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- Écrit par David Sicé


Ici la page Amazon.fr du DVD français de l'Age de cristal (1976)
Logan's Run (1976)
Sorti aux USA le 23 juin 1976.
sorti en Angleterre le 30 septembre 1976.
Sorti en France le 22 décembre 1976.
Sorti en blu-ray américain le 10 novembre 2009 (multi-régions, sous-titres et versions français inclus).
De Michael Anderson, sur un scénario de David Zelag Goodman, d'après le roman de William F. Nolan et George Clayton Johnson "Logan's run" // "Quand ton cristal mourra". Avec Michael York, Jenny Agutter, Richard Jordan, Roscoe Lee Browne, Farrah Fawcett, Michael Anderson Jr., Peter Ustinov.
Au cours du 23ème siècle, les survivants de la guerre, de la surpopulation et de la pollution vivent dans une grande cité sous dôme, isolé du monde extérieur oublié. Là, dans un monde en équilibre écologique, l’Humanité ne vit que pour le plaisir, libéré par les servo-mécanismes qui leur procurent tout. Il n’y a qu’un seul problème : la vie doit s’achever à 30 ans, par la renaissance lors du l’ardent rituel du manège.
Un bébé qui vient de naître dort avec son cristal blanc dans la paume de sa main gauche. Ravi, Logan 5 essaie de réveiller celui qu’il considère comme Logan 6, son successeur, un nouveau Marchand de Sable, en tapotant contre la vitre de la nurserie. Dans la paume de Logan 5 brille un cristal rouge.
Son collègue de travaille doute cependant que le bébé en question devienne un marchand de sable. De toute manière, pour lui, cela n’a pas d’importance : le bébé n’est même pas de Logan 5.
Comme Logan 5 continue de tapoter du doigt contre la vite, le collègue propose de réveiller lui-même le bébé : il frappe alors violemment de la crosse de son pistolet mitrailleur la vitre et une alarme se déclenche, tandis qu’une voix féminine leur demande de s’identifier.
Logan répond qu’ils sont Logan 5 et Francis 7, en service autorisé dans le quadrant, et que l’intrusion est accidentelle. En attendant, tous les bébés sont réveillés et pleurent. Les deux marchands de sable quittent alors la nurserie.
Ils descendent d’un petit véhicule sur rail pour pénétrer dans un hall où il y a une foule de jeunes gens, certains habillés de vert, d’autres de rouge, d’autres de rose. Les marchands de sable sont cependant habillés en noir.
Francis avoue cependant qu’il y aura bien quelques marchands de sable parmi les bébés de la nurserie car ce soir plusieurs camarades de leur service seront sur le Manège ce soir-là.
Logan ajoute que les marchands de sable sont toujours renouvelés en nombre, il le sait. Francis le corrige : Logan ne le sait pas, il le préjuge. Logan insiste : un pour un, un meurt l’autre arrive.
Puis Francis reproche à Logan de trop se poser de questions : selon lui, ce n’est pas une bonne chose pour un marchand de sable. Quand on se pose une question, ça les ralentit.
Et comme Logan lui demande s’il a déjà vu Francis 8, Francis lui demande pourquoi Logan se pose la question : saurait-il qui est la mère d’insémination ? Logan répond que bien sûr que non, il n’est pas psychopathe.
En fait ils se rendent au Manège, et il y a foule, dans laquelle se mêle des adolescents en tenues jaunes. La voix féminine désincarnée de la nurserie s’élève alors à l’entrée du Manège et annonce que c’est le dernier jour, le 15 Capricorne de l’an 2274, et que c’est le début du Manège.
La foule , joyeuse, s’installe dans les gradins d’une arène, avec un grand cristal rouge au centre. Puis la voix féminine désincarnée appelle les 15 Capricorne nés en 2244, et des silhouettes encapuchonnées de blanc entrent dans l’arène, en quatre files indiennes, car c’est le moment du renouvellement.
Tous les capricornes 15 de 2244 se mettent en cercle autour du cristal géant, puis la voix annonce que s’ils ont du courage, ils seront renouvelés. Puis la voix leur demande de s’identifier.
Les 15 Capricones retirent leurs capuches mais sont complètement masqués de blanc avec un masque quelque part entre la tête de mort et le masque de hockey. Puis ils lèvent la main gauche, et le cristal rouge qui s’y trouve clignote.
Puis la voix leur demande de s’élever. La foule applaudit, et du cristal blanc qui les surplombent descend un halo. La plate-forme sur laquelle le cercle se trouve se met à tourner, et la foule applaudit sans interruption.
Les 15 capricornes, qui ont laissé leur bure à terre, commencent à s’élever dans les airs, tandis que la foule crie « plus haut, plus haut ». Dès qu’ils sont suffisamment haut, suffisamment proche du cristal blanc, les corps des Capricornes explosent dans une gerbe d’étincelles.
L’enthousiasme de Logan 5 et de Francis 7 est interrompu par un appel : ils ont un 15 Capricorne qui a préféré fuir plutôt que se faire publiquement incinéré dans le Manège…
D’humeur à plaisanter, les deux marchands de sable rattrapent l’homme, le cernent et jouent à le faire courir, tirant volontairement à côté, en riant.



