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- Écrit par David Sicé


Conquest of Space (1955)
Traduction et titre français : La Conquête de l'Espace.
Sorti aux USA le 20 avril 1955.
Sorti en Angleterre le 2 mai 1955.
Sorti en France le 15 juillet 1955.
Sorti en coffret blu-ray + dvd allemand ENDLESS CLASSIK DE le 23 décembre 2016.
Sorti en blu-ray australien IMPRINT AU le 6 avril 2022 collector, réédité le 21 février 2024.
Sorti en coffret un seul blu-ray américain SHOUT US + I Married a Monster from Outer Space 1958 le 16 mai 2023.
De Byron Haskin, sur un scénario de James O’Hanlo, Philip Yordan, Barré Lyndon, George Worthing Yates adapté du livre de Willy Ley illustré par Chesley Bonestell ; avec Walter Brooke, Eric Fleming, Mickey Shaughnessy, Phil Foster, William Redfield, William Hopper, Benson Fong, Ross Martin, Vito Scotti, John Dennis, Michael Fox, Joan Shawlee, Iphigenie Castiglioni, Rosemary Clooney ; produit par George Pal.
Pour adultes et adolescents.
Ceci est l’Histoire de Demain, ou d’Après-Demain, alors que l’Humanité a construit une station spatiale et l’a placé à un millier de milles de la Terre, fixée par la gravité et orbitant autour du monde en deux heures, servant un objectif double : être un poste d’observation dans les cieux et un lieu où l’on peut assembler un astronef puis le lancer pour exploirer les autres planètes et le vaste univers lui-même, la plus récente et la plus formidable aventure humaine, un plongeon vers… la Conquête de l’Espace !!!
A bord de la station spatiale en forme de roue tournoyante, un équipier en combinaison beige debout devant son pupitre annonce une fusée en approche. Deux officiers le rejoingnent au pupitre pour constater par eux-mêmes le panache incandescend qui monte au-dessus de quelques îles sur l’océan et de quelques nuages moutonnants.
« C’est la navette, pile au rendez-vous, hein, Capitaine ? » remarque le premier officier en uniforme bleu. « Non, Monsieur, ils sont en retard, d’une minute et 33 secondes. » répond son collègue plus jeunes. « Une minute et 34 secondes, Capitaine… » corrige l’officier supérieur aux tempes grisonnante : « C’est sans importance, bien sûr, mais cela pourrait ; en navigation céleste, une seconde peuf faire la différence entre la vie et la mort. »
Le jeune officier s’est sensiblement crispé, mais le technicien à la console s’exclame bonenfant : « Chouette, j’espère qu’ils n’ont pas oublié la crème glacée cette fois ! »
Au regard noir de l’officier grisonnant qui se retourne, le jeune technicien se met au garde à vous, et l’officier le sermonne : « Je croyais avoir donné un ordre afin que cette nourriture ne doit plus jamais un sujet de conversation à bord de la Roue ? — Désolé, Monsieur, j’ai oublié… » L’officier grisonnant ne lâche pas l’affaire : « Il y a certains hommes à bords qui ne sont pas autorisés à profiter de la nourriture que vous mangez, Caporal, et à moins qu’il ne vous tienne de partager leur régime à eux, je vous conseillerais de ne plus jamais oublier. — Oui, Monsieur ! »
Les deux officiers s’en vont déjà. Le grisonnant s’arrête devant la porte pressurisée et le plus jeune s’empresse de passer devant lui pour faire tourner le volant qui permet d’ouvrir la lourde porte devant son aîné. Ils passent dans la section suivante, le jeune officier referme la porte derrère lui et fait tourner la roue, tandis que l’autre s’est rendu à un pupitre pour abaisser un interrupteur étiqueté « écran d’observation ».
