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- Écrit par David Sicé

Le coffret 2 DVD américain de 2010 de la saison 1 de The Haunted (2002)
Sorti aux USA le 13 avril 2010.
Zone 1 (pas lisible en France), pas de version française, pas de sous-titres anglais, pas de bonus.
Sur la série : Visuellement, c'est très inspiré de Blade Runner de Ridley Scott, ce qui est un plus, mais malheureusement cela ne dépasse pas la forme.
Matthew Fox rappelle de visage Tom Cruise et le point de départ de l'enfant kidnappé faute de surveillance rappelle le point de départ de l'histoire du héros Minority Report sorti la même année. Avec dans les deux cas, la même incompétence à développer et jouer efficacement de cette sous-intrigue. Matthew Fox a la carrure du héros, mais peu expressif ou en tout cas distancé face à son jeu, ne communique rien de la sensibilité et la folie de la situation dans laquelle se trouve son personnage, quand bien même ces sentiments seraient retenus ou bloqués. La prochaine fois, prenez un acteur anglais ?
Côté violence, machiavélisme, peinture de société et portraits de caractères - tout est à zéro. L'onirisme et le mysticisme liés au thème est tellement bas, qu'il se remarque à peine, alors qu'au contraire cela devrait déjanter : la chaîne qui a commandé la série a dû exiger du tout public choquant pour personne et a elle-même causé sa perte, car même sans faire du voyeurisme à la HBO / STARZ et compagnie (qui sont les plus grands succès d'audience du moment), on pouvait faire beaucoup mieux, en allant plus loin, car lorsqu'on raconte l'histoire d'un ex policier plus ou moins ange sauveur des innocents dans un monde de brutes halluciné, la richesse du récit tient aussi à un minimum de noirceur réaliste, à bien entendu compenser par des héros solaires efficaces, comme nous en manquons cruellement en ce moment.
Le problème c'est le scénario, beaucoup trop cliché, et comme d'habitude dans ce cas, la production ne construit aucun univers fantastique, ni aucune réalité surnaturelle digne de ce nom, se contentant de resaucer des intrigues policières basiques piquées dans toutes les séries qui précèdent. Pas non plus trace de culture fantastique - peu probable que les scénaristes savent lire (les romans etc.), alors que franchement, après l'énorme succès du polar Seven, ils auraient dû se douter qu'il fallait peut-être se cultiver un minimum pour réussir en matière de série policière fantastique ou fantasmagorique.
Sur l'image : très moyenne, SD 4:3, formé non respecté. Il faut régler le téléviseur pour obtenir le format correct, en sachant qu'il ne s'agit pas du format d'origine de la série, qui est de 16/9 haute définition. L'image est à la peine dans toutes les scènes un peu sombre - donc dans presque toutes les scènes. Il y a cependant des gros plans finement détaillés, mais une majorité de zones complètement écrasées par le noir, du bruit tolérable sur toutes les surfaces plus ou moins unies, des moirages - bref, rien de fascinant, même si cela se laisse regarder.
Sur le son : bon mais... Anglais DD 2.0. Confortable, avec une immersion surtout orchestrale (musique de Mark Snow) sur mon système 5.1, mais rien de palpitant ou craquant du point de vue auditif. Par exemple au quatrième épisode il y a une scène dans un stand de tir. Si on entend distinctement tout ce qu'il y a à entendre, l'action n'est pas correctement spatialisée, et dans la scène suivante le héros claque la porte à gauche mais je l'entends à droite (alors que mes hauts-parleurs sont correctement branchés). Je pense donc que le mix audio de l'action comporte des erreurs, j'ignore à quel niveau de la production ou de l'édition du DVD.
Sur les bonus : pas visionnés. Limité à la bande annonce.
En conclusion : il est toujours étonnant pour moi de voir une série diffusée en HD 16/9ème n'être disponible qu'en SD un peu pourrie 4:3. En toute logique, mieux vaut attendre la disponibilité de la série sous un autre format que ce coffret DVD correct, mais dégradant encore une série essentiellement policière déjà limite dans sa conception.
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- Écrit par David Sicé


Le blu-ray franco-belge de 2010
Ici l'article de ce blog sur le film Le Choc des Titans (1981)
Sorti le 7 avril 2010 ?
