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- Écrit par David Sicé


Cinefantastique vol.04 #4 (1976)
Sorti aux USA en décembre 1976, édité par Frederick S. Clarke.
De Frederick S. Clarke.
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Sense of Wonder
L'édito se trouve en fait en page 36 (!). C'est une simple présentation du contenu du magazine, mais avec les formes.
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Retrospective
Le jour où la Terre s'arrêta (1951, The Day The Earth Stood Still)
Dossier de Steve Rubin (correspondant dumagazine à Hollywood), illustré de nombreuses photos couleur et noir & blanc. Après avoir cité la narration du début du film, Rubin retrace en détail toute l'histoire de la production du film, reproduisant non seulement les photos de production, mais également des pages de la nouvelle Farewell To The Master de Harry Bates, et du script qui l'adapte - et conclue sur la popularité persistante du film en 1976.
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Critiques
Cosmos 1999 (1975, Space 1999)
...C'est vraiment Disco quand on est perdu là-bas.
Par Bhob Stewart.
"Bhob" Stewart n'a vu que les premiers épisodes de la série et s'indigne considérablement du générique "disco", du fait que les idées sont mal exploitées - pas de continuité, des incohérences, des dialogues d'un intérêt limité. Stewart est du genre lyrique car il passe un quart de l'article à citer le refrain d'un chœur de la comédie musicale Lost in stars, pour souligner à quel point Cosmos 1999 manque de poésie. Et après avoir descendu en flammes la série, en deux lignes - deux lignes avant de conclure l'article, il admet que les effets spéciaux sont formidables et inégalés à la télévision.
Compte tenu que "Bhob" Stewart prétend que les scénarios sont pires que The Starlost, ce qui est tout à fait faux, en tout cas dans la version qui a été tournée et qui joue la montre et enchaîne du vide et des cliché, je ne peux pas considérer la critique comme honnête et j'y vois plutôt une saine colère face à ce que Cosmos 1999 aurait pu atteindre si effectivement les scénaristes avaient eu la possibilité de faire mieux, et si, comme Sylvia Anderson le martèle assez violemment, Martin Landau et Barbara Bain s'étaient investi un peu plus dans la Science-fiction et avaient été au moins aussi professionnels en qu'un Patrick Stewart dans Star Trek La Nouvelle Generation, qui aura tenu bon par discipline et conviction Shakespearienne malgré le déchaînement des égos et la malhonnêteté d'une partie de la production.
"Bhob" Stewart conclue que Les Sentinelles de l'Air, c'était mieux. C'est vrai jusqu'à un certain point, mais il ne faut pas pousser non plus car l'expressivité des marionnettes et la poésie des aventures étaient tout de même un peu limitées aussi. Enfin, répétons-le, Stewart n'a vu que les premiers épisodes - peut-être même seulement les six premiers.
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Frissons d'Outre-Tombe (1974, From Beyond The Grave)
...Le meilleur film jamais produit par Amicus.
par Frederick S. Clarke, le rédacteur en chef.
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La submersion du Japon (1973, Submersion Of Japan)
... un authentique sommet de la Science-fiction.
En tout cas dans sa version originale, l'auteur de la critique Bill Warren prenant la peine de préciser que le film est diffusé aux USA sous une médiocre version américanisé intitulée Tidal Wave, tronçonnée par Roger Corman, qui a détruit le film en prélevant les scènes de destruction puis en faisant du remplissage avec des clichés du film de catastrophe (un petit groupe de gens va du point A au point B avant, pendant et après la catastrophe). Le film original fait près de 2h30 et est construit avec une montée en tension très progressive et rappellerait par son identité et son ampleur un Docteur Jivago, tout en ayant été réalisé avant Tremblement de Terre et la Tour infernale.Déjà l'adaptation d'un roman à succès au Japon, La Submersion du Japon avait déjà été adapté en série télévisée et en une multitude de manga pour adultes - un monument de la culture japonaise, et selon Warren, de la Science-fiction, massacré par Corman à un niveau impensable pour les japonais.
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La pluie du Diable (1975, The Devil's Rain)
...une attaque d'excès visuels.
par Charles D. Leayman.
