La conquête de la planète des singes, le film de 1972Feu vert cinéma

Conquest of the Planet of the Apes (1972)
Titre français : La conquête de la planète des singes.
Titre alternatif : Planet Of The Apes IV.

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Noter que ce film existe en deux versions : version cinéma courte altérée et censurée (1h26), et version longue non censurée (1h27, plus violent et fin différente, blu-ray).

Sorti aux USA le 14 juin 1972
Sorti en France le 9 août 1972.
Sorti en Angleterre en août 1972.

Sorti en blu-ray américain (BR simple et coffret 5BR evolution) le 4 novembre 2008 (région A, format 2:36 original 2:35 non respecté; anglais DTS MA 5.1, français DD 2.0)
Sorti en blu-ray français (coffret 5BR evolution) le 3 décembre 2008 (région A, format 2:36 original 2:35 non respecté; anglais DTS MA 5.1, français DD 2.0)

De J. Lee Thompson, sur un scénario de Paul Dehn, d'après les films précédents et le roman La planète des singes de 1963 de Pierre Boulle, avec Roddy McDowall, Don Murray, Ricardo Montalbán, Natalie Trundy, Hari Rhodes.

Pour adultes et adolescents

(Dystopie, fable, version longue non censurée) Amérique du Nord, 1991. Une grande ville. Menés par des gardes humains armés de matraques, des singes humanoïdes émergent des tunnels têtes basses, en combinaison rouge pour les Gorilles, verte pour les Chimpanzés.

Sur une esplanade, on leur apprend divers tâches élémentaires, dont celle de passer la serpillère. Un hélicoptère survole la vile pour atterrir derrière des grillages.

Un premier passager humain montre sa carte et passe les deux gardes. Un second passager humain, grand barbichu (Armando) descend à son tour de l’hélicoptère, tenant en laisse un chimpanzé humanoïde portant une veste de cuir. Au passage du poste de contrôle, l’un des gardes demande aussitôt, durement : « Avez-vous l’autorisation de l’habiller comme ça, Monsieur ? »

Le barbichu répond : « Oh que oui, Monsieur. » et de tendre un papier. En le lisant, le garde s’étonne : « Un singe de cirque ? — Le seul qui ait été entraîné en tant que cavalier à cru dans toute l’histoire du cirque. »
L’autre garde proteste : « Non, non, non : le cirque c’est de l’histoire ancienne. »

Et le barbichu de répondre en secouant la tête : « Pas tant que je serais en vie et que je respirerais. »

Le premier garde déclare : « Tout est bon, Señor Armando, avancez. — Merci. » répond Armando, et de tirer deux fois sur la chaîne fine qui sert de laisse à chimpanzé humanoïde : « Allez, allez ! » tandis que le chimpanzé humanoïde suit servilement, jetant des regards par en-dessous de tous les côtés tandis qu’ils descendent un escalier de métal peint en blanc dans les profondeurs du bâtiment, sous le regard soupçonneux du second garde.

Arrivé au bas des escaliers et dessous, donc dissimulés à la vue du garde, le chimpanzé humanoïde demande à Armando : « Est-ce que je me suis bien débrouillé ? », et Armando répond en chuchotant « Oui, oui, oui. » Puis : « Mais essaie de marcher un petit peu plus comme un chimpanzé primitif : tes bras devraient bouger en descendant et un montant de tes épaules, comme ça… »

Armando fait alors un mouvement de balancier des épaules, entraînant effectivement ses bras. Le chimpanzé humanoïde l’imite et Armando commente : « Oui, c’est mieux ! » Puis il soupire : « Vingt ans après, tu as pris mes habitudes évoluées : cela pourrait s’avérer dangereux, peut-être même fatal. »

Le chimpanzé humanoïde répond : « Armando, je ne comprends pas ! »

Armando répond, tenant toujours le chimpanzé humanoïde en laisse : « Ecoute-moi bien, César : il ne peut y avoir qu’un seul chimpanzé parlant sur la Terre : l’enfant des deux singes parlants Cornelius et Zira, qui nous sont arrivés des années auparavant, sortis du futur, et qui furent brutalement assassinés de peur qu’un jour lointain, les singes en viendraient à dominer la race humaine. »

César objecte : « Oui, mais à part toi, personne ne sait seulement que j’existe. »

Armando insiste : « Et nous devons faire qu’il en reste ainsi, parce que la peur est toujours là ! Le simple fait de ton existence serait considéré comme une grande menace pour l’Humanité. »
César veut protester mais Armando le fait taire comme une porte du métallique préfabriqué adjacent s’ouvre et deux hommes en noir en sortent.

