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Star Trek: The Next Generation S02E06: The Schizoid Man (1988)
Traduction : L'épopée des étoiles, la nouvelle génération : Le schizoide = le misanthrope plus ou moins autiste.
Titre français : Star Trek : la nouvelle génération : Double personnalité.
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Ici l'article de ce blog sur la série Star Trek: La nouvelle génération (1987)
Diffusé aux USA à partir du 23 janvier 1989 (multidiffusion) sur les chaînes locales (syndication).
Diffusé en France en décembre 1996 sur CANAL JIMMY (câble et satellite).
Sorti en blu-ray américain le 24 juillet 2012 (multi-régions, français inclus, attention première édition son 5.1 défectueux sur plusieurs disques).
De Gene Roddenberry ; avec Patrick Stewart, Jonathan Frakes, LeVar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, Brent Spiner, Wil Wheaton, Diana Muldaur, Colm Meaney, Whoopi Goldberg.
Pour adultes et adolescents.
(space opera militariste) Journal de bord médical, date stellaire 42437.5. Ira Graves est sans conteste l'un des esprits les plus éclairés de l'Univers ; pendant des années, il a vécu pratiquement complètement isolé sur une planète lointaine, se dévouant à temps plein à ses recherches ; il y a huit heures, nous avons capté un message de son assistante, requérant d'urgence une aide médicale ; j'espère seulement que nous pourrons le rejoindre à temps.
Sans se presser, la doctoresse Pulaski a rejoint la Passerelle par l'ascenseur. Elle et l'ordinateur de bord semblent se comprendre l'instinct, car elle n'a même pas eu besoin d'indiquer où elle voulait se rendre, alors que les ascenseurs de l'Enterprise comme ceux du chocolatier Willy Wonka, peuvent desservir n'importe quel point du vaisseau en avançant latéralement aussi bien qu'en se déplaçant verticalement. Elle arrive justement au moment où le capitaine Picard demande : "Une quelconque réponse du Monde de Graves, Monsieur Worf ?"
Ou alors ne pose-t-il cette question que parce que Pulaski vient d'arriver, sinon il aurait repris sa partie de Candy Crush sur l'écran holographique géant de la passerelle de Commandement ? Toujours est-il que Worf répond avec autorité depuis sa console au-dessus des fauteuils de commandement, tandis que Riker se cramponne à ses côtés comme pour étirer le bas de son dos et soulager ses dernières vertèbres.
Entendant Worf, Riker secoue la tête, se redresse et s'en va descendre la pente moquettée pour faire le tour de la rampe : "Ils envoient un appel à l'aide, et puis ils coupent la transmission, pour qu'ils ne puissent dire s'il y a un secours quelconque en chemin." Riker illustre en cela une longue tradition militaire : toujours à se plaindre des civils qu'ils sont censés protéger et qui payent leurs jouets et leurs salaires, exactement comme les paysans se plaignent toujours de la météo qui ensoleille et arrosent leurs champs gratuitement.
Et une fois que Riker a pris le temps de faire le grand tour pour rejoindre Pulaski et Picard devant les fauteuils et derrière le poste de Will Crusher qui prend alors un air inspiré, il conclut : "... ça ne fait guère de sens, pas vrai ?"
Mais au lieu de rejoindre son second dans une partie de Apitoyons-nous ('Si c'est pas Dieu possible..."), le capitaine préfère demander à Will : "Enseigne, quel est notre Temps Estimé d'Arrivée à la planète ?"
L'intéressé se retourne, abandonnant des yeux ses commandes de pilotage : "Trente-six minutes avant la mise en orbite, Monsieur."
Et avant le crash ? Peu probable, nous ne sommes pas dans une version cinéma ni dans les nouvelles séries de JJ.Abrams et "vous l'avez tous dans le" Kurzman.
Le capitaine Picard commente, apparemment soucieux, et cela se voit parce qu'il ne regarde plus son personnel auquel il est censé s'adresser, même quand il débite du dialogue d'exposition : "Le commandement de la Flotte Stellaire considère que les travaux de Graves en cybernétique moléculaire ont atteint un stade critique : il considère cette mission comme étant absolument prioritaire."
Vous allez donc abandonner la soucoupe et vos familles dans l'Espace Profond pour arriver plus vite sur place ? Ou bien est-ce que vous allez enfin accepter la candidature de Q à un poste de commandement à bord ?
Mais la doctoresse Pulaski, toujours prête à faire la leçon, rétorque sévèrement : "Un être humain est malade, Capitaine : le soigner est ma priorité absolu, peu importe qui il est."