L’officier grisonnant tourne ensuite une molette, puis abaisse un autre interrupteur qui fait s’iluminer un écran de projection devant une passerelle à rampes. L’écran montre la pleine lune sur un ciel plus qu’étoilé, en noir et blanc. Le jeune officier monte les quelques marches et avance sur la passerelle pour s’arrêter devant l’écran, suivi de l’officier grisonnant… « La Lune, Barney ; d’ici quelques jours et un mois, et nous seront dessus… » et de sortir une cigarette d’ un étui…
Le jeune officier (Barney) remarque : « Vous réalisez, Monsieur, que cela fait une année complète que je suis là-haut sans avoir eu aucune permission. » L’autre répond, d’un air dégagé, la cigarette à la main : « Il y en a plusieurs d’entre nous qui sont sur le même bateau, Barney. — %ais je ne suis marié que depuis trois mois et demi. — Je suis certain que Linda comprendra… »
L’officier grisonnant sort un briquer : « … c’est une fille sensée ; après tout, quand une fille épouse un soldat… — Un soldat ! » répète Barney, visiblement offensé. L’officier grisonnant le regarde, surpris, et Barney se détourne : « Un fantôme, vous voulez dire… Un robot qui tourne en rond dans un beignet troué metallique : c’est ce que vous avez été pour ma mère ces trois dernières années, et ce que je suis en train de devenir pour mon épouse ! »
L’officier grisonnant s’est radouci : « Barney… — Je suis désolé, Monsieur : vous avez construit la Roue et vous en êtes fier, vous avez tous les droits de l’être mais… eh bien, pourquoi moi ? Nous étions heureux en bas… Une petite maison sur la base, elle commençait à peine à la meubler, et vous, vous m’en arrachez ? »
L’officier grisonnant répond, regardant son fils dans les yeux : « Ta place est ici, Barney : tu es mon fils, l’Espace est ton héritage. » Alors Barney se raidit et déclare froidement : « Je requiers formellement, Monsieur, qu’étant donné que le service sur la Roue est volontaire et qu’on ne m’a jamais accordé le privilège de me porter volontaire, il me soit accordé la permission de retourner sur Terre par la navette. »
Ils sont interrompu par un jeune technicien s’adressant à l’officier grisonnant : « Colonel, Monsieur, il y a une tempête qui prend de l’envergure au-dessus du Pacifique, une vraie beauté, peut-etre un typhon. — Suivez sa trajectoire et notifiez toutes les stations météos susceptibles d’être affectées. — Oui, Monsieur. »
Puis, tirant une bouffée de sa cigarette tandis que le jeune technicien sort, le colonel déclare, apparemment très content de lui : « Permission refusée. »







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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.
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- Écrit par David Sicé

Voici la liste des articles de ce blog consacrés aux films de Science-fiction, Fantasy, Fantastique et Aventure annoncé pour l'année 1954. Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure de la rédaction des articles.
Ici le calendrier cinéma pour 1955.
Ici le calendrier cinéma pour 1953.
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Annoncés pour décembre 1954
Aux USA
20.000 Lieues sous les mers (23 décembre 1954, 20.000 Leagues Under The Sea)
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Octobre 1954
En Angleterre
Gog 1954 (3D, robots, 18 octobre 1954)
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Septembre 1954
En France
La légende de l'épée magique 1953 (17 septembre 1954, The Golden Blade, L'épée magique)
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Juillet 1954
En Angleterre
Them! Les monstres attaquent la ville 1954**** (monstres, horreur, 15 juin 1954)
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Juin 1954
Aux USA
Gog 1954** (3D, robots, 5 juin 1954)
Them! Les monstres attaquent la ville 1954**** (monstres, horreur, 15 juin 1954)
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Mars 1954
Aux USA
L'étrange créature du lac noir (5 mars 1954, The Creature From The Black Lagoon)
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Janvier 1954
Aux USA
Riders To The Stars 1954 (space opera, 14 janvier 1954)
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- Écrit par David Sicé


Tom Swift Jr. 1 : And His Flying Lab (1954)
Notez que l’édition actuelle américaine est fortement altérée par rapport à l’original.
Traduction du titre : Tom Leste et son laboratoire volant.
Sorti aux USA en 1954 chez Grosset & Dunlap.
Traduit en français au premier trimestre 1960 chez la Librairie Charpentier, Paris, collection Lecture et Loisir.
De Victor Appleton II (pseudonyme collectif), en réalité de William M. Dougherty.