« Allez, allez » dit Armando en tirant sur la laisse et en entraînant César vers la même porte marquée en rouge « Sortie », sous le regard soupçonneux du dernier homme. Et César de s’appliquer à faire se balancer franchement ses épaules pour entraîner davantage ses bras.

La conquête de la planète des singes, le film de 1972

La conquête de la planète des singes, le film de 1972

La conquête de la planète des singes, le film de 1972

La conquête de la planète des singes, le film de 1972

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.

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Malpertuis, le film de 1972Feu orange cinéma

Malpertuis (1972)
Titre anglais : The Legend of Doom House, traduction : la légende de la maison maudite.

Attention, il existe plusieurs versions de ce film : Festival de Cannes 99 minutes (avec la voix d'Orson Welles), montage du directeur 119 minutes de 1973 (sans la voix d'Orson Welles).
Noter que la version originale de ce film est en flamand (Néerlandais Belge).


Présenté au Festival de Cannes le 10 mai 1972 dans une version de 99 minutes.
Sorti en France le 2 juin 1972.
Sorti en Espagne le 24 septembre 1976.
Ressortie en Belgique en version restaurée le 15 décembre 2023 (cinémathèque).
Ressortie internet Allemagne et France le 1er juin 2024.

De Harry Kümel, sur un scénario de Jean Ferry, d'après le roman de 1943 de Jean Ray aka Raymundus Joannes de Kremer, John Flanders, King Ray, Alix R. Bantam, Sailor John etc. ; avec Orson Welles, Susan Hampshire, Michel Bouquet, Mathieu Carrière, Jean-Pierre Cassel, Daniel Pilon, Sylvie Vartan, Jenny Van Santvoort, Jet Naessens, Cara Van Wersch, Cara Van Wersch, Fanny Winkler, Bob Storm, Gella Allaert, Hugo Dellas.

(Fantastique horrifique, Dark Fantasy, sorcier, monstre) Devant l’illustration du combat contre le Jabberwock de John Tenniel, extraite d’Alice de l’Autre côté du Miroir.

C’est joli, mais c’est un peu difficile à comprendre....
Il y a beaucoup de choses qu’Alice ne comprenait pas, mais elle ne voulait pas l’admettre.
Quelque part, cela me fait penser à plein de choses différentes... Mais je ne suis pas sûr quoi exactement.

NDT : paraphrase ou traduction altérée du passage où Alice confie ses impressions à Humpty Dumpty à propos du poème nonsensique Jabberwocky.

Le quai d’un port où un voilier se trouve amarré, passerelle jetée : des marins en débarquent, blanc et chemise rayée, avec leur sac, en hâte, riant, s’interpellant.

Embusqués derrière des piles de paniers d’osier, deux hommes – un d’âge mûr à chapeau melon, échappe et gants blancs, l’autre plus jeune blond à casquette (Mathias), se penchent pour observer la scène sans être vu des marins ou de leurs capitaines.

Le blond souffle au plus âgé : « J’peux pas le voir : peut-être que Jan n’est pas à bord ? » Le plus âgé a un sourire en coin, et répond : « Sois pas idiot, Mathias : s’il a dit que Jan est à bord, alors il est à bord. »

L’un des marins crie à un autre : « Ce soir je m’en fais trois d’un coup, oui, les trois en même temps ! » Il s’arrête sur le quai pour hêler en direction du voilier : « Jan ! Jan ! » (NDT prononcer « Yann »). Et à cet appel, un jeune marin blond, grand et mince apparait et va au bastingage.

