Star Trek la nouvelle génération, la série télévisée de 1987Feu orange télévision

Ici la page amazon.fr du coffret allemand intégrale S1-7 VF incluse.

Ici la page amazon.fr du coffret blu-ray saison 2 VF incluse.

Star Trek: The Next Generation S02E05: Loud as a Whisper (1988)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Fort comme un chuchotement.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : L'Éclat d'un murmure.

Episode précédent <> Episode suivant.

Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)

Diffusé aux USA à partir du 9 janvier 1989 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).

De Gene Roddenberry ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton, Diana Muldaur, Colm Meaney, Whoopi Goldberg.

Pour adultes et adolescents.

(space opera militariste) Journal de bord du Capitaine, date stellaire 42477.2. L'Enterprise a été détourné vers le système syellaire de Ramatis ; il semble que les deux factions d'un conflit planétaire amer ont sollicité la Flotte Stellaire pour transporter sur leur monde un médiateur qu'ils sont choisi ensemble. Nos ordres sont de seulement transporter, aucune interférence.

Sur la passerelle de l'Enterprise D, Riker, le commandant en second, occupe le fauteuil du capitaine, et se tient tout de travers, comme il se doit chez les officiers de la Flotte Stellaire de la Fédération des Planètes Unis. Il ordonne : "Réduisez à mi vitesse d'impulsion."

De son poste de pilotage à l'avant de la passerelle, Wesley Crusher répond, blasé : "Vitesse réduite à moitié de l'impulsion." Puis il prend un air inspiré en fixant l'écran géant holographique avant qui ne doit rien montrer de particulier, à moins d'une collision imminente, même à demi-vitesse.

Riker se lève, l'air accablé, et marche jusqu'au bureau voisin du capitaine Picard.

Dans le bureau, le capitaine Picard semble fasciné par une représentation holographique colorée très schématique d'un système solaire projetée par le plateau de son bureau. La porte d'entrée du bureau bip, et Picard lance "Entrez !"

Ce qui pose la question de comment la personne de l'autre côté de la porte peut entendre quoi que ce soit à moins d'un haut parleur, les portes du bureau étant supposé résister à une décompression explosive de la passerelle de l'autre côté. Magie de la Science-Fantasy ou un autre prodige de la traduction simultanée systématique par l'ordinateur de tout ce qui se dit à bord et en cours de mission à l'extérieur du vaisseau, via les communicateurs intégrés aux badges du personnel et de ses passagers ?

PIcard déclare de son bureau, la main devant sa bouche, ce qui pourrait être interprété comme un signe qu'il s'apprête à mentir à Riker, ou que par anticipation, Picard se défend de l'odeur corporelle ou de l'haleine de son second.

L'épisode n'étant pas en odorama, impossible de trancher : "Ah, Numéro Un, regardez ceci." Il fait geste de la main droite d'approcher, puis la remet devant sa bouche, sa main gauche ne quittant pas le dessous du bureau, positionnée sur sa cuisse gauche ou à son entrejambe : "Depuis que nous avons quitté le système de Lima Sierra, je me suis interrogé sur comment il se pourrait que la troisième planète puisse se maintenir sur une telle orbite, alors que c'est théoriquement impossible ?"

Si un fait est théoriquement impossible, c'est que votre théorie est fausse. Plus dans la réalité, les paradoxes (propos qui se contredisent) n'existent pas : ce sont seulement des formules spécieuses, c'est-à-dire dont les contradictions apparentes sont causées par un langage vicieux ou les limites de la grammaire et du lexique, sans compter celles intellectuelles et éducatives de qui parle et qui gobe.

Pourquoi ne pas plutôt demander à Data ? Après tout, c'est lui l'officier scientifique...

Riker s'est figé, l'air catastrophé, l'air de dire : "C'est quoi la question ?" Puis de se demander s'il oserait répondre : "Brigitte Bardot ?"

Picard, ignorant superbement Riker, qui aurait tout aussi bien pu ressortir immédiatement sans que son capitaine ne s'en rende compte : "... Mais considérez ceci." Picard appuie sur un seul bouton du plateau holographique et le modèle de système stellaire continue de tourner.

Riker s'approche et pose la main sur le dossier du fauteuil d'invité, car par chance à la seconde saison, le budget permet que la personne invitée dans le bureau du capitaine puisse s'asseoir ailleurs qu'en se vautrant sur le canapé sous les hublots donnant fort romantiquement sur l'Espace frontière de l'Infini.

