L'amour en l'an 2000, le film de 1930Feu orange cinéma

Just Imagine (1930)
Traduction du titre original: Imaginez seulement...

Ce film est dans le domaine public.

Sorti aux USA le 23 novembre 1930.
Sorti en France le 6 novembre 1931.
Sorti en DVD américain le 6 janvier 2009 (image de mauvaise qualité, DVD gravé à partir d'une vidéo).

De David Butler. Avec El Brendel, Maureen O'Sullivan, John Garrick, Frank Albertson, Hobart Bosworth, Kenneth Thomson, Ivan Linow, Joyzelle Joyner.

New-York 1880, une rue tranquille avec ses fiacres, ses piétons qui traversent n’importe où, aucun éclairage électrique, aucun avion, quelques pochards. La 5ème avenue en 1930, une foule d'autobus et de voitures roulent dans tous les sens, et celui qui essaie de traverser la route y arrive presque, avant d'être projeté en l'air alors même qu'il allait atteindre le trottoir. En 1980, les gens n’ont plus de noms, seulement des numéros, et le gouvernement leur dit qui épouser. Le policier chargé de contrôler le trafic flotte au milieu des avions qui avancent au pas grâce aux hélices horizontales de leurs ailes au milieu des gratte-ciels encore plus nombreux et plus gigantesques. Jack 21 descend de son avion et monte sur celui d’Helen 18 pour l’informer qu’il a le jugement de tribunal qui doit décider duquel MT 3 et Jack 21 aura le droit d’épouser Helen 18 – et le tribunal a choisi MT3, parce qu'il a écrit un article de presse remarquable. Jack a fait appel et il a quatre mois pour prouver qu’il est quelqu’un de plus remarquable que MT 3, sauf qu'il n'a aucune chance en théorie d'accomplir quoi que ce soit d'extraordinaire. Helen est déçue et Jack lui donne rendez-vous pour le soir venu.

Après quoi, Jack atterrit sur sa terrasse et va s’asseoir dans un fauteuil tandis que son colocataire, Artie 42, se lave les mains dans un lavabo à séchoir à pédales et rétractable. Quelqu’un sonne à la porte et le visiophone permet de voir la femme-officier qui s’est présentée pour le recensement. Revêche, la femme refuse et l’alcool et une cigarette. Artie 42 déclare trois occupants dont le chien K9. Elle lui demande ensuite si les deux occupants sont mâles ou femelles, il lui demande de deviner. Puis elle lui demande qui sont ses parents et l’autre répond qu’ils sont nés dans des incubateurs, mais elle le traite de menteur, à raison. Puis Jack s’épanche sur le refus du juge, et se plaint qu’il ne peut rien accomplir d’exceptionnel à cette époque pour avancer socialement. L’officier rétorque qu’elle ne peut pas remplir de formulaire pour épouser quelqu’un, car c’est le seul privilège des hommes, et Artie 42 s’en félicite. Quant à Jack, il déclare qu’il aurait préféré vivre dans les années 1930, car il préfère les jeunes filles vieux jeu – et improvise une chanson à la guitare à ce sujet. Du coup son colocataire se met à rêver à son tour de blondes platines ou de brunettes exotiques des années folles, dansant en agitant un shaker ou s’occupant de ses enfants.

Puis le colocataire allume un visiophone au mur et découvre Dee 6, une jeune fille en tenue légère qui a oublié de débrancher l’écran. Elle se rhabille précipitamment et en guise de sortie, elle lui propose d’aller voir la dernière expérience de son patron : ranimer un homme mort depuis très longtemps. Arrivée à l’appartement des deux jeunes hommes, elle fait une démonstration de transformation de sa robe stricte en une tenue beaucoup plus affriolante et flashy. Or l’homme de l’expérience en question vient des années 1930 où il fut foudroyé en jouant au golf. Dans le laboratoire remplis de canons à ions et autres cornues, une assemblée de blouses blanches assiste aux premiers pas d’un homme en costume des années 1930, très surpris alors qu’il s’apprêtait à jouer son coup au golf. L’homme veut repartir chez lui, mais le professeur lui rappelle qu’ils sont 1980. L’homme des années 1930 éclate de rire, et le professeur déclare que son expérience est un succès. Cependant l’homme demande ce que le professeur va faire de lui. Le professeur lui répond qu’il s’en fiche, il n’a pas besoin de lui, mais s’il ne veut plus vivre, il peut le tuer.