L’homme âgé qui espionnait, triomphant, ricane, depuis derrière sa pile de paniers, et dit à son comparse : « Voilà le vaurien ! »

Pendant ce temps, l’autre marin sermonne le dénommé Jan : « Sois pas stupide, allez ! » Et un autre marin renchérit : « T’as qu’une seule nuit devant toi ! » Et un troisième ajoute : « On te trouvera un truc spécialement pour toi ! » Et le premier insiste : « Qu’est-ce que t’as ? »

Depuis son bastingage, Yann fait un geste de dédain, et ses compagnons semblent renoncer : « Qu’il aille au diable ! » « Dors tout seul si c’est c’que tu préfères ! »

Jan regarde ses trois camarades s’en aller ; les deux espions le guettent ; Jan baisse la tête et soupire. Mathias chuchote : « Jan n’y va pas avec eux ! »

Puis il demande à l’homme âgé : « Qu’est-ce que nous faisons ? » Et d’ajouter : « Cassavius va être furieux ! » L’homme âgé grimace. Puis il répond enfin : « Jan débarquera. » Puis : « Qu’est-ce que tu crois qu’il peut y faire ? »

Mathias est surpris : « Qu’est-ce que vous voulez dire ? » Et l’autre répond : « La Destinée, gamin, sa Destinée... »

Au bastingage, d’un coup Jan se décide et file pour descendre la passerelle. L’espion plus âgé ricane. Et comme il continue de rire, Jan se précipite dans leur direction.

« Attention ! » souffle le plus âgé, et les deux de battre retraite derrière leurs piles de paniers. Puis, le jeune marin étant passé salué par le cri des oiseaux marins, les deux espions ressortent de leur cachette pour le regarder s’éloigner.
Nous retrouvons Jan dans une rue pavée bordée d’immeubles plutôt cossu. Arrivé devant un hôtel particulier, il semble hésiter. Voilà qu’arrive une petite famille élégante : Monsieur, son costume, chapeau haut de forme, gilet et canne ; sa jeune épouse en robe et chapeau à fleurs roses, leur jeune garçon blanc en costume de marin, et sa jeune sœur, une poupée à la main presque aussi grande qu’elle.

Jan s’élance et interpelle : « Excusez-moi, Monsieur ! Connaissez-vous le Quai du Phare ? » Le père de famille hésite : « Laissez-moi réfléchir ? Le quai du Phare ? Non, non... »

Et pendant que son père hésite, le jeune garçon s’approche de Jan comme pour admirer le modèle de son costume à lui, et souriant, tire sur la veste de Jan. Le père remarque : « Je ne connais aucun Quai du Phare. »

Jan est très surpris et objecte : « Mais je suis né là-bas ! » Ce à quoi le père de famille répond avec autorité : « Je crains bien que vous ne fassiez erreur. » Mais c’est à l’épouse d’objecter en ramassant son jeune garçon « Oh, non, il ne fait pas erreur. » Relevée, elle précise : « Tu sais bien, ça s’appelle le Quai du Nouveau Pont maintenant. » Son mari s’étonne : « Vraiment ? »

Puis d’un coup le mari sourit : « Mais bien sûr ! Le quai du Nouveau Pont. » Il pointe une direction dans le dos de Jan : « C’est par là, jeune homme. » Alors son épouse grimace et pointe la direction opposée, pour corriger : « Par là, Herman ! » Et son mari de hocher la tête : « C’est ce que je disais, Ida ! » Et d’indiquer la nouvelle direction. Puis en hâte, il entraîne son épouse et ses enfants : « Allez, viens ! »

La direction de l’épouse semble la bonne, puisque Jan tombe en arrêt devant une plaque indiquant Niewe Brug Kaai. Puis le jeune marin continue de marcher le long du quai bordé de hautes maisons de briques noircies, aux grandes fenêtres et aux toits à pignons, nimbés de brume.

Jan s’arrête à nouveau, l’air décontenancé, devant l’entrée d’une petite boutique, le numéro 22, chez H. (NDT : Harry) Dickson et H. Dickson, avec un filet de pêche descendant de l’enseigne pour tomber sur le côté de la minuscule vitrine, flanquée d’un scaphandrier en tenue orange passé, au casque et aux lourdes bottes de métal. Sur un tabouet à l’entrée, un vieux marin en noir, à bonnet, s’astreint à repriser un filet aux mailes verdâtres.

