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- Écrit par David Sicé


It came from outer space 3D (1953)
Sorti aux USA le 5 juin 1953.
Sorti en Angleterre le 25 septembre 1953.
Sorti en France le 16 décembre 1953.
Sorti en blu-ray+dvd français ELEPHANT FR version française incluse le 6 juillet 2016.
Sorti en blu-ray 3D allemand KOCH MEDIA DE le 1er décembre 2016.
Sorti en blu-ray 4K anglais UNIVERSAL 3D le 2 octobre 2023.
Sorti en blu-ray 3D + 4K américain UNIVERSAL 3D multi-régions sous-titré français le 3 octobre 2023.
De Jack Arnold, sur un scénario de Harry Essex et Ray Bradbury, avec Richard Carlson, Barbara Rush, Charles Drake, Joe Sawyer, Russell Johnson, Kathleen Hughes.
Voici Sand Rock (NDT : Rocher des sables) dans l’Arizona, tard le soir au début du printemps. C’est une gentille ville, connaissant son passé et certaine de son future, comme elle s’apprête pour la nuit et le matin prévisible. Le désert borde la terre, se rafraîchissant, se reposant en vue du combat face au soleil du lendemain.
Et dans ma maison, près de la ville, nous sommes aussi certain du futur. Tellement certain.
Une maison isolée sans allure ni crépi avec une caravane dans la cour, entourée d’un désert aride. L’intérieur semble confortable cependant : Madame (Ellen Fields) apporte son café à Monsieur (John Putnam) allumant sa pipe assis près du feu de bois où de grosses bûches flambent joyeusement. Au mur du fond, un piano, devant un coffre recouvert d’une nappe semble faire office de table à manger, avec un candélabre à trois bougies allumées.
Il tire une bouffée puis annonce : « Mmm… Minuit pile. »
Madame déclare, minaudant : « Tu essaies de te débarrasser de moi ? Eh bien si c’est le cas, tu n’y arriveras pas. »
Monsieur répond : « Eh bien, je ne voudrais pas que les gens jasent. »
Elle réplique : « Laisse-les faire. Ils jaseront de toute manière »
Se relevant, Monsieur dit : « Mm… Tu sais, je pense que c’est ma fortune qui t’impressionne. »
« Quelle fortune ? » s’étonne Madame. Monsieur se plante à la porte fenêtre ouverte pour faire mine de contempler le désert : « Eh bien, j’ai reçu un chèque aujourd’hui. »
Ravie, Madame le rejoint : « Johnny, tu as vendu un autre de tes articles !!! »
« Mm-mm, assez pour finir l’extérieur de la maison, une maison tout confort ! Quand je pense à tout ce temps où je m’étiolais en ville… »
Madame admet : « C’est gentil ici. »
Monsieur répond : « La question est… » et pointant de sa pipe le candélabre allumé sur la « table » à manger « continueras-tu de faire des frais si nous étions mariés ? »
Madame, faisant mine de considérer la même table : « Bien sûr que non : aussitôt ton nom ajouté au certificat de mariage, je ne n’aurai plus à faire aucun effort. »
Monsieur répond : « Allons voir ce que les étoiles ont à nous dire. »
Et de souffler les bougies du candélabre : il en souffle deux, elle souffle la troisième et affirme tandis qu’ils se regardent amoureusement : « Je connais déjà ton horoscope. »
Bras dessus, bras dessous, ils sortent par la porte-fenêtre et en quelques pas nonchalants, les voilà devant un télescope imposant sur un solide trépied métallique. Monsieur va pour le régler, Madame met ses mains sur ses hanches et demande : « Sais-tu qui les étoiles dirait d’épouser à un homme de ton signe ? — Non, qui ? — Moi : je suis Scorpion, et un Scorpion s’entend toujours bien avec un Sagittaire. — Vraiment ? Mm-mm, et qu’est-ce qu’elles disent d’autre ? — Oh, un Sagittaire est philosophe et très positif, et une manière de vivre joyeuse et insouciante. »
Monsieur se tourne vers Madame, haussant un sourcil puis prenant un air fasciné tandis qu’elle ajoute : « Il mourrais de faim si quelqu’un ne venait pas à l’occasion lui faire son repas. »
Elle approche sa bouche de la sienne, espérant un baiser, mais celui-ci ne l’embrasse pas alors elle ajoute encore, soudain prise de doute : « Et il peut être pris au dépourvu dans certaines situations. »
Monsieur hoche la tête, puis l’amenant devant le téléscope : « Viens là, regarde mes étoiles… Et dis-moi si elles racontent qu’un Sagittaire pourrait entretenir une Scorpion. »
Alors Madame récite : « Ciel étoilé, étoile vive, première que j’ai vu cette nuit, je souhaite que je puisse, je souhaite voir, se réaliser le souhait que j’ai souhaité cette nuit. »
Et elle regarde droit dans les yeux, et il pose sa main sur sa joue, va pour l’embrasser… quand soudain un grondement monte et une lumière vive les illuminent : ils se retournent, se serrant l’un contre l’autre, pour suivre la longue descente d’un point à l’autre de l’horizon d’une grosse boule brillante semant des étincelles au-dessus des collines.