Sur le film : Vu à sa sortie au cinéma. La chouette mécanique était insupportable, mais c'était tout de même un beau spectacle, laissant la tête remplie de légendes gréco-romaines. Le scénario est remarquable en comparaison du récent remake de 2010, une daube ignoble monstrueuse d’analphabétisme - et tout simplement de bêtise. En pleine vogue des jeux de rôles sur table, le Choc des Titans des années 1980 a clairement inspiré les rédacteurs de livres de monstres et les meneurs de jeux.
Image : médiocre à bonne, format 1:77 ; format original 1:85 non respecté. Les détails HD peuvent aller jusqu'aux cheveux fins, jamais jusqu'au cil, et souvent l'image est complètement brouillée, et parfois même bruitée. Il y a de très mauvais choix de production, comme par exemple celui d'imprimer l'ombre de la mouette sur les magnifiques paysages du générique, alors que la vision subjective de la mouette suffisait et que le trucage est minable, ou encore les brouillards artificiels dégradant la qualité de l'image dès l'ouverture du film avec les pseudos embruns des vagues, et la fumée toc de l'Olympe, causant exactement les mêmes ravages visuels que dans le cas de Jason et les Argonautes. Les plans truqués et les animations sont souvent grossiers, sans aucun souci d'harmonisation ou de perfection : l'image par image n'est pas en cause, mais un manque de minutie, causé par le manque de budget - il est absolument évident que les monstres ne sont pas animés au rythme de 24 images secondes, mais un rythme inférieur et saccadé. Pourquoi ne pas avoir filmé un figurant ou un véritable animal et ensuite animé en conséquence des marionnettes moins grossières ? Sur beaucoup de points, la production est moins grossière que celles des péplums d'aujourd'hui : les héros semblent porter de vrais costumes tissés qui ressortent remarquablement en HD, et n'osent pas le pantalon en tissu synthétique comme dans le remake et tant d'autres daubes au cinéma ou à la télévision (n'est-ce pas Marvel Agent Of The Shield ?) - les acteurs n'ont pas à l'époque l'exigence salafiste de cacher leurs cuisses ou leur torse (ni de raser la moquette) alors que le frottement et la macération des costumes des productions modernes seraient la cause de terribles infestations et cicatrices dans les circonstances de l'aventure. Pour autant, le film ne s'abîme pas du tout dans le p0rn0 chic des 300 ou de Spartacus et ressemble plutôt à un innocent livre d'images pour la jeunesse, quand bien même ça trucide, mutile et brûle vif.
Son : anglais stéréo HD MA, bon mais limité. Il ne s'agit pas d'une véritable stéréo incompressée de qualité, qui aurait exactement les mêmes qualités qu'un 5.1 ou 7.1 via un système qui le reconstituerait. C'est confortable du point de vue de la projection mais jamais réaliste et un peu vieilli au niveau des voix, les instruments de musique sortant plutôt bien, mais ils ne sont jamais parfaitement spatialisés et détaillés comme on l'observera dans le cas d'un véritable son HD MA ou LPCM incompressé. Les effets sonores comme les vagues passent évidemment en force, mais pas en détails.
Bonus : limités. Une conversation avec Ray Harryhausen, son approche pour chacun des monstres du film - en 4:3 à remettre au bon format via la télécommande du téléviseur.
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- Écrit par David Sicé

How To Train Your Dragon (2010)
Traduction du titre original : Comment entraîner votre Dragon.
Ici l'article de ce blog sur la série animée télévisée : Dragons: Cavaliers de Beurks (2012, Dragons: Riders Of Berk)
Ici l'article de ce blog sur le film Dragons 2 (animé, 2014, How To Train Your Dragon 2)
Sorti aux USA le 26 mars 2010.
Sorti en France et en Angleterre le 31 mars 2010.
Sorti en blu-ray américain le 15 octobre 2010 (multi-régions, anglais Dolby True HD 5.1, français DD 5.1)
Sorti en blu-ray français le 2 novembre 2010.
Sorti en blu-ray américain 3D le 6 septembre 2011 (multi-régions, anglais Dolby True HD 7.1, français DD 5.1)
De Dean DeBlois et Chris Sanders (également scénaristes) ; sur un scénario de William Davies ; d'après le roman Comment dresser votre dragon (2003, How To Train Your Dragon) de Cressida Cowell ; avec Jay Baruchel, America Ferrera, Gerard Butler, Jonah Hill, Christopher Mintz-Plasse, Kristen Wiig, T.J. Miller , Craig Ferguson, Robin Atkin Downes, Philip McGrade, Kieron Elliott, Ashley Jensen, David Tennant.