Jan rejoint le numéro 22, puis sans saluer, interpelle le marin : « Qu’est-il arrivé à la maison qui se trouvait ici ? » L’homme relève la tête, et répond pas plus aimable : « Pourquoi vous demandez ça ? » Jan répond : « C’était ma maison, j’ai vécu ici. »

Le marin soupire, puis tapote le foyer de sa pipe sur le dessus de son sabot de cuir, pour en faire tomber la cendre. Il répond enfin : « ... ça a été détruit. »

Déconfit, Jan demande : « Quoi ? Quand ?! » L’autre lui répond : « Il y a un certain temps... » Jan objecte : « Mais les gens qui vivaient là ? Ma famille ? » L’autre répond encore : « Plus personne ne vit là maintenant ; la maison était vide ; elle l’a été des années durant... »

Dépité, Jan hésite, recule, s’en va. L’homme d’âge mûr qui l’espionnait à son débarquement se relève alors de derrière une barque retournée abandonnée sur le quai, imité par Mathias, son comparse plus jeune, qui demande : « Qu’est-ce qui va arriver maintenant ? » L’autre répond : « Il ira voir Nancy. » Mathias s’étonne : « Nancy ? Mais c’est impossible ! Elle est à Malpertuis ! » L’homme plus âgé au chapeau melon et à l’échappe blanche tance son comparse : « Silence ! » Et d’ajouter : « Regarde ça ! »

Devant eux, leur tournant le dos, Jan s’est figé : une femme passe sur un pont plus loin. Le visage de Jan s’éclaire, et il s’exclame : « Nancy ! » pour s’élancer aussitôt.

Mathias ne comprend pas : « Comment Nancy pourrait être aussi ici ! » Et son patron l’entraîne : « Quel idiot tu fais ! »

Jan court après la jeune femme blonde en robe bleu, et les deux autres lui courent après, dans le labyrinthe des rues pavées. Alors que Jan talonne la jeune fille, soudain, elle marche dans une autre rue au bout d’un passage voûté, et Jan de courir dans des rues toujours plus décrépites et désertes.

Jan dérape devant la vitrine illuminée d’un vieil horloger, attirant l’attention du boutiquier. Jan se redresse et cherche la jeune fille en bleu, mais les rues sont vides, et longues. Il repart en courant, et arrivé au bout, et essouflé, il semble prêt à abandonner. Mais il aperçoit à nouveau de dos la jeune fille blonde en robe bleue qui passe le coin de la rue. Ou une autre, presque identique.

Sûr de la retrouver, cette fois, Jan s’élance souriant. Mais passé le coin de la rue, le large passage est parfaitement désert. Les joues empourprés, Jan s’arrête au milieu, pour réfléchir.

C’est alors qu’un gamin maigre en guenilles, pieds nus, s’appuyant sur une béquille, sort d’une maison de la rue. Jan s’élance et lui demande : « Est-ce que t’as vu une fille ? »

Le gamin répond immédiatement : « Par là ! » Et pointe la direction en avant de la rue. Mais comme Jan veut repartir, le gamin le retient : « Hé, M’sieur, M’sieur, je ne suis pas d’ici ! Pouvez-vous m’aider ? Où est le Quai du Phare ? »

Jan voulait se dégager, mais aux mots « Quai du Phare » il sursaute et se dégage, pour partir en courant. Le gamin recule, reste au milieu de la rue. Arrive les espions qui trottent à la suite de Jan, et le plus âgé, en passant, pousse le gamin par terre. Et comme son comparse, Mathias, arrive juste après et essaie de relever le gamin, l’espion plus âgé attrape Mathias, et l’entraîne au loin, tandis que le gamin reste en vrac sur le pavé, face contre terre.

Malpertuis, le film de 1972

Malpertuis, le film de 1972

Malpertuis, le film de 1972

Malpertuis, le film de 1972

Malpertuis, le film de 1972

Malpertuis, le film de 1972

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.

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Population Zéro, le film de 1972 Feu vert cinéma

ZPG - Zero Population Growth (1972)
Traduction du titre original : PCZ - Population Croissance Zéro.
Autres titres : P-Population.