Jack décide que lui et Artie devraient s’occuper de lui. Jack lui propose de s’installer chez eux. L’homme veut se rendre à son club, mais le colocataire lui fait remarquer que cela fait 50 ans qu’il n’a plus payé son abonnement. L’homme dit s’appeler Peterson, mais on lui répond que cela ne sert à rien, il lui faut un numéro. Peterson déclare s’appeler Single O. Alors l’amie de Artie 42 lui ordonne de se baisser pour se faire vacciner. En se relevant, Peterson remarque que la blouse des infirmières est largement ouverte sur les côtés et l’on peut voir ses sous-vêtements. Peterson / Single O est ravi. Puis les deux jeunes hommes l’emmènent manger… des pilules. Après avoir regretté le bon vieux temps, Peterson s’enquiert de la prohibition, qui a toujours lieu. Puis ils croisent un jeune couple devant un autre distributeur : le jeune homme demande à la jeune femme si elle veut un garçon ou une fille. La jeune femme répond qu’elle veut un garçon. Il appuie sur un bouton, et la machine leur livre un bébé garçon qu’il remet à la jeune femme, ravie…

L'amour en l'an 2000 (1930) photo

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ImageFeu orange livre / BD

Astounding Stories #003 (1930)
Titre complet : Astounding Stories of Super-Science, a Clayton magazine.
Traduction Histoires stupéfiantes de super-science, un magazine Clayton.

Numéro précédent <> Numéro suivant.

Publicités toxiques.

Pour adultes et adolescents.

Sorti en kiosque aux USA le jeudi 6 mars 1930, prix 20 cents, soit 3.78 dollars (idem en Euro du 7 décembre 2024)

De Harry Bates (rédacteur en chef), William Clayton (directeur de publication), Douglas M.. Dold (consultant en rédaction), H. W. Wessolowki (couverture).

(revue littéraire de Science-fiction) ... Astounding s'est clairement débarrassé des prétentions éducatives et scientifiques de Amazing Stories. Tous les récits de ce numéro sont des airs connus, qui vous rappelleront strictement la Science-fiction des années 1990 et du streaming creux des années 2020, comme si chaque décennie et chaque média se contentait de copier sur la précédente génération en vidant encore davantage le domaine de sa substance et de ses références.

Avec le recul de la propagande woke depuis 2016 ou d'un féminisme plus authentique, je constate que les auteurs préfèrent, et je les comprends, écrire du point de vue subjectif des hommes. La seule femme est plus ou moins une extraterrestre et elle attend nue dans la piscine que trois hommes veulent bien évaluer "scientifiquement" la compatibilité de son phylum avec le leur... Mais il est vrai que Astounding cible strictement les (jeunes) hommes, qui s'ils répondent à une annonce doivent préciser que le seul département marketing concerné est celui s'occupant d'appâter le sexe dit "fort", celui qui veut des gros muscles luisants et se faire exploiter contre un salaire supposé meilleur que le précédent.

Et du coup, aucun édito glorieux, aucun essai ou article de fond, aucune interview, aucun concours - la couverture et les récits sont seulement là pour emballer la publicité, et le cerveau des lecteurs ne risque pas la surcharge ou l'excès de développement personnel. Deux millions d'exemplaires mis en circulation par mois, cependant, mais c'est pour l'ensemble des magazines Clayton, et pas seulement pour Astounding. — Et contrairement aux générations de 2020, les lecteurs d'alors savent encore lire pour leur plaisir.

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Les numéros de pages imprimés sont cumulés avec le numéro 1 de janvier et 2 de février 1930 précédent sans tenir compte des quatre pages de couverture.

p. 4 =page 2 : ours et sommaire. Couverture de H. W. Wessolowki, peinte à l'aquarelle d'une scène de Brigands of The Moon.

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p.9 = page 295 : COLD LIGHT (Lumière froide), par le capitaine S. P. Meek.

Comment un corps humain a pu être retrouvé éclaté--birsé en petits fragments aiguisés comme du verre brisé ! Une fois de plus, le dr Bird sonde profondément un mystère étonnant.

"Oubliez, Carnes, je suis en vacances !".
"Je le sais, Docteur, et je hais (l'idée de) vous déranger, mais j'a senti qu'il fallait simplement que je le fasse. J'ai l'une des affaires les plus bizarres sur les bras à laquelle j'ai jamais été mêlé, et je pense que vous me pardonnerez de vous avoir appelé quand je vous en aurai parlé."

