
Le plus dangereux des gibiers, la nouvelle de 1924
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The Most Dangerous Game (1924)
Parue dans le magazine hebdomadaire Collier’s du 19 janvier 1924.
Réédité dans The Argosy, juin 1927.
Traduit en français en 1965 par Jos Ras sous le titre Le Plus dangereux des gibiers.
Compilé dans le recueil Alffred Hitchcock présente : Histoires Abominables au LIVRE DE POCHE FR, réédité le 3 mars 1975, réédité en 1979 et en novembre 1982 chez POCKET FR sous le titre Les Chasses du comte Zaroff.
Réédité en 1965 sous le titre Les plaisirs de la chasse, compilé dans le recueil Les Chefs-d'oeuvre de l'épouvante, chez PLANETE FR.
Retraduit en juin 2014 par Xavier Mauméjean sous le titre Le plus dangereux des jeux dans Le visage vert numéro 24.
Brillamment adapté au cinéma en 1932 par Ernest B. Schoedsack and Irving Pichel, produit par Merian C. Cooper.
Réadapté, plagié et parodié de nombreuses fois depuis.
Nouvelle de Richard Connell.
Pour adultes et adolescents.
(aventure, horreur, presse) Chasseur de gros gibier, Sanger Rainsford et son ami Whitney voyagent en vapeur à destination de la forêt amazonienne pour chasser le jaguar. Après une discussion à propos de l’île voisine surnommée « L’attrape-bateau » qui a mauvaise réputation chez les marins, Whitney va se coucher tandis que Rainsford reste sur le pont pour fumer une pipe. Entendant des tirs de carabine distants, il se précipite au bastingage pour mieux voir, et en trébuchant, passe par-dessus le bord. Rainsford nage jusqu’à l’île et découvre un château luxueux habité par deux cosaques : le propriétaire, le Général Zaroff, et son serviteur de très grande taille, le sourd-muet Ivan.
***
Nouvelle phare du domaine de l'Aventure, adapté brillamment pour la première fois par la même équipe que le premier film King Kong, incluant de véritables globe-trotters Merian C. Cooper et Ernest B. Shoedsack des années 1900-1930 dignes de ce nom, en mission pour offrir pour offrir cette aventure authentique au public qui à cette époque ne voyageait certainement pas autant qu'aujourd'hui et n'avait aucun accès aux images en direct di monde entier. La nouvelle et le film de 1932 ont été plagiés, pastichés et parodiés encore et encore, et sont à ce jour dans le domaine public. Le film, bien que lourdement censuré à sa sortie, développe et dramatise avec excellence la nouvelle.
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Le début du texte original de la nouvelle de Richard Connell, illustrée par W. Emerton Heitland pour COLLIER’S en 1924.
OFF there to the right — somewhere — is a large island, said Whitney. It’s rather a mystery…
— What island is it? Rainsford asked.
— The old charts call it ‘Ship-Trap Island,’ Whitney replied. A suggestive name, isn’t it? Sailors have a curious dread of the place. I don’t know why. Some superstition…
— Can’t see it, remarked Rainsford, trying to peer through the dank tropical night that was palpable as it pressed its thick warm blackness in upon the yacht.
— You’ve good eyes, said Whitney, with a laugh, and I’ve seen you pick off a moose moving in the brown fall bush at four hundred yards, but even you can’t see four miles or so through a moonless Caribbean night.
— Nor four yards, admitted Rainsford. Ugh! It’s like moist black velvet.
— It will be light enough in Rio, promised Whitney. We should make it in a few days. I hope the jaguar guns have come from Purdey’s. We should have some good hunting up the Amazon. Great sport, hunting.
— The best sport in the world, agreed Rainsford.
— For the hunter, amended Whitney. Not for the jaguar.
— Don’t talk rot, Whitney, said Rainsford. You’re a big-game hunter, not a philosopher. Who cares how a jaguar feels?
— Perhaps the jaguar does, observed Whitney.
— Bah! They’ve no understanding.
— Even so, I rather think they understand one thing — fear. The fear of pain and the fear of death.
— Nonsense, laughed Rainsford. This hot weather is making you soft, Whitney. Be a realist. The world is made up of two classes—the hunters and the huntees. Luckily, you and I are hunters. Do you think we’ve passed that island yet?
— I can’t tell in the dark. I hope so.