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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.
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- Écrit par David Sicé


Interview With A Vampire (1976)
Ici l'article de ce blog sur le film Entretien avec un vampire (1994, Interview With A Vampire)
Sorti aux USA le 12 avril 1976 chez KNOPF US (grand format cartonné et broché).
Sorti en France en 1978 chez LATTES (grand format, traduction de Tristan Murail).
Sorti en France en octobre 1990 chez POCKET FR (poche)
Sorti en France le 10 juin 2004 chez POCKET FR (nouvelle traduction de Cyrielle AYAKATSIKAS et Suzy Borello)
De Anne Rice.
Un jeune journaliste de San Francisco se rend à un rendez-vous avec un soit-disant vampire pour l'interviewer. Pour le journaliste, ce n'est qu'un interview d'un original parmi d'autres, mais lorsque le "vampire" qui l'attendait dans une salle obscure allume le plafonnier, plus aucun doute n'est permis : l'être que le journaliste a devant lui n'est pas humain. Ou plus exactement, ne l'est plus.



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Le texte original d'Anne Rice de 1976.
PART I
“I see …” said the vampire thoughtfully, and slowly he walked across the room towards the window. For a long time he stood there against the dim light from Divisadero Street and the passing beams of traffic. The boy could see the furnishings of the room more clearly now, the round oak table, the chairs. A wash basin hung on one wall with a mirror. He set his briefcase on the table and waited.
“But how much tape do you have with you?” asked the vampire, turning now so the boy could see his profile. “Enough for the story of a life?”
“Sure, if it’s a good life. Sometimes I interview as many as three or four people a night if I’m lucky. But it has to be a good story. That’s only fair, isn’t it?”
“Admirably fair,” the vampire answered. “I would like to tell you the story of my life, then. I would like to do that very much.”
“Great,” said the boy. And quickly he removed the small tape recorder from his briefcase, making a check of the cassette and the batteries. “I’m really anxious to hear why you believe this, why you …”
“No,” said the vampire abruptly. “We can’t begin that way. Is your equipment ready?”
“Yes,” said the boy.
“Then sit down. I’m going to turn on the overhead light.”
“But I thought vampires didn’t like light,” said the boy. “If you think the dark adds to the atmosphere …” But then he stopped. The vampire was watching him with his back to the window. The boy could make out nothing of his face now, and something about the still figure there distracted him. He started to say something again but he said nothing. And then he sighed with relief when the vampire moved towards the table and reached for the overhead cord.
At once the room was flooded with a harsh yellow light. And the boy, staring up at the vampire, could not repress a gasp. His fingers danced backwards on the table to grasp the edge. “Dear God!” he whispered, and then he gazed, speechless, at the vampire.
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La traduction au plus proche.
PARTIE I
"Je vois..." dit le vampire pensivement, et lentement il traversa la pièce jusqu'à la fenêtre. Pendant longtemps, il resta là debout, en contre-jour de la lumière de la Rue Divisadero et des phares des véhicules qui passaient. Le jeune homme pouvait voir l'ameublement de la pièce un peu plus clairement à présent, la table ronde en chêne, les chaises. Un éviter était accroché sur un mur, avec un miroir. Il posa sa mallette sur la table et attendit.
"Mais combien de bobines vous avez avec vous ?" demanda le vampire, se tournant à présent afin que le jeune homme puisse voir son profil. "Suffisamment pour le récit d'une vie ?"
"Sûr. Si c'est une vie bien remplie. Parfois j'interviewe jusqu'à trois ou quatre personnes par nuit si j'ai de la chance. Mais il faut que ce soit une bonne histoire. C'est honnête, non ?
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La traduction de Tristan Murail de 1978 pour LATTES FR et POCKET FR.
PREMIÈRE PARTIE
- Je vois... dit le vampire d'un air pensif.
Puis, lentement, il traversa la pièce pour aller se poster à la fenêtre. Il y resta un long moment ; sa silhouette se découpait sur la clarté diffuse qui émanait de Divisadero Street et sur les rayons de phares des automobiles. L'ameublement de la pièce apparaissait maintenant plus clairement au jeune homme: la table de chêne ronde, les chaises. Contre l'un des murs, il y avait un lavabo surmonté d'un miroir. Il posa sa serviette sur la table et attendit.
- De combien de bandes disposez-vous ? demanda le vampire en tournant la tête de manière à offrir son profil au regard du jeune homme. Assez pour l'histoire de toute une vie ?
- Certainement, si c'est une vie intéressante. Quand j'ai de la chance, il m'arrive d'interviewer jusqu'à trois ou quatre personnes le même soir. Mais il faut que l'histoire en vaille la peine. C'est normal, non ?
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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce roman.
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- Écrit par David Sicé