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Les insectes de feu (1975, Bug)
... d'une certaine manière, on a effectivement envie de lui crier dessus.
Par James Morrow.
James Morrow juge le film très mauvais, mais malheureusement pas assez.
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En vitesse
Antichristo
Old Dracula
Alice's Adventrues in Wonderland
The Land That Time Forgot
The Beast Must Die
The Fear Chamber
L'aventure du Poseïdon (1972, The Poseidon Adventure)
The Giant Spider Invasion 1975
James Bond : Live And Let Die
Dunderklumpen (animé 1974)
Chosen Survivors (1975)
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Télévision
My partner the ghost (série ITV, 1974)
Where are all the people gone? (téléfilm, 8 octobre 1974 sur la NBC)
Strange New World (téléfilm, 13 juillet 1975 sur ABC)
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The New Original Wonder Woman (téléfilm pilote, 1975, 7 novembre 1975 sur ABC)
Pour Dan scapperotti, cette nouvelle adaptation va une fois de plus après Batman, beaucoup trop loin dans la direction du cartoon et défigure la bande dessinée de 1942 en réduisant la super-héroïne à son seul côté outré ("camp"). Seul Lynda Carter est éblouissante et si le téléfilm avait été joué sérieusement, il aurait peut-être valu la peine d'être vu.
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Évaluation des films et séries
78 films côtés par 9 rédacteurs. Les films qui obtiennent le plus d'étoiles sont :
Les dents de la mer (Jaws)
Peau d'âne
Closed Mondays (court, animé)
Les femmes de Stepford
Sacré Graal (Monty Python And The Holy Grail)
Tommy
Apocalypse 2024
Doc savage
Dark Star
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Les films et séries à venir
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Les films Tyburn
Dossier de Reynold Humphries
Entretiens de Chris Knight
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- Écrit par David Sicé

Space 1999 S01E08: The Gardian of Piri (1975)
Épisode précédent <> Épisode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série Cosmos 1999 (1975)
Diffusé le 13 novembre 1975 sur ITV 1 UK.
Diffusé le 26 novembre 1977 sur TF1 FR.
Sorti en blu-ray anglais le 1er novembre 2010 chez Network (lisible en France, pas de version française ni de sous-titres français).
De Gerry Anderson et Sylvia Anderson ; réalisé par Charles Crichton sur un scénario de Christopher Penfold ; Avec Martin Landau, Barbara Bain, Barry Morse, Prentis Hancock, Zienia Merton, Anton Phillips, Nick Tate, Catherine Schell, Michael Culver, John Lee-Barber.
Pour adultes et adolescents.
Descendant dans le poste de commandement de la base ALpha, le commandant Koenig interpelle Kano : alors que la Lune s'apprête à entrer en orbite d'une nouvelle planète inconnu, l'ordinateur de la base devrait être submergé de données. Pourquoi n'offre-t-il donc aucune prédiction sur la capacité de l'astre à supporter la vie humaine ? Kano répond laborieusement que l'ordinateur a scanné constamment la planète depuis sa découverte, mais l'ordinateur continue d'indiquer que les données sont insuffisantes. Mais ce que Koenig ne comprend pas, c'est comment leur ordinateur pourrait-il à la fois guider un vol de reconnaissance à la surface de la planète et ignorer si la surface de celle-ci pourrait supporter la vie. Kano répond que dans aucun des deux cas, l'ordinateur ne se montra irrationnel au point de tenter de deviner les bonnes réponses.
Pendant ce temps, un aigle avec deux pilotes à son bord descend en orbite basse de la planète rose et grise et demande la confirmation d'autorisation de Paul depuis le poste de commandement d'Alpha. Paul confirme. Le pilote remarque qu'ils ont fait vite, mais Carter depuis la base remarque que leur ordinateur aura tout aussi bien pu faire une sacrée erreur : ils ont deux heures d'avance sur l'heure prévue. Paul demande à Kano de vérifier les chiffres de l'ordinateur. Kano soupire en souriant et en se demandant quand ils retiendront enfin leur leçon ?
