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- Écrit par David Sicé


Journey To The Center Of The Earth (1959), le blu-ray
Blu-ray américain sorti le 8 mai 2012
Ici l'article de ce blog sur le film Voyage au centre de la Terre (1959).
Multi-régions (lisible en France), anglais seulement, tirage limité épuisé.
Sur le film : La meilleure adaptation à ce jour et à ma connaissance d'un roman extrêmement populaire de Jules Verne, lui-même un classique du roman de monde perdu. Contrairement à la récente adaptation en 3D, ce Voyage au centre de la Terre est une reconstitution de l'époque de Jules Verne, ce qui déjà rend les choses nettement plus festive. C'est aussi à l'origine, une comédie musicale dédiée à Pat Boone, l'idole des jeunes de l'époque. Sauf que pratiquement toutes ses chansons sont coupées, et il n'en restera que deux : le choeur à la gloire du professeur à l'ouverture du film, et la sérénade à la fille du professeur, coupée dans la version française mais rétablie lors de la dernière édition en DVD.
Le scénario et la réalisation, sans être vraiment fidèle au roman, respecte à la lettre les impératifs de rythme, d'humour, de violence et... de vêtements déchirés qui font encore aujourd'hui le succès des productions les plus modèles. Le moins qu'on puisse dire est que la production a mis le prix pour les décors, variés, frappant l'imagination et pour une immense majorité, non virtuels. Il y a des superpositions peintes ou budgétaires limites (une des premières scènes où James Mason lit un journal et quelques figurants passent devant une horrible photo déformée de la devanture d'une librairie), mais l'ensemble est détaillé de manière extrêmement plaisante. La musique de Bernard Herrman, devenue fameuse, est en revanche volontairement discordante, car elle se veut bizarre et menaçante, mais encore écoutable.
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Image : 2.35.1. Médiocre à bonne. Bien sûr, incomparable au DVD mais tout de même, on est loin de la révélation que sont d'autres films haut en couleurs et filmés dans le même format, et les superpositions sont très loin d'être les seuls en cause. Les détails des vêtements ou des décors peinent à sortir, l'image poudroie partout, avec des petits coups (points blancs) aléatoire. Les caractères imprimés des journeaux ne sont pas lisibles sur un plan moyen. Les couleurs sont légèrement passées. Les détails des peaux et des cheveux sont à peine visibles et confus. L'impression qui se dégage est qu'il s'agit du transfert HD réalisé pour l'édition DVD de 2003 ou plus tôt.
Je confirme après visionnage du DVD. C'est le même transfert que le DVD à chaque rayure et coup près, simplement en version HD... Un des membres du forum HomeTheater confirme aussi d'après son interlocuteur à la Fox qu'il n'y a pas eu de restauration 4K, juste un scan de la pellicule 35 mm tirée à l'occasion de la restauration du DVD.
Son : 4.0. DTS HD Master Audio. Version anglaise non sous-titrée uniquement. Version musicale isolée, pourquoi pas. Même combat que l'image, ce n'est pas le meilleur, mais on a entendu pire et c'est plus clair que le DVD, mais moins bien mixé il me semble, avec exactement le même niveau de bruit de fond quand on pousse le volume. Les dialogues paraissent limités et lointain (ce n'est pas comme s'ils étaient avec nous dans la pièce) ; il y a un début d'immersion, mais très insuffisant ; la musique est présente et certains effets (explosion) sont assourdissants (surtout quand on vient de pousser le son à cause des dialogues). Encore faudrait-il avoir rétabli les chansons manquantes pour que le plaisir soit complet, mais cela dépasse de loin les prérogatives de Twilight Times.
Bonus : limités. Un court livret papier, la musique en bande-son isolé. Et c'est tout !
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Ce Voyage au centre de la Terre est au fil du temps un film de vacances familial, l'équivalent d'une production Disney (qui n'a probablement pas manqué de s'en inspirer...), indémodable sinon par l'usure de ses copies. Car c'est bien là où le bât blesse : la restauration pour le DVD avait déjà accompli un travail considérable. La version Blu-ray aujourd'hui disponible ne va guère plus loin et l'image parait anormalement flou et encore abîmée par endroit - des défauts que l'on a vu parfaitement réparés dans le cas d'autres restaurations.
