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- Écrit par David Sicé
Antiviral (2013)
Notez que ce film existe en deux versions : director's cut longue projeté à Cannes en 2012, cinéma sortie en 2013.
Sans être toxique ni gore, ce film est à déconseiller aux personnes sensibles.
Présenté au Festival de Cannes 2012 sélection Un certain regard dans une version plus longue de six minutes.
Sorti en Angleterre le 1er février 2013.
Sorti en France le 13 février 2013.
Sorti en blu-ray français TF1 VIDEO le 19 juin 2013.
Sorti en blu-ray américain IFC FILMS le 6 août 2013 région A, sous-titres espagnol.
Sorti en blu-ray allemand BUSCH MEDIA DE le 19 octobre 2018 (version anglais original et allemand, pas de bonus, pas de sous-titres)
Sorti en coffret américain 4K+2blu-ray SEVERIN US, sorti le 25 mars 2025, inclus sur le second blu-ray le director's cut projeté à Cannes, nombreux bonus, courts métrages et commentaire audio plus livret.
De Brandon Cronenberg (également scénariste) ; avec Caleb Landry Jones, Sarah Gadon, Douglas Smith, Joe Pingue, Nicholas Campbell, Sheila McCarthy, Wendy Crewson, Malcolm McDowell.
(Prospective cyberpunk horrifique, eugénisme, violent) Un jeune homme pâle le visage couvert de tâches de rousseur attend mains dans les poches de son manteau noir, un thermomètre électronique dans la bouche. Il doit couver quelque chose...
Le jeune homme est en fait adossé contre une immense affiche murale de la Clinique Lucas, "pour le vrai connaisseur", illustré sur fond blanc du portrait d'une blonde pâle aux yeux bleus et aux lèvres vermeil.
De son point de vue, il fixe la circulation automobile en contrebas des tours et immeubles de la ville. Une alarme électronique le tire de sa contemplation, et il retire le thermomètre de sa bouche. Il soupire ; grimace ; semble frisonner.
Plus tard, un autre jeune homme pâle aux cheveux bruns tout bouclés se présente à l'accueil du secrétariat de la fameuse clinique Lucas.
La secrétaire, très chic, à son clavier d'ordinateur blanc comme le reste des lieux, en veste cintrée noire, lui fait signe d'attendre en levant l'index, tout en répondant au téléphone grâce à son micro-casque : "Oui... oui." Puis, clignant des yeux : "Merveilleux : je vous transfère aux réservations."
Puis la secrétaire se tourne vers le jeune homme : "Est-ce que je peux vous aider ?" Le jeune homme semble intimidé, et articule en réponse avec difficulté : "Edward Porris... Je... J'ai rendez-vous."
La secrétaire répète : "Porris..." et se penche pour récupérer derrière son pupitre une tablette reliée qu'elle tend à l'intéressé. Celui-ci reste immobile.
La secrétaire ajoute : "Juste, asseyez-vous." Et le jeune homme se décide enfin à prendre la tablette.
La salle d'attente est haute de plafond, entièrement blanche comme le reste, mais les murs sont occupés par de grandes photos serrées sur le visage de top-modèles masculins, et devant chaque colonne, à gauche et à droite, deux écrans plats l'un au-dessus de l'autre.
A gauche, les écrans affiche le visage d'une top-modèle aux cheveux couleur de miel, et à droite les écrans affiche le visage de la même blonde que la grande affiche devant laquelle se tenait le premier jeune homme qui prenait sa propre température.
Les six fauteuils design blancs aux pieds chromés sont occupés par deux hommes -- un asiatique en costume cravate et un caucasien en jeans et pull noir sur chemise bleu sombre -- et quatre femmes, toutes pâles, deux brunes et deux blondes.
Tout le monde semble être occupé à lire des magazines sur les célébrités, ou de la documentation ou le même genre de tablette relié de blanc que la secrétaire a remis à Porris.