Les prédateurs enjolivés (1976)
Sorti en France en janvier 1976 chez LAFFONT FR (grand format).
Sorti en France le 14 février 1983 chez POCKET FR (poche).
De Pierre Christin.
Pour adultes.
Contient les nouvelles suivantes :
Ce jour-là encore, l'anomie pernicieuse fit 86 511 victimes...
Et, dans la douce chaleur d'un repas de famille
Oui, il s'appelaient Croqbattler et Rackalust
C'est alors que les rats voulurent voir le soleil
Mais qu'elle était donc verte, la vallée des autres
Puis, quand les bourgeois allèrent à l'usine
Enfin vint le temps des prédateurs enjolivés
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Scott Orson Card expliquait lors d'un interview que j'avais réalisé, que souvent les premiers textes que l'on écrivait servaient à purger l'esprit de beaucoup de choses malsaines. Malheureusement, cela ne s'arrête pas aux premiers textes - la purge peut revenir encore et encore au cours de la vie littéraire, et la carte Science-fiction sert trop souvent en France comme ailleurs à se purger au lieu de simplement écrire efficacement.
Dans le cas des Prédateurs Enjolivés, il faut souligner que Pierre Christin en 1976 est déjà le scénariste extraordinaire non seulement des plus belles aventures de la série bande dessinée Valérian Agent Spatio-Temporel. Pilote, le magazine dans lequel ces aventures paraissent va prendre un virage adulte - autrement dit cul et ultra-violence, juste pour ramasser plus de fric en espérant éponger ses difficultés financières. Les difficultés ne disparaîtront pas, le magazine disparaîtra. Les bandes dessinées Valérian sont loin d'être légères - elles ont une âme, une conscience, commentent intelligemment les travers de notre société et font rêver. Christin signe également chez les Humanoïdes Associés quelques que fables politico-futuro-sociales, notamment dessinées par Bilal, impressionnantes et là encore, c'est brillant. Pas drôle, mais brillant, et les idées autant que les images sont encore d'actualité.
Alors où est le problème ? Chaque nouvelle du recueil ne va que dans un seul sens, celui de la destruction des personnages, de l'Humanité entière. On va d'horreur en horreur, sans un seul pour rattraper l'autre et c'est le but déclaré du projet, mais quel intérêt pour le lecteur d'endurer un snuff movie permanent ? qui a envie de s'identifier perpétuellement à des personnages qui vont tous crever et méritent apparemment tous de crever ?
Si le problème d'écriture est d'abord celui du scénario dirigiste tirant le lecteur par le bout de son nez du point A (humiliation) au point B (extermination), l'écriture, bien que très fragmentée, m'a semblé du même niveau que les nouvelles des anglais parmi les plus acclamées du magazine Interzone que l'on retrouvera par exemple traduites dans les magazines français de la fin des années 1990 - donc Pierre Christin n'est pas un mauvais écrivain de Science-fiction, au contraire. Il a seulement comme beaucoup d'autre le problème de l'enfermement et du ressassement du lecteur dans les pires bassesses de l'Humanité, ce qui ne permet absolument pas de guérir de ces bassesses, de motiver les foules pour les soigner et élever ce monde, qu'il soit à sa fenêtre ou de l'autre côté de l'écran de l'ordinateur ouvert sur la pire vidéo youtube (ou Périscope ou je ne sais quel autre site ou application faisant commerce de la "purge".
Et je le dis, et je le répète, la catharsis n'existe pas, il n'existe que l'échange des rôles : en s'immergeant dans tant d'horreur, le lecteur / spectateur ne peut qu'être poussé à préférer être dans le rôle du bourreau plutôt que dans celui de la victime. Alors que le seul rôle à tenir est celui qui s'en sort en guérissant et prévenant le mal, au lieu de l'épander sous quelque forme que ce soit.
Surtout n'ouvrez pas ce livre en croyant retrouver le plaisir jubilatoire d'un space opera temporel à la manière des premiers Valérian dont Pierre Christin a été le scénariste chauve souris. Passez plutôt votre chemin.

