Amazing Stories #014 (1927)
Titre complet : Volume 2, mai 1927, numéro 2.
Traduction : Histoires étonnantes.
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Publicités toxiques.
Pour adultes et adolescents.
Présumé sorti en kiosque aux USA le 5 mars 1927 daté de avril 1927, prix 25 cents, soit 4.51 dollars 2024 en tenant compte de l'inflation (4,33 en Euro du 23 janvier 2025).
De Hugo Gernsback, F. R. S. (rédacteur en chef), Dr. T. O'Conor Sloane, M. A., Ph. D. (directeur de publication), Wilbur C. Whitehead, rédacteur littéraire, C. A. BRANDT, rédacteur littéraire.
Pour adultes et adolescents.
(revue littéraire de Science-fiction) Définitivement et en tout point du magazine une source d'inspiration sans limite si vous êtes auteur en tous genres littéraire ou joueur du jeu de rôles sur table de l'Appel de Cthulhu. Je crois bien qu'il n'y a rien de tel pour s'immerger dans une époque et par contre coup immerger dans cette époque, ou n'importe laquelle transposée de la première, vos lecteurs, auditeurs, spectateurs.
Certains auteurs sont plus verbeux que l'autre, mais à la traduction, le style donc la pensée et son pouvoir d'évocation, quand l'auteur est bon, ressort de manière tellement plus flagrante que dans les traductions d'origine, que je ne peux que maintenir mon conseil de lire en version originale, en prenant vraiment son temps de peser chaque mot et en laissant votre imagination et votre culture générale tirer les fils pour en arriver à une expérience multi-sensorielles, à développer dans les rêves éveillés et ceux de la nuit suivante et de toutes les autres.
Oui Gernsback peut divaguer dans ses éditos et certains auteurs faire du remplissage de colonne, et une partie des textes déjà pré-exister, éparpillés sur la planète et dans le temps -- mais au total, numéro après numéro, illustration après illustration, Amazing Stories est bien pionnier planétaire et l'effet cumulé de tout cet effort tendu vers l'enrichissement imaginatif et scientifique est patent (NDT manifeste, évident).
Lisez le courrier extrêmement pertinent de Daniel D. Moloney de Brooklyn, état de New York, que j'ai traduit en intégralité plus bas.
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Les numéros de pages imprimés à l'intérieur ne tiennent pas compte des quatre pages de couverture.
p. 3 = 2 : sommaire.
"Amazing Stories est publié le 5 de chaque mois. Il y a 12 numéros par année. L'abonnement est de 2.50 dollars (44.56 dollars 2024 idem euro) par an aux USA et possessions, 2,50 dollars (53.47 dollars 2024, idem en euro) au Canada et à l'étranger. Les pièces et timbres Etats-Uniens sont acceptés (pas les pièces et timbres étrangers, un exemplaire d'échantillon sera gratuitement envoyé à la demande... Toutes les contributions acceptées sont payées à publication. Amazing Stories est en vente dans tous les kiosques des Etats-Unis et du Canada. Agents européens S. J Wise et Cie 40 place verte, Antwerp, Belgique. Imprimé aux U. S. A."
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p.5 = 483 : Ours et Edito de Hugo Gernsback, F. R. S.
De la fiction extravagante aujourd'hui... à la froide réalité de demain.
ÉTONNANTES CREATIONS.
par HUGO GERNSBACK
"Quoi que l'esprit humain puisse penser (NDT imagine), ce sera créé (NDT : inventé). Ainsi file une phrase galvaudée, des plus utilisées ces jours-ci. Bien sûr, on ne peut pas s'attendre que chaque pensée conçue dans le cerveau humain représente une possibilité, bien qu'un nombre indénombrable d'idées fussent parfaitement possible en réalisation. La pensée de l'automobile précéda l'accomplissement de fait, exactement comme la pensée de la presse à imprimer, le phonographe, le téléphone et des milliers d'autres merveilleuses choses précédèrent leur invention. Pourtant, quand nous lisons une histoire de scientifiction de ces derniers jours, nous nous arrêtons pour nous demander si oui ou non de telles choses à propos desquelles on écrit, ne surviendront jamais (dans la réalité).
La rédaction d'Amazing Stories (NDT Histoires étonnantes), au moins, font de leur mieux pour écarter de ce magazine les récits qui relèvent davantage du conte de fées que de la scientification. Le conseil de rédaction d'Amazing Stories fait cette fine distinction : un récit pour être de la véritable scientification, devrait avoir une base scientifique de plausibilité, afin que, quand bien même il ne semble pas possible d'accomplir le miracle cette année ou la suivante, il puisse être imaginable que cela se réalise d'ici 500, 5.000 ou 500.000 années.
La question que doit alors se poser le lecteur est, qui dans cette rédaction, sera encore là dans 500, 5.000, 500.000 pour valider la réalité de cette invention alors, et répondre de son mensonge ou de son erreur si cette invention ne s'est pas exactement réalisée.