De son côté, l'aigle descend sous un ciel violet en direction d'un plateau rocheux surplombant un océan de brume seulement percé par des récifs. Le plateau rocheux semble surmonté de structures sphériques blanches. Le pilote de l'aigle fait remarquer à Ed son copilote que ce monde-là, c'est un bizarre. Certaines sphères blanches flottent au-dessus du plateau, la majorité semblent fixés à des sortes d'arbres. Les images sont retransmises en direct sur le grand écran du poste de commandement et à leur vue, Koenig se tourne vers le professeur Bergman : est-ce que c'était une chose à laquelle il s'attendait ? Bergman répond honnêtement que l'ordinateur n'a pas l'habitude d'être réticent et qu'il ne savait donc pas à quoi s'attendre. A l'écran, le sol du plateau est un damier rouge et orange croisé de blanc, clairement artificiel, et les sphères blanches semblent avoir poussé au bout d'arbres torsadés orangés, jonchant le sol de petites sphères blanches comme autant de fruits d'allure tout aussi artificiels que le reste du décor.
Tandis que l'aigle semble virer et tanguer, Carter s'inquiète : ils volent trop bas et la gravité là-bas semble augmenter. Kano corrige : selon l'ordinateur, les pilotes se débrouillent très bien. Carter répond que c'est l'ordinateur de la base Alpha qui se trompe. Koenig demande à Pete, le pilote de l'Aigle s'il a entendu ce qui vient d'être dit : Pete répond, très décontracté que tout va parfaitement bien, ils suivent leur trajectoire et s'y tiennent. L'aigle fait un virage au ras des sphères. Carter hausse le ton : ils volent trop près et trop vite. Sandra signal que les divergences entre les données ne cessent de s'accroître. Koenig rejoint Carter et ordonne au pilote de vérifier manuellement ses données. Carter annonce alors que la gravité est désormais sept fois plus élevée que les estimations de l'ordinateur : jamais ils n'arriveront à contrebalancer cela. Koenig ordonne de synchroniser l'ordinateur de la base et l'ordinateur de bord de l'aigle. Kano arrache un ticket que son pupitre vient d'imprimer et se retourne vers Koenig : les deux ordinateurs confirment que la gravité est telle qu'elle a été estimée.
Carter bondit de sa chaise : les ordinateurs ont tort. Et d'interpeller les pilotes : mais qu'est-ce qu'ils fichent là bas ? Dans la cabine de l'Aigle, les deux pilotes Pete et Ed dont hilare : Pete répond qu'ils font un petit vol en rase-motte, Carter serait-il jaloux ? Koenig appelle plusieurs fois Pete et n'entend en retour que des rires tonitruants. Soudain la transmission cesse, et leur aigle disparaît des radars de la base.






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- Écrit par David Sicé


The New Avengers S01E04: The Midas Touch (1976)
Titre français : Chapeau Melon et Bottes de Cuir (saison 7 et 8).
Traduction du titre : Les nouveaux vengeurs, le toucher de Midas.
Episode précédent <> Episode suivant
Ici la page de ce blog consacrée à la série The New Avengers 1976.
Diffusé en Angleterre le 12 novembre 1976 sur ATV UK.
Diffusé en France à partir du 21 décembre 1976 sur TF1 FR.
Sorti en VHS.
Sorti en DVD (image virée master SD).
Un épisode du cycle des Cybernautes sorti en blu-ray NETWORK DVD UK impeccablement restauré.
Sorti en coffret blu-ray ou 4K STUDIO CANAL UK le 10 novembre 2025.
Sorti en coffret blu-ray ou 4K STUDIO CANAL FR le 12 novembre 2025.
De Brian Clemens, Albert Fennell, d'après la série The Avengers de 1961 de Sydney Newman ; avec Patrick Macnee, Gareth Hunt, Joanna Lumley.
Pour adultes.
(mystère, espionnage, techno-thriller, science-fiction, monstre, comédie, toxique) Dans la pénombre, un homme aux cheveux noirs couvert de sueur code en morse un message télégraphique. Ailleurs, un homme plus jeune assis à la table d’un centre de communication radio déchiffre et note le message de traits et de points sonores.