Le flou qui règne par exemple pourrait provenir du fait que personne n'a apparemment réaligné les trois tirage noir et blanc qui ont permis de conserver la version couleur du film : avec le temps, la pellicule rétrécit ou se déforme, et il faut un travail énorme pour réaligner les trois images, sans quoi apparait exactement le défaut dont souffre l'image. Cf. la version blu-ray de l'African Queen et son documentaire sur la restauration de ce film.
La rayure qui apparait (discrètement) au début du film (sommet du volcan) en plein milieu de l'image ou encore les points blancs (coups) aléatoires sont typiques de défauts déjà réparés sur une majorité de films correctement restaurés. Le premier exemple est l'un des plus anciens de l'histoire du Blu-ray, à savoir la série Star Trek, mais le documentaire de restauration offert avec le blu-ray de James Bond contre Docteur No est assez éloquent sur ce point. Cela implique de payer la licence d'un logiciel coûteux et surtout une réparation manuelle, le genre que Criterion semble mener sur son catalogue, mais pas les autres petits éditeurs spécialisés dans la réédition de film ancien.
En conclusion, Voyage Au Centre de la Terre est un classique qui ne peut rester avec un transfert aussi médiocre et ses scènes coupées oubliées. J'espère bien qu'une nouvelle édition / restauration se prépare dans un avenir le plus proche. En attendant, je rongerai mon frein avec cette version.
Apparemment le film devrait sortir à nouveau en blu-ray dans une version restaurée... mais chez le même éditeur américain Twilight Time, toujours hors de prix et à tirage limité à 3000 exemplaires.
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- Écrit par David Sicé


Ici la page Amazon.fr du DVD de l'Invention de Morel (1967)
L'invention de Morel (1967), le DVD français de 2012 de chez INA édition.
Sorti le 2 mai 2012 chez l'INA.
Ici l'article de ce blog sur le téléfilm l'Invention de Morel (1967).
Sur le film : je l'ai découvert lors d'une rediffusion, je crois sur France 2, un été des années 1970 et j'avais été très impressionné. J'ai longtemps cru que cela s'appelait "la semaine du Docteur Morel", mais il s'agit bien d'une adaptation fidèle du court roman de Casarès, remarquable novella de pure Science-fiction. Comme souvent chez cet auteur, les faits sont déformés jusqu'à la dissimulation complète à travers les prismes des points de vue, des faux-semblants, des croyances et de l'équivoque. Le film lui-même avec sa narration en voix off suit le rythme lent et les errements du narrateur (encore une fois très fidèle au roman), donc si vous aimez les films d'action, vous détesterez, et si vous êtes d'humeur critique, vous soulignerez qu'une fois de plus, les français ont choisi la facilité, l'introspection, voire l'auto-contemplation hypnotique plutôt que l'aventure et le grand spectacle. Cependant, c'était l'époque où les français passaient encore de la science-fiction ou du fantastique inédit à la télévision, ce qu'ils ne font plus du tout : le scénario existe, l’œuvre d'origine est respectée, et ce téléfilm est resté gravé dans ma mémoire (mais largement déformé par l'imagination) après une seule diffusion, trente années durant. Pour moi, c'est donc une réussite, et cette nouvelle édition DVD permet enfin de la revoir dans des conditions à peu près décentes.
Image : Correcte, format 4:3 d'origine. La bonne surprise, c'est qu'il s'agit d'une version restaurée jusqu'à un certain point, contrairement à la version que l'INA vendait sur son site avant 2012 et qui coûtait cher à l'époque, pour une image et un son pourris. La mauvaise nouvelle: ce n'est pas une restauration HD et les couleurs sont encore virées. Les détails fins sont donc absents, mais l'image est (presque) débarrassée de ses coups, rayures, tâches, sans oublier l'instabilité et les images qui sautaient du DVD gravé à la demande de l'INA. Il faudra donc attendre, et possiblement toute l'éternité, avant de pouvoir admirer la version cristalline et non virée du négatif d'origine correctement restauré.