Et entre les lecteurs, sur les quatre tables basses jointes bord à bord deux par deux, des vases contenant des bouquets de tulipes rouges ourlées de blanc.
Au fond deux autres écrans plats plus petits semblent suivre les faits et gestes de la blonde des écrans à droite pour les actualités.
Et voilà Porris qui, toujours un peu gauche, entre dans la salle d'attente par la gauche des écrans plats diffusant l'actualité. Il n'y a guère qu'une place libre sur la banquette occupée par une grosse blonde pas vraiment ravie.
Coïncidence ? Juste au-dessus de cette banquette, est pendu au mur le portrait serré sur le visage de la même blonde pâle aux yeux bleus au rouge à lèvre vermeil.
Porris s'assied sur son côté de banquette, et visiblement mal à l'aise, contemple la clientèle d'en face de lui. La femme brune lit un magazine qui a pour titre ACCLAME, avec en couverture une certaine Aria Noble, la top modèle aux cheveux couleur de miel.
L'homme caucasien en jeans lit un autre magazine intitulé CÉLÈBRE, avec une autre top-modèle qui prend la pause. Pas la blonde aux yeux bleus et lèvres vermeil dont la photo est à nouveau pendue en vis à vis.
Sur les écrans privés de son défilent des reportage : sur l'écran de gauche, la chaîne SPOT, un bandeau vert portant la légende : Rumeur de côtes : un virus ? a-t-elle arrêté de manger à nouveau ?
La voix du reportage est sous-titrée en anglais : ... représentant dit que sa perte récente de poids est due à un virus qu'elle a attrapé lors de son voyage en Ouganda.
Et en fond un gros plan sur le dos nu d'une femme très pâle en robe de soirée noire, l'une de ses côtes saillantes entourée d'un trait infographique blanc.
Sur l'écran de droite, la chaîne C-LIFE : bandeau rouge légendé : Nouvelles de C-Life en direct : les autoportraits d'Aria Noble ont fuité : Ses agents disent que ce n'est pas elle, ouais, bien sûr que non.
Et en fond une photo complètement floue d'un couple marchand devant la palissade d'une maison de brique et de pierre. Il est strictement impossible de reconnaître qui que ce soit sur la photo flou.
Puis d'un coup des photos pas du tout flou de Aria Noble faisant la moue on ne peut plus reconnaissable enchaînant les selfie topless et en string se photographiant dans le miroir de sa salle de bain.
Une caméra de surveillance braquée sur Porris qui a la tête tournée vers les "informations", cramponné à sa tablette.
Soudain la grosse blonde chuchote quelque chose, peut-être : "Hanna Geist ?" à Porris qui tourne la tête vers sa voisine et dit : "Pardon ?"
Alors la blonde précise : "Vous avez l'air d'un Hanna Geist, je vous prends pour un Hanna Geist."
Et les yeux de la grosse blonde vont de la tablette que tient Porris au visage du jeune homme, qui dit simplement : "Oh!" Puis avoue tout bas : "Oui."
La blonde soupire : "Hé bien, la plupart des gens le sont." Puis elle avoue à son tour, aussi nerveuse que l'autre : "Je suis ici pour Michael Felix."
La blonde et le jeune homme se regardent l'un l'autre, puis, sur le ton de la confidence, et avec une certaine gourmandise, la blonde déclare à Porris : "Savez-vous qu'il a l'habitude de tourmenter ses conquêtes en plaçant des épices dans son prépuce avant la pénétration ?"
Porris reste alors les yeux obstinément baissés tandis que, sur l'écran de surveillance vidéo, la blonde rêveuse continue de chuchoter sans regarder Porris : "Je suis tellement chanceuses qu'ils aient réussi à l'avoir avant l'exécution, vraiment chanteuse..."
