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Le jour des Triffides, le roman de 1951

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Écrit par David Sicé
Catégorie : Blog
Publication : 25 août 1951
Affichages : 3004

Le jour des Triffides, le roman de 1951  Feu vert livre / BD

The Day of the Triffids (1951)
Autres titres : La révolte des Triffides, Les Triffides.

Adapté au cinéma dans La Révolte des Triffides (1963, The Day of the Triffids)
Adapté en mini-série télévisée de 10 épisodes dans The Day of the Triffids (1981)
Adapté en téléfilm (deux parties) dans Le jour des Triffids (2009, The Day of The Triffids).

Sorti en Angleterre en août 1951 chez MICHAEL JOSEPH UK (grand format)
Sorti aux USA en décembre 1951 chez DOUBLE DAY US (grand format)
Sorti en France en 1956 chez FLEUVE NOIR ANTICIPATION FR (poche, traduction de Michel Duino)
Sorti en France le 14 novembre 1974 chez OPTA FR (grand format, traduction de Marcel Battin, couverture de Moebius)

De John Wyndham.

Résumé à venir.

Le jour des Triffides, le roman de 1951  Le jour des Triffides, le roman de 1951

Le jour des Triffides, le roman de 1951  Le jour des Triffides, le roman de 1951

Le jour des Triffides, le roman de 1951    

Le jour des Triffides, le roman de 1951   Le jour des Triffides, le roman de 1951

***

(traduction au plus proche)

I

LA FIN COMMENCE

Quand un jour que vous savez être un mercredi commence en sonnant comme un dimanche, il y a quelque qui cloche sérieusement quelque part.

Je l'ai senti dès l'instant où je m'éveillai. Et malgré cela, quand je commençai à fonctionner plus clairement, j'en doutais. Après tout, le plus probable était que je me trompais - et pas le reste du monde - bien que je ne voyais pas alors comment cela aurait été possible. Du coup, j'attendais, aiguillonné par le doute. Mais soudain j'eus mon premier début de preuve objective - une horloge lointaine qui sonnait ce qui semblaient être huit heures. J'écoutais avec extrême attention et soupçon. De suite une autre horloge commença à sonner, clairement, décisivement. Nonchalamment, elle indiqua huit heures, irréfutablement. Alors je sus que les choses avaient mal tourné.

La manière dont j'en vins à rater la fin du monde - ou, en tout cas, la fin du monde que j'avais connu depuis bientôt trente ans - fut un pur hasard: comme dans beaucoup de cas de survie, quand vous y réfléchissez un peu. Par la nature des choses, il y avait toujours beaucoup de gens quelconques dans un hôpital, et la loi des moyennes m'avait choisi pour être l'un d'entre eux plus ou moins une semaine auparavant...

***

(texte original)

I

THE END BEGINS

When a day that you happen to know is Wednesday starts off by sounding like Sunday, there is something seriously wrong somewhere.

I felt that from the moment I woke. And yet, when I started functioning a little more sharply, I misgave. After all, the odds were that it was I who was wrong, and not everyone else - though I did not see how that could be. I went on waiting, tinged with doubt. But presently I had my first bit of objective evidence - a distant clock struck what sounded like eight. I listened hard and suspiciously. Soon another clock began, on a loud, decisive note. In a leisurely fashion it gave an indisputable eight. Then I knew things were awry.

The way I came to miss the end of the world - well, the end of the world I had known for close on thirty years - was sheer accident: like a lot of survival, when you come to think of it. In the nature of things a good many somebodies are always in hospital, and the law of averages had picked on me to be one of them a week or so before...

***

Alice au Pays des Merveilles, le film animé de 1951

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Écrit par David Sicé
Catégorie : Blog
Publication : 26 juillet 1951
Affichages : 4414

Alice au Pays des Merveilles, le film animé de 1951Feu vert cinéma

Alice in Wonderland (1951)

Notez qu'il ne s'agit pas d'une adaptation fidèle du roman de Lewis Carroll.