Le docteur Bird (NDT: oiseau) grommela dans le micro du téléphone : "J'ai prisdes vacances l'été dernier, ou plutôt essayé, et vous me tractez de la meilleure pêche que j'ai trouvé depuis des années pour vous aider dans votre affaire. Cette année, j'avais voyagé tout du long depuis Washington jusqu'à San Francisco pour vous échapper, et le jour même de mon arrivée, vous voilà après moi. Je ne veux rien avoir à faire avec ça. Où êtes-vous, de toute manière ?

"Je suis à Fallon, dans le Nevada, Docteur. Je suis désolé que vous ne voulez pas m'aider, parce que l'affaire promettait d'être particulièrement intéressante ; laissez-moi au moins vous en parler."

Le Dr. Bird grommela plus fort que jamais dans le micro du téléphone.

"D'accord, allez-y, et parlez-en si cela doit soulager votre esprit, mais je ne vous ai pas donné mon accord définitif. Je ne suis pas le moins du monde intéressé."

"Cela me va tout à fait, Docteur, je ne m'attends pas à ce que vous y touchiez. J'espère toutefois, que vous serez capable de me donner une idée sur par quel bout commencer. Avez-vous jamais vu le corps d'un homme cassé en morceaux ?"

"Vous voulez dire, salement fracassé ?"

"Non, en fait, je veux juste dire ce que je viens de dire : cassé en morceaux. Les jambes détachées comme si toute la chair était devenue cassante."


*
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p.20 = page 306: BRIGANDS OF THE MOON, The Book of Gregg Haljan, (Brigands de la Lune, le livre de Gregg Haljan), par Ray Cummings.

Première partie d'un roman en quatre parties.

La mutinerie noire et le brigandage menaçait la spationef Planetara comme il fonçait en direction de la Lune pour prendre livraison d'un magot fabuleusement riche de minerai de radium.


CHAPITRE I
Qui raconte l'expédition Grantline pour la Lune et le mystérieux Martien qui nous suivit dans la Cité Corridor.


Quelqu'un peut écrire à son propre sujet et pourtant ne pas être un égocentrique. Ou tout du moins, c'est ce qu'on me dit. Mon récit a été retransmis avec un certain succès. Il a été joué en comédie musicale et le public m'a offert une approbation raisonnable. Et ainsi les éditeurs de mon disque m'ont suggérer de l'enregistrer sous une forme plus permanente.

Je me présente donc, vous suppliant de bien vouloir me laisser vous déranger lors de vos instants si affairés, ma seule excuse étant que peut-être je vous amuserai. Vu que les vendeurs commerciaux de ma version imagée se sont satisfaits de faire passer pour mon séduisant visage, je vous demande votre indulgence. Le public féminin de mes pantomines était sans aucun doute ravi de ma personnalité et mes traits physiques. De ce que je sois "de la stature d'un ancien Viking"--et "aussi séduisant qu'un jeune DIeu Nordique"--relevait de l'argument de vente de mon produit. Mais je déplore l'intrusion de ce dernier dans la personnalité de ceci, mon récit enregistré. Alors désormais, en guise de préface à l'attention de mon entier public, je dois garantir le plus honnêtement du monde que Gregg Haljan n'est pas un zèbre déguisé, rayé superbement par nature, et fier de l'être. Pas du tout. Je suis, et je vous prie de le croire, un très humble individu, motivé par la recherche de votre satisfaction, espérant seulement vous distraire.

Mon introduction : Mon nom, Gregg Haljn. Mon âge, vingt-cinq ans. J'étais, au moment où débute mon récit, troisième officier à bord de la spationef Planetara. Notre ligne était récemment fondée ; en 2070, pour être exact, à la suite des progrès modernes en matière de Lévitation Magnétique Martel.*

* Remontant aussi loin que 1910, il avait été découvert qu'un objet magnétisé sous certaines conditions était amené à perdre de sa masse, sa gravité partiellement annulée. La découverte Martel découla sans nul doute possible de cette méthode.

