

Les sentinelles (2025)
Une saison de 8 épisodes de 52 minutes chaque.
Diffusée en France à partir du 29 septembre 2025 sur CANAL PLUS FR.
De Guillaume Lemans (également scénariste) sur un scénario de Xabi Molia et Raphaëlle Richet, adapté de la bande dessinée de 2008 de Xavier Dorison dessinée par Enrique Breccia ; avec Louis Peres, Thibaut Évrard, Kacey Mottet-Klein, Carl Malapa, Olivia Ross, Ouassini Embarek, Pauline Étienne, Nastya Golubeva, Noam Morgensztern, Nadir Legrand, Mohamed Hicham, Peter Hudson, Vincent Pasdermadjian, Guillaume Arnault, Aurore Broutin.
Pour adultes
(steampunk fantastique, super-héros, uchronie, probablement toxique) Avril 1915. La guerre fait rage depuis un peu plus de huit mois. Elle est plus meurtrière qu’aucune autre. Les allemands ont rapidement conquis tout le nord de la France. Les Français ont évité de très peu la défaite. Leur situation reste critique. Mais un espoir subsiste. Dans un laboratoire de la capitale, l’armée française travaille sur un programme de recherche secret, aussi puissant que dangereux.
Une plaine enfumée jonchées de débris, jalonnée de brûlots et d’obstacles en poutres croisées. Dans le ciel, la traînée aussi nette que suspecte d’un avion à réaction.
Des soldats épars avancent, l’un avec un lance-flamme, les autres avec leurs fusils tirant une balle de temps en temps pour, semble-t-il, achever des soldats blessés. Ni rats ni insectes, ce sont des tranchées très propres.
Soudain, renversé derrière un obstacle, l’un des soldats, nous supposons français, revient subitement à lui et recrache un liquide sombre. Il se redresse, aperçoit et entend l’ennemi, roule pour se retrouver à ramper sur le ventre. Il arrive alors à une mare, mais elle est déjà occupée par un soldat allemand qui vient de reprendre conscience et crie à ses compagnons : « Hier ! (NDT : Ici !) » tout en essayant d’empoigner un autre touriste de cette riante campagne française, vive nous !
Fort peu discrètement, le premier soldat tente d’abord d’étouffer à la main le second soldat, puis plaque son visage dans l’eau pour le noyer, puis au final l’éventre (hors caméra) avec sa baïonnette. Au moins quelqu’un s’est souvenu que tout le monde était armé alors au moins d’une arme blanche.
Puis voilà le même soldat qui se met à gambader à travers le champ de bataille et un obus s’abattant non loin de là, il se vautre à nouveau, et acouphène oblige, il crie un peu plus loin comme un sourd : « Français ! Français ! »
Je ne vois simplement pas comment il a pu savoir dans quelle direction courir, mais peu importe il continue d’avancer jusqu’à un piquet avec une goupille qui saute. Et boum. Devant une poignée de soldats tous proches qui ont « oublié » de le prévenir.
Au moins ce jour-là, il aura appris à voler, la moindre des choses pour un super-héros annoncé.
Ailleurs, une américaine glapit anachroniquement avec orchestre électrique : Fire, fire, bless my soul I can’t resist. NDT : feu, feu, bénissez mon âme, j’peux pas résister. Ha, Ha, Ha.
Nous sommes pourtant toujours au début du 20ème siècle, probablement avant la fin de la Grande Guerre, dans ce qui ressemble diantrement à un coupe-gorge d’une ville de taille moyenne ou grande, et « Monsieur le Baron... » s’apprête en apparence à visiter un bar à p.tes aka une maison close, mais bien entendu ouverte cette nuit-là.
La porte s’ouvre, Monsieur le Baron entre, les guitares électriques rugissent, la batterie déménage et ça gueule comme dans une discothèque des années 2000, tandis que tout le monde à l’intérieur se dandine et se trémousse tandis que l’établissement semble vouloir faire concurrence à la foire aux monstres révisionniste du fameux films les 300, mais n'en a, à l'évidence, pas les moyens.


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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cette série télévisée.
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