Sorti en Angleterre et aux USA le 26 juillet 1951.
Sorti en France le 21 décembre 1951.
Sorti en blu-ray américain le 1er février 2011, édition de 60ème anniversaire (multi-régions, français inclus, première fois que le film est correctement présenté, l'édition vidéo et DVD avaient tous les deux une saute d'image lors de la rencontre avec le Chapelier Fou).
Sorti en blu-ray français le 20 avril 2011.

De Clyde Geronimi, Wilfred Jackson et Hamilton Luske ; d'après les romans de Lewis Carroll "Alice au pays des merveilles" ( Alice's Adventures in Wonderland, 1865) et "De l'autre côté du miroir" (Through the Looking-Glass, and What Alice Found There, 1871) ; avec Kathryn Beaumont, Ed Wynn, Richard Haydn, Sterling Holloway, Jerry Colonna, Verna Felton, J. Pat O'Malley, Bill Thompson, Heather Angel, Joseph Kearns, Larry Grey, Dink Trout.

Tout public.

Dans un jardin anglais, par un bel après-midi ensoleillé, la jeune Alice s’ennuie prodigieusement en écoutant la lecture de sa grande sœur. Après un bref débat sur le monde selon Alice, où il ne devrait pas exister de livres sans image, Alice poursuit le débat avec sa petite chatte Dinah , qui dans le monde de la jeune fille, devrait pouvoir parler au lieu de miauler. Le débat à sens unique se poursuit alors que Alice descend de la branche où elle s’était juchée pendant sa leçon, et va explorer le jardin.

C’est alors que la jeune fille aperçoit un lapin blanc en costume et gilet, avec parapluie et une énorme montre à gousset, qui s’écrie qu’il est en retard pour un rendez-vous très important. Alice, réalisant la bizarrerie de la situation, poursuit le lapin jusqu’à son terrier, et voulant absolument savoir à quel genre de fête le lapin peut bien se rendre, décide de ramper dans le terrier, tout en répétant que la curiosité est un vilain défaut. Et de fait, la jeune fille tombe soudain dans un puits vertigineux, si profond qu’il pourrait bien traverser la Terre et la faire atterrir là où les gens marchent les pieds en l’air.

Et effectivement, Alice se retrouve pieds en l’air dans un corridor, puis reprend la poursuite. Cependant, la jeune fille est vite bloquée par une porte minuscule, bien trop petite pour elle, et pourtant emprunté par le lapin blanc. Écoutant les suggestions de la poignée de porte parlante, elle décide de boire le contenu de la fiole posée sur une petite table non loin de là et portant l’étiquette « bois-moi ». Se répétant qu’il n’y a pas écrit « poison » dessus, la jeune fille boit le contenu de la fiole et se retrouve à la taille de la porte, seulement pour découvrir que la porte est fermée à clé, et que la clé est restée sur le plateau de la petite table, à présent inaccessible pour quelqu’un de la taille d’Alice.

Alice au Pays des Merveilles, le film animé de 1951

Alice au Pays des Merveilles, le film animé de 1951

***

L'Homme de la planète X, le film de 1951

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Écrit par David Sicé
Catégorie : Blog
Publication : 27 avril 1951
Affichages : 3727

L'Homme de la planète X, le film de 1951 Feu orange cinéma

The Man from Planet X (1951)
Traduction du titre original : l'homme venu de la planète X.

Sorti aux USA le 27 avril 1951.
Annoncé en blu-ray américain pour le 11 juillet 2017 (format respecté, noir et blanc, probablement région A et anglais seulement.

De Edgar G. Ulmer ; sur un scénario de Aubrey Wisberg et Jack Pollexfen, également producteurs ; avec Robert Clarke, Margaret Field, Raymond Bond, William Schallert, Roy Engel, David Ormont, Gilbert Fallman, Tom Daly, June Jeffery.

Le bord de mer de jour, paisible, verdoyant, les oiseaux chantent. La lande de nuit, morte, nimbée de brume, le vent qui hurle, un château en ruine au loin où brille une fenêtre.