Notre vaisseau, dont le port d'attache était Grand-New York, emportait le courrier et les passagers au départ et à l'arrivée d'à la fois Vénus et Mars. Par nécessité astronomique, nos vols étaient irréguliers. Ce printemps-là, avec les deux autres planètes à la fois proche de la Terre, nous étions à même de faire des boucles complètes. Nous venions juste d'arriver à Grand-New York, ce soir de Mai, depuis Grebhar, le Libre-Etat de Vénus. Avec seulement cinq heures dans ce port-ci, nous devions repartir la même nuit à zéro heure pour Ferrok-Shahn, la capitale de l'Union Martienne.

A peine amorcions-nous l'atterrissage que je trouvai le code de convocation d'urgence pour Dan Dean et moi-même au Quartier Général de la Police Divisionnaire. Dan "Clic" Dean était l'un de mes plus proches amis. Il était l'opérateur radio-hélio de la Planetara. Un petit gabarit nerveux, rouquin, toujours prêt à rire et un sens de la répartie qui le faisait apprécié de tous.

La convocation par le bureau de l'Inspecteur-Colonel Halsey nous avait pris par surprise. Clic me regarda : "Tu n'as tout de même pas cambriolé une banque récemment, Gregg ?"

"Il veut te voir toi aussi, je rétorquais."


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p.64 = page 350: THE SOUL MASTER par Will Smith et R. J. Robbins.

Désespérément O'Hara plongea dans la résidence mystérieuse du professeur Kell. Car son ami Skip était la victime de l'expérience de déastralation de l'excentrique savant, et faisait face à un sort pire que la mort.

Le train ralentissait pour Keegan. Un sifflement de la locomotive de tête avait averti les deux jeunes hommes alertes dans le wagon fumeur à cette fin, et ils s'étaient levés pour quitter le train. Tous deux avaient une mise soignée et discrète. L'un portait un appareil-photo de taille moyenne avec l'indispensable trépied et la sacoche d'accessoires. L'autre ne portait aucun bagage de la sorte. Les deux fumaient le cigare, à l'évidence pas de la gamme la plus coûteuse à juger de l'atmosphère immédiate peu aromatique.

"Je ne vois pas pourquoi Bland nous a expédié dans ce trou perdu," gromela Skip Hanellon, celui portait l'appareil photo. Il était le plus mince des deux, et peut-être d'une demi-tête plus petit que l'autre. "Tu sais quoi que ce soit à ce sujet ?"

"Pas beaucoup," confessa l'autre alors qu'ils descendaient du wagon-fumoir. "Tout ce que je peux te dire c'est que Bland m'a fait appelé tôt ce matin, m'a dit de faire un papier sur ce professeur Kell et de te traîner avec moi. Quand nous y serons, tu es censé faire ce que ton jugement te dicte. Mais je me souviens que le Chef était spécifique rapport à un truc. Tu dois tirer le portrait du professeur. Oublie pas. Le vieux pourra ronchonner et résister, mais c'est à toi de livrer la marchandise--ou, dans ce cas, de la collecter. Ne compte pas sur moi pour t'aider. J'aurais bien assez de problèmes à régler de mon côté." Ainsi maugréait Horace Perry, l'envoyé spécial star du Journal.

"Ce bled de Keegan"--Handlon jetait des coups d’œil vifs et de tous les côtés--"vaut pas grand chose. Peut même pas imaginer comment on a pu lui donner un nom. Quel dépotoir, non mais !"
"T'es bien bavard"
"Comment c'est desservi par train, si ça l'est ?"
"Pourri. Deux trains par jour." L'autre était tout sauf enthousiaste. "Nous allons avoir une belle et longue attente pour le suivant, tu peux parier. Maintenant, t'as plus qu'à ajouter l'accueil impoli à notre arrivée à la tanière du lion, et tu auras une idée plutôt claire de ce que Bland attend de son personnel."

*
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p.90 = page 376: FROM THE OCEAN'S DEPTHS (Des profondeurs de l'Océan), par Sewell Peaslee Wright.

L'être humain est venu de la mer. Mercer, via son télégraphe de la pensée, l'apprend d'une merveilleuse jeune fille de l'océan, d'un phylum qui est retourné là-bas.