Sorti aux USA le 25 mai 1972.
Sorti en blu-ray américain le 28 mars 2017 (probablement Région A, Kino Lorber).

De Michael Campus ; sur un scénario de Frank De Felitta et de Max Ehrlich ; avec Oliver Reed, Geraldine Chaplin, Don Gordon.

Une cité de béton noyé du brouillard de la pollution, survolée par un œuf aéroportée de la police. Les haut-parleurs réclament toute leur attention aux citoyens rassemblés en contrebas, tous munis d’un appareil respiratoire et de lampes frontales : ils doivent attendre une annonce importante du Président de la Société – l’annonce leur donnera le résultat de la délibération du Conseil Mondial.

Confortablement installé à son bureau au sommet de sa tour, le Président de la Société demande combien de temps il a encore avant le début de la retransmission. On lui répond : six secondes. L’homme en complet veston, cheveux poivre-sel et lunettes d’écailles répète alors plusieurs fois sa première phrase pour entendre comment elle sonne… « Mes camarades citoyens… » Puis la retransmission commence : c’est avec un cœur lourd que le Président annonce les résultats du Conseil ; après avoir délibéré en session continue depuis quatre mois, cherchant sans cesse une solution au problème dévastateur de la surpopulation, qui menace de détruire ce qui reste de leur planète – le Conseil Fédéral Mondial a considéré et rejeté toutes les demi-mesures proposées par les congrès scientifiques variés régionaux.

Le Conseil a également rejeté les propositions concernant l’euthanasie sélective et la stérilisation de masse de la population. Connaissant les sacrifices qu’implique sa décision, le Conseil Mondial est néanmoins parvenu à une décision unanime. Le Président cite : parce qu’il a été approuvé par les nations du monde que la Terre ne peut pas supporter plus longtemps l’augmentation continue de la population, dès ce jour, le premier janvier, l’Amérique se joint à toutes les nations du monde pour publier l’édit suivant : les grossesses sont désormais interdites. Dehors, dans le brouillard, les gens crient leur désapprobation. Pendant ce temps, le Président poursuit : la conception d’un enfant doit devenir le plus grave des crimes, punissable par la mort. Les femmes qui sont actuellement enceintes devront se rendre à l’hôpital pour y être enregistrée. Et le Président d’honnêtement requérir la coopération de la population dans cet ultime effort de survie de l’espèce humaine.

Dans un hôpital, un médecin se penche sur un nourrisson pour vérifier que l’implant électronique est bon – John Graham 77-34-575 annonce l’infirmière à sa collègue, qui entre alors le numéro dans un ordinateur. Puis l’infirmière apporte un autre bébé, cette fois de sexe féminin. Le médecin commente : il faut traiter la petite fille en douceur – ils n’en verront plus comme elle avant les trente prochaines années… Et d’imprimer dans l’os frontal du bébé son numéro d’immatriculation.
Bienvenue au Pays des Bébés , dit la voix de femme douce dans les haut-parleurs de la nurserie : c’est le premier jour de leur vie, et seulement le début du bonheur certain les attends. Les portes sont toujours ouvertes, et ils entreront comme hommes et comme femmes, pour repartir comme une famille.

Une longue file d’attente encombre les escaliers, et le couple de tête reçoit une grande poupée bouclée aux yeux bleus d’un homme barbu réjouis qui leur explique qu’après tout ils ont huit années pour améliorer le premier modèle du temps de l’Édit – à cette époque, ces modèles n’étaient qu’à peine plus que des jouets. Mais ils ont faits d’énormes progrès : ils peuvent être joyeux ou grincheux – ils pleurent de vraies larmes, et ils ont une température corporelle de 37 degrés Celsius – sauf quand ils tombent malades : ils sont conçus pour faire toutes les maladies infantiles. Rien de grave, juste assez pour tenir la maman constamment occupée. La jeune femme répond que la poupée est adorable, mais n’ont-ils pas un modèle plus jeune ? Le vendeur barbu présente ses excuses : ils sont à court de poupons, on ne les fabrique pas assez vite. Et le marché de l’occasion est trop faible : certaines mamans ne supportent pas de voir leur petit grandir…

