
Thunderbirds Are Go S01E22: Conducteur désigné (2015)
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Thunderbirds Are Go S01E22: Designated Driver (2015)
Traduction du titre original : Chauffeur désigné.
Diffusé en Angleterre sur ITV UK le 26 décembre 2015.
Diffusion en France le dimanche 24 janvier 2016 à 18 heures sur Canal J.
Sortie du DVD anglais annoncée pour début 2016 (pas de version française)
De Rob Hoegee. Avec Rasmus Hardiker, David Graham, Rosamund Pike, Sylvia Anderson, Bob Golding, Simon Greenall. D'après la série télévisée de Gerry et Sylvia Anderson. Effets spéciaux, images de synthèses et maquette de Weta Workshop.
Alan s’est encore endormi sur son tapis. Il est réveillé en sursaut par Scott, qui veut qu’il s’habille en embarque avec lui dans le Thunderbird 1 car ils ont une urgence. Embarqué, Alan s’imagine déjà à avoir à sauver la planète d’un météore, Tokyo d’un tremblement de terre qui aurait enseveli le métro, ou encore une centrale atomique dont l’un des réacteurs serait entré en fusion. Scott lui répond qu’il s’agit de quelque chose de plus important que toutes ces choses…
Mais à la stupéfaction d’Alan, ils atterrissent devant la luxueuse propriété de Lady Penelope, et quand ils se présentent à la porte d’entrée, dont les heurtoirs sont l’effigie du petit chien de Lady Penelope, c’est Parker qui leur ouvre, et annonce que le jour est venu pour Alan d’apprendre à conduire.
Scott reparti avec le Thunderbird 1, Alan demande à Parker s’il est sérieux. Parker est sérieux au point d’avoir prévu une casquette de chauffeur comme la sienne pour Alan. Par ailleurs, Parker a appris à conduire à tous les frères d’Alan, ainsi qu’au père d’Alan, et à tout les frères de son père, et à son grand-père, et à tous les pères Tracy… Enfin, presque, Parker n’est pas si vieux. Alors Alan s’esclaffe et demande à Parker s’il apprend aussi le parking. Parker rappelle à l’ordre Alan : il ne faut pas se moquer de l’école de conduite de Parker.
C’est alors que Lady Pénélope sort de la maison avec son petit chien et rappelle à Parker qu’elle lui a interdit d’enseigner à Alan tout ses coups en douce : pas de course-poursuite, de manœuvre d’évasion… Or, c’est justement ce qui intéresse Alan. Parker reconnait cependant que Lady Penelope a raison : Alan doit d’abord apprendre les bases. Lady Penelope signale alors à Parker que Lady Silvia, la grand-tante de Lady Pénélope, viendra cet après-midi prendre le thé, ce qui semble beaucoup réjouir Parker.
Mais Alan intervient pour demander à Parker quelles bases il va apprendre : lancer des fumigènes, déployer les ailes de la voiture, balancer de l’huile sur la route ? Parker détrompe alors Alan : personne ne conduit la FAB 1 à part Parker, car de toute manière, tous ses élèves ne conduisent qu’une seule voiture – la FAB zéro, qui date d’avant la naissance d’Alan. Alan est indigné, c’est pratiquement une antiquité ! Parker répond alors que ce qui a été bon pour ses frères sera bon pour Alan. Par ailleurs, il se trouve que Parker aime les antiquités, par exemple Lady Sylvia.
Première leçon : comment ouvrir la porte. Alan appuie sur un bouton, et la porte s’ouvre. Seconde leçon, comment fermer la porte. Alan appuie sur le même bouton, et la porte se referme. Comment soulever sa casquette. Alan soulève sa casquette. Et la leçon la plus importe de tous, comment s’adresser à sa passagère. Parker se lance alors dans une imitation de Lady Pénélope, que surprend Lady Pénélope – laquelle, pour se venger et ajouter un cachet d’authenticité à la prestation de Parker, lui confie son petit chien.