(presse) Tom Swift Sr. (le père) est désormais le PDG de Swift Enterprises, un centre de recherche de quatre miles carrés où les inventions sont conçues et fabriquées. Son fils, Tom Swift Jr, est désormais le principal génie inventif de la famille et se consacre au domaine spatial, ce qui l’amènera à contacter des extraterrestres amicaux.
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Il s’agit de la seconde série Tom Swift, la première série étant consacré à des inventions terrestres du père du héros de la seconde série. L’éditeur américain est le même que pour les Frère Hardy aka The Hardy Boys et Alice Détective aka Nancy Drew. Le patron lancera la série en insistant sur l’aspect scientifique authentique des aventures, ayant embauché trois experts diplômés pour le vérifier.
L’action est menée tambour battant, avec zéro romance, zéro débat sexuel, zéro prise de tête qui s’étale, zéro débat politique et un humour limité, l’auteur et sa maison d’édition cherchant avant tout à motiver les vocations scientifiques du lecteur — à l’exact l’opposé de la série télévisée de 2022.
Il s’agit bien d’aventure grand teint du 19ème et d’avant la seconde guerre mondiale, repeint à la sauce cadet de l’Espace (une autre série pour la jeunesse des années 1950 inspirées des récits les plus accessibles des magazines de science-fiction type Amazing / Astounding / Startling etc. Notez que la première série Tom Swift est dans le domaine public, mais que seulement deux des romans de la seconde série (sur 33) sont également tombés dans le domaine public et se trouvent en ligne par exemple sur Gutenberg.org.
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Le texte original de William M. Dougherty sous le pseudonyme collectif Victor Appleton II.
CHAPTER I
A MESSAGE FROM SPACE
“HOW SOON will the Flying Lab be ready for the test hop, Tom ?”
“In about two weeks, Dad. I can hardly wait to take her up.”
Mr. Swift looked admiringly at the eighteen-year old inventor. Tom Jr. resembled his father and had the same deep-set eyes, but he was slightly taller and more slender. The youth and his distinguished parent, both widely known for their scientific achievements, were headed for their experimental station, Swift Enterprises. There the Flying Lab had been build in a mammoth underground hangar.
“The atomic-powered engines should give us a speed of better than a thousand miles an hour, and the jet lifters —“
Tom was cut short by an uncanny whistling roar. An object hurtling from the sky just missed them, its turbulent backwash sprawling them on the ground, as it disappeared over the wall of Swift Enterprises. A split second later there was a tremendous thud and the earth shoot.
“A bomb!” Tom shouted, jumping up.
“Or a meteor!” his father exclaimed.
By now both were running at top speed toward the private entrance to Swift Enterprises. Tom whipped an electronic key from his pocket and beamed it on the hidden mechanism. The gate flew open.
Inside the grounds there was pandemonium. Workers were racing from the cluster of buildings toward a gaping hole at the end of the airfield. Tom quickly outdistanced his father and was one of the first to reach the spot. In the earth yawned an immense crater.
“Gosh!” cried a workman. « You could fit a firehouse into that hole ! »
The object that had bolted from the sky was buried too deeply to be seen, and the dirt at the edges of the pit had begun to cave in.
“What is it?” asked Hank Sterling, the chief engineer of the patternmaking division.
Tom shook his head. “I guess we’ll have to dig around it to find out. Was anybody hurt?”
“I believe not.”
Fortunately no one had been near the immediate area. Glass in several of the buildings had been broken, however, and various small articles jolted from shelves and desks.
By this time Mr Swift had come up, and he immediately ordered a crew to start digging. Tom and Hank were so eager to learn what the object was that they brought out the bid hydraulic shovel.
An hour later all the earth had been cleared from around the missile, and a ladder was lowered into the pit. Tom hastened down.
“It’s not a natural meteor, ‘ he decided, as he examined the strange carvings on the side of the black cigar-shaped device. “It is mechanically made and only beings of high intelligence could have worked out those mathematical symbols”.
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Traduction au plus proche
CHAPITRE I
UN MESSAGE DE L'ESPACE
« Dans combien de temps le laboratoire volant sera-t-il prêt pour le vol d'essai, Tom ?