Parce qu'en restant suffisamment vague et en jouant sur les mots, le contexte, les métaphores, on peut prédire n'importe quoi : ce ne sont que des mots, n'est-ce pas MM. Nostradamus et Paco Rabanne ?
Or la description "scientifique" implique que ce qui est raconté soit constamment vérifié par l'expérience et la contrexpérience selon le même protocole par autant d'équipes de chercheurs que vous voulez. Ou par le premier venu qui aurait à sa disposition les moyens de le faire avec le même protocole.
Autrement dit, la "base de plausibilité" aura beau être "scientifique" (donc vérifiée par l'expérience et la contre-expérience), le récit de scientifiction ne le sera jamais. Il n'est donc jamais objectivement "réalisable" peu importe quand. "Quand" importe quand on prétend qu'un risque ou une chance sont réels, cela fait partie du contexte.
Par ailleurs une invention "miraculeuse" (notez le vocabulaire religion) peut être réalisable et jamais réalisée, par exemple si un lobby empêche sa réalisation, et cela arrive tout le temps. Par exemple le moteur à alcool fonctionne depuis des siècles, c'est une énergie réellement verte et renouvelable car nous parlons d'alcool fabriqué à partir de la fermentation végétale, et ce moteur ne pollue que de l'eau potable.
Pourtant le moteur à alcool est interdit en France et probablement partout où les cartels pétroliers (qui ont littéralement assassiné les producteurs pétroliers indépendants) ont pu le faire interdire sous tous les prétextes imaginables, et c'est quotidiennement que nos politiques, institutions, journaux et "scientifiques" prétendent que le moteur à alcool n'existe pas et qu'il faut maximiser la production de moteurs toujours plus polluant, à l'énergie absolument pas renouvelable si on tient compte que les matériaux constituant une batterie électriques reste fossiles et leur production détruit l'eau potable --- ou que nous n'avons pas besoin de mélanger du pétrole ou n'importe quoi d'autre à l'alcool pour faire tourner un moteur, tandis que le prix des carburant est quasi intégralement fictif et arbitrairement fixé par qui le taxe et se paye ensuite sur les taxes.
Beaucoup de récits qui sont excellents d'un point de vue littéraire se révèlent pauvre en science. Ces histoires sont invariablement rejetées par AMAZING STOIRIES, comme étant habituellement du type pays des fées. Récemment, un excellent récit nous a été proposé où un scientifique a conquis la distance au moyen d'un rayon. Il était alors possible de transporter une habitation à des milliers de miles de votre pas de porte, ce qui en surface pouvait sembler être impossible à accomplir. Nous pourrions concevoir d'inventer un rayon qui pourrait annuler la distance, qui traduit en bon anglais signifierait la télévision, et je peux penser dans ce sens transporter la Cathédrale Saint Pierre ou la Tour Eiffel dans ma salle d'étude. Mais il semble impossible d'apporter ces mêmes objets physiquement dans ma salle pour beaucoup de raisons évidentes.
Et pourtant, cela n'empêchera pas la Scientifiction d'AMAZING STORIES ou la science-fiction de l'âge d'or ou cyberpunk de cumuler les "inventions" scientifiques basées sur du virtuel. Quelles séries animées voire films en vrais acteurs ne cesse de confondre la virtualité et la réalité en projetant les héros dans des jeux vidéos, ou encore en prétendant qu'un robot ou une intelligence artificielle a la même sensibilité, la même liberté de pensée ou la même conscience qu'un être vivant qui s'est déjà reproduit sur des générations incommensurables, ce qui impliquerait dès lors que le temps n'est qu'une représentation, qu'un être vivant quel qui soit -- la définition scientifique de vivant est le fait qu'il se reproduit cellulairement comme à l'échelle de sa lignée) dépasse infiniment le moindre réseau neuronaux aux performances extrêmement coûteuses en ressources et en pollution.
Quantité de notion telles le voyage à travers un temps linéaire ou la téléportation à la Star Trek qui semble évoquée dans l'édito sont ineptes et relèvent du délire schizophréniques que des agences spécialisées dans la manipulation des populations, ou même simplement les agences publicitaires et tout discours vantant l'intelligence artificiel ou généré par intelligence artificiel cultivent particulièrement en ce moment même où nos médias prétendent faire la chasse à la désinformation. Cf. l'Arche perdue retrouvée soit-disant par la CIA, la prétendue cité verticale censée se trouver sous les pyramides --- incidemment générée par intelligence artificielle à partir d'un bruit électronique d'une image satellite en gros radar qui n'arrive même pas à afficher ce qui existe et peut se visiter à l'intérieur de la Grande Pyramide.
Car si l'intelligence artificielle l'hallucine, c'est que cela doit être vrai et que personne n'est responsable de rien si c'est complètement faux et que ça tue, fait déporter ou fait perdre de l'argent ?