Une fois dans la voiture, Parker rappelle à Alan que la vitesse est limité à 5 miles par heure, ce pourquoi ils roulent au pas. Puis Parker explique à Alan ce qu’est une pédale de frein… Et tandis que la FAB zéro s’éloigne, Lady Pénélope, très nerveuse, accueille Lady Sylvia, qui veut absolument parler affaire et n’arrête pas de réclamer le thé, même après cinq tasses, ce qui commence à inquiéter Lady Pénélope. Lady Sylvia déclare alors qu’elle veut bien entendre parler de la vie trépidante de Lady Pénélope si celle-ci ne veut pas entendre parler de thé. C’est alors que deux voleurs fracassent la fenêtre et mettre les deux femmes en demeure de leur remettre tout ce qui a de la valeur dans la maison.





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Second Chance S01E01: Un donneur compatible (2015)
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Second Chance S01E01: A Suitable Donor (2015).
Autres titres : The Frankenstein Code, Looking Glass.
Diffusé en avant première aux USA le 25 décembre 2015 sur FOX US.
Diffusion annoncée aux USA le 13 janvier 2016.
De Rand Ravich, d'après Frankenstein (1818), le roman de Mary Shelley ; avec Robert Kazinsky, Dilshad Vadsaria, Adhir Kalyan, Ciara Bravo, Tim DeKay.
Pour adultes et adolescents.
Que feriez-vous avec une seconde chance ? Avand de répondre, laissez-moi vous donner un conseil : les secondes chances peuvent être de véritables monstres.
Seattle, USA, trois mois plus tôt. Un homme en costume cravate – Duval Pritchard – frappe à la porte de l’appartement 306. La voisine le prévient qu’elle va appeler la police à cause de la musique qui tourne en boucle, mais Duval lui répond que ce ne sera pas nécessaire, mais comme la voisine insiste, Duval lui montre son badge du FBI (la police fédérale américaine), ce qui la fait taire.
Duval finit par utiliser ses clés pour entrer dans l’appartement : il annonce alors à son père, le vieil homme avachi en robe de chambre dans le fauteuil en cuir du salon, que les voisins commencent à se plaindre du bruit. Celui-ci ne répond rien, et Duval va arrêter le tourne-disque. Puis comme le vieil homme – Jimmy Pritchard – a une cigarette à la main, Duval la lui prend et Jimmy répond enfin qu’il s’amusait beaucoup plus avant son arrivée.
Ce à quoi Duval répond qu’il est trois heures de l’après-midi et demande à Jimmy s’il compte s’habiller ce jour-là. Jimmy répond qu’il va y réfléchir. Duval remarque alors les coupures de presse sur la table et demande à son père de quoi il s’agit. En fait, Jimmy travaille sur l’une des enquêtes de Duval – six attaques de banque, un garde tué et personne encore en prison, et selon Jimmy, à son époque, ils auraient fait ce qui était nécessaire d’être fait.
Ils sont interrompus par le bruit de la chasse d’eau des toilettes, et Duval, surpris, demande à son père s’il y a quelqu’un d’autre dans la maison, ce que Jimmy confirme : une jeune femme blonde et souriante sort des toilettes, annonçant qu’elle était sur le point de partir. Jimmy la présente à son fils comme étant Bettina – soit-disant membre de son club d’amateurs de musique. Selon Jimmy, ils se voient une fois par semaine. Bettina dit alors à Duval de ne pas s’inquiéter : son père est trop vieux pour faire grand chose de n’importe quoi.
Ce à quoi Duval répond qu’en conséquence ce pas grand-chose ne devrait pas lui avoir coûté très cher. Jimmy interdit alors à Bettina de répondre à Duval, car selon lui, il est impoli de parler d’argent, et son fils devrait le savoir. Jimmy rappelle alors à Duval de ne pas être grossier, et Bettina s’en va en disant à Jimmy qu’il sait où la trouver.
Et comme Bettina ouvre la porte, elle se retrouve nez à nez avec une jeune fille, à laquelle elle demande si elle est aussi là pour le club des amateurs de musique, et la jeune fille ne comprend pas de quel club Bettina parle : il s’agit en fait de Gracie, la fille de Duval et petite-fille de Jimmy. Comme Duval rappelle à Gracie qu’elle devait rester dans la voiture, Gracie répond qu’elle voulait saluer son grand-père. Comme Gracie demande qui était Bettina, son père lui demande de vider dans l’évier ce qui reste de Bourbon dans la bouteille posée sur la table à côté de son grand-père.