Un homme en tenue d’aviateur fait les cent pas dans la pénombre d’une vaste pièce où un télescope est installé. John Lawrence ne sait pas si Enid Eliott est morte ou vivante – cela fait 24 heures qu’il n’a plus de nouvelles. Il est à peu près certain en revanche du sort du père de la jeune femme, le professeur Eliott, probablement mort – et les chances que John meure aussi avant le lever du soleil sont fortes. Mais cette nuit, il se battra pour sa vie, étant donné le grand péril qui menace l’Humanité entière. L’homme s’assied à une table, sur laquelle se trouve de quoi écrire. S’il échoue, ce qui est le plus probable, les conséquences pour l’Humanité défient l’imagination : en tant que seul journaliste professionnel ayant observé la Terreur depuis son point de départ, et en tant que seul être humain encore en vie à l’avoir confrontée : l’Homme venu de la Planète X – il va essayer d’écrire l’histoire la plus étrange qu’un être humain n’ait jamais rapportée…

L’histoire a commencé très ordinairement dans un observatoire universitaire non loin de Los Angeles. John Lawrence, petite moustache, costume cravate élégant, retire son œil de l’oculaire et demande au professeur Blane, un vieil astronome ce qu’il vient de voir. Blane répond qu’il s’agit d’une nouvelle planète. Faute d’un autre nom, ils l’identifieront par la lettre X. Blane explique que la planète X a été découverte il y a quelques semaines, se précipitant à travers l’Espace. Ils redescendent à l’étage inférieur et John demande si c’est pour cela que le professeur Eliott lui a demandé de contacter l’astronome.

Blane demande à John s’il connait Eliott depuis longtemps. John confirme : de la Royal Airforce – Eliott était le météorologue chargé d’assister les raids des bombardiers. Ils sont vite devenus amis, et lui promis de le prévenir s’il entendait parler de quoi que ce soit de vraiment important. Il ne plaisantait pas. L’astronome confirme. Dans la chambre noire, Blane développe ses clichés, tandis que John lui demande ce qui se passe. Le vieil homme répond que le monde entier expérimente désormais un phénomène étrange : venant de tous les côtés, des objets inexpliqués tombent du ciel.

John est incrédule : un scientifique tel que Blane ne croit tout de même pas à une telle ineptie. Blane répond au journaliste qu’il ne croit rien, et John demande alors pourquoi il affirme des choses pareilles. Blane répond qu’il se base sur des rapports indiscutables émanant d’observateurs professionnels. Au départ, ces phénomènes semblaient répartis de manière aléatoire, mais il y a six semaines, une concentration spectaculaire s’est produite au-dessus d’une région de la Terre, particulièrement isolée et déserte. John demande au vieil homme s’il parle de Burry, et Blane lui demande ce qu’il sait de Burry. John répond qu’il ne sait rien en particulier, mais que le télégramme (câble-gramme) du professeur Eliott disant de venir trouver Blane venait de là.

Blane reprend : des ondes étranges – pas celles d’un radar – rebondissent contre la Terre. John demande si ces ondes proviennent bien d’un lieu extérieur à la Terre, par exemple la Lune ou Mars. Blane confirme que les ondes proviennent d’une sphère extérieure. – mais pas de la Lune ou de Mars, ou d’aucune planète connue. John demande alors qu’en est-il de la planète X, et pourquoi se précipiterait-elle vers la Terre. Va-t-elle entrer en collision avec la Terre ? Blane répond que non, du moins pas de plein fouet. John demande alors si cela n’est pas déjà arrivé auparavant, par exemple avec la comète de Haley. Blane répond qu’aucun astre ne s’est approché d’aussi près de la Terre que la planète X d’ici trois semaines, si leurs calculs sont corrects.