La personne devant l'écran de surveillance n'est autre que le jeune homme pâle au visage couvert de tâches de rousseurs. Il porte un costume cravate noir et une chemise blanche, et il est renversé dans un fauteuil, télécommande à la main. Il dit alors, apparemment dans un micro inséré dans la télécommande : "Je prends celui-là." Et de poser la télécommande.
Hanna Geist n'est autre que la blonde pâle aux yeux bleus et aux lèvres vermeil. Un peu floue toujours sur le fond blanc, elle ôte ses lunettes de soleil et regarde quelqu'un sur le côté, apparemment séduite. Elle sourit finement.
L'image saute, le mouvement d'Hanna Geist recommence, encore et encore...
Le jeune homme aux tâches de rousseur commente : "... à couper le souffle. Je comprends votre fascination pour elle. Je comprends complètement : quelque part, elle est parfaite, n'est-ce pas ?"
La boucle vidéo est projetée sur l'écran plat de marque Toshiba posé à un bout de la petite table entre Porris et le jeune homme aux tâches de rousseur, qui ajoute : "Plus que parfaite. Plus qu'humaine."
Ce dernier semble tout aussi hypnotisé que Porris, mais il n'arrête cependant pas de parler, presque en transe : "Son regard semble passer... tout droit à travers votre peau..." Et il fixe alors Porris : "... et toucher vos organes..."
Porris n'a d'yeux lui que pour l'écran à la boucle vidéo, et le jeune homme aux tâches de rousseur persiste : "... il touche votre estomac, vos poumons..."
L'autre ne quitte pas des yeux Porris, l'expression vide, les yeux fixes braqués sur Porris, comme sur une proie : " ...Il donne des frissons."
Soudain, le jeune homme aux tâches de rousseur se penche sur la petite table où sont alignées quatre boites noires, numérotées et illustrées de photos de virus ou de bactérie, et de visages déformés : S-622, S-243, S-558; S-184. Les quatre boîtes sont marquées du logo de la clinique Lucas.
Le jeune homme reprend d'une voix douce, presque fêlée : "Comme vous pouvez le voir, nous avons plusieurs options disponibles ; chacune a été acquise directement à partir de Mademoiselle Geist."
Porris semble émerveillé mais n'a toujours rien dit, l'autre ajoute aussitôt : "Si je devais penser que votre intérêt n'est que passager, je peux offrir un très grand nombre de kits bas de gamme ; néanmoins, vous me faites l'impression d'être quelqu'un dont la motivation me parait un petit peu plus... profonde que cela : je vous vois... comme un homme de goût."
Le jeune homme aux tâches de rousseurs, les doigts de ses mains entrecroisés posés sur la table, fixe toujours Porris : "... Un connaisseur." Et de sourire.
D'autres entretiens se déroulent simultanément en tête à tête entre les hommes en costume cravate noir et l'un des clients ou l'une des clientes de la salle d'attente. Leurs conversations sont étouffées par les cloisons en verre qui séparent les espaces, situées de part et d'autre de l'allée immaculée.
L'homme aux tâches de rousseur dit : "alors si vous me le permettez, je ferais une recommandation : S-558."
Il retire l'étiquette portant la photo d'un visage déformé et de tâches noires circulaire en guise de clichés du virus : "Coûteux... Mais c'est un must pour les plus passionnés."
Il ouvre le boîtier noir, révélant un cartouche pour injection étiquetée d'un code barre, de la mention "La clinique Lucas" et du logo de la clinique sur fond blanc." Il s'agit d'une ampoule de verre incolore contenant un liquide également incolore."
Porris se redresse, fixant l'ampoule tandis que l'homme aux tâches de ressource continue de fixer, l'air nonchalant, Porris et mentionne : "Miss Geist en fut affectée durant son liaison très médiatisée avec Laura Law en 2003. Nous le lui avons acheté peu après..."