Derrière le jeune couple, on s’impatiente : un homme lance à la jeune femme de se décider – ils ont attendu toute la journée. La jeune femme se décide : ils prennent la poupée. Le vendeur barbu demande alors s’ils ont un nom pour la « petite fille », parce qu’ils ont besoin d’un nom pour la programmer. La jeune femme répond qu’ils l’appelleront Bonnie, comme sa mère à elle. Aussitôt le vendeur appuie sur quelques touches de sa consoles puis récupère un boitier qu’il enfonce à l’arrière du crâne de la poupée, sous les cheveux blonds bouclés. Pendant ce temps, la voix de femme dans les haut-parleurs annonce que les nouveaux parents ne devront pas oublier de se rendre au Conseil du logement pour mettre leur nom sur la liste d’attente pour un logement plus spacieux, seulement l’un des nombreux avantages qu’apporte chaque enfant du Pays des Bébés…

Le vendeur barbu place ensuite la « petite fille » derrière un petit chariot contenant un chien en peluche et demande à la « jeune maman » de l’appeler. La jeune femme hésite, puis appelle deux fois la poupée par son prénom. Avec un bourdonnement, la poupée se met à pousser le chariot dans la direction de ses « parents ». Un nouveau bourdonnement, et la poupée appelle la jeune femme « Maman ». Puis déclare qu’elle sa maman, et que l’homme est son papa, et quelle est leur Bonnie et qu’elle aime sa maman. Et la jeune femme prend la poupée dans ses bras en répondant qu’elle aime aussi sa Bonnie. Alors une autre jeune femme - Carol - qui était la suivante avec son mari - Russ - dans la file d’attente, supplie alors son mari de la sortir de là – deux fois. Puis le haut-parleur appelle le couple suivant. Russ ne bouge pas, mais Carol fait volte-face et s’enfuit. Russ finit par la suivre, laissant derrière eux la pancarte : « un bébé, c’est à jamais ».

Population Zéro, le film de 1972

Population Zéro, le film de 1972

Population Zéro, le film de 1972

Population Zéro, le film de 1972

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.

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Cyborg, le roman de 1972Feu vert livre / BD

Cyborg (1972)

Ici l'article de ce blog sur L'homme qui valait trois milliards, la série télévisée adaptée de ce roman.

Sorti aux USA en avril 1972 chez Arbor House.
Traduit en français au second trimestre 1975 par Dominique Vernon & Jacques-Daniel Vernon pour Denoël, collection Présence du Futur n°186.

De Martin Caidin.

(presse) Steve Austin, astronaute et pilote d'essai, est victime d'un crash catastrophique au cours d'un vol, qui le laisse avec tous ses membres détruits sauf un, aveugle d'un œil et avec d'autres blessures importantes. Au même moment, un service secret du gouvernement américain, l'Office of Strategic Operations (OSO), s'intéresse aux travaux du Dr Rudy Wells sur la bionique - le remplacement de parties du corps humain par des prothèses mécaniques qui (dans le contexte de ce roman) sont plus puissantes que les membres d'origine. Wells est également un bon ami d'Austin, aussi, lorsque le chef de l'OSO, Oscar Goldman, "invite" (ou plutôt, ordonne) Wells à reconstruire Austin avec des membres bioniques, Wells accepte.

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Le texte original de Martin Caidin.

CHAPTER 1

LONELY MOUNTAIN took the first harsh whisper of naked sun. Far beyond the ridges of the San Bernardino, the San Gabriel, and the Shadow Mountains, the peak the Spaniards long ago named Soledad glowed against desert morning sky. Earth's horizon dipped lower to cast Lonely Mountain with increasing brilliance. It was a clear sign of blistering heat to come during the day.

Many miles distant from the stone-hard, baked desert floor of Rogers Dry Lake, the sight of the faraway peak brought eyes flicking to wristwatches. The events of the morning were to be measured as a race against a wickedly hot sun and its enervating temperatures. Not so much the heat itself but its thermals wavering in the desert air could snatch dangerously at stub wings already teetering on precarious balance. The time to get things done in the California desert was early in the morning, and that was now… (…)

Two men wearing bright-orange jump suits and white helmets with fluorescent stripes stepped back from a final inspection of the finned bathtub. One glanced at his watch, then turned to study a long, white trailer bearing the rounded NASA insignia. "About that time," he noted. His companion nodded, saying what they both knew. "Any minute now."