Riker déclare, sûr de lui : "Il n'y a pas de dégénération."

Ce qui est un peu cavalier compte tenu que a) c'est une simulation b) l'échelle ne permet pas de mesurer à l’œil nu une dégénération de l'orbite c) la planète en question a dû orbiter trois fois devant Riker, ce qui est un peu court.

Picard répond : "Exactement."

Ce qui est l'équivalent du public holographique de Data dans un épisode précédent, programmé pour rire au moindre mot et geste du prétendu comique.

Riker demande : "Pourquoi ?" Picard répond "Pourquoi ?" ce qui psychiâtriquement s'appelle de l'écholalie, mais scénaristiquement, jouer la montre.

Picard répond enfin : "Je n'en ai pas idée."

Rappelez-moi pourquoi vous tenez cette conversation à part pour gratter des minutes pré-génériques ? Demandez à votre ordinateur comment vous avez pu sortir de l'Académie et piloter des vaisseaux spatiaux en ignorant tout de la mécanique céleste, et comment vous pouvez visiter un système solaire dont la représentation serait complètement fausses selon vos compétences astronomiques ? Je rappelle qu'ils sortent pratiquement d'une zone d'Espace "vide" dans lequel votre omnipotent harceleur du jour voulait vous emprisonner le temps qu'il dissèque un à un l'équipage et leurs familles.

Décontenancé, Riker sort enfin une explication plausible, en mettant à son tour sa main devant sa bouche : "Eh bien, peut-être que ce facsimile n'a pas les masses appropriées (pour fonctionner correctement) ?"

Et là, c'est moi qui ne comprend plus : la simulation holographique fonctionne, c'est la théorie selon Picard qui ne fonctionne pas, donc la première explication plausible c'est que Picard ne sait pas calculer ou n'a pas les bonnes données pour son calcul. Par exemple il a confondu avec un autre système ou il a copié sur son voisin lors du concours d'entrée à l'Académie, qui de toute manière est contrôlée par un général alors qu'ils sont notoirement tous psychopathes harceleurs, ou possédés par des vers extraterrestres (ceci expliquant cela).

Très suggestivement, et alors qu'il recherche l'approbation de son capitaine, Riker ne cesse de caresser du doigt sa moustache et sa barbiche, toujours de l'extérieur vers l'intérieur de sa bouche ouverte, ce qui n'est pas un geste trahissant un instinct de protection, défense ou détournement, bien au contraire.

Picard l'admet : "Peut-être ; mais si ceci est une représentation exacte, cela pourrait expliquer ce qui est arrivé dans ce système..."

Riker, qui ignore visiblement comme nous ce qui est arrivé dans ce système, répond "Peut-être." Après tout il n'est qu'un acteur qui lit les lignes qu'on lui donne devant une caméra, dans un décor et un costume ?

Picard reprend, visiblement contrarié : "Eh bien, c'est, euh, une question qui ne se pose pas au meilleur moment." Il appuie sur le même bouton de son plateau holographique, mais cette fois l'hologramme disparaît : "Juste un nœud qu'il fallait que je dénoue."

Et qu'il n'a donc pas dénoué. PIcard se rassied à sa table : "Alors, de quoi vouliez-vous me parler ?"

Une petite seconde : son second au commande du vaisseau vient le trouver et il lui parle d'un truc qui n'a rien à voir et qui n'est pas urgent, plutôt que de commencer par l'écouter immédiatement ? On se croirait à bord d'un avion de ligne sur le point de s'écraser avec le capitaine qui divague tandis que son second n'ose rien objecter et encore moins prendre les commandes, et boum, tout le monde meurt.

Riker répond : "Oh, nous sommes arrivés à Ramatis III."

Un détail, juste votre mission de transporter urgemment et sans interférence de ce genre un médiateur pour empêcher que deux factions belligérantes continuent à s’entre-tuer, alors qu'elles s’entre-tuent en ce moment même.

Picard se lève à nouveau de son fauteuil : "Eh bien, il est temps d'y aller."

Ahem. Plus que temps en effet. Rappelez-moi pourquoi Riker n'a pas simplement annoncé à son capitaine via l'interphone qu'ils étaient arrivés à Ramatis ? Peut-être que Picard était au toilette ou à regarder un autre genre d'hologramme astronomique et qu'il n'avait pas besoin d'être déranger en personne à ce point de ses méditations ?