Le premier homme continue d’envoyer son message. Il habite apparemment une cabane en bois au cœur d’un blizzard. C’est alors qu’un nouveau venu masqué essuie la neige déposée sur son carreau. L’homme continue de jouer du commutateur télégraphique quand soudain, alors qu’absolument aucun bruit de trappe, de porte ou même de blizzard s’engouffrant, la crosse d’un fusil mitrailleur vient frapper le télégraphe sous le nez du premier homme, faisant jaillir des étincelles.
Dans le centre de communication radio, le jeune opérateur semble constater que le message s’est interrompu sans les conclusions d’usage. Il ne donne pas l’alerte, ne fait aucun rapport, semble se demander si son équipement récepteur fonctionne encore.
En ville, la nuit, une femme en fourrure monte dans la voiture de Steed en passant par le siège conducteur. John Steed semble s’apprêter à la suivre, quand un homme l’interpelle : « Steed ! »
Steed est donc resté debout devant en fait sa voiture ? — sous l’enseigne d’un restaurant nommé The Cock Pit (NDT jeu de mot sur la fosse au coq et le poste de pilotage d’un avion de chasse ou de tourisme), comme s’il allait monter dans le taxi. Il cherche des yeux qui l’interpelle.
L’homme qui l’interpelle arrive par le trottoir. Souriant, Steed salue le nouveau venu grisonnant moustachu et mal rasé : « Salut Freddy. » Freddy ricane nerveusement : « Je savais que c’était vous, à cette épaule élégante. »
Steed fait alors signe de présenter quelqu’un à l’intérieur de la voiture. Je ne crois pas que cela respecte l’étiquette que de présenter une dame de la sorte, au premier plouc qui sort de la nuit.
Freddy ricane à nouveau et s’incline en direction de la pouffe en fourrure d’un âge approprié pour Steed, un brin trop maquillée pour que nous ne doutions pas légitiment de sa profession.
Freddy fait alors un compliment bizarre à Steed : « Vous savez vraiment où les trouver, vous avez toujours pu... » (vos pétasses ?) que le sous-titre français traduit obligemment par « Vous avez toujours autant de succès... »
Freddy qui d’un coup s’inquiète : « Cela ne vous dérange pas que je vous dise bonjour au moins ? » Steed répond gracieusement : « Pas du tout. » Freddy préfère, ce qui est plus poli, s’adresser à la dame, qui n’a toujours pas été présentée : « J’espère que je ne tombe pas mal, n’est-ce pas ? » La dame semble faire une très légère moue agacée.
Freddy, qui semble avoir froid, reprend, toujours en ricanant : « Je ne pouvais pas juste vous passer devant sans vous saluer, n’est-ce pas ? » Puis « Eh bien... » Freddy s’incline vers la dame : « Un plaisir de vous rencontrer ! »
Et Freddy hoche la tête, puis tourne les talons pour s’éloigner. Steed fronce des sourcils et l’interpelle : « Freddy ! » Freddy s’arrête et se retourne vers Steed, qui le rejoint : « Est-ce que vous allez bien ? » Freddy répond : « Très bien ! »
Steed demande : « Comment vont les choses ! » Freddy : « Oh, parfaitement, et vous ? le département parvient encore à fonctionner sans moi ? » Steed répond en souriant : « De justesse. » Freddy reprend : « Si seulement ils me donnaient une seconde chance... Peut-être si vous deviez glisser un bon mot à mon sujet... »
Puis Freddy perd son sourire : « Bien sûr que non, je le sais ; ce n’est pas juste de demander cela : cela fait longtemps, bien trop longtemps. » Puis « Ne faites pas attendre cette délicieuse jeune femme. »
Steed propose alors : « Freddy, pouvons-nous vous déposer quelque part ? » L’autre répond « Non, non merci. » Steed sort son portefeuille : « Ecoutez, laissez-moi... » Freddy semble piqué au vif, fait un signe d’adieu, nous supposons, en direction de la voiture restée tout le temps hors champ de la caméra, et s’en va.
