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- Écrit par David Sicé


The Game (1997)
Sorti aux USA le 12 septembre 1997.
Sorti en Angleterre le 10 octobre 1997.
Sorti en France le 5 novembre 1997.
Sorti en blu-ray français le 1er septembre 2010.
Sorti en blu-ray américain le 21 septembre 2012 chez CRITERION (région A, pas de version ou sous-titres français)
De David Fincher, sur un scénario de John D. Brancato, Michael Ferris. Avec Michael Douglas, Deborah Kara Unger, Sean Penn, James Rebhorn, Peter Donat, Carroll Baker.
Pour adultes et adolescents.
Un enfant pose avec son père sur un film super-8. C’est le jour de son anniversaire, il y a foule dans le vaste parc de la superbe demeure familiale. L’enfant porte son petit frère. Le père s’en va, disparaissant dans l’obscurité.
San Francisco, de nos jours. L’enfant est devenu un adulte blasé, enfilant la rolex de son père. Il vit seul avec sa gouvernante Ilsa dans la vaste demeure familiale. Il vient travailler dans l’immeuble qui porte son nom – Van Horton, travaillant dans la haute finance, refusant les invitations à toutes les mondanités. Ce jour-là, son ex-femme Elizabeth appelle. L’une des employés lui souhaite un joyeux anniversaire et l’homme déclare à sa secrétaire qu’il ne l’aime pas. Puis sa secrétaire lui parle enfin de l’appel d’un prétendu monsieur Seymour Butts (« Say more butts », dis ‘plus de cul’). Alors l’homme annule son rendez-vous pour le déjeuner et se rend au rendez-vous : Seymour Butts n’est autre que son facetieux petit frère Conrad. Celui-ci lui avoue qu’il était inquiet à son sujet depuis l’enterrement de leur mère. L’homme lui demande ce qu’il veut : Conrad prétend qu’il ne veut rien, il a juste pensé 12 octobre, anniversaire de Nick. Nicholas le corrige : 11 octobre, et l’autre répond peu importe. Alors Conrad lui offre, selon lui, le cadeau que l’on offre à celui a tout. Il s’agit d’une carte de la société CRS – Consumer Recreation Service. Conrad lui demande d’appeler ce numéro, car ce qu’ils feront pour lui changera profondément sa vie. Nick demande si c’est un service d’escorte, mais apparemment non, et Conrad insiste pour qu’il appelle. Nick promet d’appeler le numéro, le problème c’est qu’il déteste les surprises. Alors tout le personnel du restaurant vient s’assembler devant leur table pour chanter « Joyeux anniversaire »…
Le soir venu, Nick croise Ilsa qui lui a laissé son repas dans le four, lui demande de passer son bonjour à Conrad s’il le revoit et lui souhaite un bon anniversaire et une bonne soirée. Nick dîne donc seul, à regarder une sorte de CNN. À 11H40 du soir, il reçoit un appel de son ex-femme Elizabeth, qui pensait que ce serait un moment difficile pour lui, à cause de son père, qui est mort à cet âge, 48 ans. Nick abrège la conversation, puis considère la carte que lui a offert son petit frère, puis il revoit dans sa tête le jour où il a vu son père sauter du toit.
Le lendemain, Nick entre dans le hall du bâtiment qui abrite la CRS à son 14ème étage. Les bureaux sont vastes et luxueux. La préposée le fait attendre puis demande à un M. Feingold, ingénieur spécialiste en analyse des données de s’occuper de lui. Les locaux sont encore en cours d’installation selon Feingold, d’où le nombre de techniciens encore occupés à installés néons et vitres. Dans son bureau, Feingold déclare intéressant que le frère de Nick ait été un client de leur agence à Londres, puis il lui passe un questionnaire, lui précisant qu’il n’a pas à répondre aux questions financières s’il ne se sent pas. Nick est pour le moins étonné des questions qu’on lui pose, et il demande quel genre de service vend CRS : selon Feingold, c’est un jeu – des vacances dont la nature change pour chaque client. Ils procurent ce qui manque au client, et Nick est libre de quitter le jeu quand il le voudra. Les examens, psychologiques et physiques ne dureront qu’une heure. C’est de la routine. Nick s’applique alors à remplir les questionnaires à choix multiples, commenter des cartes représentant des objets ou des situations comme un labyrinthe ou une voiture chutant dans un ravin. Les examens s’éternisent, et Nick est obligé de reporter des rendez-vous. Et comme il se retrouve dans une salle obscure lui projetant des images aléatoires et des messages, il finit par se lever, appelle, et personne ne lui répond. En fin de compte il a passé toute la journée. À la signature du contrat, il apprend que son frère n’aura même pas à payer ses vacances, s’il n’en est pas satisfait, mais selon Feingold, ce n’est jamais arrivé.