— Why? asked Rainsford.
— The place has a reputation—a bad one.
— Cannibals? suggested Rainsford.
— Hardly. Even cannibals wouldn’t live in such a God-forsaken place. But it’s gotten into sailor lore, somehow. Didn’t you notice that the crew’s nerves seemed a bit jumpy to-day?
— They were a bit strange, now you mention it. Even Captain Nielsen…
— Yes, even that tough-minded old Swede, who’d go up to the devil himself and ask him for a light…
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La traduction au plus proche.
Là-bas, sur la droite — quelque part — il y a une grande île, disait Whitney. C’est un genre d’énigme…
— Quelle est le nom de l’île ? demanda Rainsford.
— Les vieux relevés l’appellent « L’attrape-bateau », répondit Whitney. Nom suggestif, n’est-ce pas? Les marins sont curieusement épouvantés par l’endroit, j’ignore pourquoi. Quelque superstition…
— La vois pas, remarqua Rainsford, scrutant les brumes de la nuit tropicale qui devenait palpable alors qu’elle pressait sa chaude noirceur contre le yacht.
— Vous avez pourtant de bons yeux, répondit Whitney, avec un rire, je t’ai vue distinguer un élan qui bougeait dans la broussaille brune de l’automne à quatre cents mètres, mais même vous, vous n’arriveriez pas à voir à quatre miles par une nuit sans lune des Caraïbes.
— Ou à quatre mètre, admit Rainsford. Beurk! C’est comme du velours noir mouillé.
— Il fera suffisamment clair à Rio, promit Whitney. Nous devrions y arriver d’ici quelques jours. J’espère que les fusils à jaguars seront arrivés de chez Purdey. Ça devrait nous faire de belles chasses à remonter l’Amazon. Quel sport, la chasse !
— Le meilleur sport au monde, approuva Rainsford.
— Pour le chasseur, rectifia Whitney. Pas pour le jaguar.
— Ne médisez pas, Whitney, répondit Rainsford. Vous êtes chasseur de grands fauves, pas philosophe. Qui s’inquiète du ressenti d’un jaguar?
— Peut-être le jaguar lui-même, observa Whitney.
— Bah! Ils ne comprennent rien.
— Quand bien même, je préfére penser qu’ils comprennent au moins une chose — la peur. La peur de souffrir et la peur de mourir.
— Non-sens, se moqua Rainsford. Ce climat tropical te ramollit, Whitney. Sois réaliste. Le monde est fait de deux classes —les chasseurs et les chassés. Heureusement, vous et moi sommes chasseurs. Pensez-vous que nous ayons déjà dépassé cette île ?
— Je ne peux pas le dire de nuit. Je l’espère.
— Pourquoi ? demanda Rainsford.
— L’endroit a une réputation—une sale.
— Cannibales ? suggéra Rainsford.
— Peu probable. Même des cannibales n’iraient pas vivre dans un trou pareil. Mais il est devenu un conte de marin, on ne sait comment. Avez-vous remarqué comme l’équipage paraissait nerveux aujourd’hui ?
— Ils avaient l’air un peu bizarres, maintenant que vous le dites. Même le capitaine Nielsen…
— Oui, même ce vieux dur-à-cuir de suédois, qui irait déranger le Diable lui-même pour du feu…
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La traduction française de Jos Ras de 1960 pour Robert Laffont et Le Livre de Poche.
« LA-BAS, quelque part sur notre droite, se trouve une grande île, dit Whitney. Elle est assez mystérieuse…
— Quelle est cette île? demanda Rainsford.
— Sur les vieilles cartes, elle porte le nom de : Piège à Bateaux, répondit Whitney. Un nom qui parle, n’est-ce pas? Les marins ont de ce lieu une appréhension curieuse. Je n’en connais pas la raison. Quelque superstition…
— Je ne peux pas la voir », observa Rainsford, essayant de percer la nuit tropicale, que l’humidité rendait palpable tandis qu’elle emplissait le yacht de son ombre épaisse et tiède.
« Vous avez de bons yeux, dit Whitney, en riant. Je vous ai vu repérer, à plus de trois cents mètres, un original qui se déplaçait dans le brun des broussailles d’automne, mais votre vue ne peut pas porter à quelque six kilomètres, par une nuit sans lune des Caraïbes.