Pour tout public.
Voici Berk. C’est à douze jour au nord du désespoir et quelques degrés au sud de mourir congelé. C’est solidement ancré sur le méridien de la misère. Le village : en un mot, robuste. Il se trouve là depuis sept générations mais toutes les constructions sans aucune exception sont neuves. Ils ont la pêche, la chasse, et une vue charmante sur les couchers de soleil. Le seul problème, ce sont les nuisibles. Vous voyez, la plupart des endroits ont des souris ou des moustiques. Eux, ils ont des… dragons.
La plupart des gens quitteraient les lieux. Pas eux. Ce sont des Vikings. Ils ont un petit problème d’obstination. Son nom à lui, c’est Hoquet. Un nom génial, il le sais. Mais ce n’est pas le pire. Les parents croient qu’un nom hideux fera fuir les gnomes et les trolls. Comme si notre comportement charmant de Viking n’en était pas déjà capable... Cette nuit-là, une horde de dragons a donc attaqué Berk une fois de plus et tout le village est dehors, à courir dans tous les sens. Hoquet, qui est petit et frêle, sait où il va, lui – mais il est constamment bousculé par son père, le chef de la tribu, Stoïck le Vaste, ou les autres membres de la communauté, qui lui demandent tous ce qu’il fait dehors et lui ordonnent invariablement d’aller s’abriter.
On dit que lorsque Stoïck était un bébé, il fit sauter net la tête d’un dragon de ses épaules. Est-ce que Hoquet y croit ? Oui, il le croit. Un guerrier fait son rapport à Stoïck : ils ont toutes les sortes de dragon, sauf des Furieux de la Nuit, et pour Stoïck, c’est une bonne chose. Pendant ce temps, Hoquet arrive enfin à son poste : il est l’apprenti du forgeron du village. Comme le forgeron commençait à se demander si Hoquet n’avait pas été mangé, celui-ci répond en soulevant avec peine une masse, qu’il est bien trop musclé pour intéresser un dragon – ils ne sauraient quoi faire de toute sa maigreur. Le forgeron – Gobber (mangeur de motte), dont la main droite a été remplacée par une prothèse de métal interchangeable – lui répond que les dragons ont sûrement besoin de cure-dents.
Pendant ce temps, les dragons cracheurs de feu incendient les toits des maisons du village les unes après les autres. Vous voyez ? Un vieux village – beaucoup, mais vraiment beaucoup de nouvelles maisons…


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- Écrit par David Sicé


Alice in Wonderland (2010)
Noter que ceci n'est pas une adaptation fidèle du roman de Lewis Carroll.
Sorti en Angleterre et aux USA le 5 mars 2010.
Sorti en France le 24 mars 2010.
Sorti en blu-ray américain 2D le 1er juin 2010 (multi-régions, français inclus).
Sorti en blu-ray français 2D le 24 juin 2010.
Sorti en blu-ray français 3D le 3 novembre 2010.
Sorti en blu-ray américain 3D le 7 décembre 2010 (multi-régions, français inclus).
De Tim Burton ; sur un scénario de Linda Woolverton, d'après les romans de Lewis Carroll ; avec Mia Wasikowska, Johnny Depp, Helena Bonham Carter, Anne Hathaway, Crispin Glover, Matt Lucas, Michael Sheen, Stephen Fry, Alan Rickman, Barbara Windsor, Paul Whitehouse, Timothy Spall, Marton Csokas.
Pour adultes et adolescents.
Un hôtel particulier victorien. Les investisseurs de Charles Kingsleigh pensent qu’il a perdu la tête. La plaidoirie de Charles est interrompue par sa petite fille, qui s’est levée en pleine nuit pour se plaindre d’un cauchemar bizarre rempli de créature. Étrangement aucun personnel ne semble veiller sur la petite fille, et Charles, son père, vient personnellement la consoler et la border, laissant en plan ses investisseurs qui, fort commodément, ne se plaignent pas du dérangement.