Concernant la téléportation à la Star Trek, je rappelle qu'elle se fait bien dans cette fiction à l'aide d'un "rayon" type téléporteur (à l'écran dans les années 60, un trucage réalisée en faisant pleuvoir des paillettes sur une zone surexposée de la pellicule occupé par l'acteur illuminé d'un spot, et on ajoute au son une musique évoquant justement un conte de fée)
En fait il s'agit même dans ces séries Star Trek plusieurs rayons : un au départ qui désintègre de fait l'objet ou l'être à téléporter aka le tue et le sépare de sa conscience + un qui porte physiquement les informations de la structure de l'objet ou l'être censé être transporté aka seulement sa description donc sa représentation et certainement pas la réalité de cet objet ou de cet être + un qui "reconstruit".
Le téléporteur selon Star Trek sera rebaptisé par les fans autant que les critiques et les scénaristes comme le "téléporteur magique TM" (NDT Trade Mark, marque déposée) parce qu'il sert à faire arriver n'importe quoi qui puisse arranger les scénaristes en mal d'inspiration et le plus souvent complètement à la masse scientifiquement et littérairement parlant. La seule chose qui compte alors dans Star Trek est de pondre un script et le tourner dans la semaine, en ménageant sept pauses "dramatiques" pour déverser de la publicité abrutissante dans les yeux et les oreilles des spectateurs d'alors.
Et avec le streaming, plus de publicité à intervalle prévisible, donc plus de garantie pour le spectateur de pauses dramatiques. Ou d'intrigues solides, ou de personnages développés au delà du cliché qui garantissent ces intrigues solides.
En clair et un peu comme cet édito, la fiction n'a rien à voir avec la science, et la plausibilité compte moins que le baratin quand il s'agit de faire la promotion d'un comité rédactionnel ou d'un service de streaming ou d'un message de propagande peu importe lequel.
Mais encore une fois, le discours erratique de fait de Gernsback tout autant que n'importe quel type de fiction réellement bourrées d'idées et mise en mots par un être humain qui d'une manière ou d'une autre emprunte à la réalité, peut enrichir le lecteur, et fournir matière à réflexions, débats et investigations, pouvant éventuellement mener à des inventions ou à la prévention de risques majeurs. Autrement dit la clé de la survie de n'importe quel individu encore vivant sur cette planète.
Et oui, on peut concevoir que la "scienfifiction", c'est-à-dire emprunter aux découvertes, aux inventions, à la réalité de comment le monde fonctionne plutôt qu'à des délires schizophréniques, peut aider à écrire des récits plus enrichissants.
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p 06= 110 : The MOON POOL (le bassin de la Lune) par A. Merritt.
CHAPITRE 1: La chose sur le chemin de la Lune.
Deux mois durant j'ai été sur les îles d'Entrecastaux à rassembler des données pour les chapitres conclusifs de mon livre sur la flore des îles volcaniques du Pacifique Sud. Le jour d'avant, j'avais atteint Port Moresby et avait veillé à ce que mes spécimens soient stockés en sécurité à bord de La Reine Australe. Comme je restais assis sur le pont supérieur, je pensais, avec le mal du pays, aux longs lieux qui me séparaient de Melbourne, et les plus longs encore qui séparaient Melbourne de New York.
C'était l'un de ces matins jaunes de Papouasie quand elle se présenta dans son humeur la plus sombre, la plus renfermée. Le ciel était d'un ocre suffocant. Planant sur l'île, couvait un esprit maussade, étranger, implacable, rempli de la menace latente, maléfique de forces qui n'attendaient que de se déchaîner. Il semblait qu'une émanation se dégageait du cœur sauvage, sinistre de la Papouasie elle-même -- sinistre même quand elle souriait. Et de temps à autre, porté par le vent, arrivait un souffle des jungles vierges, chargé d'odeurs dérangeantes, mystérieuses et menaçantes.
C'est l'un de ces matins-là que la Papousie te murmura son ancienneté immémoriale et sa puissance. Et, comme tout homme blanc le doit, je combattais son envoûtement. Alors que je luttais, je vis une longue silhouette avancer à grands pas sur le quai ; un garçon Kapa-Kapa suivait faisant se balancer une valise neuve. Il y avait quelque chose de familier à propos de cet homme élancé. Alors qu'il atteignait la passerelle d'embarquement, il me regarda droit dans les yeux, me fixa un instant, puis me salua de la main.
Alors je le reconnaissais : c'était le Professeur David Throckmartin--"Throck" comme je l'avais toujours appelé, l'un de mes plus vieux amis et, de même, un esprit de la plus pure eau, dont l'autorité et les réussites avaient été pour moi une source constante d'inspiration comme ils l'étaient, je le savais, pour d'autres.