As if on cue a door in the trailer side opened, a man stepped out quickly, turned about, and stood expectantly by the steps, looking back into the trailer. He appeared nervous, as if wishing that whatever was scheduled to happen would do so quickly. Moments later another man appeared in the doorway, moving with greater deliberation, almost shuffling clumsily within the constraints of a white pressure suit, his face obscured by a gold-opaque sun visor. He might have been an astronaut stepping from a trailer at the foot of a launch pad on Cape Kennedy; he wore much the same garment as the men who had voyaged to the moon. He had been one of those men, a member of the last crew to make the voyage between earth and its desolate satellite a quarter of a million miles distant. His name was Steve Austin; he had been a test pilot before his weightless traverse of vacuum and he was now, again, a member of his former profession. No shifting lunar soil awaited this journey, but still, the flight he anticipated to a height of some sixty miles above the floor of the desert held far more danger. The path to the moon had been well established with mathematical certainty before he watched his planet fall away during Apollo XVII. The machine into which he was soon to be sealed lacked such certainty, and in its area of unknowns were dangers unpredictable but predictably lethal. It was a simple rule of thumb. No one had ever been killed on his way to or on his way from the moon. Every year at this sprawling center of test flying in the California desert, every year for the past twenty years, an average of eight good men had been killed.

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Traduction au plus proche

CHAPITRE 1

La Montagne Solitaire reçut le premier filet dur du soleil nu. Bien au-delà des crêtes du San Bernardino, du San Gabriel et des Montagnes de l’Ombre, le pic que les Espagnols ont longtemps appelé Soledad brillait dans le ciel matinal du désert. L'horizon de la Terre roula plus bas pour frapper la Montagne Solitaire d’un éclat toujours plus fort. C'était un signe clair de la chaleur torride à venir dans la journée.

À plusieurs kilomètres du sol dur comme la pierre et cuit du désert du Lac Asséché de Rogers, la vue du pic lointain déporta les yeux clignés sur les montres aux poignets Les événements de la matinée se mesureraient comme une course contre un soleil méchamment chaud et ses températures débilitantes. Ce n'était pas tant la chaleur elle-même que les courants ascendants d’air chaud se propageant depuis la surface du désert qui pouvaient accrocher dangereusement les ailes atrophiées du prototype déjà en équilibre précaire. Le moment pour agir dans le désert californien, c’était tôt le matin et c’était maintenant... (…)

Deux hommes portant des combinaisons orange vif et des casques blancs à bandes fluorescentes reculèrent d’un pas après l'inspection finale de la torpille à ailettes. L'un d'eux jeta un coup d'œil plissé à sa montre, puis se retourna pour scruter une longue remorque blanche aux couleurs de la NASA. « Bientôt l’heure, il remarqua. Son camarade hocha la tête, disant ce qu'ils savaient tous les deux. « D'une minute à l'autre. »

Comme à un signal, une porte s’ouvrit sur le côté de la remorque, un homme en descendit vivement, se retourna et resta debout devant les marches, regardant en arrière dans la remorque. Il semblait nerveux, comme s'il souhaitait que ce qui devait arriver arrive vite. Quelques instants plus tard, un autre homme apparaissait dans l'embrasure, se déplaçant avec plus de circonspection, traînant presque maladroitement engoncé dans une combinaison pressurisée blanche, le visage masqué par une visière pare-soleil opaque dorée. Il aurait pu être un astronaute descendant d'une remorque au pied d'une rampe de lancement à Cape Kennedy ; il portait à peu près le même vêtement que les hommes qui avaient voyagé jusqu’à la lune. Il avait été l'un de ces hommes, un membre du dernier équipage à faire le voyage entre la terre et son satellite désolé, distant d'un quart de million de kilomètres. Il s'appelait Steve Austin ; il avait été pilote d'essai avant sa traversée du vide en apesanteur et il était maintenant, à nouveau, membre de son ancienne profession. Aucun sol lunaire mouvant ne l'attendait pour ce voyage, mais le vol qu'il prévoyait jusqu'à une altitude d’une centaine de kilomètres au-dessus du sol du désert comportait bien plus de dangers. Le chemin vers la Lune avait été établi avec une certitude mathématique avant qu'il ne contemple sa planète disparaître au cours de la mission Apollo XVII. La machine dans laquelle il serait bientôt encapsulé manquait de ce genre de certitude, et dans sa zone d'inconnues se trouvaient des dangers imprévisibles mais prévisiblement mortels. C'était une simple règle d'or. Personne n'avait jamais été tué en allant sur la lune ou en en revenant. Chaque année, dans ce centre tentaculaire de vols d'essai du désert californien, chaque année au cours des vingt dernières passées, huit hommes de valeur en moyenne avaient été tués.