John demande alors ce qu’il arrivera, et Blane répond qu’il aimerait le savoir. Dans le meilleur des cas, il y aura des perturbations atmosphériques – probablement des tsunamis. John demande alors ce qu’il arrivera dans le pire des cas – et là, Blane ne répond rien. John reprend son interrogatoire : et que vient faire le professeur Eliott dans cette histoire ? Blane répond que c’est Eliott qui a découvert la planète X. Et que fait Eliott à Burry ? Burry est le point de la Terre qui sera le plus proche de la planète X. John demande alors comment on se rend à Burry…

Plus tard, John débarque dans un village de pêcheur à Burry. C’est Enid, la fille du professeur Eliott qui vient le chercher en décapotable. Ils roulent alors depuis le quai jusque dans le brouillard… à vive allure et en devisant joyeusement.
Alors que la nuit tombe, ils arrivent dans la cour du château vieux de plusieurs siècles dans lequel le professeur Eliott a élu domicile. D’après la légende, il s’agissait de fortifications contre les raids viking.

L'Homme de la planète X, le film de 1951

L'Homme de la planète X, le film de 1951

L'Homme de la planète X, le film de 1951

L'Homme de la planète X, le film de 1951

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La chose d'un autre monde, le film de 1951

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Écrit par David Sicé
Catégorie : Blog
Publication : 27 avril 1951
Affichages : 4210

ImageFeu vert cinéma

Ici la page Amazon.fr du DVD français de la Chose venue d'un autre monde 1951 (édition simple)

The Thing From Another World (1951)

Noter que le film est à l'origine en noir et blanc mais qu'il existe une version colorisée.

Sorti aux USA le 27 avril 1951.
Sorti en France le 23 janvier 1952.
Sorti en VHS américaine.
Sorti en LaserDisc américain.
Sorti en DVD américain le 13 septembre 2005 (pas de bonus).
Sorti en DVD français le 8 novembre 2006, édition collector, chez Montparnasse (bonus qui ne sont pas d'époque, master numérique restauré).
Sorti en DVD français le 18 septembre 2007, édition simple chez Montparnasse (pas de bonus à part la présentation, même master).
Sorti en blu-ray américain WARNER ARCHIVE le 11 décembre 2018, multi-régions, pas de VF, image bonne, son bon.

De Christian Nyby et Howard Hawks (également scénariste), sur un scénario de Charles Lederer et Ben Hecht, d'après la nouvelle "Who Goes There?" de John W. Campbell Jr. . Avec Kenneth Tobey, Margaret Sheridan, James Arness, Robert Cornthwaite, Douglas Spencer, James Young, Dewey Martin, Robert Nichols, William Self, Eduard Franz.

Pour adultes et adolescents.

Par moins 30, le journaliste Scott rejoint trois pilotes militaires en train de jouer aux cartes dans un club : le capitaine Hendry, son navigateur et son copilote. Scott est à la recherche d’un scoop et a déjà recontré deux généraux – dont Fogarty – sans en trouver, mais les militaires lui disent qu’il se passe quelque chose dans le pôle Nord, du côté de la base scientifique dirigée par le professeur Carrington, à 3000 km de là. C’est alors que le capitaine Handry est appelé par le général Fogarty et c’est justement à propos de Carrington : il aurait découvert un genre d’avion d’un modèle inconnu qui se serait crashé à proximité de leur base, alors qu’aucun de leur avion n’est manquant, mais il peut s’agir d’un russe. Le général accepte que Hendry emmène le journaliste Scott, à la condition qu’il ne l’égare pas sur la banquise.

