le texte original de John Crowley de 1976.

Loren Casaubon thought of himself as a lover of solitude. He hadn’t chosen fieldwork in ethology strictly for that reason, but he thought of it as an asset in his work that he could bear—and believed he preferred—the company of the wild and the inhuman. The old shot tower and its new ferocious inhabitants, which Loren was to spend a summer nurturing, suited him exactly. He had laughed aloud when he first saw it, responding immediately to its lonely intransigence: he felt he had come home

 

***

La traduction au plus proche.

Loren Casaubon se voyait comme un amoureux de la solitude. Il n'avait pas choisi le domaine de l’Éthologie strictement pour cette raison, mais voyait cela comme un atout dans son travail de pouvoir supporter - et même de préférer, le croyait-il alors - la compagnie des animaux sauvages et de l'inhumain. La vieille tour à plomb et ses nouveaux habitants féroces, lesquels Loren devait passer l'été à soigner, lui allait parfaitement. Il en avait rit à gorge déployée quand il l'avait vue la première fois, réagissant immédiatement à l'intransigeance solitaire de l'édifice: il s'était senti comme de retour chez lui.

***

La traduction de Patrick Berthon de 1981

 

(traduction de Patrick Berthon) LOREN CASAUBON se considérait comme un amoureux de la solitude. Il n'avait pas choisi l'éthologie pour cette unique raison, mais il estimait que pour son travail, la faculté de supporter la compagnie d'animaux sauvages - voire, croyait-il, de la préférer à celle des humains - était un précieux atout. La vieille tour et ses nouveaux locataires féroces que Loren allait passer un été à nourrir lui convenait parfaitement. Il Il avait éclaté de rire quand il l'avait vue pour la première fois et avait été d'emblée sensible à son isolement intransigeant : il avait eu la sensation de retrouver un chez-soi.

***

Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce roman.

***

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  2. L'âge de cristal, le film de 1976
  3. Entretien avec un vampire, le roman de 1976
  4. Cosmos 1999 S01E07: Le maillon (1976)

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