Une boule de feu qui a un empennage et une structure sphérique alvéolée extérieure. Dans une explosion retentissante, la boule percute le sol. « Qu’est-ce que c’était ? » s’alarme Madame. « Un météore ! Un parmi les plus gros !!! » s’enthousiasme Monsieur.



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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.
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- Écrit par David Sicé


Ugetsu Monogatari (1953)
Traduction du titre originale : contes de la Lune de Pluie.
Sorti au Japon le 26 mars 1953.
Sorti aux USA le 7 septembre 1954.
Sorti en France en avril 1959.
Sorti en DVD français le 1er janvier 2008.
Sorti en blu-ray anglais le 23 avril 2012.
Sorti en blu-ray américain le 6 juin 2017 chez Criterion (région A, japonais sous-titré anglais).
De Kenji Mizoguchi. Avec Masayuki Mori, Machiko Kyô, Kinuyo Tanaka, Mitsuko Mito, Eitarô Ozawa. D'après Akinari Ueda (1776) et Guy de Maupassant.
Au début du printemps, au Japon, au 16ème siècle, l’ère des guerres civiles, les rives nord du Lac Biwa dans la province d’Omi. Un couple de villageois avec un enfant en bas âge achève de charger une petite charrette des poteries que le mari a fabriquées, lorsqu’ils entendent des coups de feu dans le lointain. La femme s’inquiète, le mari pense qu’il s’agit des espions de Hibata que l’on exécute, et il espère bien tout vendre à Nagahama avant la bataille, car il veut profiter de l’explosion de la demande depuis que l’Armée du Seigneur Hashiba est arrivée. Son épouse voudrait venir avec lui, mais il ne veut pas car il estime qu’une femme ne peut-être en sécurité au milieu de tout ces soldats sans foi ni loi, et puis le petit Genichi a besoin de ses soins. Ils sont interrompus par la dispute d’un couple de leurs voisins : la femme ne veut pas que son mari parte s’engager dans l’armée, car selon elle, il ne deviendra jamais Samouraï. L’homme prétend suivre son ambition, mais la femme lui rappelle qu’il ne sait même pas manier un sabre. L’homme n’en a cure, il en a assez d’être pauvre, et il profite de son voyage pour aider son voisin à tirer sa charrette.