Gracie demande alors à son grand-père s’il se rappelle de ce que le médecin à dit à propos de mélanger ses médicaments avec du Bourbon. Jimmy répond qu’il a dû renoncer à l’un des deux, mais ne se souvient pas duquel.
Puis Jimmy demande ce que sont devenus ses autres disques, et Duval répond qu’ils sont dans des cartons, car ils ont dû déménager sa maison après la mort de la mère du Duval. Ils sont désormais au grenier, il les descendra à son retour. Gracie rappelle alors à son grand-père qu’elle et Duval vont passer deux jours à visiter la future université de Gracie.
Jimmy reproche alors à Duval d’avoir du temps pour faire cela. Duval réplique qu’il s’agit seulement de deux jours avec sa fille et qu’il y a droit. Comme Gracie doit s’en aller avec son père, la jeune fille dit à son grand-père qu’elle lui a laissé un peu de Bourbon dans un verre à côté de l’évier et qu’il sera toujours le Sherif à ses yeux, ce à quoi Jimmy répond qu’il ne faut pas qu’elle le répète car Duval n’aimerait pas entendre cela.
Dans les couloirs de la société de haute technologie Looking Glass (le verre miroir), Otto roule à trottinette jusqu’au bureau de sa sœur jumelle, Mary. Celle-ci la convoqué parce que le conseil d’administration veut savoir ce que le jeune homme fait avec son budget. Otto répond que son traitement expérimental a fonctionné avec les poissons et qu’il voudrait passer à l’expérimentation humaine.
Sa sœur lui rappelle qu’il doit d’abord passer par l’expérimentation sur les souris, les rats, puis les chimpanzés. Mais Otto répond qu’ils ne peuvent pas attendre : Mary est trop malade. Otto rappelle que les poissons étaient morts et qu’ils ont réussi à les ramener à la vie.
La nuit suivante, Jimmy s’est rendu dans la villa de son fils pour récupérer ses disques. Il commence par faire un raid sur les alcools, puis trouve les cartons dans la pièce où ils sont entreposés. Il en ouvre un et tombe sur un exemplaire du journal The Seattle Citizen, qui fait sa une sur la démission du Shérif Prichard après avoir fabriqué des preuves et fait pression sur un témoin – illustrée par une photo de Jimmy encore en uniforme. Jimmy soupire mais trouve ses disques 33 tours dessous.
Comme il referme le carton et veut le soulever, le vieil homme entend un bruit suspect dans la maison. Puis un autre.
Jimmy récupère un couteau de combat dans un autre carton, et comme il ouvre la porte du bureau de son fils, il découvre un homme avec une lampe torche et des gants de plastique bleus en train de fouiller. Jimmy interpelle l’inconnu, lui demandant ce qu’il fait là. Comme l’autre ne répond pas et lui braque la torche dans les yeux, Jimmy menace de lui lancer le couteau, sans remarquer que derrière lui, un autre homme lui braque son pistolet automatique sur la tempe.
Le premier cambrioleur dit alors à l’autre de ne pas le faire – et l’autre cambrioleur sonne Jimmy avec son pistolet. Comme Jimmy s’écroule à terre, l’autre cambrioleur, qui semble être le chef, se fait confirmer qu’ils ont trouvé ce qu’ils étaient venus chercher, et ordonne au premier de nettoyer les lieux pour laisser l’impression que rien n’était arrivé. Comme Jimmy leur dit d’aller en arrière, le chef lui répond qu’il a une meilleure idée.
Les deux criminels ont emmené le vieil homme sur un pont. Le chef explique à Jimmy le scénario : le vieil homme était trop déprimé, avait trop bu – et il l’arrose d’alcool. Et le chef remarque qu’après tout ce que sa famille lui a fait enduré, il est lui-même surpris que Jimmy ait mis autant de temps à se suicider. Puis il ordonne à son complice de faire passer Jimmy par-dessus le bord, et comme l’autre hésite, le chef rappelle que Jimmy a vu leurs visages.