Porris répète "S - cinq cinq huit ?" Le jeune homme aux tâches de rousseur confirme : "Oui, une forme du virus Herpes Simplex." Et faisant rouler sa langue à l'intérieure de sa bouche, pressant et relâchant ses lèvres : "Après l'infection, le virus continue de vivre dans les cellules de son hôte..."
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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.
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- Écrit par David Sicé
Sinners (2025)
Traduction : pécheurs ou pécheresses.
Annoncé en France, en Espagne et aux USA limité le 16 avril 2025.
Annoncé en Angleterre et aux USA le 18 avril 2025.
De Ryan Coogler (également scénariste et producteur) ; Michael B. Jordan, Hailee Steinfeld, Miles Caton, Jack O'Connell, Wunmi Mosaku, Jayme Lawson, Omar Benson Miller, Li Jun Li, Delroy Lindo.
Pour adultes ?
(vampires, woke, toxique, artificiel, raciste anachronique, presse) Alors qu'ils essaient de s'y faire oublier, deux frères jumeaux afro-américains reviennent dans la ville de leur enfance où les attend une "force malfaisante encore plus grande", comprenez une horde de vampires. Spécistes, va !
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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à ce film.
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- Écrit par David Sicé
Firefly S01E07: Our Mrs. Reynolds.
Traduction : Madame Reynolds / Notre Madame Reynolds / La femme du capitaine Reynolds.
Titre canadien et français : La femme du Commandant.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog sur la série Firefly (2002)
Diffusé aux USA le 4 octobre 2002 sur FOX US.
Sorti en DVD anglais le 19 avril 2004 (piste français canadien incluse, sous-titres français inclus).
Diffusé en France le 14 avril 2005 sur SERIE CLUB FR.
Sorti en Blu-ray américain le 11 novembre 2008 (multi-régions, piste français canadien incluse, sous-titres français inclus).
De Joss Whedon, avec Nathan Fillion, Gina Torres, Alan Tudyk, Morena Baccarin, Adam Baldwin, Summer Glau, Sean Maher, Mark Sheppard.
Pour adultes et adolescents.
(Space opera, Western spatial, horreur, comédie) Un chariot bâché tiré par deux chevaux conduit par un couple rappelant les colons de l’Ouest Américain avance dans l’eau peu profonde d’un cours d’eau traversant une forêt illuminée par le couchant.
Mais le couple est guetté et soudain un premier bandit à cheval sort de la forêt à leur droite — puis trois autres arrivent de l’autre berge.
Le chariot attaqué fait halte tandis que les bandits se postent à trois sur leur gauche et un devant sur la droite. Le chef de la bande déclare alors, brandissant son colt : « Pardonnez de vous déranger, mais je crois que vous transporter un truc à moi. »
Le cocher lui lance, tête baissé, visage caché par son chapeau de cow-boy : « C’pas à toi ! »
Le chef des bandits répond calmement : « Tu pensais qu’on aurait pas découvert que vous aviez changé de route ? Vous allez nous donner notre dû, et tout le reste sur cette barque. » et d’ajouter : « Et je pense que vous allez même me donner un peu de temps en tête à tête avec vot’dame. »
La dame en question garde la tête tellement baissée sous son bonnet qu’on ne distingue même pas son menton. Le mari répond avec un accent de bouseux : « Oh, je pense que vous pourrier avoir envie de rétracter cette dernière phrase. »
Le mari relève la tête. C’est Jayne. « Voyez-vous, j’ai épousé une créature laide et forte. »
L’intéressée relève la tête vers Jayne, et d’une voix contrefaite s’indigne : « Comment peux-tu dire ça ? » Et d’une voix plus naturelle — celle du capitaine Malcom Reynolds : « Comment peux-tu me faire honte devant des nouveaux venus ? »
Jayne rétorque, gardant son accent de bouseux : « Si je pouvais te rendre plus jolie, je le ferai. » Et apparemment c’en est trop pour Mal, qui accuse Jayne : « Tu n’es pas l’homme que j’ai rencontré il y a un an. »
Et Mal et Jayne dégainent leurs armes à feu. Les bandits en restent bouche-bée. Mal retire son bonnet et sourit au chef : « Maintenant réfléchis bien : ça fait depuis un certain temps déjà que tu tournes autour de cette ville ; ça les dérangerait pas d’avoir ton cadavre sur les bras ; alors tu peux te prélasser dans une jolie cellule de prison, mais si ta main touche le métal, je jure sur mon mignon bonnet à fleurs que je te trucide. »
Le chef crie alors à celui qui a la mitraillette : « Abattez-les ! », mais celui-là est déjà abattu par Zoé qui s’était cachée sous la bâche. Et tout le monde ouvre le feu, l’équipage du Serenity atteignant leurs cibles à tous les coups.