Des années plus tard, Alice est devenue une jeune fille rebelle de 19 ans, que sa mère conduit à une grande fête alors qu’elle n’a même pas pris la peine de mettre des bas, ce qui à l’époque lui aurait normalement valu d’être punie à coup de baguettes. Alice se plaint d’avoir encore fait le même cauchemar, et sa mère lui remet un pendentif. Arrivée en retard à la fête chez l’homme qui a racheté la compagnie de Charles, Alice se plie aux rituels des danses carrées avec pour partenaire le roux Lord Hmish, et comme elle explique pourquoi elle s’en amuse, Hamish, très guindé, la prie de garder ses explications pour elle-mêmes, et s’indigne qu’elle ne cesse de penser à des choses impossibles. Et comme la mère d’Alice fait signe au jeune homme, celui-ci lui donne rendez-vous dans un quinze minute au kiosque.
Alice apprend alors que Hamish va la demander en mariage et que toute la fête a été réunie pour l’annonce de leurs fiançailles. Pour la grande sœur d’Alice, tout cela est dans l’ordre des choses, mais Alice se demande s’il ne faudrait mieux pas qu’ils s’aiment d’abord. Puis la mère de Hamish demande à Alice de l’accompagner lors d’une promenade dans le jardin, pour lui parler de la meilleure manière de nourrir son futur mari. Mais comme sa future belle-mère lui raconte qu'elle a choisi Alice parce qu'elle ne supportait pas l'idée d'avoir des petits-enfants laids, elle s’indigne que les jardiniers aient planté des roses blanches au lieu de rouges. Cependant Alice ne s’intéresse qu’aux étranges mouvements des buissons. Et lorsque vient le moment de répondre publiquement à la demande de Hamish dans le kiosque sous le regard de tous les invités réunis, Alice aperçoit un lapin blanc en costume et avec une montre à gousset – et plante alors tout le monde pour poursuivre l’étrange animal à travers le parc, jusqu’à la souche d’un vieil arbre mort, avec un trou énorme à sa racine.
Comme Alice se penche et appelle, le rebord cède et elle tombe dans un puits sans fond, étrangement meublé, et avec des objets volants dans toutes les directions. Elle passe alors à travers un sol carrelé et se retrouve au plafond la tête en bas ; puis chute sur le sol. Alice essaie alors en vain toutes les portes : elles sont fermées à clé. Elle trouve alors une clé sur le guéridon au centre de la salle, mais la clé n’ouvre aucune des portes ; elle tire un rideau et découvre que la clé ouvre une porte minuscule, par laquelle elle ne peut passer que la tête. Elle aperçoit alors un flacon posé au bord du guéridon – qui n’y était pas avant –, pose la clé, examine l’étiquette du flacon, qui dit « bois-moi », et comme elle se dit que tout cela n’est qu’un rêve, elle boit du contenu du flacon.
Alors Alice rétrécit à l’intérieur de sa robe – mais en sort dans un jupon à sa taille, juste pour réaliser qu’elle a oublié la clé de la porte. Alors, trois individus qui l’épient depuis la petite porte s’étonne qu’Alice ne se souvienne pas de tout cela depuis sa première fois, et l’un reproche à l’autre d’avoir amené la mauvaise Alice. Alice découvre alors une petite boite contenant un unique gâteau sur lequel il est écrit « Mange-moi » et en mange un bout. Cette fois, le gâteau la fait grandir, elle – et son jupon – jusqu’au plafond. Alice récupère la clé sur le guéridon, vide le reste du flacon, et revient à la bonne taille pour franchir la porte. Alice passe la porte et découvre un étrange jardin, luxuriant et biscornu, dans lequel elle est minuscule. Après avoir aperçu des insectes étranges, elle se retrouve face à des fleurs, une souri, le lapin blanc et deux enfants obèses – Tweedledee et Tweedledum, qui veulent l’emmener auprès d’un certain Absolem.
Absolem se révèle être une grosse chenille bleue enfumée sur un champignon, qui demande à vérifier si Alice est la vraie Alice. Pour se faire, il fait dérouler par le Lapin Blanc l’Oraculum, l’encyclopédie sur parchemin à dérouler du tout ce qui est arrivé dans Le Monde d’En-dessous, sous la forme d’un calendrier – posé sur le champignon d’à côté. Et selon l’Oraculum, sur lequel figure le dessin d’Alice encadrée par les frères Tweedle, ce jour serait celui de Griblig, de l’ère de la Reine Rouge. Absolem demande alors au Lapin Blanc de montrer à Alice le jour Frabjous – le jour où Alice fera du Jabberwocky un esclave.

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