Comme le complice empoigne Jimmy par le col, le vieil homme lui dit que son fils les attrapera. Le complice répond à Jimmy que cela ne sera pas le cas. Puis il jette Jimmy Pritchard par-dessus la rembarde, et Jimmy voit toute sa vie défiler sous ses yeux.
Le lendemain matin, la police a retrouvé le corps de Jimmy et l’affaire est effectivement classée comme un suicide. Le même jour passe un reportage sur Otto et sa sœur jumelle Mary : à l’âge de 4 ans, Otto était incapable de communiquer avec le monde. Il s’est alors inventé un langage de 3000 mots que seule sa sœur était capable de comprendre, et c’est elle qui désormais communiquait pour lui.
Otto donna alors à Mary l’algorithme de Looking Glass (le verre miroir), que Mary utilisera ensuite pour construire un géant des réseaux sociaux valant 10 milliards de dollars, avec un milliard d’utilisateurs.
Et alors que Mary est en cours d’interview, Otto lui envoie un message lui demandant d’approuver le test de son traitement expérimental sur un donneur potentiel qu’il vient de détecter. Cependant, d’après Arthur, son assistant informatique, Mary refuse toujours les tests sur l’être humain et Otto ne comprend pas : c’est le seul espoir de survie de Mary que de lancer les tests dès à présent. Otto demande alors à Arthur combien de temps il faudra à Mary pour rentrer de New-York.
Et comme Mary doit rester encore un jour là-bas, Otto ordonne à Arthur d’échanger les numéros d’identification et de lui faire livrer le corps. Et immédiatement, sur l’écran de l’ordinateur de la morgue, le corps de James Pritchard né le 18 août 1939 et décédé le 5 décembre 2015 change de numéro d’identification pour se retrouver dans une cuve du laboratoire d’Otto.





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Into The Badlands S01E06: La main aux cinq poisons (2015)
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Into The Badlands S01E06: Hand of Five Poisons
Traduction du titre original : Dans les Mauvaises Terres : La main aux cinq poisons
Épisode précédent <> Épisode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série télévisée Into The Badlands (2015)
Diffusé aux USA le dimanche 20 décembre 2015 sur AMC US.
De Alfred Gough et Miles Millar ; avec Daniel Wu, Aramis Knight, Emily Beecham, Sarah Bolger, Orla Brady, Marton Csokas, Ally Ioannides, Madeleine Mantock, Benjamin Papac, Mike Seal, Oliver Stark.
Pour adultes.
La place fortifiée du Baron Quinn. Un vrombissement de moto – Sunny s’en va sur la longue route bordée des champs de pavot. Arrivé au bord d’un fleuve, il descend de sa moto, un sac en toile de jute ensanglanté à la main, contenant un objet rond. Il va à la rencontre de deux soldats en armure noire armés de sabre qui attendent devant un bac.
Ayant pris le bac jusqu’à un cargo, Sunny jette le sac ensanglanté sur la table chargée de dossiers d’un homme à gilet violet occupé à faire ses comptes – le Roi de la Rivière. et déclare que c’est le paiement que l’homme avait réclamé.
Le Roi de la Rivière se lève, sort la tête décapitée du sac et prend une affichette où se trouve dessiné le portrait de MK pour comparer le dessin avec la tête du jeune homme. Le Roi demande alors à Sunny ce qui est arrivé à l’oreille de MK. Puis il demande si Sunny est sûr de l’identité du décapité. Sunny hoche la tête puis répond que MK a confessé son crime avant que Sunny le clippe.
Le Roi de la Rivière sourit et repose la tête sur sa table. Sunny déclare alors qu’ils ont besoin de quitter les terres du Baron Quinn le soir même. Le Roi s’étonne : il n’avait pas réalisé que c’était Sunny qui dictait les conditions désormais…
Sunny insiste : ils avaient un accord. Le Roi de la Rivière répond qu’il n’est pas en train de lui faire faux-bond. Puis ajoute qu’ils lèveront l’ancre à minuit – et que Sunny ne soit pas en retard : le Temps et la Marée n’attendent personne, même pas Sunny.





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Jekyll And Hyde S01E08: Moroii (2015)
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Ici la page Amazon.fr du coffret 3 DVD anglais ITV UK le 28 décembre 2015, anglais sous-titré, pas de VF.