De quelque part au loin sur l'Atlantique noir et roulant, la rapide pétarade étouffée de l'échappement d'une vedette rapide résonnait clairement dans la nuit. J'abandonnais mon livre et m'étirait, me renversant plus confortablement dans mon fauteuil. Elles étaient là, la vraie romance et l'aventure ! Des trafiquants de rhum à la recherche d'un havre abrité, chargés de leur cargaison de contrebande en provenance de Cuba. Voguant sans peur à travers l'obscurité, luttant contre la haute mer, encore à fuir l'orage de la veille, bravant un millier de dangers pour ramener intacts les caisses remplies de bouteilles qu'ils transportaient. Des hommes au teint hâlé par le large, aux muscles secs et durs, aux regards sans peur ; aux armes à feu battant sur leur cuisse alors qu'ils--

Absorbé par mon cinéma mental de ces modernes trafiquants, la sonnerie soudaine de mon téléphone me fit sursauter tel la détonation inattendue d'un pistolet à proximité de mon oreille. Je balayais les cendres de cigarettes répandues sur ma veste de smoking, traversais la pièce et décrochait le pavillon.

"Allo !" je lâchais peu gracieusement dans le cornet. Il était onze heures passées à l'horloge du navire sur le manteau de la cheminée, et si--

"Taylor ?" La voix-- la voix familière de Warren Mercer-- grésilla sans attendre de réponse : "Grimpe dans ta voiture et ramène-toi ici le plus vite possible ; viens juste habillé comme tu l'es et--"

"C'est quoi le problème ?" je parvenais à l'interrompre. "Des cambrioleurs ?" Je n'avais jamais auparavant entendu Mercer parler avec cette petite voix aiguë surexcitée ; sa façon de parler était d'ordinaire lente et réfléchie, presque didactique.

"S'il te plait, Taylor, ne perds pas de temps à me poser des questions. Si ce n'était pas urgent, je ne t'aurais pas appelé, tu sais. Est-ce que tu vas venir ?"

(...) Il portait une sortie de bain, hâtivement passée sur un maillot de bain une-pièce détrempé, ses jambes nues chaussées de sandales peu élégantes.

"Bien, Taylor!" il me salua. "Je suppose que tu te demandes à quoi tout ça rime. Je ne te le reproches pas. Mais entre, entre ! Juste attends de la rencontrer."

"La rencontrer ?" je sursautais. "Tu n'es tout de même pas tombé amoureux et fais venir jusqu'ici pour conforter ton opinion sur ses yeux et ses lèvres, Mercer ?"

Il riait très excité : "Tu verras, tu verras ! Non, je ne suis pas amoureux. Et oui, je veux que tu m'assistes, mais pas pour admirer. Il y a seulement Carlson et moi ici, tu sais, et ce boulot nous dépasse à deux seulement." Il me fit franchir en hâte le large porche de béton et entrer dans la maison. "Jette ta casquette n'importe-où et dépêche !" (...)

A ma grande surprise, au lieu de m'emmener dans le salon vraiment très confortable mais plutôt criard, Mercer tourna à gauche, en direction de ce qui avait été la salle de billard, et était devenu son laboratoire. (...) L'autre bout de la pièce, presque entièrement vitré, s'ouvrait sur le patio et la piscine. (...) "Et la voilà !"


*
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p.90 = page 390: VANDALS OF THE STARS (Vandales des étoiles), par A. T. Locke.

Une flamme vive dardait à travers l'Espace--et au-dessus de Manhattan lévitait Teuxical, vassal de Malfero, Seigneur de l'Univers, qui débarque avec dix mille guerriers pour ravager et asservir une planète de plus pour son maître.

Cela arriva soudainement, sans avertissement, et provoqua la consternation des peuples du monde. Un filament enflammé tomba des cieux obscurs une nuit sans lune, et ceux qui le virent, crurent d'abord qu'il s'agissait d'un météore. Mais au lieu de s'évanouir en filant au loin, il devenait toujours plus gros jusqu'à ressembler à une étoile folle étincelante sur le point de plonger sur la terre et de vaporiser la planète et tout vestige de vie dessus. Mais ensuite, il ralentit jusqu'à s'arrêter haut dans l'atmosphère, où il demeura immobile, blanc et incandescent sur le fond stygien des cieux obscurcis.

Sa forme ressemblait à celle d'un Zeppelin, mais ses dimensions excédaient de manière tout à fait évidente, de très loin, celles de n'importe quel aéronef qui aurait été jamais fabriqué de main humaine...