Il me semble avoir lu ou entendu encore récemment la réflexion de cette écriture qui consiste à faire aller et venir et s'agiter (donc parler) pour rien les héros d'une histoire plutôt que de faire avancer un récit et en montrer l'action et les conséquences. Quelqu'un ne sait pas écrire, et joue la montre en essayant de le cacher, et ces pauvres acteurs doivent endurer pour mériter leur maigre salaire tandis que le spectateur espère tout du long que l'épisode passe à autre chose. Ou se lance dans un jeu d'alcoolisme : chaque fois que Picard se lève et se rassied, allez hop, un shot de plus. Et à partir de là, ce qui arrive ou pas dans l'épisode n'a plus aucune espèce d'importance, seulement la crise de foi(e) qui s'annonce.

Les deux sortent du bureau pour entrer sur la passerelle, Picard en premier, Riker suivant docilement. Mais c'est Riker qui ordonne : "Orbite standard, Monsieur Crusher."

Ce qui implique que le pilote de l'Enterprise D envoyait le vaisseau sur quelle trajectoire exactement une fois arrivée en vue de la planète ? La même que Space X sur la Lune, droit au fond d'un cratère tout neuf ? Ou bien est-ce que Wesley faisait faire des looping au vaisseau de classe Galaxy en attendant ? Ou bien participait-il au concours de Pokémon entre tous les vaisseaux de la flotte en mission fraîchement débarqués dans un système, en attendant l'ordre de mise en orbite : attrapez-les tous ?

Wesley répète : "Orbite standard" et prend en air absorbé, tripotant sa console. C'est un poste de pilotage et il n'y a pas de manche à balai, donc forcément, il prompte à l'ordinateur de bord. Encore un poste qui sera bientôt supprimé par l'Intelligence artificielle, l'Ordinateur de bord étant déjà une intelligence artificielle avancée au point de pouvoir simuler n'importe qui sur le pont holographique.

Puis Picard annonce : "Monsieur Data, vous avez la passerelle." Très déçu, l'androïde quitte son fauteuil de navigation, pour se laisser prudemment couler dans le fauteuil du capitaine, et l'épousant, une brève expression d'extase éclaire le visage de l'androïde. Faut croire que tout le monde est fait différemment.

Dans l'ascenseur, Riker ordonne : "Salle de téléportation cinq."

Parce que même cela, son capitaine n'est pas capable de le faire tout seul ? Puis Riker couve d'un regard curieusement salace son capitaine, avant de devenir tout rouge et lui déclare : "Je suis encore un peu mal à l'aide à l'idée que vous commandiez cette équipe de terrain."

Vu que Picard est incapable de comprendre pourquoi une planète tourne et préfère rester des heures à fixer une simulation grossière qu'il prétend fausse, il y a de quoi s'inquiéter en effet.

Picard corrige, tel à un petit enfant : "Ce n'est pas une équipe de terrain, Commandant : je considère ceci comme une fonction cérémoniale." Puis Picard élabore : "Si moi je n'y allais pas, cela pourrait être interprété comme un manque d'intérêt."

Il semblerait que Picard a dû mal à appréhender le concept de "ne pas interférer".

Riker le regarde alors de haut, parce qu'il est plus grand que son capitaine : "Vous serez prudent, Monsieur ?"

Picard soupire et éructe : "Cot, cot, cot !" Riker, à qui décidément beaucoup de choses échappent : "Monsieur ?"

Picard répond à la fois agacé mais quelque part concupiscent : "Vous vous conduisez comme une mère-poule."

Riker lève les yeux au plafond, humilié. Picard ajoute immédiatement : "J'apprécie votre préoccupation." Riker le regarde, déconfit, et tout rouge.

Star Trek : la nouvelle génération S02E05 : L'Éclat d'un murmure (1989)

Star Trek : la nouvelle génération S02E05 : L'Éclat d'un murmure (1989)

Star Trek : la nouvelle génération S02E05 : L'Éclat d'un murmure (1989)

Star Trek : la nouvelle génération S02E05 : L'Éclat d'un murmure (1989)

Star Trek : la nouvelle génération S02E05 : L'Éclat d'un murmure (1989)

Star Trek : la nouvelle génération S02E05 : L'Éclat d'un murmure (1989)

Star Trek : la nouvelle génération S02E05 : L'Éclat d'un murmure (1989)

Star Trek : la nouvelle génération S02E05 : L'Éclat d'un murmure (1989)

***

Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.

***