Ici la page Amazon.fr du coffret 3 DVD anglais ITV UK réédité le 9 mars 2021 toujours pas de VF.
Jekyll And Hyde S01E08: Moroii (2015)
Traduction : Le Moroï.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog consacré à la série Jekyll & Hyde de 2015.
Diffusé en Angleterre le 23 décembre 2015, repoussé du 20 décembre 2015 sur SKY UK.
De Charlie Higson (également scénariste), réalisé par Colin Teague, d'après le roman de 1886 de Robert Louis Stevenson ; avec Tom Bateman, Richard E. Grant, Tom Rhys Harries, Enzo Cilenti, Michael Karim, Natalie Gumede, Stephanie Hyam, Ruby Bentall, Donald Sumpter, Christian McKay.
Pour adultes et adolescents.
(Dark fantasy, horreur, monstre, démon) La nuit, brumeuse, en ville, un chien aboie, un gentleman marche sans traîner dans la rue, haut de forme et canne à la main ; une voiture passe dans la rue perpendiculaire derrière lui.
Soudain, un cri de femme, et le jeune gentleman pâle dégaine l’épée cachée dans sa canne. Il porte une croix d’argent à son cou, tourne vivement la tête dans la direction du cri. C’est un couple aisé dont la jeune femme, en fourrure blanche, éclate de rire.
Le gentleman rengaine l’épée dans sa canne, et le couple se hâte de gravir l’escalier derrière lui qui mène à la rue perpendiculaire. Le jeune homme touche sa croix d’argent en pendentif, et reprend sa marche, brièvement, pour s’arrêter devant les marches du perron d’une maison, juste au bas d’un réverbère à ampoule électrique.
Le jeune gentleman gravit rapidement les trois marches et frappe à la porte du pommeau de sa canne-épée. Un majordome (noir) regarde par la trappe amovible du judas. Puis il ouvre la porte. Le gentleman déclare avec un accent distingué qu’il a rendez-vous et se présente : « Watts, George Watts. »
Puis comme le majordome noir à l’épaisse moustache et en bras de chemise reste planté au milieu du chemin, il précise : « Lord George Watts. » (NDT : Seigneur George Watts). Le majordome finit par dodeliner de la tête et s’écarter. Le tonnerre résonne au loin tandis que Watts entre.
Le majordome escorte Watts dans la maison jusqu’à une double—porte, mais c’est à Watts d’en écarter avec assurance les vantaux, sans frapper. Il entre alors dans un salon parcimonieusement éclairé d’un bon goût très relatif et d’un style très vaguement oriental, aux nombreux rideaux, tapis et tentures, avec un lustre et plusieurs lampes au canapé rouge donnant plutôt l’impression de visiter une maison close (NDT : un bordel).
Le salon est vide. Watts appelle, personne ne répond, il se met à l’aise néanmoins en ôtant son manteau et déposant son haut de forme. Se renverse sur le canapé, déposant sa canne-épée, sort la bouteille de champagne de son seau et la débouche, services dont le majordome aurait dû se charger, mis à part vautrer le jeune aristocrate sur le canapé, encore qu’il ait été beaucoup exigés des domestiques ou du personnel hôtelier par le passé comme de nos jours.
Pendant ce temps, une blonde (Olalla, sic) au rouge à lèvres assez vulgaire et portant ses cheveux détachés de la manière étudiée anachroniquement pour ne pas bouger entre les prises lors du tournage de toutes les séries télévisées depuis plus ou moins les années 2000, écarte un rideau, et reproche faussement, ses yeux restant curieusement masqués par une ombre : « Vous avez commencé sans moi… »
Watts a en effet déjà servi deux coupes de champagne, et comme la blonde se glise dans son dos, il lui tend une coupe sans même la regarder, ce qui constitue en un temps record le plus grand nombre d’infractions à l’étiquette de l’époque dans la scène. Watts déclare, se donnant un air puant : « Je n’aime pas attendre. »
Dans ce cas, pourquoi ne pas visiter une maison close aux coutumes plus conforme à ton air (NDT : jeu de mot sur « ère ») ?