Ce soir-là, c’est fête au village autour des feux de bois : les violoneux violonnent, les cow-boys et leurs dames dansent en lançant des cris de joie.
Mal explique à Inara : « Demain matin, nous partirons pour Beaumond ; ça vous donnera une chance de trouver du travail pour votre compte. »
Inara répond : « J’apprécie : c’est très jolie ici, mais… » Mal complète : « Ce n’est pas votre clientèle ? Je comprends : vous voulez jouer à la dame. » Inara l’admet : « Eh bien, oui. »
Puis Inara change de succès : « Alors, expliquez-moi à nouveau pourquoi ce n’est pas Zoé qui avait enfilé la robe ? »
Mal ne se trouble pas : « Tactique, Femme ! J’avais besoin d’elle pour couvrir nos arrières ; par ailleurs ces robes en coton doux sont plutôt agréables à porter : il y a tout un courant d’air. » Inara répond : « Et vous saviez cela parce que… »
Mal répond alors avec aplomb : « Vous ne pouvez pas ouvrir le livre de ma vie et zapper au milieu : comme une femme, je suis un mystère. »
Inara rit : « Oh, mieux vaut que cela en reste un : je retire ma question. » Mal sourit largement, très satisfait de son propre humour.
Et tandis que tout autour on danse et on saute, pas loin de l’orchestre, Jayne semble être en train de faire une réalisation mystique, comme le doyen de la communauté à barbe blanche lui montre un bâton de pluie : « Il fait venir la pluie quand vous le retournez… »
Il incline le tube et les grains à l’intérieur dégringolent bruyamment vers l’extrémité du bas : « La pluie est très rare… Elle n’arrive que quand elle est la plus nécessaire. »
Jayne a l’air fasciné. Le vieil homme achève, remettant le bâton de pluie à Jayne : « Et il en va de même… pour des hommes comme vous. »
Jayne a l’air très ému et bredouille, tenant le bâton de pluie à l’horizontale avec ses deux mains : « C’est le plus… Vous… ami… »
Puis il enfouit son visage dans le poitrail du vieil homme : « Vous êtes un gars (formidable) ! » Et Jayne renifle. Puis la tête relevée et les yeux dans les yeux, promet au vieil homme : « Je le garderai précieusement ! »
Pendant que la fête pas son plein, le pasteur Book, lui bénit sombrement avec des gouttelettes d’eau les cadavres des bandits alignés sous des couvertures, avec une torche qui flambe à côté. Il est cependant intrigué par l’étrange manège autour de Mal et de Jayne...
En effet, une jeune femme rousse es’est agenouillée aux pieds Malcom Reynolds, pour ceindre le front du capitaine du Sérénité d’une couronne de fleurs.
Book reprend sa bénédiction, et la jeune femme dépose alors une coupe de terre cuite vernissée dans les mains jointes de Mal, lui fait boire une gorgée. Puis, très satisfaite, elle se relève et commence à danser pour Mal, hilare, clairement îvre.
Sourire jusqu’aux oreilles, Mal se tourne vers Jayne pour pointer sa couronne de fleurs. Et de regarder la jeune fille danser autour du feu.