— Ni même à six mètres, admit Rainsford. Pouah! on dirait du velours mouillé.
— Il fera assez clair à Rio, promit Whitney. Nous devrions y être dans quelques jours. J’espère que les fusils pour chasser le jaguar sont arrivés de chez Purdey. Nous devrions avoir quelques bonnes chasses en remontant l’Amazone. Magnifique sport, la chasse.
— Le plus beau sport du monde, opina Rainsford.
— Pour le chasseur, rectifia Whitney. Pas pour le jaguar.
— Ne dites pas de bêtises, Whitney, dit Rainsford. Vous chassez le gros gibier, vous ne faites pas de la philosophie. Qui se soucie des sentiments du jaguar?
— Lui, peut-être, fit remarquer Whitney.
— Bah! Il leur manque l’intelligence.
— Je crois qu’ils comprennent au moins une chose : la crainte. La crainte de la douleur et la crainte de la mort.
— Quelles blagues! dit Rainsford en riant. Cette chaleur vous ramollit, Whitney. Soyez réaliste. Le monde se compose de deux catégories de créatures : les chasseurs et les chassés. Heureusement, vous et moi, nous sommes des chasseurs. Croyez-vous que nous ayons déjà dépassé cette île?
— Je n’en sais rien, il fait si noir. Je l’espère.
— Pourquoi? Demanda Rainsford.
— Cet endroit a une réputation… une mauvaise réputation.
— Des cannibales? suggéra Rainsford.
— Pas exactement. Même des cannibales n’accepteraient pas de vivre dans un endroit aussi abandonné des dieux. Mais on ne sait pourquoi, cette île est connue des marins. N’avez-vous pas remarqué que les matelots avaient les nerfs à vif, aujourd’hui?
— Oui, maintenant que vous me le dites, les ai trouvés un peu bizarres. Le capitaine Nielsen lui-même…
— Oui, ce vieux Suédois endurci, qui irait se présenter au diable en personne, pour lui demander du feu…
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The Institute S01E01: The Boy (2025)
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The Institute S01E01: The Boy (2025)
Traduction : L'institut S01E01: le garçon.
Ici la page de ce blog consacrée à la série The Institute 2025.
Diffusé à partir du 13 juillet 2025 sur MGM+ US.
De Jack Bender, d'après le roman de 2019 de Stephen King, avec Joe Freeman, Ben Barnes, Mary-Louise Parker, Simone Miller, Jason Diaz, Brendan Beiser, Fionn Laird, Julian Richings, Hannah Galway, Xander Martel, Robert Joy, Joel DeLong, Dan Beirne, Martin Roach.
Pour adultes.
(horreur, fantastique, woke, toxique) Suite au racisme persistant des séries et films streamés depuis 2016, je suis obligé de mentionner la couleur de peau de certains personnages quand l’échange les fait passer pour des victimes ou des salauds ou les deux à la fois afin de constater si oui ou non il y a une manipulation du spectateur de type disque rayé à l’œuvre. Le disque rayé est une technique d’hypnose qui consiste à répéter un stimulus, par exemple un préjugé négatif, afin de l’imprimer dans l’insconscient et le conscient du spectateur, contre son gré, le plus souvent à fin de manipulation de masse.
Un gymnase brillamment éclairé dans lequel ont été alignés tables et chaises pour un examen de niveau lycée, en se basant sur l’âge apparent des candidats. Leurs sacs sont posés sur les gradés à leur droite. Deux femmes et un homme adulte marchent le long des murs ou le long des gradins pour surveiller, assez distraitement pour la femme à leur gauche qui regarde droit devant elle, donc le mur.
Il s’agit à l’évidence d’un Questionnaire à Choix Multiples, ce qui évite de demander aux candidats de savoir écrire, et aux correcteurs de savoir lire : nous sommes clairement aux USA mais probablement bientôt en France.
L’un des garçons (blanc), aux cheveux châtain clair à la veste de survêtement vert et jeans bleu, noircit fébrilement les cases de ses réponses, au crayon papier. Certains tergiversent, un autre a les bras croisés, et l’une des surveillante texte frénétiquement sur son téléphone plus intelligent qu’elle.