La blonde, maquillée et coiffée comme dans les années 2000, se penche sans prendre la coupe de champagne tendue, probablement pas la boisson dont elle s’abreuve habituellement, et sussure : « Tu n’as jamais eu quoi que ce soit qui vaille la peine d’être attendu… »
Et pourtant elle l’attendait clairement, et si les insultes sont coutumières de la part d’une dominatrice sado—masochiste dont le genre de service auprès de l’aristocratie anglaise, étaient très populaires à l’époque victorienne et le sont apparemment encore aujourd’hui, elles ne cadrent pas vraiment avec sa mise ou le style de son salon.
Watts sourit néanmoins, car il ne craint pas de fatiguer son bras, et ne semble toujours pas décidé à faire ce que tout gentleman de son époque et de sa nationalité aurait déjà fait : lui jeter le contenu du verre de champagne à la figure et la gifler.
Plus qu’étonnament, Watts se contente de sourire, et la blondasse prend la coupe de champagne. Watts doit avoir des talents apparents qu’elle goûte particulièrement, à part son fric, il s’entend — et tous les deux un goût prononcé pour la psychopathie.
La blondasse s’éloigne à pas rapide en déclarant : « Je n’étais pas sûre que vous veniez. » C’est pour cela que le champagne était au frais, les glaçons dans le seau étant éternels, et que le salon était illuminé.
Watts considère la bouteille de champagne, et répond : « Vous m’avez tout de même invité. » La blondasse s’assied à l’autre bout du canapé, qui a trois places. Elle confirme dans un soupire : « Oui. » Puis ajoute improbablement : « Mais il y a un vampire qui fait des tours dans les environs. »
J’ai enfin compris ce qui se passe ! la blondasse l’a invité pour une soirée—meurtre sur un thème fantastique. Il est vrai que dans ces années—là, le roman Dracula reste très populaire, tout comme ce genre de soirée, ainsi que les pièces de théâtre mettant en scène des crimes mystérieux et des maisons prétendument hantés, tandis que le succès du théâtre du Grand Guignol à Paris ne se dément pas.
Watts boit la bouteille de champagne au goulot, délaissant sa propre coupe. Veut—il faire démonstration de son agilité buccale ? La blondasse, à la moue signifiant clairement qu’elle est impressionnée, ajoute, ce qui n’était peut-être pas dans l’introduction de son livre—jeu : « Il aurait un penchant pour les petits garçons dans ton genre. » aka …habiles à téter le large goulot d’une bouteille de champagne ?
En tout cas Watts est vexé et rétorque : « Je n’ai rien d’un petit garçon ! » La blondasse le toise, souriante, et admet : « Non. » Alors il se penche sur elle, manquant de heurter son propre nez de celui de la blonde, et propose agressivement : « Sautons le dîner. »
Il n’était pas servi de toute manière, incidemment. La blondasse soupire et proteste : « Mais j’ai faim. » Alors Watts lève son index et répond : « Sois gentille avec moi, mon coeur. » Probablement parce qu’il a un supplément protéiné à lui offrir ?
Et de caresser la gorge de la blonde : « Tu sais qui je suis. » C’est à espérer, vu qu’elle l’a invité, chez elle, de nuit. D’un autre côté, son majordome oublie peut—être de lui transmettre l’identité des hommes qu’il fait entrer de nuit chez elle.
Watts précise au cas où : « J’ai… de l’influence. » insistant à nouveau par son articulation sur son agilité buccale, laissant supposer que son influence n’est pas de nature politique ou même sociale. Ou alors est—il en train de lui expliquer qu’il ne la recommandera pas à ses amis sur Insta ou sur airb&b (baise et b.te) ?
« Je sais… » répond la blondasse, en tripotant la croix en argent de Watts. Et d’une simple poussée de la paume de sa main contre le torse de Watts, elle projette celui-ci à travers la pièce.
Et comme il retombe sonné sur le tapis sans rien avoir cassé, elle bondit du canapé en grondant, sans sortir apparemment de canines particulièrement acérées.
Et tandis qu’à l’étage en dessous le majordome noir en bras de chemise semble occupé à lire consciencieusement à la lumière du réverbère qui filtre par la fenêtre, on entend la blondasse grognante passer à tabac Watts, et casser apparemment une lampe. Watts hurle de manière prolongée, le majordome noir soupire.