Nick appelle son frère pour lui dire qu’il est allé à CRS mais n’a encore pas décidé de commencer le jeu. Après son entraînement au club, il surprend une conversation entre deux membres à propos de CRS. Il les aborde dans le fumoir et leur pose la question : qu’est-ce que c’est ? Les deux hommes parlent de nouvelles expériences, semblent très satisfaits et prêts à recommencer. L’un des hommes lui dit qu’il y a joué il y a un an, à Los Angeles. Pour lui c’est John chapitre 9 verset 25. Il précise car Nicholas ignore le verset en question : « avant j’étais aveugle, maintenant je peux voir ».
Après une réunion, Nick reçoit un appel téléphonique de CRS. Une certaine Cynthia lui annonce que sa candidature a été rejeté. Nick est choqué, mais rentrant chez lui, il prévient simplement son frère qu’il n’aura pas le temps de jouer à son jeu. C’est alors qu’il aperçoit un corps jeté devant sa maison, à l’endroit où son père était tombé.
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- Écrit par David Sicé


Kull The Conqueror (1997)
Sorti aux USA le 29 août 1997,
Sorti en Angleterre le 19 septembre 1997,
Sorti en France le 22 juillet 1998,
Sorti en DVD US le 24 février 1998,
Sorti en blu-ray US le 3 février 2015,
Annoncé en blu-ray français le 19 août 2021,
Annoncé en blu-ray US pour le 19 octobre 2021.
De John Nicolella, sur un scénario de Charles Edward Pogue ; d’après Kull of Atlantis de Robert E. Howard ; avec Kevin Sorbo, Tia Carrere, Thomas Ian Griffith, Litefoot, Harvey Fierstein, Karina Lombard.
Pour adultes et adolescents.
À l’aube des temps, le monde était recouvert de flammes et les démons régnaient sur les humains. C’était l’ère d’Akivasha, la Reine-Sorcière d’Achéron, un royaume de l’Enfer sur la Terre. Puis le grand dieu Valka détruisit l’empire maléfique d’Akivasha, et ne laissa qu’une seule flamme d’Achéron à brûler pour toute l’éternité. Des cendres de l’Ancien Achéron se releva le grand royaume de Valusia, où la flamme brûle encore en souvenir d’un temps privé de dieux.
Une bataille dans la nuit illuminée des flammes. Un barbare se distingue par ses grands cris tandis qu’il abat ses ennemis à la double hache sous le regard morne d’une rangée de cavaliers. Deux d’entre eux s’élancent... et tombent. Sur le point d’être hachés à leur tour, une corne retentit, et le cavalier blond, général de l’armée rejoint le barbare qui prétend avoir passé tous les tests pour être engagé. Le cavalier blond lance la double hache au loin, laquelle selon lui ne sert qu’à couper du bois. Il offre à la place une épée enflammée comme la sienne, et leur fait bander les yeux à tous les deux pour un combat guidé seulement par les sons qui trahiront leur position. Le barbare finit par se vautrer dans l’eau, mais le roi lui demande qui il est : Kull de l’Atlantide. Le blond lui répond qu’il n’accepte que les nobles, et Kull répond que son sang est aussi noble que celui de son général.
C’est alors qu’un messager vient annoncer au général que le roi massacre ses enfants, et les cavaliers retournent au château du roi. Le général trouve le roi fou, persuadé que tous veulent lui voler sa couronne. Le roi frappe le général et Kull arrête le roi, qui prétend épargner la vie du barbare, seulement pour l’attaquer en traite. Kull tue le roi. Le général réclame alors la couronne, car ce serait son droit de naissance. Ils sont arrêté par un blond fadasse qui prétend être le héritier en ligne. Mais le roi agonisant tend sa couronne à Kull, qui est proclamé roi selon le grand prêtre et tous s’agenouillent devant lui.




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- Écrit par David Sicé


Ici la page Amazon.fr du DVD français de Mimic (1997)
Mimic (1997)
Traduction du titre original : Imitation.
Noter qu'il existe au moins deux versions de ce film : cinéma et Director's Cut (112 min.)