Le candidat fébrile vient de noircir la dernière réponse du questionnaire et lève la main. Au bout de cinq secondes, la texteuse au téléphone le remarque et répond d’une voix forte : « Les toilettes des garçons sont au bout du couloir, troisième porte sur ta droite. »
Mais le garçon ne bouge pas de sa chaise et garde sa main levée, perplexe. Cinq secondes plus tard, la surveillante lève à nouveau les yeux de son téléphone plus intelligent qu’elle. Après une hésitation, elle demande : « Est-ce qu’il y a un problème ? »
Le garçon toussote, puis répond, hésitant : « Eh bien, je… j’ai fini. » Tous les autres candidats lèvent la tête et le regardent incrédules.
Sans transition, la sortie de l’épreuve pour tous les autres candidats. Le garçon qui a apparemment terminé en premier – la production n’a pas jugé nécessaire de nous montrer s’il avait rejoint un autre candidat sorti encore avant – s’est assis sur les dernières marches d’un esclaier. Quatre candidats plus ou moins divers marchent dans sa direction, et l’un d’eux, un afro-américain (noir), le hèle : « Gamin, mais qu’est-ce que tu fais encore ici ? »
Le garçon à la veste de survêtement vert répond, son repas en barquette en plastique sur les genoux, répond, se raclant la gorge : « Euh, je passe l’examen, comme vous… »
La jeune fille (blanche) en veste tricotée multicolore, débardeur et jeans rétorque : « Attends, mais t’as quel âge ? » En ce qui me concerne, le même que tous les jeunes adultes à l’écran qui essaient de se faire passer pour des lycéens, y compris la pétasse brune qui vient de l’ouvrir.
Le garçon baisse les yeux et répond : « Euh… quatorze. » Une autre pétasse, cette fois blonde (blanche) interroge aussitôt : « Est-ce que t’es un génie ? Come dans un film ? » (elle veut bien sûr dire un Asperger, qui en langage codé d’aujourd’hui revient à demander si le garçon est débile et homosexuel.)
Le garçon répond, assez fier : « Eh bien, j’ai effectivement passé la nuit dernière dans un Holiday Inn Express. »
Les deux premières filles éclatent de rire, la pétasse brune revient à la charge : « Attends, qu’est-ce que t’as eu pour la dernière question en Math ? à propos de l’hôtel, tu t’en souviens ? »
Le garçon répond : « C’était (la réponse) A. » Et nous en déduirons que la production dont l’auteur des dialogues ne connaissent rien aux mathématiques et serait incapables de donner la solution d’un problème de mathématique niveau lycée, ou plus probablement collège, car nous sommes aux USA, ou plus probablement primaire, car nous sommes aux USA dans une école publique une série streamée.
« T’en es sûr ? » demande à nouveau la pétasse brune. Et comme le garçon ne répond pas tout de suite, voilà qu’elle s’approche, prend le sac de papier kraft placée plus bas que les genoux du garçon, et le couvercle plastique de la barquette, repose le couvercle sur la barquette, le sac de papier kraft aplati sur le couvercle et commence à écrire dessus, concentrée, une équation : 5x 136.50 (1+0,057)+72 (1+0,0625)+3. Puis elle tape sur le papier kraft du bout de son crayon et ajoute : « J’ai eu C. »
Le garçon prend le crayon, dodelinant de la tête, et commence : « Euh, tu sais, c’est… c’est comme ça qu’ils te piègent… C est une équation géniale, vraiment, mais.. euh, tu vois, tua as déjà trouvé la taxe sur la chambre que tu fais payer, alors multiplier tout ce qui est entre les parenthèses… »
La pétasse brune réalise : « …revient à compter deux fois la taxe. » Le garçon relève la tête : « C’est okay, je suis sûr que tu as bien répond aux autres questions. »
La pétasse se relève : « Non, j’ai oublié comment on calcule la foutue taxe. » Et de s’en aller à grandes enjambées pour lancer : « J’suis nulle ! » Et la pétasse blonde demande à nouveau au garçon à la veste de survêtement vert : « Est-ce que ça fait bizarre d’être toi ? »
Bizarrement, le garçon ne trouve rien à répondre.