Pendant-ce temps, Wash étreint et embrasse Zoé emmitouflée dans une couverture. Alors une autre femme vient chercher Mal et Jayne pour les entraîner dans la danse, et Mal, toujours hilare danse avec la jeune fille.
Le lendemain, l’équipage du Serenity plie bagage et Mal déclare au chef de la ville : « Doyen Gommen, merci de votre hospitalité. »
Le vieil homme à barbe blanche répond : « Nous avons une grande dette envers vous ; je suis désolé que nous ayons si peu pour vous payer, bien que j’espère que nos cadeaux prouveront notre reconnaissance. »
Mal répond en souriant : « Eh bien je ne pense pas que Jayne lâchera jamais son bâton maintenant. »
Et les deux hommes d’en rire alors que Zoé arrive en courant. Zoé entraîne Mal à l’intérieur de la soute et lui souffle à l’oreille : « Une barge de patrouille de l’Alliance vient d’entrer dans l’atmosphère à l’instant. »
Mal revient aussitôt au doyen : « Eh bien, faut qu’on décolle ! » Le doyen répond : « Nous prierons pour une route sûre et espèrerons poser de nouveau nos yeux sur vous avant longtemps, mon ami. »
Ils se serrent la main : « Comptez là-dessus, répond Mal : à plus maintenant. » Le doyen ajoute encore : « Soyez bénis. » Et sous les acclamations et les au-revoir de la petite foule, la porte de la soute remonte et le Sérénité décolle verticalement dans un nuage de poussière.
Dans la soute, Mal fait du rangement en ramassant deux bobonnes de terre cuite, probablement de l’alcool distillé, et ouvrant une espèce de cage à provision, va pour les ranger, quand soudain, il aperçoit à travers les grilles de métal le visage de la jeune femme rousse de la veille.
Malcom recule avec un cri de frayeur. Puis il relève la tête et interroge : « Qui Diable êtes-vous ? »
La jeune femme semble très surprise et demande : « Qu’est-ce que vous voulez dire ? »
Mal se relève, la jeune fille de l’autre côté aussi : « Je pense que j’ai été très clair : qu’est-ce que vous faites sur mon navire ? »
La jeune femme répond en souriant : « Mais… vous savez bien que je dois m’accoupler avec vous… » Mal a les yeux ronds : « Qui doit quoi avec qui ? »
Alors la jeune femme approche et d’une voix toute douce et innocente demande : « Est-ce que le doyen Gommen ne vous l’a pas dit ? » Mal demande encore : « Me dire quoi ? Qui… Qui êtes vous ? »
La jeune fille baisse les yeux : « Monsieur Reynolds — Monsieur… » Elle relève les yeux et le regarde, rougissante : « Je suis votre épouse ! »
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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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- Écrit par David Sicé
Midnight, Texas S02E01: Head Games (2018)
Traduction du titre original : Minuit, dans l'état du Texas, prises de tête / jeux de pouvoir / manipulations.
Episode précédent <> Episode suivant.
Ici l'article de ce blog consacré à la série Midnight, Texas 2017.
Diffusé aux USA à partir du 26 octobre 2018 sur NBC US.
Sortie le 29 janvier 2020 en coffret 3 br français ELEPHANT FR (image et son bon, pas de réel bonus).
De Monica Owusu-Breen et Mark Hentemann ; d'après les romans de Charlaine Harris ; avec François Arnaud, Dylan Bruce, Joanne Camp, Parisa Fitz-Henley, Arielle Kebbel, Jason Lewis, Shannon Lorance, Lora Martinez-Cunningham, Peter Mensah, Nestor Carbonell, Jaime Ray Newman.
Pour adultes et adolescents
(fantasy urbaine) La nuit. L’unique feu rouge de Midnight vient de passer au vert au-dessus de la grand-rue déserte. Et voilà le médium Manfred Bernardo qui marche au milieu de la route en slip et bottines traînant derrière lui une grande pelle de métal, raclant le bitume.