Son : Bon. Dolby Digital 2.0. De même le son est stéréo. Le bruit est encore là, mais faible, et il n'y a plus de coups et de saute comme dans le DVD gravé à la demande.
Bonus : aucun en rapport avec le film. Il y a quand même les bandes-annonces (couleurs largement virées) de la collection de l'INA "les inédits fantastiques" : parmi lesquelles le navire étoile, Fantomas, la poupée sanglante, tout splique étaient les Borogroves, le voyageur des siècles, le coffret Jules Verne, la main enchanté, aux frontières du possible etc. Tout cela rappelle les productions de la BBC et donne envie, même si c'est souvent maladroit au niveau du scénario et de la réalisation, en mauvais état ou mal restauré, avec des exceptions. Plus il y a beaucoup de choses que j'avais dû voir passer, sans avoir pu le voir en entier, le comprendre ou y prêter attention.
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- Écrit par David Sicé


The Almighty Johnsons S02E10: Magical Fluffy Bunny World (2012)
Traduction du titre original : Le monde magique des lapins en peluche.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacrée à la série télévisée The Almighty Johnsons 2011.
Diffusé en Nouvelle-Zélande le 2 mai 2012 sur TV3 NZ.
Diffusé aux USA à partir le 26 février 2012 sur SYFY US.
Sorti aux USA en coffret blu-ray saison 1 le 7 octobre 2014 (région A, non censuré, anglais seulement.
Sorti aux USA en coffret intégral blu-ray saison 1-3 le 28 avril 2015 (région A, non censuré, anglais seulement)
De James Griffin et Rachel Lang ; avec Emmett Skilton, Timothy Balme, Dean O'Gorman, Jared Turner, Ben Barrington, Fern Sutherland, Michelle Langstone, Eve Gordon, Hayden Frost, Keisha Castle-Hughes.
Pour adultes
(comédie de fantasy urbaine) Et voilà Axl, Gaïa et Brynn de retour à la location ravagée. Découvrant les dégâts, Gaïa déclare sombrement : « Okay, quiconque a fait cela doit payer pour remplacer… » Axl explique : « C’est l’ouvrage du géant qui est venu ici pour te tuer… »
Gaïa rétorque : « Arrête ! » Axl s’étonne : « Arrêter quoi ? » Et Gaïa s’écrie : « Arrête de me mettre la tête à l’envers ! » Axl proteste : « Je n’essaie pas de te mettre la tête à l’envers ! » Gaïa répond : « Si, tu le fais. » Axl l’admet : « Okay, ouais, mais seulement parce que ce que tu as besoin de savoir, ça te met la tête à l’envers… » (…)
Brynn intervient : Eggthér ne s’arrêtera pas tant qu’il ne t’aura pas eu : ces films Terminator, ils sont vaguement basés sur lui ! » Gaïa en doute : « Eggthèr ? C’est un nom inventé de géant ? ».
Brynn soupire : « J’irai vraiment pas me moquer de son nom, parce que, hé, il est VRAIMENT TRES SENSIBLE au sujet de… » Gaïa ne veut rien entendre : « Au nom de Jésus Christ… (…) Les géants ça n’existent pas ! »
Et c’est alors qu’entre par l’embrasure de la porte enfoncée un imposant bedonnant barbu à la veste rouge à carreaux, en jeans et bottes… Derrick, alias Thor… qui a rasé sa barbe. Gêné, Axl fait les présentations. « Ce n’est pas un géant, juste un homme très massif. »
Derrick déclare alors : « Est-ce que vous avez une idée des foutus embouteillages qu’il y a sur l’autoroute ? » Axl répond : « En fait, je vis ici. » Alors Derrick s’incline bien bas : « Mon seigneur Odin, je suis venu. » Et Axl à Gaïa, médusée : « Et il est Thor. »
Derrick alias Thor renifle plusieurs fois : « Pourquoi est-ce que je sens l’odeur d’un gâteau ? » Axl répond distraitement : « Cela doit être Brynn. » L’intéressé ouvre alors de grands yeux effrayés. Derrick s’exclame : « Géant ! » et sort le marteau qu’il avait caché sous sa veste, dans sa ceinture.