Et sans transition, nous nous retrouvons dans l’allée d’un petit pavillon au-dessus de laquelle a été installé un panier de basket-ball. L’un des deux garçons en short et tee-shirt s’étonne : « Il y a un I ? »
Et le garçon aux cheveux châtains clair, de fait, celui que personne ne nous a présenté, parce que personne ne fait l’appel ni ne vérifie les identités quand on passe un examen aux USA répond : « Ouais, certainement, K-U-S-I. »
Son camarade lui répond : « C’est étrange qu’on joue toujours avec des animaux dont je n’ai jamais entendu parlé et que je ne sais pas épeler ? »
Et le spectateur en viendrait à croire que la production de cette série essaie de nous dire que le héros est un surdoué aux USA parce qu’il sait lire et écrire, et à ce titre mérite d’être interné dans une école pour mutants.







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Disney Thunderbolts, le film de 2025
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Toxique : provocation à la dépression, incitation au suicide par saut de grande hauteur, possible "thérapie" destructrice de 27 minutes infligée au spectateur. N'y allez pas, ne vous exposez pas à ce film, n'y exposez pas vos proches en particulier mineurs, et toute personne malade, en état de faiblesse, ayant subi une agression ou un harcèlement, etc.
Disney Thunderbolts (2025)
Avant-première à Londres le 22 mai 2025.
Sorti en France le 30 avril 2025.
Sorti aux USA le 1er mai 2025 (IMAX) et le 2 mai 2025.
Sorti en coffret 4K+br DISNEY US le 29 juillet 2025, inclus VF.
Annoncé en coffret 4K+br DISNEY DE le 8 août 2025 (pas de VF).
Annoncé en coffret 4K+br DISNEY FR le 3 septembre 2025.
De Jake Schreier, sur un scénario de Eric Pearson et Joanna Calo d'après des personnages de bande dessinées créés par d'autres ; Florence Pugh, Sebastian Stan, Wyatt Russell, Olga Kurylenko, Lewis Pullman, Geraldine Viswanathan, David Harbour, Hannah John-Kamen, Julia Louis-Dreyfus.
Pour adultes.
(superzéros wokissime propagandaire génocidaire) Le noir. Une jeune femme au sommet d'un gratte-ciel, assise sur la margelle qui borde le toit, sous les nuages bas. Fausse blonde, le visage marqué, un peu bouffi et rougeaud, trois profondes rides autour du cou dessinant les limites d'un presque goitre, elle semble penser : il y a quelque chose qui ne va pas avec moi, un vide... Elle se relève pour se mettre debout, regardant vers le précipice ; je pense que ça a commencé quand ma sœur est morte, mais à présent on dirait que c'est quelque chose de plus vaste... Juste un vide.
La fausse blonde fait un premier pas pour se placer tout au bord, plus elle fait un grand pas et le saut de l'ange depuis le sommet de la tour. Mais à mi-chemin de sa chute, son sac à dos s'ouvre et déploie un parapente : ... Ou peut-être que c'est seulement que je m'ennuie.
Et d'atterrir sur le toit d'un autre bâtiment où elle s'embusque. Un garde arrive, comme s'il s'était tenu prêt, et va droit à la toile de parapente et le sac à dos abandonné et bien entendu il aura gardé obstinément le dos tourné à la fausse blonde, parce que quand on est garde, on ne signale jamais immédiatement ce qui ne va pas, et on ne vérifie jamais s'il n'y a pas un danger autour ou en avant : on fixe l'objet étranger et on va droit dessus pour le ramasser et le manipuler sans aucune précaution particulière ni avertir personne.
S'en suit un très étrange, euh, combat : le garde commence par tendre son menton, elle le frappe en poussant un grand cri et si elle avait réellement porté un coup, il serait mort immédiatement, mais non : il semble rendre les coups mais ceux-là ne semble pas toucher la blonde, ce qui au corps à corps est impossible. Puis, elle pose un genou à terre au lieu de continuer à dominer la situation, quitte à porter des coups de pied direct, mais non, c'est comme si elle offrait sa nuque et le sommet de son crâne à des coups directs du garde plus grand qu'elle. Mais encore une fois, curieusement, le garde n'en tente aucun et se couche. A aucun moment, la blonde ne tente une prise quelconque, une clé, n'importe quoi qui permettrait d'immobiliser ou projeter le garde, mais d'un autre côté, vu qu'il fait tout tout seul. Puis la blonde fait mine de lui briser la nuque, et curieusement, cela ne fait pas le bruit que cela devrait faire.