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(texte original)
CE JOUR-LA ENCORE, L'ANOMIE PERNICIEUSE FIT 86 511 VICTIMES...
D'une main, Michel retira le casque qui enserrait sa tête et la dernière note du choral-prélude de Buxtehude qu'il travaillait depuis près d'une heure s'écarta de lui. Il posa le casque, repoussa tous les registres et coupa le contact de l'orgue. Ce matin, par extraordinaire, il y avait de l'électricité et il avait pu jouer longuement sans être interrompu.
Il détendit son long corps nu dans l'obscurité presque complète qui régnait au sein de la pièce, pressa ses doigts en ce lieu du front où commençait à poindre la sourde migraine qui l'habitait si souvent depuis quelque temps, laissa courir distraitement sa main sur les cordes d'une cithare incrustée de nacre qui était posée sur son bureau, effleura son petit harmonica favori, puis regarda sa montre machinalement. Dix heures passées...
...et je commencerai par dire que le concept qui nous occupera aujourd'hui a fait son apparition dans "Esquisse d'une morale sans obligation ni sanction" en 1884 pour définir l'absence de loi fixe par opposition à l'autonomie morale kantienne, avant de désigner en sociologie l'absence d'organisation ou de coordination entre les éléments différenciés d'un système social, c'est-à-dire...
Dix heures passées. Il était temps de sortir. Sans bruit, il entrouvit la porte de sa petite salle de musique. Dans la chambre, il faisait déjà chaud et un rayon de soleil, un seul, pénétrait par un interstice des volets. Piétinant dans le désordre des vêtements étalés à terre, Michel cherchait ce qui lui appartenait...
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- Écrit par David Sicé

Space 1999 S01E07: Missing Link (1976)
Traduction du titre original : Le chaînon manquant.
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Ici l'article de ce blog sur la série Cosmos 1999 (1975)
Diffusé le 22 janvier 1976 sur ITV 1 UK.
Diffusé le 23 août 1980 sur TF1 FR.
Sorti en blu-ray anglais le 1er novembre 2010 chez Network (lisible en France, pas de version française ni de sous-titres français).
De Gerry Anderson et Sylvia Anderson ; réalisé par Ray Austin sur un scénario de Edward di Lorenzo ; Avec Martin Landau, Barbara Bain, Barry Morse, Prentis Hancock, Zienia Merton, Anton Phillips, Nick Tate, Peter Cushing, Joanna Dunham.
Pour adultes et adolescents.
Depuis le poste de contrôle de la base Alpha, Paul appelle l'Aigle 1. L'aigle 1, de retour de mission d'exploration orbital d'un astre violet, répond qu'il reçoit bien l'appel de la base. Aux commandes, nul autre que Koenig, qui signale qu'ils reviennent sur Alpha. Cela semble étonner Paul aussi Koenig explique qu'ils ont failli y passer : ils faisaient leur descente à la vitesse ordinaire quand ils ont soudain été tirés vers le bas à une vitesse terrible, comme si la gravité avait énormément augmenté. Le professeur Bergman, également à bord de l'aigle 1, corrige : il a vérifié cela, la gravité est restée constante, et au bureau derrière lui, Sandra confirme : aucune autre force n'a été enregistrée par leurs instruments. Bergman en déduit que quelle que soit la force en cause, ils n'en connaissent absolument rien - ce qui a l'air de le chagriner quelque peu.
A bord de l'aigle 1, Koenig demande à Paul s'il a entendu cela, et Paul répond qu'il a entendu mais n'a pas compris. Koenig précise que s'arracher à leur force a consumé toutes leurs réserves, ils devaient donc partir. Mais Koenig est interrompu par le bruit d'une décharge électrique et l'Aigle 1 est alors secoué, tandis que les lumières clignotes. Alan Carter, le co-pilote crie qu'ils sont en train de perdre leur puissance et Koenig crie à Paul qu'ils ont des ennuis, puis qu'ils ont perdu les commandes de l'Aigle - et effectivement l'astronef part en vrille à travers l'espace en direction de la Lune. Néanmoins, l'Aigle fait un vol plané en direction de la surface, rebondit et finalement se vautre, tout l'équipage restant affalé inconscients - étrangement, personne n'avait mis de ceinture de sécurité.





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