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p.02 : "Quand les maris rentrent à la maison, comment se protéger des rhumes et du mal de gorge... Gargarisez-vous avec de la LISTERINE, l'antiseptique sûr : tue 200 millions de germes en 15 minutes" (et vous avec).

p.03 : "Il a augmenté sa paye de 4800 dollars après avoir lu cet étonnant livre qui à présent est GRATUIT !" (et avoir escroqué des millions de lecteurs de ce magazine avec).

p.05 : "Plus d'excuses maintenant pour ne pas apprendre à jouer (du piano) : aussi facile qu'un ABC de devenir un musicien populaire avec n'importe quel instrument de cette manière sans professeur" (en moins de cinq mille ans et après votre mort).

p.06 : "avez-vous peur d'être fatigué ?" (arrêtez de lire, écouter, voir des publicités : une méthode simple, gratuite que je vous enverrais dans les meilleurs délais en me payant en réception de ma carte postale 4800 dollars - port et carte postale à payer d'avance, vous pouvez choisir la carte postale à m'envoyer affranchie avec votre adresse pré-rédigée). + "Devez forts avec cet appareil à muscler amélioré, tout en un pour seulement 5 dollars (les dommages aux muscles, tendons, colonne vertébral et nerfs etc. restent à votre charge).

p.07 : "des bonnes planques au bout de vos doigts dans la radio-télévision et le reportage photographique" (suffit de coucher et/ou se baisser et/ou se faire opérer, les maladies sexuellement transmissibles contractées dans l'effort restent à votre charge et à qui vous aimez réellement).

p.08 : "La plus étonnante des assurances faites à quiconque auparavant : maintenant vous n'avez plus besoin d'avoir peur du futur, vous n'avez plus besoin de craindre l'ennemi commun-- la MALADIE, pas plus que le risque toujours présent d'ACCIDENT ou celui d'être au point d'impact d'une EXPLOSION ATOMIQUE ou d'une APOCALYPSE ZOMBIE ou de vous retrouver à poils le jour du JUGEMENT DERNIER à cause d'une INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ou d'une taxe supplémentaire à l'exportation de DONALD TRUMP-- car dès aujourd'hui, pratiquement n'importe qui peut profiter de cette presque (!) incroyable offre de la plus vieille et la plus importante exclusive companie d'assurance Santé et Accident. Laissez-vous vous envoyer cette offre... (pour) une protection GRATUITE de 10 jour : pas de bande-rouge, aucune obligation d'acheter quoi que ce soit, juste remplissez et signez le coupon en bas de cette page : je vends mon âme au Diable et lui cède tout mes biens et organes de mon corps à compter de cette minute. Vous pouvez, vous devez le faire : c'est GRATUIT, puisqu'on vous l'écrit. Et si c'est écrit, c'est que c'est vrai. ON RECHERCHE DES AGENTS POUR PROSPECTION LOCALE. S'il vous plait mentionnez GROUPE NEWSTAND--liste masculine, quand vous répondez aux annonces.

p.133-147 : de la pub et encore de la pub débile attrape-gogo, la même que dans Amazing Stories les trois années auparavant.

p.148 (quatrième de couverture) 

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Je préfère les cigarettes Coup de pot... parce que griller retire les irritants dangereux qui causent l'irritation de la gorge et la toux.

Ce qui est un pur mensonge, non seulement griller ajoutent aux "irritants dangereux" mais le procédé augmente la proportion de substance cancérigène, tout du long de l'appareil digestif depuis les lèvres et le bout de la langue jusqu'à la prostate et l'anus.

Ajoutez au cocktail spécifiquement pour vous Mesdames la teinture de cheveux cancérigène, le rouge à lèvre et le reste de votre maquillage également cancérigène accélérateur du vieillissement de la peau, perturbant vos hormones et altérant chimiquement votre comportement : il faut souffrir pour être belle, mais surtout souffrir.

Plus qu'à ajouter l'alcool pour oublier et vous faire des trous dans tout le système sanguin, et la coco pour vous défoncer et faire des trous absolument partout. Les années folles, c'est comme l'eau du robinet étiqueté Perier et toutes les autres : c'est fou !

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce numéro.

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L'île mystérieuse, le film de 1929

Voici la liste des articles de ce blog consacrés aux films de Science-fiction, Fantasy, Fantastique et Aventure annoncé pour l'année 1929. Cette liste sera mise à jour au fur et à mesure de la rédaction des articles.

Ici le calendrier cinéma pour 1930.

Ici le calendrier cinéma pour 1928.