Quelque temps plus tard, le chef du village vient trouver la femme du potier afin qu’elle rappelle à Genjiro son mari, que les profits rapides dans une époque aussi chaotique ne dureront pas. Et justement Genjiro est de retour avec plus d’argent qu’il n’en a jamais eu de sa vie. Tobei, l’apprenti soldat, a pour sa part suivi un samouraï à Nagahama. En fait, Tobei a eu beau entrer en douce et supplié d’être pris comme vassal, les hommes du Samouraï l’ont jeté dehors, car il doit d’abord s’acheter une armure. Dans la maison de Genjiro, c’est la fête alors que celui-ci fait déballer tous les cadeaux qu’il a ramené pour sa femme. Comme elle enfile le somptueux kimono, elle affirme cependant qu’elle ne veut rien de plus dans la vie que la présence de son mari à ses côtés. Mais Genjiro rappelle que sans argent, la vie est trop dure et tout espoir s’en va. Puis au milieu du repas, Genjiro s’en va, car il rêve de gagner encore plus d’argent, et va donc travailler davantage ; mais sa femme n’est pas d’accord : les soldats du Seigneur Hashiba peuvent arriver d’un jour à l’autre et ils feraient mieux de se montrer prudents. Mais au contraire, Genjiro se réjouit de la guerre, qui est bonne pour ses affaires. C’est alors que l’épouse de Tobei, également sœur de Genjiro, très inquiète pour son mari vient les trouver. : le couple la rassure – aucun seigneur ne pourrait vouloir d’un soldat en haillons. Et juste après, Ohama aperçoit son mari rentrer en douce dans leur maison. Elle se précipite, le traîne par l’oreille et lui fait la leçon.
Durant les jours suivant, Genjiro travaille sans relâche, assisté par son épouse qui fait tourner le tour, et il peste contre leur petit garçon qui ralentit l’effort. Son épouse commence à se plaindre : au lieu de vivre heureux et en paix, ils ne pensent plus qu’au travail. Genjiro a également employé son beau-frère, qui compte repartir avec lui pour Nagahama et mettre la main en échange sur un tiers du bénéfice des ventes. La nuit venue, leurs deux épouses doivent alimenter le feu du four, et si Ohama est ravie de voir pour la première fois son mari travailler dure, la femme de Genjiro elle n’en a cure : elle craint que les bénéfices ne soient pas au rendez-vous et qu’ils perdent tout, alors qu’ils ont déjà pratiquement perdu leurs âmes dans cette entreprise. C’est alors que les deux femmes entendent les soldats du seigneur Hashiba arriver… Elles alertent le village et tout le monde tente de fuir en emportant dans de grands paniers leurs possessions, mais les soldats sont déjà là : ils emmènent les hommes pour des travaux forcés, prennent tout ce qu’ils peuvent. Cependant Genjiro ne veut pas partir car le feu du four risque de s’éteindre, il demande à sa femme de faire cuir encore du riz, alors même que de l’autre côté, les soldats ont commencé à violer les femmes, et dénicher les hommes qui essaient de se cacher, et de vider les réserves du village. Une partie des villageois a cependant réussi a fuir en direction de la montagne dans la forêt, et campent tandis que les tirs résonnent à travers les bois. Genjiro, sa femme et sa sœur sont de cela, mais Tobei est encore allé fureter : en effet, il compte voler une armure de samouraï. Il manque alors d’être surpris.
Pendant ce temps, Genjiro craque et veut revenir au village pour s’assurer que le feu de son four ne s’est pas éteint, et sa femme ne parvient pas à le retenir. Sur place, le feu s’est effectivement éteint, et comme Genjiro et sa femme sont tous les deux sur place, quelques soldats arrivent et détruisent le mur qui défend l’accès au four. Ils repartent déçus : ce ne sont que des pots. Genjiro examinent les pots encore brûlants : ils sont cuits, et plus que réussis… Ils sont alors rejoint par Tobei et sa femme. Tobei veut bien sûr que les deux hommes se mettent en route immédiatement, en contournant l’armée du seigneur Hashiba en empruntant la barque d’un de leurs amis pour traverser le lac d’Azuchi…




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Voici la liste des articles de ce blog consacrés aux films de Science-fiction, Fantasy, Fantastique et Aventure annoncé pour l'année 1952. Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure de la rédaction des articles.
Ici le calendrier cinéma pour 1953.
Ici le calendrier cinéma pour 1951.