Coïncidemment avec ma réalisation, survient le choc d'une surprise--définitivement déplaisante. C'était bien Throckmartin-- mais à son propos, il y avait quelque chose qui dérangeait, qui détonnait de l'homme que j'avais connu depuis si longtemps, et auquel j'avais fait mes adieux ainsi qu'au petit entourage d'alors, il y avait moins d'un mois de cela avant que je ne fasse voile vers ces mers. Seulement quelques semaines auparavant, il s'était marié avec Edith, la fille du Professeur William Frazier, d'une décade plus jeune que lui, mais ne faisant qu'un du point de vue de ses idéaux, et au moins autant du point de vue du sentiment amoureux, si cela était possible, que Throckmartin l'était.
(...) Je savais qu'il avait prévu de passer au moins une année dans ces ruines, non seulement de Ponape, mais de Lele, cités jumelles au cœur d'une énigme colossale pour l'Humanité, une bizarre fleur de civilisation éclose des âges avant que les germes de l'Egypte ne soient semés ; l'une de ces cultures dont nous ne connaissions à peine l'existence et dont nous n'avions aucune maîtrise. Il avait apporté avec lui un équipement inhabituellement complet pour la mission qu'il s'attendait à remplir, et dont il espérait faire son monument.
Qu'est-ce qui, alors, avait amené Throckmartin à Port Moresby, et quel était ce changement que j'avais détecté en lui ?
Me précipitant au pont inférieur, je le trouvais avec le commissaire de bord. Comme je l'apostrophais il se retourna, me tendant une main pressante--et alors je vis ce que c'était cette différence qui m'avait tant ému. Il savait, bien sûr, parce que je m'étais subitement tu, et que je m'étais involontairement tassé sous le coup du choc de l'avoir vu de plus près. Ses yeux se remplirent de larmes ; il se détourna brusquement du commissaire de bord, d'abord hésitant--puis se dépêchant de rejoindre sa cabine privée.
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p. 41 = 145 : The MAN WHO DIED by PROXY (L'homme qui mourut par substitution) par Frank Gates.
Si un noir avait pu devenir blanc, Sam serait certainement un homme blanc à présent," déclara le Colonel Harold Preston, un éminent procureur, alors qu'il parlait à son ami, le Juge Paul.
Ils s'étaient échappés à la clôture d'un procès stressant pour un peu de relaxation, et étaient à pêcher dans les torrents de montagne. Ils avaient emmené avec eux Sam, le serviteur de toujours du Colonel Preston. En suivant le coude du torrent, ils s'étaient soudain retrouvés devant un ours énorme, et pour rendre tout cela plus enthousiasmant, deux petits oursons mignons jouaient dans le torrent. Aucun des deux hommes n'avait de fusil ou tout autre moyen de protection, et Sam, qui ouvrait la marche, fit demi-tour si vite qu'il culbuta le juge. Après deux ou trois bonds, il s'était soudain plaqué au sol, et dans sa frayeur, il enfouit son visage dans les feuilles en poussant un cri strident de terreur, qui à travers les bois, sonnait comme le hurlement transperçant d'une âme perdue.
Il aurait été aléatoire de savoir qui ce cri épouvanta le plus-- le Colonel Preston, le Juge ou les ours. Avec un rugissement furieux, la maman-ours décampa en aval du ruisseau, suivie par ses oursons.
Bien que le choc avait été plutôt soudain pour les deux hommes, il n'avaient pas pu s'empêcher de rire de la frayeur de Sam, et il prit le temps aux deux hommes de solennellement jurer qu'il n'y avait plus aucun danger avant de pouvoir le relever--le Colonel Preston l'assurant-- "Quoi, Sam, cette ourse aurait à nous passer sur le corps à nous deux avant d'arriver on ne sait où à proximité de vous."
Sam répondit : "Ouais, sûr, Chef, mais j'voudrais juste vous poser la question : suis-je pâle ?"
Le Colonel en rit : "Je ne vous trouve pas exceptionnellement pâle, Sam, mais je n'ai jamais vu un autre être humain exprimant la terreur à ce point sur son visage, que vous-même quand vous avez vu cette ourse."
Se retournant vers le Juge Paul, il demanda : "Et vous, Juge ?"
L'air d'une réflexion intense passa sur le visage du Juge Paul, et après quelque temps, il répondit : "Oui, oui, oui, une fois, lorsque j'ai rencontré l'homme qui mourut par substitution." Puis il reprit : "Bien sûr, vous avez entendu parler de Felix Dzershinsky, feu le Chef de la police secrète de toutes les Russies. Il était connu de part le monde entier comme "Le Monstre soviétique'".