Et à tout moment le garde aurait pu d'un pas dans toute direction interposer un des piliers de métal qui jalonne immédiatement la terrasse grillagée, qui bien entendu ne comporte aucune caméra de surveillance, pas plus que le garde ne fait sa ronde en binôme, ce qui encore une fois aurait été le plus logique.
La blondasse hausse les épaules et ouvre la porte -- vitrée -- voisine, derrière laquelle une foultitude de gardes attendaient en ne faisant strictement rien, alors qu'ils pouvaient entendre les coups et voir toute la bagarre qui s'est déroulée juste dans l'enfilade de leur couloir et de la porte vitrée ... et c'est une nouvelle séquence où les prétendus gardes formés se contentent de se succéder devant la blonde pour se faire étaler tandis qu'elle ahane bruyamment.
Personne n'avertit personne, même pas un coup sur l'alarme incendie qui doit forcément se trouver dans ce genre de local. Personne ne fait usage d'une matraque, d'un taser ou d'une arme de poings : c'est tellement plus sûr d'aller au contact de vos agresseurs, tout en ignorant combien ils sont à vous attaquer après la blondasse.
Et la blondasse continue de commenter en voix off : ils m'envoient en mission, je pointe à l'arrivée, je pointe à la sortie, vous savez, je travaille dans le nettoyage : cette semaine en Malaisie, la suivante, qui sait ? Je pensais que me jeter à corps perdu dans le travail était la solution, mais je ne suis pas concentrée et je ne suis pas contente, et je n'ai pas de but dans la vie... Je suis seulement à la dérive, comme une rivière ....
NDT : VO I'm just drifting like a river... Et c'est une preuve d'écriture artificielle : Une rivière ne dérive pas -- dans aucune langue humaine ---, ce sont seulement les trucs dessus qui sont emportés à la dérive. Il n'y a que Chat GPT ou un autre LLM pour se planter à ce point dans ses métaphores.
Ou comme une vieille feuille, ou comme une vieille feuille dans une rivière.
NDT : VO Or like an old leaf. Like an old leaf in a river. Une vieille feuille ne dérive pas dans une rivière, car cela voudrait dire qu'elle est encore vivante et accrochée à son arbre ; cela ne peut être qu'une feuille morte, là encore dans toutes les langues humaines.
Et bien entendu la bataille se déroule dans le noir et est filmée d'un angle qui ne permet pas de voir qui donne des coups, comment et qui les reçoit ; mais le plus bizarre est que la lumière avance dans le couloir avec la caméra vue du plafond, alors que la source de lumière supposée ne peut pas se déplacer dans la sorte. S'il s'agit d'une métaphore visuelle, a) elle ne file pas plus que les autres métaphores au dialogue, b) elle est trop pratique pour cacher que personne ne sait régler ou faire la cascade d'une bagarre digne de ce nom c) et à nouveau, pourquoi manquerait-il toutes les transitions, ce qui implique que le film a été tourné par vignettes, sans continuité ni préparation, probablement faute de script au moment du tournage.
Et arrivé au bout supposé du couloir, voilà que la blonde, elle, a le temps de sortir un pistolet automatique et de décharger brièvement vers le sol où de vagues silhouettes noires semblent se trouver. Parce qu'aucun garde n'avait de pistolet automatique, et tous avaient le temps de la descendre à chaque fois qu'elle étalait un collègue. Le plus bizarre, c'est qu'il s'agirait d'une arme que la blonde a piqué à une de ses victimes, et qu'elle abandonne en la jetant négligemment sans remettre une sûreté -- apparemment elle n'a pas non plus ôté la sûreté avant de faire feu la première fois -- et quand elle tire, l'arme ne fait pratiquement pas de flash alors que dans cette pénombre, tout ce qui est dans le noir devrait être brillamment éclairé. Et l'arme n'a aucun recul. La totale, quoi.
A ce point, il devrait déjà apparaître clairement au spectateur qu'il regarde un faux film. La blondasse achève son monologue, perchée jambes croisées sur un tabouret sur roulettes -- la pire posture pour quelqu'un qui devrait se lever subitement pour parer ou esquiver une attaque : "Lequel des deux vous paraît mieux ?" Puis pointant du doigt un type complètement ligoté et bâillonné assis contre les tiroirs d'une étagère de laboratoire chargée de vaisselle et d'équipement, elle rappelle à l'ordre : "Hé ! Vous ne m'écoutez pas ! C'est comme si votre esprit était ailleurs..." Le type bâillonné semble confirmer d'un gémissement étouffé et de multiples hochements.