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La femme sur la Lune, le film de 1929

Annoncés en novembre 1929

En Allemagne

La femme sur la Lune (muet, 15 octobre 1929, Frau Im Mond)

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L'île mystérieuse, le film de 1929

Annoncés en octobre 1929

Aux USA

L'île mystérieuse (5 octobre 1929 Mysterious Island - version parlante)

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Annoncés en septembre 1929

En Angleterre

Point ne tueras (20 septembre 1929, High Treason - version parlante)

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Annoncés en juillet 1929

Aux USA

Midstream (29 juillet 1929, à mi-chemin - version parlante)

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Annoncés en mars 1929

Aux USA

Point ne tueras (25 mars 1929, High Treason - version parlante)

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La femme sur la Lune, le film de 1929 Feu orange cinéma

Frau Im Mond (1929)
Titres anglais : Girl in the Moon, Woman in the Moon.

Noter que ce film a notamment inspiré des scènes de l'album Tintin 17 : On a marché sur la Lune 1950 de Hergé.
Ne pas confondre avec le film Mal de Pierres 2016 (titre allemand : Die Frau im Mond - Erinnerung an die Liebe).

Sorti en Allemagne le 15 octobre 1929.
Sorti en Angleterre le 22 juillet 1930.
Sorti aux USA le 6 février 1931.

De Fritz Lang (également scénariste) ; d'après le roman de Thea von Harbou et les travaux scientifiques du physicien spécialiste en fusées Hermann Oberth ; avec Willy Fritsch, Gerda Maurus, Fritz Rasp, Klaus Pohl, Gustl Gstettenbaur (Gustl Stark-Gstettenbaur), Gustav von Wangenheim, Margarete Kupfer.

Pour adultes et adolescents.

Il n’y a pour l’esprit humain aucun « jamais », seulement des « pas encore ».

Le diplôme de Doctorat de Georg Manfeldt, professeur d’Astronomie – froissé et raturé. Le petit homme barbu et hirsute met dehors un grand blond en costume trois-pièces, le jetant du palier de son appartement jusque dans l’escalier, et le grand blond est retenu dans sa chute parce qu’un autre homme – Helius, en costume trois pièces et chapeau melon montait lui-même dans l’escalier. Choqué, Helius reste un temps à se retenir à la rambarde, puis relève les yeux en direction de Manfeldt, furieux, brandissant ses poings au plafond : selon ce dernier, Helius aurait dû laisser le blond (qu’il traite de putois) se briser la nuque.

Helius monte alors prudemment les marches et vient serrer la main de Manfield, qui tremble encore de colère : trente ans durant, il a vécu comme un chien à cause de ses théories – et voilà que cet individu louche vient spéculer sur sa misère en voulant acheter son manuscrit à titre de curiosité ? Comme Manfeldt aperçoit alors le chapeau de son premier visiteur sur le sol, il le ramasse lestement et le jette dans la cage d’escalier. Le chapeau vient alors coiffer l’une des deux cheminée de verre du lustre à gaz. Puis comme ils vont entrer dans l’appartement, Manfeldt revient cracher dans la cage d’escalier, tandis qu’en contrebas, le chapeau commence à fumer, et claque la cheminée de verre faisant le pendant de la cheminée coiffée.

Manfeldt suit enfin Helius dans le couloir de son appartement. Helius ramasse la carte du premier visiteur, un certain Walt Turner de Chicago. Manfeldt la déchire et Helios finit par saisir Manfeldt par le col et le pousse dans le salon, dont la porte n’est qu’un rideau, et le mur une palissade sur laquelle sont punaisés divers papiers, diplômes et affiches. Helius pose un paquet blanc sur la petite table et commence à le défaire, tandis que Manfeld s’agenouille dans un coin donnant une petite fenêtre devant laquelle sont installés un télescope et un fauteuil. Il ramasse par terre une pile de volumes reliés qu’il dépose sur le fauteuil – lequel, branlant, manque de se renverser. Puis Manfeld se relève et s’époussette, et soulève le fauteuil avec les livres pour le porter dans le salon.