"Comme vous le savez, j'étais à l'Ambassade Américaine il y a quelques années de cela, à Moscou, et en dépit de toutes les rumeurs de terreur dont le monde avait vent, aucune ne pouvait se comparer à l'horreur des atrocités de cet homme. Il était homme à se vanter de n'avoir jamais eu d'ami, et le pouvoir qu'il avait sur ses associés soviétiques était plus grand que celui de n'impotre quel dictateur que le monde ait jamais connu. Les tortures qui depuis longtemps avaient été bannies d'Europe étaient partout employées. Dans son service, il y avait un expert Chinois dans l'art (?) de torturer--- certaines de ses méthodes étaient inconnues y compris au Moyen Âge."
"A ce sujet, j'ai une coupure de presse dans ma poche recopiée de journaux soviétiques datant d'Octobre 1917. Le nombre de massacrés de sang froid par les tribunaux révolutionnaires à la requête de Dzeshinsky en cinq années était d'un million cinq cent soixante-douze mille sept cent dix-huit. Lire les classifications de ces victimes était époustouflant. Par exemple, pour les seuls officiers de police, dix mille ; pour les propriétaires, douze mille neuf cent cinquante... (...) L'article se poursuit en disant que, en dépit du fait que Dzershinksy s'était tenu occupé jusqu'à la date de sa mort, il n'y avait aucun chiffre pour les massacres postérieurs.
Noter que lorsque qu'un africain à la peau noire subit une très grande émotion, il devient gris, pas blanc. Ses cheveux peuvent, comme pour tous les êtres humains, effectivement devenir blancs.
Toutes les couleurs de peau changent avec le déplacement du sang de surface vers les profondeurs, qui est un réflexe biologique pour sauver les organes humains les plus fragiles, ou simplement l'effet de la gravité quand le cœur humain s'arrête de battre et qu'il n'y a aucune machine pour prendre le relais et faire circuler le sang à la place du cœur.
Sans le sang, la couleur de peau naturelle d'un "blanc" est verdâtre, une couleur habituellement associée au teint des cadavres (donc des zombies et démons) dans l'iconographie depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours. Voilà pourquoi par exemple le responsable du tirage photographique de la pellicule test pour Star Trek la série originale ne pouvait pas s'imaginer que la jolie extraterrestre esclave d'Orion devait être verte à l'écran, et corrigeait toujours les couleurs pour qu'elle redevienne rose charmant.
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p. 44 = 148 : The TIME MACHINE (La machine du Temps, titre français "La machine à explorer le Temps") par H. G. Wells.
CHAPITRE I (NDT 1, un) : L'inventeur
L'homme qui fit la Machine du Temps-- l'homme que je me dois d'appeler le Voyageur du Temps-- était bien connu dans les cercles scientifiques d'il y a quelques années, et le fait de sa disparition est également bien connu. Il était un mathématicien d'une subtilité particulière, et l'un des chercheurs les plus en vue en matière de physique moléculaire. Il ne se limitait pas aux sciences abstraites. Quelques brevets dont un ou deux des plus ingénieux et profitables lui appartenaient ; très profitables en l'espèce, comme pouvait l'en témoigner sa très belle résidence à Richmond. Pour ceux qui figuraient parmi ses amis proches, ses recherches scientifiques n'étaient rien en comparaison de sa faconde. A ces heures d'après le dîner, il était un orateur passionnant sur tous les sujets, et parfois, ses points de vue fantastiques et souvent paradoxales devenaient si dense et imbriquées qu'ils ne formaient plus qu'un seul et unique discours ininterrompu. A ces moments-là, il était on-ne-peut-plus dissemblable de l'image que pouvait se faire le public d'un chercheur scientifique : ses joues s'empourpraient, ses yeux pétillaient ; et le plus étrange étaient les idées qui jaillissaient et encombraient son cerveau, les plus joyeux et les plus animés seraient ses exposés.
Jusqu'au dernier tandis qu'il se tenait à son domicile une soirée informelle, à laquelle il fut mon privilège d'assister, et où, à un moment ou à un autre, j'avais rencontré la plupart de nos personnalités littéraires et scientifiques. Il y avait eu un dîner assez simple à sept heures. Après quoi, nous nous étions déplacés dans une pièce garnie de fauteuils inclinables et de petites tables, et là, parmi les libations alcoolisées et les pipes empestant, nous évoquerions les dieux. Au début, la conversation n'était que bavardage à bâtons rompus, avec quelques lacunae (NDT lacunes, interruptions) de silence digestif ; mais aux alentours de neuf heures ou neuf heures et demi, si les dieux étaient favorables, un sujet particulier triomphera par, en quelque sorte, sélection naturelle, et deviendrait centre commun d'intérêt. Il en fut ainsi, je me souviens, le denier jeudi de tous les jeudis -- le jeudi où j'entendis parler pour la première fois parler de la Machine du Temps.
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P.76 = p.1980 The SINGING WEAPON (l'arme chantante) par Bent Prout.