De jour, une route de terre entre les bâtiments d’une zone industrielle désaffectée avec ses murs de briques, ses passerelles suspendues et ses grues. Une jeep et une fourgonnette semblent rouler à vive allure droit sur une structure rouillée écrasée en travers de leur route.
Un homme — euh, Freddy ? en plein jour il n’a pas vraiment la même tête — se relève vivement pour regarder depuis sa fenêtre à la vitre brisée : les deux jeeps passent sans problème sur la structure qui, en fait maintenant que la perspective et les ombres permet de l’identifier, n’est qu’une bande de plaques de métal alignées en travers de la route sans doute pour passer une tranchée ou une crevasse ?
La jeep s’arrête pratiquement sous la fenêtre de Freddy : debout à bord ou descendu et se tenant debout devant la jeep — impossible de le savoir faute de plan de transition, l’homme en manteau, veste et chemise beige rayée de plus ou moins blanc, se tripote les mains pour retirer son bracelet montre.
Des hommes en armes en uniforme arrivent à leur tour et lui ouvrent la portière, donc il était bien debout dans la jeep. L’homme descend et grimpe les marches très abîmées à leur suite dans l’espèce d’entrepôt aux vitres crevées et au toit éventré.
Un des gardes l’affirme : « Il est définitivement là, Monsieur. » Il ajoute : « Il est là-dedans, je l’ai vu. » Freddy, si c’est lui semble s’alarmer à sa fenêtre. Logiquement, ils auraient dû l’y voir en arrivant, surtout qu’ils venaient d’assez loin et qu’il les a regardé directement tout ce temps. Le bonhomme au manteau ordonne à un garde : « Toi, aux escaliers » et à un autre : « Toi, à la porte. »
Les deux autres gardes font tomber une caisse qui empêchait de passer une porte fermée. Le garde, mal rasé, affirme à nouveau : « Il est là-dedans, Monsieur. » Leur patron répond : « Je le veux vivant. » Le garde se recule alors pour s’appuyer contre un montant et donner un coup de botte dans la porte en question.
La porte n’était clairement pas verrouillée. Le garde mal rasé, son fusil mitrailleur brandi, répète : « Il est là dedans, Monsieur. » Il arme son fusil. A l’étage, Freddy qui n’avait pas bougé, semble s’élancer.
Au rez-de-chausssée, le garde présente un gros rat albinos qu’il tient dans ses gants noirs. Il répète : « Je vous l’avais dit que je l’avais vu. » Mais comme le garde dépose le rat dans la cage que lui tend son patron, il pousse un cri de douleur.
Froidement, le patron demande, sous les yeux de Freddy embusqué, « Tendez votre main. » Et comme l’autre hésite, le patron vocifère : « Votre main ! » Il s’en empare et le garde affolé assure : « C’est tout bon, il m’a juste pincé, il ne m’a même pas fait saigné ! »
Le patron répond tranquillement : « Je suis désolé, Tayman. » Le garde se recule : « Oh, non, s’il vous plaît, professeur Turner ! » Les autres gardes le repousse, et une détonation retentit. Considérant la cage au rat, le patron sourit. Comme il sort et que deux gardes arrivent en courant avec des sacs poubelles noirs, le patron commente : « C’était la manière la plus douce. »
Toujours sous les yeux de Freddy posté au-dessus d’eux, les gardes jettent le corps de leur camarade dans une grande bâche noire, l’emballent et le charge à l’arrière de la jeep. La jeep et le fourgon s’en vont.

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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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- Écrit par David Sicé

Ici la page Amazon.fr de La Grande porte
Gateway (1976)
Traduction du titre original : Passage.
Sorti aux USA de novembre 1976 à août 1977 dans Galaxy Magazine (trois parties plus un épilogue).
Sorti aux USA en 1977 chez ST MARTIN PRESS US (grand format).
Sorti aux USA en 1978 chez DEL REY (poche)
Sorti en France en 1978 chez CALMANN-LEVY (grand format, traduction de C. et L. Meistermann)
Sorti en France en 1981 chez LE LIVRE DE POCHE (poche).