— Dans environ deux semaines, papa. J'ai hâte de le faire décoller. »
M. Swift regardait avec admiration l'inventeur de dix-huit ans. Tom Jr. ressemblait à son père et avait les mêmes yeux enfoncés dans leurs orbites, mais il était légèrement plus grand et plus élancé. Le jeune homme et son éminent parent, tous deux largement connus pour leurs réalisations scientifiques, se dirigeaient vers leur station expérimentale, les Entreprises Swift. Là-bas, le laboratoire volant avait été construit dans un gigantesque hangar souterrain.
« Les moteurs à énergie atomique devraient nous permettre d'atteindre une vitesse de plus de 1600 kilomètres à l'heure, et les propulseurs à réaction... »
Tom fut interrompu par un étrange sifflement. Un objet projeté du ciel les manqua de peu, sa traine turbulente les projeta au sol, tandis qu'il disparaissait au-dessus du mur des Entreprises Swift. Une fraction de seconde plus tard, il y eut un énorme bruit sourd et la terre vacilla.
« Une bombe ! cria Tom, en se levant d'un bond.
— Ou un météore ! » s'exclama son père.
A présent, les deux couraient à toute vitesse vers l'entrée privée des Entreprises Swift. Tom sortit une clé électronique de sa poche et la braqua sur le mécanisme caché. Le portail coulissa instantanément.
A l'intérieur du périmètre, c'était le chaos total. Les ouvriers se précipitaient de l'ensemble des bâtiments vers un trou béant au bout de l'aérodrome. Tom distança rapidement son père et fut l'un des premiers à atteindre l'endroit. Dans le sol béait un immense cratère.
« Mon Dieu ! s'écria un ouvrier : On pourrait faire entrer une caserne de pompiers dans ce trou ! »
L'objet qui avait jailli du ciel était enfoui trop profondément pour être visible, et la terre sur les bords de la fosse avait commencé à s'affaisser.
« Qu'est-ce que c'est ? » demanda Hank Sterling, l'ingénieur en chef de la division de fabrication des pièces des prototypes.
Tom secoua la tête :« Je suppose que nous allons avoir à creuser autour pour le découvrir. Quelqu'un a-t-il été blessé ?
— Je ne crois pas. »
Heureusement, personne ne s’était trouvé dans les environs immédiats. Les vitres de plusieurs bâtiments avaient été brisées, cependant, et divers petits objets avaient été projetées au bas des étagères et des tables de travail.
Entre-temps, M. Swift était arrivé, et immédiatement il ordonna à une équipe de commencer à creuser. Tom et Hank étaient si impatients de savoir quel était l'objet à découvrir qu'ils étaient allés chercher la pelle hydraulique.
Une heure plus tard, toute la terre avait été dégagée autour du missile, et une échelle avait été descendue dans la fosse. Tom se hâta de descendre.
« Ce n'est pas un météore naturel, il décréta en examinant les étranges inscriptions sur le côté de l'engin noir en forme de cigare. Il a été fabriqué mécaniquement et seuls des êtres d'une grande intelligence auraient pu élaborer ces symboles mathématiques. »
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La traduction française anonyme de 1960 pour la Librairie Charpentier.
CHAPITRE PREMIER
UN MESSAGE DE L'ESPACE
Le Laboratoire Volant va être bientôt prêt pour le vol d’essai, Tom ?
— Dans deux semaines, à peu près, papa. Je trépigne d’impatience !
— Mr. Swift jeta un regard d’admiration au jeune inventeur de dix-huit ans. Tom ressemblait à son père dont il avait les yeux enfoncés, mais il était un peu plus grand et plus mince. Tous deux étaient fort connus pour leurs réussites scientifiques et ils se dirigeaient ce jour-là vers leur centre d’expérimentation, Swift Enterprises.
— Les moteurs atomiques devraient nous donner une vitesse supérieure à 1 500 kmh et les réacteurs…
Tom fut interrompu par un rugissement strident d’une violence affolante. Un objet venu du ciel passa en trombe si près d’eux que les remous de l’air qu’il déplaçait renversèrent les deux hommes sur le sol au moment où il disparaissait derrière le mur de Swift Enterprises. Moins d’une seconde après, un choc terrible ébranlait le sol.