Le désir passionné de Feodore Kelinev de voir son fils Josef devenir un musicien fut l'une de ces causes insignifiantes qui produisent les résultats les plus choquants. Son effet sur les vies d'à la fois le père et le fils en cette année cruciale de l'Holocauste Jaune a été oublié depuis long, mais ce fut la vraie raison pour laquelle les deux hommes en vinrent à jouer un rôle si important dans la quasi tragédie qui suivit l'invasion asiatique de 1945.
Trois années avant la guerre, Josef avait 22 ans. Il avait reçu avec les honneurs le diplôme de mathématique et science à l'Université de Columbia. Son père insistant, il avait en parallèle mené des études de violoniste. Mais son coeur n'y était pas, et quand enfin il était rentré chez lui avec les diplômes convoités, Feodore prit personnellement en main l'avancée de l'éducation musicale de son fils.
Feodore à vingt ans avait joué avec l'orchestre symphonique de Boston. En tant que violoncelliste, il adorait la musique avec toute la ferveur accumulée de générations de maîtres polonais. En cela, Josef n'avait hérité en rien de l'intensité des sentiments de son père pour la musique; et le fait qu'il préférait les calculs et les formules aux subtilités d'une vénérable polonaise, était la croix la plus lourde que le vieil homme avait à porter.
Josef, qui aimait son père et désirait lui plaire, astreint son esprit brillant au déplaisant objectif d'apprendre à jouer du violon. Il pratiquerait des heures avec son père au piano, à l'exhorter et le critiquer tandis que son fils jouait, toujours froidement, tel un automate mécanique.
Un jour trop chaud d'Août 1943, Feodore arriva aux limites de sa patience. Josef ne parvenait pas à rendre l'esprit d'un final qui se terminait par un trille d'harmoniques suraigües. Soudain, le vieil homme frappa ses deux mains ouvertes sur le clavier du piano et cria : "Josef, tu n'apprends rien. Toujours tu fais la même chose. Comme un âne imbécile brayant à la lune. Oh si seulement je pouvais te montrer... (...)
Soudain, une note s'échappa de l'instrument pour vriller l'air, un étrange couinement en guise de note qui était si léger et si dur qu'il mettait les nerfs en pelote.
Et au même instant, une chose curieuse arriva. La mère de Josef, qui n'avait pas été artiste mais imprégnée de l'amour pour la beauté d'un artiste, avait, alors qu'elle avait voyagé presque à travers le monde entier avec Feodore, avait fait collection fameuse de verre vénitien. Inclues dans la collection, se trouvaient deux vases auxquels elle tenait énormément.
Depuis sa mort à elle, Feodore les avait placé sur le piano, étant donnée qu'il s'agissait de la place où ils risquaient le moins d'être abîmés. Il connaissait leur valeur, et s'il n'appréciait pas tant que cela leur beauté iridescente, il les chérissait parce qu'ils lui faisaient penser à son épouse.
Comme ses doigts agrippés tiraient cette bizarre harmonie du violon de Josef, l'un des deux précieux vases se craquela en deux moitiés, et l'une des moitiés roula du bord du dessus du piano, enfonça plusieurs touches et alla s'écraser au sol.
Feodore était horrifié par l'accident. Mais Josef bondit pour agir sur le champ : "Père, pour l'amour de Dieu ne bouge pas tes doigts. Essaie de refaire la même note !"
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p. 84 = 188 : The MAN WHO WAS (L'homme qui fut) par Walter Burch.
I (NDT 1, un) L'exécution.
Richard Ames marcha jusqu'à la chaise électrique d'un pas assuré. Comme il dépassait le groupe pâle des responsables de la prison, des représentants de la presse et des amis personnels, assemblés en tant que témoin du châtiment de la peine de mort, il parla d'une voix bien timbrée, sans aucun tremblement. Il y a avait un accent de désinvolture dans ses salutations--comme s'il pourrait y avoir d'autres lendemains. Que cette attitude puisse être assumée pour ménager ses amis de la tristesse incidente au tragique d'une telle scène, ou qu'elle puisse trahir quelque confiance secrète, il était évident qu'il était alors le plus en possession de ses moyens de la salle. Tous étaient ses amis ; même les responsables de la prison avaient appris à l'estimer, peu importait le verdict incriminant, et partageaient avec les hommes de presse, qui s'étaient si vaillamment battus pour une peine miséricordieuse, la conviction intime que la Justice avait fait erreur-- une conviction que magnifiaient les horreurs du spectacle qu'ils étaient sur le point de contempler. Toutefois, bien que confronté à l'inévitable, la vie semblait animer Richard Ames plus ordinairement qu'aucun de ses spectateurs.
(..) Le Crime avait laissé sa marque sur une épouse fidèle et un bébé innocent né depuis l'incarcération de son père; et pourtant Richard Ames marchait à la chaise électrique avec l'air confiant et plein d'espoir. D'espoir de quoi ?
II (NDT 2, deux) : La bataille pour la vie.