Sorti en France en août 1984 chez J'AI LU (poche).
De Frederick Pohl.
Rob Broadhead est riche à millions à présent: il a les moyens de se payer toutes les filles qu'il désire - et la médication totale qui le gardera éternellement jeune. Et pourtant il ne cesse de visiter son psychiatre informatique, lequel, séance après séance, exhume les causes de son mal-être. Celles-ci sont étroitement liées à l'époque où il avait débarqué sur la Grande Porte, un astéroïde artificiel satellisé entre Venus et la Terre.
Si une banale loterie lui a permis de quitter sa misérable condition de mineur sans avenir, c'est un autre genre de tirage au sort qui l'attend, ainsi que tous ceux qui l'accompagneront à bord des vaisseaux abandonnés par une race extraterrestre disparue sur ce gigantesque astroport...




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(traduction au plus proche, version 1977)
1
Mon nom est Robinette Broadhead, en dépit de quoi je suis un homme. Mon psychiatre (que j'appelle Sigfrid von Shrink, bien que cela ne soit pas son nom; il n'a pas de nom, étant une machine) s'amuse beaucoup électroniquement avec ce fait:
"En quoi cela vous importe que certaines personnes pensent que c'est un nom de fille, Rob?"
"Je m'en fiche."
"Alors pourquoi vous n'arrêtez pas d'y revenir?"
Il m'embête quand il n'arrête pas de revenir sur ce sur quoi je n'arrête pas de revenir. Je fixe le plafond avec ses mobiles en suspension et ses piñatas, puis je regarde par la fenêtre. Ce n'est pas vraiment une fenêtre. C'est un hologramme animé d'une déferlante sur Kaena Point; la programmation de Sigfrid est plutôt éclectique. Après un temps, je déclare, "Je n'y peut rien à ce que mes parents m'ont appelé. J'ai essayé de l'écrire R, O, B, I, N, E, T, mais ensuite tout le monde le prononçait mal."
"Vous pourriez le remplacer par quelque chose d'autre, vous savez."
"Si je le remplaçais," je répondis, et j'étais sûr que j'avais raison en cela, "vous me raconteriez seulement que je faisaisdes efforts obsessifs pour défendre mes dichotomies intérieures."
***
(Texte original version grand format de 1977)
1
My name is Robinette Broadhead, in spite of which I am male. My analyst (whom I call Sigfrid von Shrink, although that isn't his name; he hasn't got a name, being a machine) has a lot of electronic fun with this fact:
"Why do you care if some people think it's a girl's name, Rob?"
"I don't."
"Then why do you keep bringing it up?"
He annoys me when he keeps bringing up what I keep bringing up. I look at the ceiling with its hanging mobiles and pinatas, then I look out the window. It isn't really a window. It's a moving holopic of surf coming in on Kaena Point; Sigfrid's programming is pretty eclectic. After a while I say, "I can't help what my parents called me. I tried spelling it R-O-B-I-N-E-T, but then everybody pronounces it wrong."
"You could change it to something else, you know."
"If I changed it," I say, and I am sure I am right in this, "you would just tell me I was going to obsessive lengths to defend my inner dichotomies."
"What I would tell you," Sigfrid says, in his heavy mechanical attempt at humor, "is that, please, you shouldn't use technical psychoanalytic terms. I'd appreciate it if you would just say what you feel."
"What I feel," I say, for the thousandth time, "is happy. I got no problems. Why wouldn't I feel happy?"
We play these word games a lot, and I don't like them. I think there's something wrong with his program. He says, "You tell me, Robbie. Why don't you feel happy?"
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(traduction de C. et L. Meistermann de 1978)
1
Je m'appelle Robinette Broadhead, mais je n'en suis pas moins du sexe masculin. Mon analyste (que j'appelle Siegfried von Shrink, quoique ce ne soit point son nom; il ne possède aucun nom, car c'est une machine) tire un grand plaisir électronique de ce fait:
- Pourquoi te tourmentes-tu si certaines personnes croient que c'est un nom de fille, Bob ?
- Je ne me tourmente pas.
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