— Une bombe ! hurla Tom en se relevant d’un bond.
— Ou une météorite ! s’exclama son père.
Tous deux se précipitèrent vers l’entrée particulière de leur station ; Tom sortit de sa poche une clef électronique dont il dirigea le faisceau sur un mécanisme caché et la porte s’ouvrit aussitôt.
A l’intérieur de l’enceinte, la confusion et le tumulte faisait rage. Des ouvriers sortaient en courant des bâtiments pour se rassembler autour d’un trou béant à l’extrémité du terrain d’aviation. Tom ne tarda pas à distancer son père et parvint sur les lieux dans les premiers. Un immense cratère s’ouvrait dans le sol.
— Ah, dites donc ! s’exclama un ouvrier. On pourrait faire tenir une caserne de pompiers, là-dedans !
L’objet tombé du ciel était trop profondément enfoui pour qu’on pût le voir et la terre sur les bords de l’entonnoir commençait déjà à s’ébouler.
— Qu’est-ce que c’est ? demanda Hank Sterling, ingénieur en chef de la section des plans.
Tom secoua la tête.
— il va falloir déblayer autour pour se rendre compte. Personne n’a été touché ?
— Crois pas.
Heureusement, aucun ouvrier ne s’était trouvé près du point de chute, mais les vitres de plusieurs bâtiments étaient brisées et de petits objets avaient été projetés hors des rayonnages et des bureaux.
Pendant ce temps, Mr. Swift était arrivé lui aussi et il ordonna aussitôt de commencer à creuser. Tom et Hank étaient si impatients de savoir ce qu’était le mystérieux projectile, qu’ils firent amener la grosse pelle hydraulique.
Une heure plus tard, toute la terre avait été déblayée autour de l’objet et une échelle descendue dans la fosse. Tom s’y précipita le premier.
— Pas une météorite naturelle, décida-t-il en examinant les figures étranges gravées sur le côté de l’engin noir en forme de cigare ; Il n’y a que des êtres d’une intelligence supérieure qui ont pu le fabriquer et trouver ces symboles mathématiques.
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- Écrit par David Sicé

Le titan de l'Espace (1954)
Sorti en France en 1954 chez METAL FR.
Sorti en France en 1976 chez LIBRAIRIE DES CHAMPS-ELYSEES FR (collection Masque, couverture de Gray Morrow)
De Yves Dermèze (Paul Bérato).
Membre de l'équipage de la fusée Nautilus, Mickey Robson est le seul rescapé de l'emprise de Chob, un Être-Force affamé croisé dans l'Espace et bien décidé à consommer l'Humanité entière. Robson a été sauvé par Akar, un autre Être-Force aux appétits mieux contrôlés, qui cherche à contraire à préserver son cheptel humain afin d'en profiter le plus longtemps possible.

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(texte original)
CHAPITRE PREMIER
CHOB
Le corps gigantesque de Chob frémissait à lentes pulsations régulières. Une extrémité s'étendait tout là-bas, vers β du Cygne, l'autre entourait cette planète Pluton que les Terrestres, pendant longtemps, ont cru terre dernière du système solaire.
Ces pulsations inquiétaient Chob. Il savait fort bien ce qu'elle signifiait! les atomes extérieurs de son corps nébuleux et sans forme précise commençaient à se désintégrer. Son énergie vitale ne pouvait plus empêcher le processus classique. Vainement il s'était distendu au maximum de façon à se placer à la limite extrême où la matière n'est pas encore énergie, et où l'énergie demeure encore de la matière. Dans ces conditions, il couvrait un volume de quelques centaines d'années-lumière au cube et vivotait d'une misérable existence d'être inférieur. Les siècles et les siècles avaient coulé, et sa vie fuyait lentement sans qu'il découvrit ce réservoir d'énergie vitale qu'il cherchait et qui, seul, pouvait lui rendre sa puissance.
Chob se mourait. Quelques siècles encore au travers de la galaxie, et, si nulle planète habitée ne surgissait sur son chemin, il perdrait toute apparence matérielle et se dissoudrait, énergie pure, dans le chaos des énergies indisciplinées. Et Chob ne voulait pas mourir.
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