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Annoncés pour septembre 1952
En France
Le jour où la Terre s'arrêta (18 septembre, The Day The Earth Stood Still)
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Annoncés pour août 1952
Aux USA
La beauté du Diable (25 août, Beauty and the Devil)La beauté du Diable (1950, Beauty and the Devil)
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Annoncés pour juillet 1952
En France
Le choc des mondes 1951 (20 juillet 1952, When Worlds Collide)
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Annoncés pour mars 1952
En France
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Annoncés pour janvier 1952
En France
La chose d'un autre monde (23 janvier, The Thing From Another World)
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This is Cinerama (1952)
Sorti aux USA le 30 septembre 1952.
Sorti en Angleterre le 30 septembre 1954.
Sorti en France le 16 mai 1955 (cinéma Empire, Paris)
Sorti en blu-ray américain le 25 septembre 2012 (multi-régions, pas de version ni de sous-titres français).
Sorti en blu-ray français le 2 juin 2015 (le livret est conservé mais les bobines en cas de casse de l'édition américaine ont disparu des bonus)
Ici l'article de ce blog sur le blu-ray américain de 2012 de Place au Cinérama (1952)
De Merian C. Cooper, Gunther von Fritsch, Ernest B. Schoedsack, Michael Todd Jr. . Présenté par Lowell Thomas.
En 1952, Cinérama est le dernier cri en matière d’image et de son divertissants. Lowell Thomas, commence par présenter l’histoire de la peinture, des hommes des cavernes à la Renaissance – sur un petit écran de cinéma ordinaire pour l’époque de format 4 :3 et en noir et blanc.
En Allemagne, cent ans après la Renaissance, on invente la lanterne magique et ses diapositives. Puis les premiers dessins animés quand les diapositives peuvent être mises en mouvement à la main. Ensuite Daguerre en France propose des portraits extraordinaires, y compris de paysages. Puis un contemporain de Daguerre s’intéresse à la persistance de la vision, avec le jouet de l’oiseau dans la cage, une carte représentant d’un côté un oiseau, de l’autre sa cage. Les travaux conduisent au zootrope, des cartes placées dans un tambour, dont la rotation donne l’illusion que le dessin s’anime. Puis Matthew Grady photographie la guerre civile américaine en action. Dans les années 1870, Leiland Stanford prétend prouver que les sabots d’un cheval au galop décollent du sol : un système permet alors de prendre des photos échelonnées d’un évènement, et Stanford gagne son pari. Puis Edison construit une caméra, et avec le film d’Eastman, le premier film de cinéma peut être créé et imprimé. Les Penny Arcades proposent alors des courts pour un penny – et du coup les films d’actualité, les scènes de rues de l’époque sont désormais conservées. Avec les Nickelodéons, des salles proposent désormais de suivre un récit en images animées, comme l’attaque d’une banque ou d’un train. En 1926, le star système fait vendre les films – Rudolf Valentino, de la romance et encore plus de spectacle et de violence. Puis arrive la télévision plus proche encore du présent.
Cependant le film Cinérama n’aura pas d’intrigue, c’est un pur spectacle projeté sur un écran englobant largement les spectateurs, avec un son diffusé par des dizaines de haut-parleurs les plongeant au cœur de l’action visuelle comme sonore. Première démonstration : un tour de montagnes russes, suivi d’un ballet extrait de l’opéra Aïda filmé à la Scala de Milan, avec près d’une centaine de participants sur la scène, grandeur nature pour les spectateurs du Cinérama. Puis c’est l’envol d’un hélicoptère américain, et les paysages extraordinaires des chutes du Niagara vues du ciel…
Puis Thomas reprend sa présentation du procédé, mais cette fois en couleur et sur grand écran, et avec sa voix qui se déplace dans l’espace de la salle, au fur et à mesure qu’il se déplace sur l’écran dans son bureau, pour cette fois-ci la démonstration d’un chœur qui chante The Fourth Wonder Of The World en avançant de part et d’autre de la caméra pour prendre position devant de part et d’autres des grands-orgues, tandis que leurs voix avancent de la même manière, et que la résonance de l’église emplit celle de la salle de cinéma. Puis le chœur entonne l'Halleluja extrait du Messie de Haendel.
Ensuite s'enchaîne un voyage en Europe: Venise, la place Saint Marc - L’Écosse, l'Espagne, Vienne... Suivi des merveilles des États-Unis.




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