Au bout de l’avenue, il passe devant la chapelle et son panneau « Mariages et enterrement des animaux de compagnie sur rendez-vous seulement. » éclairé par le lampadaire. Il passe devant l’enseigne rouge de la vitrine de prêteur sur gage. Il passe devant la façade en rénovation de l’hôtel autrefois fermé, rebaptisé Le Cristal du Désert — hôtel et spa. Manfred calme et concentré, à la limite, souriant continue de marcher. Nous le retrouvons dans le désert à creuser avec sa pelle.
Dans leur lit, Creek Lovell, la serveuse du restaurant « comme à la maison » dort à poing fermés, sans réaliser qu’à présent, Manfred la fixe sinistrement, debout devant leur lit. Soudain, Manfred se réveille en sursaut dans son lit. Il fait grand jour, il est seul. Il regarde autour de lui, rassuré. Creek entre, deux tasses à la main, et le salue, souriante et pimpante en robe courte : « Bonjour, Rayon-de-Soleil ! »
Creek porte à Manfred sa tasse de café : « Et voilà ! » Il la remercie en souriant, mais semble à bout de souffle, et Creek, s’asseyant à son côté, le remarque immédiatement et l’interroge : « Tu as eu un autre mauvais rêve. » Il confirme. Et elle reprend : « Ne crois-tu pas qu’il serait temps d’investir dans un nouvel oreiller ou peut-être commencer à prendre de la mélatonine ? » Manfred renchérit : « Ou d’arrêter à manger des burritos avant d’aller se coucher ? » Creek veut bien rire de sa plaisanterie, puis répond : « Ou peut-être c’est le moment de changer. » Et d’expliquer : « J’ai beaucoup réfléchi ces derniers temps… »
Manfred répond un peu nerveusement : « Eh bien, esquiver une apocalypse tend à avoir cet effet-là. » Creek détourne les yeux : « Oui, et vu que j’ai eu le temps de respirer, de penser, à propos de Connor, et de mon père, je ne suis pas sûre que rester à Minuit soit la meilleure chose pour moi. »
Manfred fait « Oh… » et se redresse. Creek insiste : « Tu sais combien je t’aime ? » Manfred boit le reste de son café et repose la tasse sur sa table de nuit : « Bien sûr ! » Et de se retourner vers Creek : « Je t’aime aussi ! » Creek poursuit : « Et je tiens vraiment à cette ville, et à tous ses habitants… Mais… Je ne veux pas servir des hamburgers fondants à jamais… »
C’est au tour de Manfred de baisser les yeux. Creek reprend : « Alors j’ai candidaté au cursus d’écriture créative de l’université de Bison. Il y a tellement peu de chance que… Je ne serai sans doute jamais prise, mais si je le suis, je veux que tu viennes avec moi. » Elle sourit, pleine d’espoir. Et Manfred, de répondre après une longue hésitation : « … Euh… »
Creek se détourne, lève les yeux au ciel et hoche la tête : « Donc c’est non… » Elle semble au bord des larmes, alors Mandred soupire, et la regardant dans les yeux, répond enfin : « Ma maison, c’est là où tu es. » Creek sourit. Manfred va pour l’embrasser sur la bouche, mais elle le repousse gentiment : « … ton nez saigne. »
Manfred se lève précipitamment, va dans la salle de bain, et constate, à la fois sur le doigt qu’il a utilisé pour essuyer son nez, et dans le miroir, et sur la serviette… que le sang qui coule est noir. Puis il réalise qu’il a de la terre sous les ongles. Il se retourne vers ses bottines abandonnées au bas de la cuvette des toilettes : recouvertes de boue séchée presque jusqu’à la cheville.
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Ici la page du forum Philippe-Ebly.fr consacrée à cet épisode.
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