Alors qu’ils sont encore à trois heures de la base, ils reçoivent un message radio de celle-ci les alertant de perturbations magnétiques intenses dérèglant tous les instruments, les enjoignant à vérifier leur position. Ils attérissent néanmoins à proximité de la base, directement sur la banquise, leur avion étant monté sur skis. Arrivés ils rencontrent le docteur Chapman et sa femme dans le foyer, et comme Patrick Hendry s’esquive rapidement pour rencontrer la jolie Miss Nicholson, car il veut des explications sur quelque chose qu’elle a écrit sur son torse pour se venger du fait qu’il l’avait fait boire à Anchorage. Il lui reproche d’être partie avant son réveil, et il veut s’excuser que les choses soient allés trop vite, et voudrait reprendre leur relation depuis le début, mais la jeune femme refuse d’en parler et l’emmène auprès du docteur Carrington. Ils retrouvent Carrington au radar, qui demande à Miss Nicholson de noter que la déviation magnétique se poursuit. Il lui fait ensuite lire ses notes : la veille, le 1er novembre à 18h15, leurs sismographes ont enregistré un impact à l’Est de la base, suivi de la déviation magnétique de 12°, impossible à moins que 20.000 tonnes de fer n’aient été écrasées. Ils ont également des photos d’un point lumineux dans le ciel, dont la trajectoire varie, ce qui exclue l’hypothèse d’un météore. Grace à l’heure de l’explosion et des ondes, ils peuvent retrouver l’objet, à 80 km de la base, seulement 20.000 tonnes de fer c’est un peu beaucoup.

L’avion de Hendry décolle en direction du point d’impact, et en naviguant à vue, ils arrivent au point d’impact : une trainée et un cercle fondu puis recongelé sont visibles sur la glace et le compteur Geiger mesure une élévation des radiations… Sur place, ils commencent à prendre des photos, puis s’avancent vers le centre du cercle et y trouvent un aileron non identifié… Comme ils observent une ombre à travers la glace, ils s’écartent pour se positionner aux extrémités : l’avion est circulaire – ils ont trouvé une soucoupe volante. Et l’aileron semble être d’un alliage inconnu. Ils décident alors d’examiner l’intérieur. Comme le journaliste veut alerter le monde entier, Hendry refuse. Il demande à ce que l’on alerte d’abord le général Fogarty. Ils ont cependant moins d’une heure avant que le soleil ne se couche et que la température descende en-dessous du supportable pour leur équipage.

Image

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Pandora, le film de 1951

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Écrit par David Sicé
Catégorie : Blog
Publication : 28 février 1951
Affichages : 411

Pandora, le film de 1951Feu orange cinéma

Pandora and the Flying Dutchman (1951)

Sorti en Angleterre en février 1951.
Sorti en France le 19 septembre 1951.
Sorti aux USA le 15 octobre 1951.

Annoncé en coffret 4K+blu-ray français FACTORIS FR le 6 mai 2026.

De Albert Lewin (également scénariste et producteur) ; d'après la légende du 18ème siècle du vaisseau fantôme Le Hollandais Volant, avec James Mason, Ava Gardner, Nigel Patrick, Sheila Sim, Harold Warrender, Mario Cabré.

Pour adultes et adolescents.

D’après la légende, le Hollandais Volant fut condamné à errer sur les mers éternellement à moins qu’il ne te trouve une femme qui l’aimât assez pour mourir avec lui.

Le port d’Esperanza (« Espérance) sur la côte méditerranéenne de l’Espagne, il y a peut-être vingt ans auparavant (1936). Soleil radieux, flots bleus, des pêcheurs tirent leurs filets et rient de leurs blagues. Deux des pêcheurs cessent soudain de rire, le troisième aussi. Tous ont leurs yeux fixés sur ce qu’ils viennent de remonter.

L’église sonne le glas, sur la plage les villageois accourent en direction de la barque. Dans les hauteurs qui dominent la baie, une jeune femme aux cheveux châtain roux — Janet — observe au télescope ce qui se passe, puis va prévenir Oncle Geoffrey, un homme barbu que ce qu’elle craignait est arrivé. Jeff lui demande de sortir la voiture. Ils arrivent sur la plage où la police est déjà là, et effectivement, dans les filets il y a un couple enlacé, ayant laissé échapper un livre relié et doré sur la tranche de poèmes traduits d’Omar Khayyam, le Rubáiyát, détrempé. Jeff ramasse le livre et l’ouvre :

(quatrain) LI (cinquante et un)
Le doigt qui bouge écrit, et ayant écrit
Il passe à la suite : ni ta piété, ni ta sagesse
Ne lui fera rayer la moitié d’une ligne
Pas plus que toutes tes larmes n’en effaceront un mot