La réponse à cette question aurait pu ou non être trouvée dans la carrière et les états de service du Docteur Grant. Lui, de même avait connu le succès, d'abord en tant que pratiquant de la médecine, puis en tant que chirurgien et finalement dans le domaine de la recherche scientique. La richesse avait été conditionnée à ses yeux à l'idée de rendre service ; néanmoins, ses revenus avaient été suffisant pour justifier une résidence luxueuse dans un des quartiers résidentiels les plus élitistes; (...) "les actes dont il est accusé sont incompatibles avec sa personnalité" avait déclaré le Docteur, "et dès lors, quelqu'un d'autre doit être le vrai coupable." La logique de cette conclusion était satisfaisante en elle-même, mais même la logique doit faire avec les décisions judiciaires et quand la fatidique nouvelle tomba qu'un appel avait été refusé et que le gouverneur avait indiqué son hostilité à la clémence, le Docteur Grant résolut d'user de la pleine puissance de sa personnalité dans la bataille pour la vie-- ou plutôt contre la mort! Il se battrait avec touts les moyens à sa portée. Il suspendrait les lois mêmes de la Nature si c'était dans le domaine du possible de l'accomplissement scientifique, de triompher d'une erreur de justice aussi manifeste.
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p. 96 = 200 : The STAR of DEAD LOVE (L'étoile de l'Amour Mort) par Will H. Gray.
Le docteur Joyce était assis dans sa véranda un soir à fumer et à ne rien penser en particulier, quand son attention fut attirée par ce qui semblait être des rayons de lumière bleu faiblissant projeté sur la pelouse. Ils étaient assez faciles à distinguer au ras du sol, mais s'effaçaient à une hauteur de quelques centaines de pieds (NDT cent mètres environ). Etant un scientifique, son intérêt s'éveilla et il se demanda quelle origine ils pouvaient avoir. Comme il observait, une forme humaine se dessina à l'endroit où les rayons touchaient la pelouse. Cette silhouette était celle d'une jeune femme en blanc, avec des cheveux blonds attachés en chignon, mais mis à part le fait qu'elle était semi-transparente, il n'y avait rien de très fantomatique à son sujet.
Le docteur, homme doté du plus grand sens pratique, marcha jusqu'aux degrés descendant de la véranda et d'un signe de la main en direction de la forme, fit signe d'approcher de la maison. Elle arriva aussitôt et le docteur pointa calmement la chaise longue à côté de la sienne. Elle s'y installa, et lui, surveillant attentivement le moindre détail, pensa voir un léger mouvement d'enfoncement du tissu quand elle avait pris place. Il retourna à son propre siège et la regarda minutieusement. Il avait trop de contrôle sur lui-même pour supposer être en train de rêver ou souffrir d'hallucinations. Une idée lui vint à cet instant. Rallumant sa pipe, il observa avec soin la fumée tandis que celle-ci dérivait vers elle. Oui, c'était là la preuve qu'il recherchait ; la fumée, quand elle l'atteignit, se détourna de sa trajectoire et la contourna au lieu de la traverser. Il sourit, tendit la main pour tenter de toucher la sienne, mais il échoua. Il se leva, entra dans la maison, revint avec une bobine d'un fil fin, en déroula peut-être deux pieds (NDT soixante centimètres) qu'il tint tendus devant elle. Elle comprenait ses intentions et tenta de tendre la main comme pour tenter de casser le fil, mais il sembla traverser sa main sans difficulté. Il était cependant très satisfait, car il avait remarqué une légère courbure du fil quand elle l'avait touché, bien que de manière insuffisante pour qu'il puisse en sentir la tension supplémentaire.
Quand il fut arrivé à la conclusion qu'elle était un être réel, il commença à l'étudier, elle, soigneusement...
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p.204 : Discussions (courrier des lecteurs et réponses de la rédaction) : Ce monde anti-scientifique qui est le nôtre.
J'ai été à acheter ce magazine depuis plusieurs mois et je pense qu'il remplit une fonction importante quoi que très négligée dans la littérature actuelle. La plupart des suggestions que je m'aventurerais à répéter ont déjà été désirée comme une amélioration de la présentation du journal, un changement de titre ou de sous-titre tel Histoires futuristes, Histoires d'imagination scientifiques, Histoires de nouvelles sciences et vies.
Selon mon opinion la plupart des récits échouent à inclure davantage qu'un nombre très limité de domaines du progrès scientifique. La plupart des conteurs développent leur imagination en matière de découvertes ou d'invention en matière physique ou chimique.
Mais la découverte et l'invention doit toucher dans le futur un arc très large de centre d'intérêt, qui relève des champs de prédilections du psychologue, du sociologue, de l'industriel, de l'ingénieur en sciences humaines. Ces spécialités et d'autres scientifiques offrent de vastes domaines pour explorer et développer en partage l'imagination disciplinée.