Alors la blondasse regarde ailleurs et commente : "Eh bien peu importe, vous ne me servez à rien, à moins que vous puissiez me permettre de franchir le bidule à reconnaissance faciale."





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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.
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The Alaskans S01E02: Cheating Cheaters (1959)
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The Alaskans S01E02: Cheating Cheaters (1959)
Traduction : Tricher avec les tricheurs.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacrée à la série télévisée The Alaskans 1959.
Diffusé aux USA le 11 octobre 1959.
Sorti en coffret 9 blu-rays américain WARNER ARCHIVE US (multi-régions, anglais sous-titré anglais, image et son excellent).
De William T. Orr, scénario de Lowell Barrington ; avec Roger Moore, Dorothy Provine, Jeff York, Ray Danton.
Pour adultes et adolescents.
(aventure western, musical) Une tempête de neige de plus dans les montagnes de l’Alaska, et au milieu d’une plaine, un traîneau traîné par six chiens aux clochettes tintinnabulantes.
Le pilote du traîneau, moustachu et costaud, l’arrête entre l’abri d’un bosquet et d’un versant rocheux : ce n’est autre que Reno McKee.
Reno soulève la fourrure recouvrant le chariot… sous laquelle dormait comme un bébé son associé, le bonimenteur Silky Harris. Reno vocifère dans la tempête de neige : « Silk ! » En souriant sans ouvrir les yeux, Silky répond : « Ouais ? »
Reno répond, toujours vocifèrent : « Nous sommes perdus ? » Silky, qui n’a toujours pas ouvert les yeux grommelle en retour : « Perdus ? ça veut dire quoi ? Tu ne peux pas te perdre : tout ce que tu as à faire c’est de viser entre les deux pics ! »
Et comme Silky va pour se rendormir, Reno rétorque : « Quels deux pics ? Je vois même pas les chiens : c’est un blizzard ! » Silky répond toujours aussi nonchalant : « Ce n’est ps un problème : détends-toi, on y arrivera. »
Reno en doute fortement : « Où ? En Sibérie ? Allez Silk, lève-toi, où est-ce qu’on va ? On reviendra jamais à Sakgway dans c’truc ! »
Toujours sans ouvrir les yeux, Silky sourit et répond : « Je te parie la moitié de ma part de l’or contre la sienne qu’on y arrivera. »
Alors Reno enlève complètement la fourrure du traîneau, empoigne Silky par son anarok et le jette à bas du traîneau, la tête la première dans la neige.
Comme Silky est encore à retirer la neige de ses yeux, il réalise que Reno s’est déjà installé à sa place dans le chariot, sous la fourrure.
Silky se relève, soulève la fourrure et découvre Reno endormi souriant angéliquement.
Dépité, Silky rabat la fourrure sur son camarade, et prend sa place de pilote pour faire repartir les chiens. Il vocifère « Mush ! Mush ! » et fait claquer son fouet au-dessus des chiens, qui aboient en retour, et repartent au galop.
Plus loin, nouvelle halte, tandis que la tempête de neige ne s’est pas calmée. Silky appelle : « Hé, Reno, lève-toi, nous avons trouvé quelque chose ! » Et de donner un coup de botte dans la fourrure recouvrant le traîneau.
Grimaçant, Reno a sorti sa tête encapuchonnée et regarde dans la direction pointée par son associé qui lui demande : « Est-ce que c’est une cabane ? » Incrédule, Reno regarde puis regarde Silky et souffle : « Ouais ! »
Reno descend du chariot et suit Silky qui pilote les chiens dans la direction de la cabane : « Mush ! »
Plus tard, nous retrouvons Reno et Silky bien au chaud dans la cabane : Reno a fait un feu, ils ont préparé un repas sur la table à la lueur d’une lanterne, et Silky improvise une chanson à la guitare pour chanter :
Que font-ils à la maison ? Quand nous sommes à Skagway où Nome ?
Dépensent-t-ils leur argent en pain blanc et en miel ?
Dis-moi que font-ils à la maison ?
Souriant, Reno, qui fait cuire des œufs sur le feu, se relève et chante en chœur avec Silky, le rejoignant : Maison, Maison ! Maison, Maison...