Sorti aux USA le 22 août 1997.
Sorti en France le 24 septembre 1997.
Sorti en Angleterre le 26 juin 1998.
Sorti du blu-ray américain le 27 septembre 2011 (région A, anglais DTS HD MA 7.1, pas de version ou sous-titre français).
De Guillermo del Toro (également scénariste), sur un scénario de Matthew Robbins, d'après la nouvelle "Mimic" de Donald A. Wollheim. Avec Mira Sorvino, Jeremy Northam, Alexander Goodwin, Giancarlo Giannini, Charles S. Dutton, Josh Brolin , Alix Koromzay.
Pour adultes et adolescents.
New-York, l’île de Manhattan. Un enfant de 8 ans est arrivé mort aux urgences. C’est le début d’une épidémie, qui frappe exclusivement les enfants. La maladie de Strickler. Deux ans plus tard, dans tous les hôpitaux, des chambres remplies d’enfants qui s’étouffent, et dans le meilleur cas, qui ne pourront remarcher qu’avec des atelles. Le responsable du centre de contrôle des maladies, le Docteur Peter Mann fait appel au Docteur Susan Tyler, une jeune chercheuse : après lui avoir montré les enfants malades, il lui demande son aide. Ils descendent dans les égouts en combinaison pressurisée : la jeune femme y dépose une cage à insectes qu’elle a génétiquement modifié, et elle relâche ces prédateurs sur les cafards environnants, qui sont le vecteur de maladie de Strickler, et les prédateurs relâchent leurs sucs, et tuent tous les cafards. Six mois plus tard, la maladie a disparu, et Peter Mann fait une conférence présentant Tyler comme une héroïne : elle a combiné l’ADN de la mante et du termite pour créer l’espèce Judas, dont la sécrétion est remplie d’une enzyme tueuse pour les cafards. Le soir, Peter et Susan, qui sont désormais en couple, fêtent leurs quinze minutes de gloire, mais Tyler est pensive : elle s’inquiète de l’impact sur la nature de ce qu’ils ont fait, mais à l’idée de pouvoir faire leurs enfants sans risquer de les voir tomber malades chasse leurs doutes.
Trois ans plus tard, par une nuit pluvieuse, un prêtre asiatique s’est réfugié sur le toit de son église, poursuivit par quelqu’un capable de défoncer la porte métallique du toit en terrasse. Il tente de s’échapper par une passerelle suspendue, dont un des câbles lâche après le choc de son saut. Il s’écrase plusieurs étages plus bas dans la ruelle voisine, sa tête faisant éclater un pot de peinture posé sur le trottoir, et son poursuivant revient chercher le corps, produisant une sorte de cliquetis que reproduit avec des cuillères un jeune garçon aveugle qui habite l’immeuble voisin. Comme le garçon ne cesse répéter « drôles, drôles de chaussures », le poursuivant tire le corps du prêtre jusqu’à un soupirail d’égout, puis force l’entrée du corps à l’intérieur.
Peter et Susan sont désormais mariés. Tyler veille aux derniers détails de la mise en place d’une exposition consacrée au Judas lorsque son mari vient la retrouver pour déjeuner avec elle de sandwich. C’est alors qu’il lui offre un flacon : selon le Docteur Chadwick, si elle en prend des gouttes, elle tombera plus vite enceinte. Ce à quoi Susan lui répond que le contenu du flacon vient de l’urine de nonnes italiennes ménopausées. Ce à quoi Peter réplique que les moines mettent bien leur propre vin en bouteille. Susan refuse cependant le cadeau, car elle estime que ce n’est pas naturel. Peter lui demande alors d’y réfléchir : depuis six mois, c’est lui qui se balade avec de la glace dans ses sous-vêtements, et ce n’est pas non plus naturel. Puis son téléphone bipe, et il s’excuse : il doit partir sur les scènes d’un crime, l’église où a été assassiné le prêtre.
Là-bas, l’attend l’un de ses amis, Josh, inspecteur de police, qui lui souhaite la bienvenue au Pays des Maladies. Selon lui, il y a une épidémie de fièvre jaune sur place. Deux policiers ont vu la passerelle cassée, puis la peinture répandue, puis ils ont regardé par la fenêtre d’une cave. Puis john invite Peter à regarder par la fenêtre à son tour…
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- Écrit par David Sicé


Event Horizon (1997)
Traduction : Horizon d'évènement (NDT limite de visibilité depuis un trou noir qui aspire en théorie la lumière).