De retour dans le salon, nous constatons que Watts, qui s’est apparemment endormi après l’effort, porte à son cou deux trous rouges légèrement espacés qui ne saignent pas.
Et la blondasse de s’excuser : « Désolé, je ne saute pas le dîner. » Puis, inspectant la paume de sa main, qui porte une ligne dentelée de lumière violette, la blondasse s’indigne : « Tu m’as égratignée… Méchant garçon. »
Puis elle prend la main de Watts, qui porte une alliance à son doigt, et ajoute : « Très méchant garçon. »
C’est clair que l’adultère ou sauter un repas mérite la mort. La blondasse fouille ensuite la poche intérieure de la veste de Watts pour en sortir un porte-feuille et le vider d’une liasse de billet. Elle déclare alors, empochant les billets : « Néanmoins, merci d’être passé. » Et jette le porte-feuille à travers son salon, en direction d’une corbeille qui en contient déjà une douzaine.











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Thunderbirds Are Go S01E21: Chasseurs de comètes (2015)
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Thunderbirds Are Go S01E21: Comet Chasers (2015)
Diffusé en Angleterre sur ITV UK le 19 décembre 2015.
Diffusion en France le dimanche 24 janvier 2016 à 18H25 sur Canal J.
Sortie du DVD anglais annoncée pour début 2016 (pas de version française)
De Rob Hoegee. Avec Thomas Brodie-Sangster, Rasmus Hardiker, David Menkin, Sandra Dickinson, Jack Whitehall, Taj Atwal. D'après la série télévisée de Gerry et Sylvia Anderson. Effets spéciaux, images de synthèses et maquette de Weta Workshop.
Alors que ses frères se détendent, Alan Tracy est tout à son fantasme de faire poser sa fusée sur la comète de Halley. Sa grand-mère l’interrompt d’une chiquenaude sur le front de l’adolescent, et comme Alan est furieux, elle lui reproche d’être encore à piloter sa fusée alors qu’il dort, ce que Alan nie, puis explique qu’il ne peut pas s’en empêcher, compte tenu que cela fait toute une semaine que les journaux télévisés parlent du retour de la comète, et du coup, il n’a que cela à l’esprit. Sa grand-mère lui répond que c’est justement pour cela qu’elle l’a réveillé : un genre d’aventurier populaire est sur le point de faire une annonce à la télévision.
Alan se lève d’un bond : est-ce qu’ils vont montrer la comète ? d’à quelle distance ? Et savent-ils qu’elle ne reviendra pas avant 75 autres années ? Scott fait remarquer que Alan se répète beaucoup en ce moment, mais il est coupé par Alan alors que l’hologramme de l’explorateur en question, François Lemaire, apparait dans le salon des Tracy. Lemaire annonce qu’ils vont assister à un évènement historique, alors qu’il se trouve avec sa biographe personnelle, Madeline Lemaire, qui fait remarquer à la caméra que l’idée d’une telle expédition ne vient absolument pas d’elle. Et comme François Lemaire montre à travers son hublot une vue rapprochée de la comète, qui ne reviendra pas aussi près de la Terre avant 75 ans, il s’exclame que c’est une boule de feu et de glace magnifique.
Dans son salon, Alan est alors un peu gêné, car en fait, la comète serait en fait seulement constituée de glace… Mais Alan redevient vite enthousiaste quand François Lemaire annonce qu’il sera la première personne de l’Histoire à poser le pied sur la comète. Et comme Alan regrette ironiquement de n’avoir pas pensé d’abord à se poser sur la comète, Scott réplique qu’il en est heureux, parce que c’est une manœuvre inutilement risquée – cependant, Scott remarque que tant que Lemaire restera hors de la queue de la comète, il a de grande chance de s’en sortir indemne. Et à peine Scott a-t-il dit ces mots que François Lemaire annonce qu’un petit survol ne lui paraissant pas suffisant, il va lancer son vaisseau spatial dans la queue de la comète afin de faire profiter les spectateurs d’images inédites.





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