Jeff referme le livre et est rejoint par Stephen ( ?) que Janet voulait pourtant empêcher d’approcher. Stephen regarde, puis se détourne et s’en va. Avec l’accord de Jeff, Janet lui court après. Alors Jeff regarde à nouveau les cadavres et cite une maxime : l’Amour se mesure à ce que quelqu’un est prêt à lui sacrifier. Puis il s’interroge : qui a dit cela ? Jeff retourne à sa voiture, et rentré chez lui, il pose le livre sur une table à dessin et se parle à lui-même : quand il a rencontré pour la première fois Hendrik van der Zee, il n’aurait jamais imaginé qu’il n’était pas comme les autres hommes. Même à cet instant, sa raison s’insurge quant à ce que Hendrick pourrait avoir été. S’il pouvait recoller les évènements incident par incident, peut-être pourrait-il en faire un nouveau mystère qu’il pourrait déchiffrer.

Tout commença une nuit au début du printemps, il était occupé à traduire un manuscrit en hollandais du 17ème siècle, censé être les confessions du Hollandais Volant. Il avait des difficultés avec la traduction. Ce n’était pas une nuit calme, avec la pleine lune au-dessus de la mer, et les chants, guitare, claps et claquettes flamenco qui sonnaient en contrebas dans le café. Jeff décide de rejoindre là-bas Pandora et Reggie Demarest qui se soulait à mort, et Steven Cameron qui ne vivait que pour deux choses : Pandora et ses voitures de courses. Et lui, Jeff n’était qu’un esclave de plus. Comme il s’agit de célébrer, selon Demarest, l’année qui vient de passer depuis qu’il a rencontré pour la première fois Pandora, celle-ci accepte d’aller au piano chanter une chanson d’amour malheureux, rien que pour lui parce qu’elle n’aime pas les micros.

Comment suis-je supposée savoir que c’est vraiment l’amour qui a trouvé son chemin jusqu’ici ?
Comment savoir s’il ne fera que s’attarder et puis m’abandonnera ?
Je n’ose nommer cette étrange bonheur,
Car comment pourrais-je savoir, s’il est là pour rester ?


Demarest est hypnotisé et à la fin de la chanson remarque qu’elle a chanté les paroles comme si elle les pensait. Et Pandora de confirmer qu’elle les pensait.

Demarest veut alors savoir à qui Pandora pensait en chantant, puisqu’elle ne pensait pas à lui, ni à Steven. Pandora répond qu’elle ne sait pas pour qui elle chantait, et Demarest estime qu’elle ne l’a pas encore rencontré. Puis il demande à Pandora de l’épouser. Elle refuse. Elle lui demande de ne pas boire davantage ce soir, il vide son verre et il ajoute en souriant : ni ce soir, ni tous les autres soirs. Puis il quitte le piano, se lançant dans une tirade à l’attention du reste de la compagnie, titubant : il sait que la Mort a 10.000 portes pour que les hommes puissent faire leur sortie et elles bougent grâce à d’étranges mécanismes, de telle sorte que vous puissiez les utiliser dans les deux sens… peu importe tant que j’échappe à tes soupirs.

Il s’effondre. Une des jeunes femmes constate désabusé que Demarest est encore tombé dans les pommes. Jeff constate alors que Demarest est mort, et une autre jeune femme blonde éclate d’un rire nerveux. Quant à Pandora, elle sort de café sans un mot, vite rejoint par Steven Cameron qui lui demande si Demarest savait à leur sujet, mais Pandora répond que la mort de Demarest n’a rien à voir avec eux.

Pandora, le film de 1951

Pandora, le film de 1951

Pandora, le film de 1951

Pandora, le film de 1951

Pandora, le film de 1951

Pandora, le film de 1951

Pandora, le film de 1951

Pandora, le film de 1951

Pandora, le film de 1951

Pandora, le film de 1951

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.

***

  1. Fahrenheit 451, le roman de 1951
  2. Un monde magique, les nouvelles de 1950
  3. Dans le torrent des siècles, le roman de 1950
  4. 1984, le roman de 1949

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