Helius demande alors à Manfeld s’il peut dîner avec lui – et si Manfeld peut lui offrir un peu de pain : le paquet contenait en effet de la nourriture et une bouteille de vin. Indigné, Manfeld sort un billet de sa veste et le plaque sur un coin de la petite table : il l’a trouvé dans son manteau la dernière fois que Helius l’a quitté – il n’a qu’à s’acheter lui-même du pain avec ! Et Manfeld de rendre son billet à Helius, confus. Manfeld demande alors à Helius de lui épargner l’humiliation de voir son seul ami lui faire l’aumône. Puis il va chercher une boite ovale et la pose sur la table. Comme Helius ouvre la boite et sort le pain, Manfeld ouvre le tiroir – et la table manque de s’écrouler, retenue de justesse par les deux hommes. Helius coupe avec difficulté le pain, tandis que Manfeld utilise la pile de volumes reliés pour remplacer le pied manquant du fauteuil, l’offrant à Helius, et s’asseyant lui-même sur une caisse.

Comme Helius tartine les tranche de pain et y ajoute le jambe, les yeux du professeur s’agrandissent et il doit desserrer son col pour ne pas se trouver mal. Helius finit par prétexter qu’il n’appréciera pas son dîner s’il ne le partage pas, et Manfield finit par accepter la tartine, qu’il dévore avec empressement. Puis Manfield tend un verre ébréché pour se faire servir du vin, et attaque la cuisse de poulet.

Pendant que Manfield mange, Helius soupire, puis remarque les dessins sur le mur d’en face – un paysage désolé, des calculs ; puis une carte représentant des cratères ; puis un grand nombre de vignettes et calendriers – et enfin les coupures de presse et caricatures sur le mur côté couloir : idiot ou escroc ? peut-on lire au-dessus du portrait de Manfield à l’occasion d’un compte-rendu d’un congrès international d’astronomie – en date du jeudi 17 août 1896.

Ce jour-là, Georg Manfeld exposait sa théorie devant ses pairs – en costume impeccable, coiffé court, la moustache distinguée, il était jeune et sur de lui. Manfeld affirmait devant une assistance essentiellement constitués d’hommes barbichus ou barbus, l’hypothèse que les montagnes de la Lune regorgeaient d’or. Les plus jeunes membres du public s’amusaient apparemment beaucoup, les plus âgés dormaient, et ceux entre deux âges regardaient leurs montres à gousset et prisaient du tabac. Ce qui n’empêchait nullement Manfeld de conclure qu’il maintenait après des années d’analyses comparées que les montagnes du monde primitif lunaire contenaient plus d’or que les montagnes terrestres – et qu’un jour, le premier spationef s’envolerait vers la Lune et ramènerait de cet or sur la Terre.

Alors toute l’assistance se met à rire à gorges déployées. Surpris, Manfeld se fâche et tape du poing sur la table – affirmant que le rire est l’argument des idiots contre toutes les idées nouvelles. La respectable assemblée cesse immédiatement de rire – les sourcils se froncent, les hommes se lèvent et brandissent leurs poings, les huées fusent et à défaut de spationef, ce sont les noms d’oiseaux qui volent, tandis que le président de la séance agite en vain sa clochette pour faire revenir le calme. Manfield finit par hurler que le Progrès du monde ne s’arrêtera pas à cause des délires des ignorants sans imagination et dont les cerveaux ont une puissance inversement proportionnelle à celle de leur calcification. Alors, s’aidant de leurs clés, les savants sifflent à qui mieux mieux.

Retour au présent : Manfield achève de ronger son os de poulet sous l’œil navré de Hélios. Celui-ci aperçoit ensuite le globe lunaire à côté du « lit » du vieux professeur… une couverture sur le sol dans un autre coin de la pièce. Puis Helius finit par avouer à son ami qu’il a décidé d’aller sur la Lune. Manfield lâche son os, veut se lever mais au bord de l’évanouissement ne peut que sourire largement – il lui manque ses deux dents de devant. Puis il réalise et supplie : pas sans lui ! Helius attrape les mains tendues et rassure le vieux professeur, qui ne se tient plus de joie et fini par s’effondrer sur la table en larme.

Helius se lève et assure que l’idée du professeur va désormais triompher. Manfield sèche ses larmes et demande si un certain Windegger viendra aussi. Hélios se raidit, détourne les yeux, et finit par répondre que non. Manfield s’étonne : le plus proche collaborateur et meilleur ami d’Hélius ne viendra pas ? Helius ne répond rien et sort de sa veste une liasse de papiers, en sort un et le tend à Manfield, qui découvre une invitation aux fiançailles d’une certaine Friede Velten, étudiante en astronomie – et de Hans Windegger.

La femme sur la Lune, le film de 1929

La femme sur la Lune, le film de 1929

La femme sur la Lune, le film de 1929

La femme sur la Lune, le film de 1929

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