Brynn panique et s’empare d’un tabouret en guise de bouclier : « Non, non, non… » Axl s’interpose, Derrick accuse : « C’est un vicelard de minuscule géant qui est venu vous tuer, mon seigneur !!! »
Axl corrige : « Non, c’est un bon géant ! » Ce à quoi Derrick répond en grimaçant, marteau levé : « Les seuls bons géants qui soient sont des géants morts ! » Brynn crie en retour : « Criminel de guerre !!! »







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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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- Écrit par David Sicé


The Almighty Johnsons S02E09: Everything Starts with Gaia (2012)
Traduction du titre original : Tout commence avec Gaïa.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici la page de ce blog consacrée à la série télévisée The Almighty Johnsons 2011.
Diffusé en Nouvelle-Zélande le 25 avril 2012 sur TV3 NZ.
Diffusé aux USA à partir le 26 février 2012 sur SYFY US.
Sorti aux USA en coffret blu-ray saison 1 le 7 octobre 2014 (région A, non censuré, anglais seulement.
Sorti aux USA en coffret intégral blu-ray saison 1-3 le 28 avril 2015 (région A, non censuré, anglais seulement)
De James Griffin et Rachel Lang ; avec Emmett Skilton, Timothy Balme, Dean O'Gorman, Jared Turner, Ben Barrington, Fern Sutherland, Michelle Langstone, Eve Gordon, Hayden Frost, Keisha Castle-Hughes.
Pour adultes
(comédie de fantasy urbaine) Ce matin-là, Gaïa semble agitée et déterminée à redécorer le salon de leur colocation… en déplaçant une lampe ?
Le bruit sort Axl de sa chambre, qui en caleçon tee-shirt se plante devant elle bras croisés et demande : « Qu’est-ce que tu fais ? » En repoussant la table basse encore chargé de canettes écrasées et de bouteilles vides, elle répond : « J’ai fait un rêve. »
Blasé, Axl répond : « Okay, est-ce que tu es encore en train de rêver et est-ce que je suis dans ton rêve ? » Gaïa répond : « A toi de me le dire. » Puis soulevant une petite table : « Bouge ! »
Gaïa repose la table dans le tibia de Axl qui s’écrie : « Aïe, tu n’avais qu’à réponde non ! » Puis il soupire : « Sérieusement, pourquoi tu fais quoi que ce soit que tu es en train de faire maintenant ? » Gaïa soulève le porte-revue pliable. Axl insiste : « C’est bien trop tôt le matin ! »
Gaïa répond enfin : « Eh bien je voulais le faire avant de l’avoir oublié : j’ai rêvé comment notre appartement devait être exactement ! » Axl répond : « A-han… et c’est comme ça ? » Gaïa répond : « Non ; mais si je continue de bouger des trucs, tôt ou tard, ça le sera. »
Très soucieux, Axl répond : « D’accord… » tandis que Zeb les rejoint et demande, « Est-ce que ça vaut la peine que je demande ? » Et Axl de lui répondre tandis que Gaïa ré-arrange les coussins du divan : « Elle a fait un rêve… » Il croise ses bras et soupire. Zeb commente : « Un rêve de déménagement futur, c’est sûrement symbolique… »
Axl l’admet : « Symbolique d’à quel point elle se comporte bizarrement ces derniers temps. » Zeb répond : « Ouais, et c’est mon signal pour m’en aller servir de la nourriture industrielle aux masses. »
Axl sourit et souffle : « Amuse-toi bien ! » Et Gaïa se retourne et demande à Axl : « Qu’est-ce que tu en penses ? » Axl répond : « Beaucoup de choses ; peut-être tu devrais faire une pause ? Te préparer pour le boulot. » Et Gaïa de lui répondre : « Pas besoin, j’ai démissionné. »
Axl, indigné, répète : « Tu as démissionné ? » Mais déjà Gaïa repart dans le salon : « Je n’aime pas que ces chaises soient là. » Axl insiste : « Tu as démissionné ? »