Sorti aux USA et au Canada le 15 août 1997.
Sorti en Angleterre le 22 août 1997.
Sorti en France le 6 mai 1998.
De Paul Anderson, sur un scénario de Philip Eisner, avec Laurence Fishburne, Sam Neill, Kathleen Quinlan, Joely Richardson, Richard T. Jones, Jack Noseworthy, Jason Isaacs, Sean Pertwee.
Pour adultes.
(Horreur spatiale gore fantastique) 2015. Première colonie permanente établie sur la Lune. 2032. L’exploitation commerciale minière commence sur Mars. 2040. Lancement du vaisseau de recherche spatial Horizon d’Evènement pour explorer les limites du Système Solaire. Disparaît sans laisser de trace au-delà de la huitième planète Neptune. La pire catastrophe spatiale jamais recensée. 2047. Le présent. Un astéroïde file à travers l’Espace, dépassant une planète bleue avec un œil cyclonique. Neptune ?
Au-dessus de l’œil cyclonique, un vaisseau spatial illuminé en forme de croix. Son arrière train ventru d’allure steampunk affiche en gros caractère son nom de baptême, l’Horizon d’Evènement. A l’intérieur, des objets divers abandonnés flottent apparemment en apesanteur dans la pénombre : une bouteille d’alcool, un livre, un gobelet, un miroir ou cadre vitré, une montre-bracelet.
Sous le large corridor, une pièce avec un seuil en forme de croix illuminé de brume bleue, avec le corps d’un homme pied nu qui flotte à mi-hauteur tournant sur lui-même. L’homme est ensanglanté, la bouche ouverte et les yeux exorbités, il semble hurler et son hurlement semble résonner dans la pièce.
Le bip électronique d’un réveil matin. C’était seulement le cauchemar d’un homme allongé sur son lit blanc, le teint pas vraiment frais, mal rasé. Il arrête le réveil, tourne la tête trois photos grands format et une petit format fixée au mur de sa couchette : toutes les photos représentent une femme rousse d’âge possiblement aussi mûr que le sien, et lui-même figure un couple avec la rouquine, photo prise apparemment un soir de fête, cocktails à la main.
Sans crainde de tâcher la seconde photo de ses gros doigts, l’homme la détache de la cloison, puis s’assied au bord du lit et considère la photo : va-t-il la manger ou pas ce matin ? Il souffle : « Tu me manques. »
De fait, il y a encore plus de photo de la rousse sur l’étagère en face qui du coup prend sacrément l’allure d’un autel pour tueur en série. Finalement il ne mangera pas cette photo-là, pas tout de suite en tout cas, puisqu’il la dépose pour cacher une carte représentant en peinture un genre de cœur, ce qui en filant la métaphore supposerait qu’elle ne lui manque que physiquement.
Le même va pour se raser avec un grand coupe-chou. Sans doute lui fallait-il un prétexte pour embarquer une arme blanche redoutable à bord ? Il se fige et fixe des yeux le robinet qui goutte. Notez que la goutte ne flotte pas dans les airs. Il reprend son rasage.
L’homme semble avoir fait se lever un volet, et nous le voyons approcher la tête en bas, une barquette à la main qu’il semble déguster à la fourchette. La caméra dé-zoomant (où est le cameraman ?), nous découvrons qu’il habite un module immatriculé USAC appartenant à une sorte d'échafaudage orbitant au-dessus supposément de la terre, a priori sans dispositif permettant de maintenir une gravité à bord. Et pourtant la goutte du robinet qui fuyait ne partait pas en flottant dans l’air déclencher quelque court-circuit puis incendie ravageur à bord de cette station spatiale.
Et c’en est bien une : il s’agit de la station Jour, en basse orbite terrienne. Dans le haut parleur, nous supposons, de la cabine du raseur, une voix de femme type hôtesse de l’air en moins glamour annonce : « Professeur Weir, présentez vous au Lewis et Clark, quai d’amarrage quatre. »
Le vaisseau Lewis & Clark de l’USAC, catégorie Recherche et Sauvetage, Mission Top Secret est effectivement amarré nous supposons au quai quatre de la station Jour, mais cela ne se voit pas, puisque ce vaisseau a déjà quitté son quai d’amarrage et s’éloigne de la Terre.