Parmi tous les 1,74 milliards d'individus désormais sur la terre, il se trouve au moins des étudiants et témoins du progrès scientifique en science physique accompli au cours du siècle dernier, et comparativement très peu connaissent les bases de la science.
Edison a fort justement déclaré qu'il est mensonger d'appeler (notre siècle) comme l'âge de la Science. Le potentiel de compétence scientifique d'un très grand nombre d'Européens et de Nord-Américains n'a simplement pas encore été mobilisé. Les splendides dons de vastes populations en Chine, Inde, Amérique du Sud, Afrique a été à peine effleuré par la Science.
Pourtant nous possédons à l'heure actuelle un système de communication universel et instantané, nous avons les ressources pour triompher de l'adversité, des maladies et des empêchements du climat.
C'est pure flatterie, illusion, biais irréaliste que d'assumer, comme cela est constamment fait, que ces pouvoirs sont correctement, et adéquatement, popularisé, et efficaces y compris dans notre propre patrie, que ce soit en ville ou à la campagne.
Wells en conséquence a abandonné le domaine étroit des avancées scientifiques et désormais s'intéresse aux progrès en parallèles dans les domaines de l'esprit et de la société.
Accordons-nous (dans nos récits de scientifiction) autant de faits heureux qu'épouvantables. La vigueur et l'abandon ne sont pas les qualités exclusives des criminels et des fous : des esprits adultes s'autorisent aussi à se mettre en quête de dénouements heureux.
Signé Daniel D. Moloney de Brooklyn, état de New York.
Réponse de la rédaction : notre correspondant ne sait pas le mal et le temps que nous avons eu à choisir le nom Amazing Stories. Nous avons obtenu des suggestions (de noms) d'un grand nombre de personnalités variées et qualifiées, scientifiques et littéraires et avons choisi le nom que vous n'aimez pas.
Nous savons et réalisons tristement que le monde autour de nous manque de connaissance scien-tifique et que le travail qu'il est requis pour donner une vue complète de n'importe laquelle des branches (de la science), sans parler de ses subdivisions. Mais nos récits appartiennent à toutes ces branches en même temps : entomologie, paléontologie, chimie, histoire naturelle, parmi tant d'autres, tout comme nous traitons de télévision (NDT je crains que la rédaction évoque en fait la perception extra-sensorielle, et non les chainers hertziennes, câbles et streaming), de télépathie, de psychologie, et la physiologie.
Les lettres comme celles-ci sont très appréciées et l'un des aspects les plus agréables de notre travail. Signé LA REDACTION.
... et à nouveau, tout en la citant, la rédaction semble passer complètement à côté des points toujours valides à ce jour pour la Science-fiction, l'enseignement et le divertissement d'aujourd'hui. Mon impression est que la rédaction, bien qu'accomplissant un travail remarquable est complètement en mode pilotage automatique, peu importe ce que les lecteurs éclairés ou pas relèveront, la seule chose qui compte est de collecter les textes pouvant passer pour de la Science-fiction de qualité donc pour scientifique, et que l'éditeur encaisse le fric des annonceurs et des abonnements en satisfaisant jusqu'à un certain point les attentes des lecteurs. C'est une qualité que d'avoir le sens pratique et les pieds sur terre, mais ce terre-à-terre qui affleure dans toutes les réponses au courrier des lecteurs voire dans les éditos ou les présentations des nouvelles porte-à-faux et contredire tout le baratin des marchands de savons qui auraient trouvé le filon.
Je me demande si le ton changera quand le milieu de l'édition magazine va vraiment commencer à tanguer, aux alentours de 1929 et avec l'apparition d'une concurrence digne de ce nom en matière de récits de Science-fiction vendus en kiosque.
p. 101 : Discussions (suite) Poussière rouge de champignons, M. Burrough et les Allemands.
p. p. 103 = 207 : Discussion (suite) Sortir Jules Verne de l'obscurité; plus à propos d'invisibilité
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Publicités :
p.3 (seconde de couverture manquante ?) : Un trésor enfoui peut encore être découvert en Chimie.
p.4 Lancez vous dans les affaires / La "grande" seconde édition de Popular Magic.
p. p. 101 = 204 : ils se mirent à rire quand je m'étais assis devant le piano, mais quand je commençais à jouer ! Un grand télescope de 90 centimètes de long gratuit oui absolument gratuit pour seulement un dollar et 85 centimes (sic). Hôtel The Breakers à Atlantic City. Un homme de Chicago découvre le miracle de la Gasoline. Faite vous un gros tas de fric en vous abonnant à Science et Invention et d'autres magazines nationaux. (Gagnez) cent dollars par semaine en vendant des chemises.
P. 102= 206 trois colonnes de publicités plus ou moins déguisées en petites annonces.
p. 103= 207 deux colonnes de publicités.
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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce numéro.
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