Worf intervient alors : "Docteur, en supprimant nos filtres, nous captons un trillards de trillards de priorité absolu rien que dans ce secteur de la galaxie : par exemple, le petit Tapavu Tatronche a le nez qui coule et pue du cul, sa maman est très inquiète..."
Sans même regarder le Klingon, la doctoresse le tance : "J'ai dit humain, je ne parlais pas de bots à intelligence artificielle ou de pourriel."
Worf soupire : "Un instant : en relevant une partie de filtre, cela fait tout de même cent millions de..."
Cette fois la doctoresse glapit en direction de Worf : "Lieutenant-Colonel, laissez la Sécurité Internationale faire son travail et la Starfleet faire le sien : la santé d'un inventeur capable de transformer en cyborg la totalité des humanoïdes de cette galaxie simplement en combinant un gain de fonction du Covid et un essaim de nanodrone comptera toujours plus que la santé d'un sale petit morveux qui aurait dû rester congelé dans son éprouvette au lieu de faire ch.er l'Univers et les militaires chargés de sa sécurité !!!"
Puis à Riker, PIcard et Wesley, aux yeux ronds : "Cela m'a fait du bien : je suis médecin, pas conseillère masseuse télépathe à bord de ce vaisseau. D'ailleurs comment peut-on masser quelqu'un en étant soi-même télépathe : tout le bien que vous pouvez faire aux autres, vous le ressentez comme une sangsue émotionnelle, c'est d'un égoïsme, je vous dis pas !"
A cela, le capitaine ne semble n'avoir rien à redire. Pendant ce temps, la Conseillère Deanna Troi justement a autre chose à faire que de se préoccuper de la mission du jour ou du bien-être de l'équipage : elle arpente les couleurs avec le chef-ingénieur La Forge, qui lui non plus n'a rien à faire de ses responsabilités, comme trop souvent ces dernières saisons. Elle demande à La Forge : "Est-ce que Data a dit pourquoi il voulait nous voir."
Et Georgi La Forge répond : "Nous sommes officiers supérieurs de ce vaisseau, nous accourons quand on nous sonne." Deanna Troi renchérit en riant : "Comme des chiens alors ?" La Forge corrige : "Non, vous comme une chienne, et moi comme un chien." Et d'aboyer joyeusement jusqu'à leur destination : "Waf, Waf"
Combien pour ce chien dans la vitrine...
Puis un détail revient à La Forge : "Il a dit quelque chose à propos de sa nouvelle image : je vous le dis, il se comporte bizarrement ces derniers temps..."
Parce que d'ordinaire, Data se comporte toujours comme n'importe qui d'autre à bord de ce vaisseau ?
Cela interpelle Deanna Troi : "Comment se fait-ce ?" La Forge répond : "Eh, si point tri ne faisais, je dirais qu'il montrait des signes d'insécurité."
Troi reformule : "Vous voulez dire que Data s'inquiète de ses tétons qui pointent à travers l'étoffe de son uniforme." La Forge répond : "Non, non, ça jamais..." Puis baissant les yeux sur la poitrine de Deanna, puis la sienne, il s'interrompt.
Deanna éclate de rire : "Oui, mais tri vous faites bien : les androïdes ne ressentent pas ce genre de choses, nous le savons parfaitement puisque nous sommes deux androïdes nous-mêmes." La Forge corrige : "Non, vous êtes une gynoïde, et moi je suis un androïde."
Deanna fait mine de se vexer : "Oh, allez vous faire voir chez les grecs !" Mais La Forge s'est perdu dans ses pensées, sauf que c'est difficile à dire quand vous avez votre serre-tête qui cache vos yeux : "Je ne sais pas..." Pour ajouter immédiatement : "Parfois j'ai l'impression qu'il devient plus humain que n'importe lequel d'entre nous pourrait le réaliser."é
A nouveau, Deanna grimace : "Certainement pas moi : je suis demi bétazoïde et 100% empathique : je sais faire la différence entre les émotions d'une créature et celle d'un grille-pain même agrémenté d'une boîte à meuh et de quoi combler Tasha chaque fois qu'elle attrape une maladie hautement contagieuse."
Puis elle ajoute immédiatement : "Paix à son hologramme." La Forge réalise : "Vous aussi, son programme vient parasiter vos romances holographiques : elle était censée gaver l'équipage seulement à l'occasion de la cérémonie d'adieux... " Deanna Troi soupire : "Ne m'en parlez pas ! La dernière fois elle croyait être encore en vie dans une autre réalité où ..."
Mais les voilà déjà arrivé à la porte de la cabine de Data, et comme c'est un androïde, ils sonnent avant d'entrer, et attendent même que Data les y invite : "Entrez !"
Et effectivement ils entrent, et leurs sourires se figent. 







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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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