Dans la cabine de pilotage, un certain Justin annonce que la propulsion ionique est parée. Un certain Smith lui répond : « Merci. » et je répond « Pas de quoi. »
Impossible de savoir si c’est Justin ou Smith ou Wesson, mais il ajoute : « Direction, vecteur un, neuf degrés… » et nous sommes super-avancés si nous voulions les suivre avec notre propre fusée.
Ils sont apparemment trois aux pupitres de ce poste de pilotage, portant ce qui ressemble à des uniformes militaires, cependant plus ou moins débraillés : une blonde qui n’a apparemment rien dit, à moins que ce soit un homme déguisé, et deux hommes à moins que ce soient des femmes déguisés. Le dernier qui a parlé annonce qu’ils sont prêts pour le verrouillage.
Possiblement celui qui a parlé enfonce des touches illuminées d’allures très sales parce que personne ne se lave les mains après avoir mangé et que personne non plus ne nettoie le pupitre. Un bip prolongé se fait entendre.
La cabine de pilotage est elle-même très mal éclairé et le tapis de sol qui semble essayer de se faire passer pour un grillage est froissé. Il semble y avoir des trous et des passages partout, mais vu les tonalités anthracites, les zones d’ombres étendues et les angles morts, absolument n’importe quelle peste ou prédator du moustique au caniche enragé ne ferait qu’une bouchée de cet équipage.
D’un autre côté je ne vois pas non plus comment ils pourraient se défendre sans faire immédiatement exploser leur vaisseau en court-circuitant l’inévitable dispositif d’auto-destruction si facile à enclencher et toujours impossible à désamorcer.
Et le premier qui a parlé, comme s’il avait lu dans mes pensées déclare, de manière tout à fait protocolaire : « Je ne peux pas le croire, c’est d’un ridicule ! J’en ai eu plus sur les bras ces six dernières semaines et maintenant cette m.rde. »
Et histoire de compliquer encore davantage toute tentative de repérer un xénomorphe dans la cabine de pilotage, il y a deux gros ventilateurs rétro-éclairés au plafond pour faire danser les ombres et probablement provoquer des crises d’épilepsie chez qui regarderait dans cette direction.
Le bavard se tourne alors vers la blondasse décorative qui n’a encore rien dit alors qu’habituellement à bord d’un bombardier ou d’un jet d’antan, tout le monde participait aux vérifications nécessaires à chaque manœuvre : « Je veux dire, pourquoi nous ne pouvons pas aller sur Mars, Capitaine ? »
Et avec l’air pénétré du violeur multi-récidiviste, il fixe la capitaine pour ajouter : « Je veux dire, que Mars a des femmes. » La blondasse répond de l’air d’avoir fait la fête les trois jours et nuits précédents d’affilés : « Smith a raison : Neptune, il n’y a rien là-bas. »
Haem, il y a bien Neptune, non ?
Apparemment, Smith c’est la tête de violeur multi-récidiviste qui a parlé le premier, voire tout le temps. Ils ne sont pas censés porter leur nom scotchés sur leur uniforme à la hauteur de la poitrine ou de l’épaule ? Smith surenchérit : « Ouais, et si la merde tombe, nous serons livrés à nous-même. »
D’abord elle ne tombera pas en apesanteur, c’est physiquement impossible. D’un autre côté, l’apesanteur des engins spatiaux lancés à l’ancienne, c’est une chute perpétuelle qui explique que les objets flottent, sinon ils tomberaient toujours mais dans la direction de la planète ou de l’étoile le plus proche.
Et puis ils ne seraient pas tous seuls, puisqu’un autre vaisseau de recherche et secours pourraient se mettre en route vers Neptune, puis celui-là perdu à son tour, un autre, et encore un autre, jusqu’à ce que quelqu’un se décide à installer des avants-postes et les desservir d’une ligne spatiale régulière, quand bien même automatisée, genre un train continu de drones jouant à saute moutons jusqu’à Nepture pour l’aller et le retour.
Le capitaine n’est pas la blondasse — une femme ou un trans mâle vers femelle-capitaine, mais qu’allais-je imaginer ? — C’est un acteur noir l’air mastoc et surtout célèbre : « Vous connaissez la règle, les gens. »
Ils sont pas militaires ces trois-là ? Et les formules d’adresse dans l’armée, il les connait, lui ? Le capitaine précise : « Quelqu’un déboulonne, c’est nous que l’on sonne. »Et qui faut appeler ? (Tous en chœur) Ghost Buster !!! Et d’ajouter pour de vrai : « Maintenant, on y va. »



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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.
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