Puis Reno improvise le couplet suivant : Oh que ferons -nous de notre or ?
Et Silky le rejoint à la voix : Faut-il qu’on l’épargne pour nos vieux jours ? tout dépenser et vagabonder le restant de nos jours ? Dis-moi que ferons-nous de notre or ? Notre or, notre or ! Notre or, notre or…
Et à ces mots quelqu’un pousse la porte de la cabane. C’est un homme âgé avec une moustache et de rouflaquettes, bien sûr encore recouvert de la neige du blizzard. Comme Silky et Reno se tournent vers lui, il déclare : « Soyez bénis mes frères ; soyez bénis ! »







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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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Murderbot S01E10: The Perimeter (2025)
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Murderbot S01E10: The Perimeter (2025)
Traduction : Le périmètre.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacrée à la série télévisée Murderbot 2025.
Diffusé à partir du 11 juillet 2025 sur APPLE TV MOINS INT/FR.
De Chris Weitz et Paul Weitz (également producteurs exécutifs) d'après la série de romans The Murderbot Diaries de 2017 de Martha Wells ; avec Alexander Skarsgård (également producteur), David Dastmalchian, Noma Dumezweni, Sabrina Wu, Tattiawna Jones, Akshay Khanna, Tamara Podemski ; noter que David S. Goyer est également producteur exécutif.
(Prospective, cyberpunk, comédie ? Toxique woke propagandaire) L’obscurité. Puis le message en rouge Redemarrage Système qui clignote ponctué d’un click régulier. Quelque chose est arrivé, en déduit le Meurtrebot. Puis le message Début du diagnostic.
Quelque chose. Le visage tuméfié du Meurtrebot ouvre les yeux. Quelque chose est arrivé.
Un blanc barbu rouquin est penché au-dessus de lui, braquant un faisceau lumineux. Où suis-je ?
Puis le Meurtrebot pose la question à haute voix : « Où suis-je ? »
Alors l’autre blanc barbu rouquin constate : « Waouh, la Belle au bois dormant est réveillée. » Parce qu’évidemment dans cette série tous les débiles sont blanc, barbu et roux, parce que cette production et Apple TV sont des gros racistes.
Le Meurtrebot répète : « Où suis-je ? » Le premier blanc barbu roux répond : « Au Ciel, félicitations, t’as réussi. »
Peu convaincu, le Meurtrebot appelle : « Professeur Mensah, êtes-vous là ? » Puis, tandis que son logiciel de reconnaissance faciale tente en vain d’identifier les blancs barbu roux, il appelle encore : « Pin-lee ? Arada ? »
Et je le trouve décidément bien familier d’interpeller les gens sans jamais utiliser leur civilité, alors qu’il n’y aucun danger imminent apparent. Mais ce n’est pas la vraisemblance ni la cohérence qui étouffe cette production.
« Qui ? » demande l’un des deux blancs barbu roux. « Mes clients ! » précise sévèrement le Meurtrebot, comme s’il n’était au courant d’aucune procédure le concernant quand la compagnie qui est sa propriétaire le remet d’aplomb.
Parce que bien sûr, si vous fabriquez des machines à taille humaine capables de réagir en vidant des fusils à gros calibre intégrés dans leurs bras, vous n’allez tout de même pas les équiper d’un quelconque protocole en cas de panne et d’intervention humaine, même pas la consigne de la boucler en attendant que le petit personnel ait rempli sa mission. Même pas la consigne de rester inconscient ou en veille tant qu’un humain ne lui demande pas d’interagir à nouveau avec son milieu.
Parce que si un robot tueur est endommagé par exemple cérébralement, il faut le laisser s’exprimer de toute manière possible et imaginable. Sauf, que si cet univers fonctionnait de manière vraisemblable, il n’y aurait pas de scène, et la bande de woke raciste sexiste haineux qui préside au scénario et à la réalisation serait incapables de demander à Chat GPT d’écrire quelque chose de meilleur. Ce dont Chat GPT est incapable de toute manière, pour cause de conception spécieuse.
Le Meurtrebot répète : « Où sont mes clients ? » L’un des blancs barbus roux répète : « Qui ? » Le Meurtrebot demande : « Est-ce que je vous connais ? » Le même répond en hochant la tête : « Ouais, je suis ton père. »







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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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