Gaïa emporte une chaise au-dessus de sa tête et confirme : « Oui, c’est ce que je viens de dire. » Axl : « Et pourquoi ? » Elle répond : « Parce que cela m’a semblé la bonne chose à faire à ce moment-là. »
Axl : « A quel moment ? » Toujours avec la chaise au-dessus de la tête, Gaïa répond agacée : « Quand je me suis réveillée ce matin et que je leur ai téléphoné pour leur dire que je démissionnais. »
Axl s’alarme : « Gaïa, les gens ne se réveillent pas juste pour démissionner et déplacer des meubles. » Gaïa réplique : « C’est ce que j’ai fait ; attrape une chaise ! »
Axl attrape la chaise qu’elle portait au-dessus de sa tête. « Okay, on va faire ça sans pincettes. » Il assied Gaïa sur le divan et lui demande les yeux dans les yeux : « Qu’est-ce qui t’arrive ? Tu n’as plus été toi-même depuis un bon moment et à présent, sur une autre planète serait une manière de le décrire. »
Gaïa a l’air perplexe et répond : « Non, ça ne l’est pas. » Axl demande : « Tu es enceinte ? » Elle lui donne un coup de pied dans le tibia, et après un cri de douleur il proteste : « .. .le même tibia ! » Gaïa se lève : « Pour une même question stupide : il n’y a aucun problème avec moi, Axl. »
C’est alors qu’on frappe à la porte vitrée de la colocation. C’est le père de Gaïa, qui s’écrie : « Où est elle ? » tout en jetant un coup d’œil derrière lui, puis en s’engouffrant dans l’appartement : « Où es ma fille ? »
Axl s’exclame ironiquement bien fort : « Oh génial, Bryn est là ! » Arrive l’intéressée, soupçonneuse : « Qu’est-ce que tu fais ici ? »
Bryn bredouille devant elle : « Salut, chérie ; hum tu te souviens toutes ces fois où nous avions parler de comment des urgences peuvent survenir n’importe quand et que nous devions toujours être prêts à partir quand le moment l’exige ? » Gaïa réplique : « Ah le bon temps des exercices d’évacuation de la maison… »
Bryn regarde encore derrière lui, en direction de la porte d’entrée : « Eh bien, le moment l’exige maintenant. » Gaïa rétorque : « Dommage, je suis occupée. » Et de reprendre la lampe pour la remettre à sa première place.
Axl hausse le ton : « Pourquoi il faudrait qu’on évacue la maison. » Et Jacob, l’ex fiancé de Gaïa fait alors irruption : « Est-ce qu’elle est prête ? » Bryn lui répond : « Pas vraiment. » Puis à Gaîa, « Ma douce… Il faut vraiment, vraiment, vraiment qu’on s’en aille d’ici maintenant ! » Jacob renchérit : « Oui, il le faut. »
Gaîa répond : « Non, il ne le faut pas. » Bryn semble être sur le point de craquer : « S’il te plait, il faut qu’on parle maintenant. »
Gaïa vocifère : « Alors pars ! Parce que je n’irais nulle part avec quiconque ! Et je ne suis pas sur une autre planète ! Et je ne suis certainement pas enceinte ! Et aucun de ces meubles n’est à la bonne place !!! Alors juste — laissez-moi seule !!! »
Bryn et Jacob veulent rattraper Gaïa, mais Axl à lui seule les retient : « D’accord, qu’est-ce qui se passe ? » Bryn proteste : « Ecoutez-moi avant qu’il ne soit… »
C’est alors qu’un très grand barbu à gliet jaune enfonce la porte de l’appartement, qui retombe à plat à l’intérieur dans l’entrée. Bryn terrifié achève : « … trop tard ! »
Le très grand barbu fait un pas dans l’entrée, piétinant la porte, et reniflant plusieurs fois audiblement. Brynn l’interpelle : « Elle n’est pas là, Eggthér ! » Le dénommé Eggthér lui répond avec un fort accent : « Tu croyais nous avoir avec un cœur d’opossum, hein ? »





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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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