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Cyborg, le roman de 1972

La traduction française de 1975 de Dominique et Jean-Daniel Vernon pour Denoël

Chapitre premier

Les premiers rayons du soleil ardent frappèrent Lonely Mountain. Au-delà des sommets de San Bernardino, des San Gabriel et des monts Shadow, le pic des Spaniards — jadis appelé Soledad — s’embrasa et se détacha sur le ciel matinal. L’horizon terrestre semblait basculer pour baigner Lonely Mountain d’une lumière de plus en plus vive. Signe certain d’une chaleur torride au cours de la journée.

A bonne distance du sol aride et désertique de Rogers Dry Lake, la vue du pic lointain amena des hommes à consulter leurs montres en clignant des yeux. Le programme de la matinée allait être une course contre un soleil affreusement brûlant et contre les effets affaiblissants de sa température. Non pas tant contre la chaleur elle-même que contre les courants ascendants d’air chaud montant du sert qui pouvaient dangereusement frapper les ailes tronquées déjà en équilibre précaire. Dans le désert californien il fallait tout faire tôt le matin — c’est-à-dire maintenant. (…)

Deux hommes en combinaison d’un orange éclatant coiffés de casques blancs avec des bandes phosphorescentes se reculèrent après avoir une dernière fois inspecté la baignoire à ailerons. L’un consulta sa montre puis se retourna pour regarder une longue caravane blanche à l’insigne de la NASA.

— C’est à peu près l’heure, remarqua-t-il.
Son compagnon acquiesça et dit ce qu’ils savaient tous deux :
— Question de minutes, maintenant.

Comme pour leur répondre, une porte s’ouvrit au flanc de la caravane. Un homme sortit rapidement, se retourna et attendit près des marches, tourné vers l’intérieur de la caravane. Il semblait nerveux et paraissait souhaiter que le programme, quel qu’il soit, commence rapidement ; Quelques instants plus tard, quelqu’un d’autre apparut dans l’encadrement de la porte, se déplaçant avec précaution, gêné par une combinaison pressurisée blanche, le visage obscurci par une visière pare-soleil jaune opaque. On aurait dit un astronaute sortant d’une caravane au pied d’une aire de lancement de Cap Kennedy. Son costume ressemblait beaucoup à celui des hommes qui étaient allés sur la Lune. Il en avait d’ailleurs fait partie et aviat été membre du dernier équipage à effectuer le voyage de la Terre à son satellite désolé, à quelque 400.000 kilomètres de distance. Il s’appelait Steve Austin. Pilote d’essai avant sa traversée de l’espace en apesanteur, il avait maintenant repris son ancienne profession. Cette fois, nul sol lunaire mouvant ne l’attendait, mais le vol qu’il allait accomplir à une altitude de quelque 96 kilomètres au-dessus du désert recelait bien plus de dangers. Le voyage vers la Lune était déjà connu avec une certitude mathématique avant même qu’il ne voie disparaître la Terre au cours du vol Apollo XVII. La machin dans laquelle il allait se trouver hermétiquement enfermé n’offrait pas une telle sécurité, et l’inconnu renfermait des dangers imprévisibles — mais prévisiblement mortels. C’était une simple règle expérimentale. Personne n’avait jamais été tué en allant sur la Lune ou en en revenant. Et dans ce grand centre d’essai en vol du désert californien, une moyenne de huit hommes par an perdaient la vie depuis vingt ans.

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